Archives de catégorie : La recherche et écoles

Air France choisit l’ENAC pour recruter et former ses pilotes cadets

Avec un besoin de recrutement de 250 pilotes par an, porté par les départs naturels et par une croissance importante de la flotte et de l’offre Air France, Joon et Transavia, Air France a décidé de relancer sa filière pilotes cadets 8 ans après sa fermeture. Les premières intégrations en école débuteront dès cet été et c’est l’ENAC, École Nationale de l’Aviation Civile, qu’Air France a retenue pour sélectionner et former ses futurs pilotes de ligne. Leur cursus se fera sur 20 mois jusqu’à l’obtention des licences nécessaires pour l’exercice de leur métier.

Ils rejoindront ensuite le groupe Air France en tant que pilotes sur Airbus A320 ou Boeing 737.

ENAC pour apprendre le pilotage

L’ENAC est la première école de pilotage en Europe, reconnue mondialement pour l’exigence de ses sélections et l’excellence de sa formation. Depuis 70 ans, l’ENAC forme les pilotes de ligne pour les compagnies aériennes du monde entier dont 4 des 10 plus grandes compagnies au monde dont Air France qui prévoit de lui confier 60 cadets dès cette année.

L’ENAC assurera la sélection de tous les cadets sur les phases de tests psychomoteurs et psychotechniques. Pour les candidats retenus, la formation, entièrement financée par Air France, débutera par 9 mois de théorie sur le campus toulousain de l’école et se poursuivra dans des centres spécialisés pour la formation pratique.

« Air France et l’ENAC forment ensemble, avec une grande expertise, les futurs pilotes de la compagnie depuis de nombreuses années. En confiant ses cadets à une école de stature internationale et référence dans l’univers de l’aérien, Air France fait le choix d’une formation d’excellence » a déclaré Olivier Dulat, Directeur Général Adjoint Opérations aériennes d’Air France.

Pour Philippe Crébassa, Directeur Adjoint de l’ENAC : « c’est une très grande satisfaction d’être le partenaire privilégié d’Air France pour former la prochaine génération de pilotes. Nous partageons les mêmes valeurs d’excellence et de performance qui fondent notre coopération ».

ENAC

Des architectes-managers formés à l’ENSA-V et l’ESSEC Business School

L’ESSEC Business School et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles (ENSA-V) initient un double diplôme pour les futurs architectes-managers sans équivalent en France. Ce double cursus, d’une durée totale de cinq ans, suivi en alternance dans les deux écoles, débouche sur l’obtention à la fois du Diplôme d’État d’architecte et de l’ESSEC Grande École. Il forme aux pratiques professionnelles novatrices dans le domaine architectural et urbain, caractérisées par l’interdisciplinarité et la gouvernance complexe des projets.

La conception et la production du monde bâti à toutes les échelles doivent faire face partout dans le monde à des enjeux multiples, devenus souvent critiques. L’accélération de l’urbanisation et des transformations urbaines, la préservation des ressources environnementales et les changements de modes de vie qu’elle appelle, la révolution numérique et ses multiples impacts techniques, économiques et sociaux, le besoin d’apporter des réponses diversifiées et équitables aux besoins des ménages et des entreprises en maîtrisant au mieux les impératifs économiques, entraînent une complexité croissante des projets architecturaux et urbains.

« Pour répondre à ces défis, il faut transformer les méthodes de conception et de mise en œuvre des projets, l’organisation et le pilotage de leurs acteurs. Le double diplôme créé par l’ESSEC et l’ENSA-V répond à ces enjeux. En conjuguant les deux cultures et les compétences de l’architecture et du management, il forme des professionnels capables de répondre aux besoins de conduite de projet des grandes agences internationales pluridisciplinaires d’architecture ou d’urbanisme ou des grands maîtres d’ouvrage publics ou privés » explique Patrice Noisette, professeur à l’ESSEC Business School.

Un double diplôme pour former des architectes-managers

Les étudiants obtiendront le diplôme d’État d’architecte et le diplôme de l’ESSEC Grande École, et pourront préparer l’habilitation à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre (HMONP). Les étudiants de la Grande École pourront dès l’année de Pré-Master suivre un programme de sensibilisation à l’architecture puis intégrer le double diplôme lors d’un cursus alterné entre les deux établissements. L’enseignement qu’ils recevront à l’ENSA-V intègrera plusieurs projets architecturaux et urbains, une initiation à la recherche, la préparation d’un mémoire ainsi que des cycles de conférences tournées vers la pratique professionnelle.

De leur côté, les étudiants de l’ENSA-V pourront dès la 3e année (L3) suivre un programme de sensibilisation au management et intégrer le double diplôme après leur 1re année de master (M1) sous la forme d’un cursus alterné. Ils suivront à l’ESSEC des cours fondamentaux dans les grandes disciplines du management (finance, marketing, économie…) et choisiront leurs cours de gestion en fonction de leur projet. Les expériences professionnelles et internationales viendront compléter les enseignements théoriques.

Ce double diplôme s’inscrit dans un partenariat plus large entre l’ESSEC et l’ENSA-V, dont l’ambition est de contribuer à l’éclosion de nouveaux métiers et au développement de la recherche et de l’innovation pédagogique, notamment sur les thèmes du projet, de la simulation et de l’aide à la décision.

« Ce double diplôme architectes-managers se fondera sur la diversité des étudiants et de leurs savoirs. Concevoir, conceptualiser, faire de l’architecture est avant tout développer un raisonnement, mettre en place une pensée. Les dessins, les maquettes, l’écrit, la vidéo, la modélisation pour énumérer quelques-uns des nombreux outils dont nous disposons pour projeter ne sont que des outils au service d’un propos. Le double diplôme entre l’ESSEC et l’ENSA-V sera un espace de réflexion visant à étendre les outils et les pratiques liés au développement du projet, en intégrant dans le processus conceptuel les spécificités liées aux savoirs propres aux différents cursus » précise Emmanuel Combarel, enseignant à l’ENSA-V.

Ce cursus innovant a pour objectif général de former des architectes-managers et de leur permettre de concevoir et piloter des projets complexes en prenant en compte toutes leurs dimensions spatiales, environnementales, économiques et sociétales et en conjuguant les attentes de leurs parties prenantes.

Les débouchés professionnels sont diversifiés : agences d’architecture ou d’urbanisme et de développement économique, établissements publics ou sociétés publiques locales d’aménagement et de développement, sociétés d’investissement ou de promotion privée, direction immobilière des grands groupes internationaux, nouveaux métiers de la transformation digitale de l’architecture et de l’urbanisme et des services urbains…

Un partenariat ambitieux, fondé sur des valeurs communes Le double diplôme de l’ESSEC et de l’ENSA-V consacre une convergence forte des deux écoles sur des axes majeurs :

  • une orientation internationale très forte, dans un monde multipolaire et multiculturel, et où elles entendent porter une éthique humaniste et responsable de la connaissance et de l’action ;
  • un engagement pour l’innovation pédagogique marqué notamment par l’interdisciplinarité et par la démarche de projet, perçus comme outils de maîtrise de la complexité, au service du développement personnel des étudiants et de leur implication professionnelle ;
  • un positionnement à l’articulation de la recherche et des échanges avec les acteurs économiques et sociaux, afin de former des professionnels capables d’anticiper et d’accompagner les mutations de nos sociétés, en maîtrisant notamment les outils numériques d’analyse, de simulation et d’aide à la décision ;
  • une vision partagée des nouveaux enjeux des métiers auxquels seront préparés les étudiants, pour eux-mêmes et pour la société, et de l’utilité de croiser les apports des différentes disciplines pour mieux y répondre.

Au-delà du double diplôme, cette convergence nourrira d’autres coopérations étroites en matière pédagogique et de recherche entre les deux écoles, et plus largement au sein de la COMUE Université Paris-Seine à laquelle elles appartiennent.

À propos de l’ENSA-V

L’ENSA-V est un établissement public placé sous tutelle du ministère de la Culture (Direction générale des Patrimoines) qui fait partie du réseau des 20 écoles nationales d’architecture. Située depuis 1969 au cœur de Versailles, dans les bâtiments classés Monuments historiques de la Petite écurie du Roy sur le domaine du Château de Versailles (11 500 m²), elle offre à ses étudiants et ses enseignants un terrain favorable à l’innovation et à l’expérimentation. L’école délivre le diplôme d’études en architecture (licence), le diplôme d’État d’architecte (master), une habilitation à exercer la maîtrise en son nom propre, un doctorat en architecture, et propose des masters spécialisés en partenariat avec des universités ainsi que deux formations continues. L’ENSA-V, membre de la COMUE Université Paris-Seine, encourage les innovations pédagogiques, le croisement fertile de disciplines autour du projet architectural et urbain ainsi que l’expérimentation. Sa pédagogie favorise une pratique intense du projet architectural tout en développant les questions de l’architecture dans les domaines de l’édifice, de la ville et du territoire, en associant théorie et pratique. Au cœur de ce dispositif, le laboratoire LéaV constitue une unité de recherche unique et pluridisciplinaire (38 enseignants-chercheurs et chercheurs, 21 membres associés et émérites, 33 doctorants). Largement ouverte sur le monde, l’ENSA-V est partenaire de 36 établissements internationaux et délivre un master Ecological Urbanism franco-chinois avec l’Université de Tongji à Shanghai.

Plus d’informations : www.versailles.archi.fr

ensa-v architectes-managers

À propos de l’ESSEC

L’ESSEC, fondée en 1907, est un acteur majeur de l’enseignement de la gestion sur la scène mondiale qui détient la « Triple couronne » en ayant les accréditations EQUIS, AACSB et AMBA. Avec 5 867 étudiants en formation initiale, une large gamme de programmes en management, des partenariats avec les plus grandes universités dans le monde, un réseau de 50 000 diplômés, un corps professoral composé de 162 professeurs permanents en France et à Singapour dont 20 professeurs émérites, reconnus pour la qualité et l’influence de leurs recherches, l’ESSEC perpétue une tradition d’excellence académique et cultive un esprit d’ouverture au service des activités économiques, sociales et de l’innovation. En 2005, l’ESSEC a ouvert un campus en Asie, l’ESSEC Asia-Pacific, stratégiquement situé à Singapour. Ce campus représente pour l’ESSEC l’opportunité de participer à la croissance de l’Asie et d’apporter son expertise dans cette région en pleine expansion. En 2016, l’ESSEC a ouvert un nouveau campus ESSEC Afrique à Rabat, au Maroc. L’expansion internationale de l’ESSEC permet à ses étudiants et professeurs d’étudier et comprendre les forces économiques en présence dans les différentes régions du monde.

Pour toute information complémentaire : www.essec.edu

Nouveau MBA Communication & Marketing à EFAP Lyon

Implantée à Lyon depuis plus de 50 ans, EFAP Lyon, école de communication, offrait un diplôme de 4 ans aux étudiants jusqu’à l’année dernière. Depuis le mois d’octobre, la formation à l’EFAP s’étend sur 5 ans avec l’ouverture d’un nouveau MBA stratégique en communication et marketing.

La création d’une 5e année à EFAP Lyon

Alain Moreau, directeur de ce MBA raconte : « Pour moi, ouvrir un MBA à Lyon était une évidence. D’abord, parce que cela permet d’offrir un cursus de 5 ans aux étudiants de l’EFAP Lyon mais aussi parce que Lyon est le deuxième centre économique français, un grand carrefour européen et un bassin d’emploi important. »

Ce nouveau MBA d’un an est divisé en deux parties. Une première avec 6 mois de cours sur un programme complet : marketing stratégique, communication 360, marketing et vente à l’international, communication de crise, relation client etc. Durant ces 6 mois, les étudiants ont aussi l’occasion de travailler avec des marques en situation réelle. Par exemple, ils ont répondu à une problématique de Bocuse, à savoir : Comment développer cette entreprise à l’international ?

Des modules peuvent aussi être proposés « à la carte » comme l’utilisation de PAO (Suite Adobe Photoshop), le montage vidéo en collaboration avec l’Olympique Lyonnais ou du référencement avec Google Analytics pour répondre à la diversité des acquis des étudiants mais aussi adapter le programme en fonction des besoins et envies de chacun.

La deuxième partie de 6 mois concerne un stage en entreprise. Et, parce qu’aujourd’hui, toutes les entreprises ont besoin de communication et marketing, tous les étudiants trouvent un stage. Ils sont formés en début d’année pour répondre aux attentes des entreprises et du marché.

Les premiers pas dans la vie active

La direction de l’école souhaite surtout que ce MBA soit vu comme un tremplin pour entrer sereinement dans la vie active. Ainsi, tout est pensé pour permettre à l’étudiant de s’intégrer progressivement dans son futur milieu professionnel.

Les intervenants sont des professionnels en poste et reconnus dans leur discipline. Leur pratique pédagogique évolue en permanence afin qu’elle colle aux attentes actuelles. A savoir qu’un nouveau cours de retailing pour répondre à la révolution en cours dans la distribution, des ateliers de développement personnel et un cours de management ont été mis en place. Aussi, un enseignement digital intégré et une dimension éthique ont été inclus dans toutes les disciplines. Le programme a ainsi été conçu pour répondre à ce que les entreprises attendent d’un jeune diplômé.

Il existe également une proximité permanente avec les professionnels sous forme de conférences, de Masterclass (l’EFAP Lyon organise la « semaine des Masterclass du Marketing »), de visites d’entreprises et d’études de cas lors desquels les étudiants conçoivent puis présentent des recommandations stratégiques dans des conditions réelles.

À ce jour, le MBA Communication & Marketing Stratégique de l’EFAP vient d’être classé 4e de France. Fort de son succès, l’EFAP Lyon comptabilise déjà une trentaine de candidatures pour la rentrée prochaine de sa 5e année.

EFAP Lyon

Heide Mathieu nommée Déléguée régionale du Groupe IGS

Diplômée d’une maîtrise en droit privé de l’université de Toulouse 1, titulaire d’un DESS «Ingénierie de la Formation et des Systèmes d’Emploi» et d’un DESS «Politiques d’Emploi et Développement des Ressources Humaines », Heide Mathieu débute tout naturellement sa carrière dans le monde des organisations professionnelles, comme chargée de mission à l’Union Patronale Midi-Pyrénées. Elle participe à la création de l’OPCAREG Midi-Pyrénées – Organismes Paritaires Collecteurs Agrées -, puis devient responsable emploi-formation à la CGPME – Confédération des Petites et Moyennes Entreprises – régionale, avant de devenir attachée de direction nationale au siège de l’OPCA – Organisme Paritaire Collecteur Agrée – de la branche chimie-pharmacie où elle assure l’ingénierie et la conduite de projets nationaux ainsi que la communication auprès des adhérents et des partenaires.

Elle rejoint la Délégation régionale du Groupe IGS Toulouse en 2001 comme responsable du développement de la formation continue et des programmes des filières RH et gestion d’entreprises.

En 2006, Heide Mathieu décide de prendre la direction de l’Ecole Supérieure des Métiers (CFA de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Haute-Garonne). Elle ne retrouvera la Délégation régionale du Groupe IGS qu’en 2010 en tant que Directrice de l’école IGS-RH, puis Directrice du Campus de Toulouse-Blagnac, où elle manage l’ensemble des écoles et activités de formation.

« Son expertise des métiers de la formation et son savoir-faire managérial, vont contribuer, en région Occitanie, à relever les défis que la réforme de la formation propose, et nous y sommes prêts, tant dans l’initial avec l’apprentissage et les écoles pro, que dans la formation tout au long de la vie avec des approches compétences qui sont dans notre ADN. » indique Jean-Pierre Fourcade, fondateur du Campus IGS Toulouse et membre du Comité Exécutif du Groupe IGS.

Campus IGS Toulouse

Le Campus IGS Toulouse regroupe 4 écoles d’enseignement supérieur : l’ICD école de commerce, de business développement et de marketing, délivrant le Grade de master, l’IGS-RH, école des Ressources Humaines reconnue par l’État, l’IPI, école qui forme aux métiers de l’informatique et du numérique, l’ISCPA, Institut supérieur des médias, école de journalisme et de communication. Un CFA (Centre de Formation d’Apprentis) propose des filières complètes de Bac à Bac+5, qui se positionne désormais comme CFA des métiers et compétences numériques. Par ailleurs, le Campus vient d’acquérir les locaux du Centre de formation de l’automobile (GNFA), qui va permettre d’augmenter sa capacité d’accueil avec un nouveau bâtiment « high tech » et ultra connecté. Le Campus reçoit actuellement 1 200 étudiants, alternants et apprentis, et poursuit sa croissance dans la région Occitanie. www.groupe-igs.fr

Heide Mathieu
Heide Mathieu IGS

IGS-RH lance la 5e Nuit des RH sur le campus de Paris

IGS-RH, école de référence dans les Ressources Humaines, accueillera le jeudi 12 avril à partir de 18h30, 250 professionnels RH et étudiants. La soirée débutera par une plénière sur le thème « Quelles relations entre Responsabilité sociale des entreprises (RSE) et Data RH dans un monde où les nouvelles technologies permettent un accès quasi illimité à l’information ? »

La Nuit des RH chez IGS-RH

Les participants approfondiront leur maîtrise du règlement européen sur la protection générale des données (RGPD). Ils élaboreront ensuite des solutions innovantes grâce à des workshops collaboratifs sur les thèmes de l’« infobésité », du recrutement et de l’employabilité.

Hortense Chavancy, étudiante de 5e année à l’IGS-RH et organisatrice de l’événement précise : « C’est une vraie expérience de mener un projet d’une telle ambition. Nous ressortons de ce travail de toute une année avec des connaissances théoriques nouvelles, mais aussi avec toutes les bonnes pratiques liées à la gestion de ces événements exceptionnels.

Eric Le Deley, Directeur de l’IGS-RH précise à cette occasion que « La nuit des RH est pour les étudiants de 5e année une opportunité de mener tout au long de l’année une opération d’envergure. Cet événement unique en France leur permet de s’intéresser aussi bien au fond, puisqu’ils mènent des études auprès de la fonction RH, qu’à la forme puisqu’ils organisent un événement complexe. Les professionnels des RH qui s’y retrouveront, exploreront avec les étudiants les nouvelles pistes qu’apportent les données et la RSE en matière des RH. Ils en ressortiront porteurs d’idées innovantes et de références nouvelles à mettre en œuvre dans le cadre de leur mission en entreprise qu’ils commenceront début juin.

La Nuit des RH aura lieu sur le campus du Groupe IGS situé au 12, rue Alexandre Parodi 75010 Paris. M° Louis Blanc (L7), Jaurès (L2).

La nuit 2017

IGS-RH nuit des RH

IFAG : nouveau programme pour accompagner la transformation digitale de l’entreprises

À la rentrée universitaire de septembre 2018, le réseau IFAG innovera en proposant un nouveau programme Bac +5 : Management de la Transformation Digitale de l’Entreprise dans ses 16 campus. Avec cette nouvelle spécialité, les étudiants de 4e et de 5e année auront donc le choix entre 7 programmes distincts.

Pour Dominique LEMAIRE, Directeur du réseau IFAG : « Les innovations numériques répétées bouleversent en permanences les organisations et les business models. Quelle que soit leur taille, ces organisations doivent considérer ces innovations comme autant d’opportunités. Chaque année, davantage d’entreprises sollicitent le réseau IFAG car elles recherchent de jeunes managers capables de les accompagner pour réussir cette adaptation numérique. Il y a en fait de nombreux postes à pourvoir mais trop peu de candidats. Début 2017, 30 000 postes n’étaient pas pourvus. C’est pour répondre aux besoins de ces entreprises que nous lançons ce programme Bac +5.»

IFAG prépare les managers de demain

Le programme Management de la Transformation Digitale de l’Entreprise formera de jeunes managers capables de déployer les nouveaux outils de gestion et de communication dans les entreprises mais qui sauront aussi former les autres salariés à la maitrise de ces outils.
L’enseignement sera quasiment 50 – 50. En fait, 57% des enseignements porteront sur les grandes disciplines du Management (marketing, RH, gestion, etc), et 43% porteront exclusivement sur le digital (Business Intelligence, Smart Data, sécurité des données, etc.).
Pour dispenser ces enseignements axés sur le digital le réseau IFAG et l’EPSI, l’École d’ingénierie informatique (9 campus en France et 1150 étudiants), ont conclu un accord de partenariat.
Les diplômés du programme Bac +5 Management de la Transformation Digitale de l’Entreprise auront toutes les compétences transversales nécessaires pour analyser et coordonner des systèmes d’information, pour définir une stratégie digitale et pour mettre en oeuvre des démarches de digitalisation.

Une pédagogie différente

La formation comprendra 50% de présentiel, 35% en entreprise et 15% sous forme de cours numérique.
Le temps passé en entreprise permettra à chaque étudiant de mettre en pratique les connaissances théoriques apprises en cours en réalisant un audit et des préconisations sur la transformation digitale de l’entreprise d’accueil.
Dernière précision, le nouveau programme comprendra 8 blocs de compétences : 7 blocs de compétences spécifiques à l’IFAG, constitutif du Titre de niveau I CNCP Manager d’Entreprise ou de Centre de Profit et 1 bloc de compétences délivré par l’EPSI (Fonction d’encadrement – Expertise SI).

Management de la Transformation Digitale de l’Entreprise IFAG

 

IFAG Management de la Transformation Digitale de l'Entreprise

Forum International pour le Bien Vivre

Le premier Forum International pour le Bien Vivre aura lieu du 6 au 8 juin 2018 à Grenoble. Pour la première fois en Europe, élus, agents des collectivités, scientifiques, acteurs associatifs et citoyens engagés se réunissent pour discuter de la question des indicateurs de richesse(s) et agir ensemble face à la nécessité d’un changement de modèle.
Cet événement est organisé par Grenoble Alpes Métropole, le CCFD-Terre Solidaire, la Ville de Grenoble, la ComUE, l’Université Grenoble Alpes et le Forum pour d’Autres Indicateurs (FAIR).

Un Forum International pour le Bien Vivre pour de nouveaux indicateurs

Lors de ce forum, les participants questionneront les indicateurs de développement actuels qui, comme le Produit Intérieur Brut (PIB), font de la croissance économique le seul objectif de nos sociétés.

Pourtant, d’autres paramètres, écologiques ou sociaux, existent aujourd’hui pour mesurer la richesse d’un territoire en prenant en compte le bien-être, le développement humain et social, la qualité de vie, le vivre-ensemble, etc.

Le forum de Grenoble sera l’opportunité de franchir un pas de plus, de l’observation à l’action. Comment ces indicateurs peuvent-ils promouvoir des pratiques s’inscrivant dans une vision de société juste et soutenable ?
Le Forum accueille également un colloque scientifique international et pluridisciplinaire, organisé par l’Université Grenoble Alpes et le laboratoire de sciences sociales Pacte, qui s’adresse à tous les chercheurs portant un intérêt d’ordre théorique, méthodologique ou empirique à la question du développement humain et de ses indicateurs, au-delà des sciences de l’homme et de la société : biologie, sciences médicales, sciences de l’ingénierie, sciences de la terre, écologie, etc.

Le forum s’adresse à tou-te-s : chercheurs, élus et techniciens de collectivités, association, citoyens, entreprises…

Plus d’informations sur l’événement à venir sur le site Internet : https://bienvivre2018.org

Les modes en management : du conformisme à l’innovation

Appel à contributions de La Revue des Sciences de Gestion (La RSG) coordonné par David Autissier (maître de conférences HDR à l’IAE Gustave Eiffel de l’UPEC) et Romain Zerbib (enseignant chercheur HDR a l’ICD BS) en partenariat avec la Chaire ESSEC de l’Innovation Managériale et de l’Excellence Opérationnelle (IMEO) et RH info

Les modes en management

La théorie des modes managériales est née au milieu des années 1980 avec les travaux de Midler (1986) et d’Abrahamson (1986). Il s’agit d’une théorie qui estime que le mimétisme, le conformisme et la quête de légitimité tendent à expliquer la diffusion d’un mode de management au sein des organisations (bonheur au travail, entreprise libérée, etc.). La théorie des modes managériales est née d’une série d’observations pour le moins étonnantes. Depuis environ 40 ans, les pratiques de gestion suivent un cycle de vie de plus en plus court, marqué par des pics de popularité de plus en plus élevés. Le cas du « management par la qualité totale », illustre parfaitement ce phénomène. En 1985, Lawler et Mohrman observent que la quasi-totalité des 500 plus grandes firmes mondiales a entrepris un projet de « management par la qualité totale ». Or, trois années plus tard, Castorine et Wood (1988) soulignent que 80% d’entre elles ont abandonné ce projet au profit d’un dispositif jugé plus performant. L’exemple du « management par la qualité totale », bien qu’il demeure particulièrement bien documenté, n’est qu’une référence parmi d’autres.

Les théoriciens des modes managériales analysent ces phénomènes de diffusion à l’aune de la sociologie des modes, c’est-à-dire, qu’ils appréhendent les phénomènes d’adoption comme une marque de subordination aux normes sociales. Ils estiment plus exactement que la diffusion d’un mode de management répond à un cycle de vie générique quel que soit l’outil en question (invention, découverte, explosion, déclin) (Midler, 1986).

Les dirigeants les plus réputés auraient en effet tendance, notamment pour se distinguer, à adhérer très tôt aux nouvelles pratiques de gestion, et le désir d’être associé à cette « élite » inciterait les managers à imiter ce comportement. Les premiers adoptants perdraient alors le prestige associé à l’exclusivité de ladite pratique et se tourneraient de façon ponctuelle vers une nouvelle approche, moins répandue, pour réaffirmer leur individualité… d’où la succession sans fin des modes managériales. Autrement dit, lorsque des organisations peu connues, ou réputées pour être peu innovantes, adoptent une nouvelle pratique de gestion, les entreprises leaders et progressistes s’apprêtent à l’abandonner.

La théorie des modes managériales semble à cet égard tempérer l’explication selon laquelle les managers adopteraient des outils en fonction de critères strictement « technico-économiques ». Leurs motivations semblent en effet plus exactement osciller entre considérations « technico-économiques » et « socio-psychologiques ».

Mais qu’en est-il au juste de l’impact de ces phénomènes sur le fonctionnement de l’organisation ? Quel regard doit-on porter sur ces manifestations complexes ? Quels risques et quels potentiels pour l’entreprise et le manager ?

Voici quelques pistes de réflexions (non exhaustives) sur les modes en management :

  • Pourquoi et comment un modèle de management devient-il une tendance sur le marché ?
  • Le bonheur au travail, l’entreprise libérée, (etc.) sont-elles des modes éphémères sans aucun fondement ? Ou bien de véritables leviers de performance ? Comment distinguer le bon grain de l’ivraie ?
  • Les modes managériales constituent-elles un danger pour l’entreprise ? Peuvent-elles altérer son identité ? Contrarier sa culture ? Limitent-elles les efforts de différenciation sur le marché ?
  • Les managers doivent-ils rompre avec la mode ? Quels avantages et quels préjudices en termes de carrière individuelle, d’efficacité organisationnelle ?
  • Les modes managériales sont-elles essentielles au fonctionnement des organisations ? Favorisent-elles une culture et un langage communs nécessaires à la formulation et à l’exécution de la stratégie ? Ou menacent-elles la trajectoire souhaitable de l’entreprise ?
  • Comment inventer de nouveaux modèles de management ? Quelle organisation et quel leadership permettent de stimuler l’innovation managériale ?
  • Pourquoi et comment faire de son modèle de management une tendance sur le marché ? Quels bénéfices pour l’entreprise et la marque employeur (attraction, réputation, statut, etc.) ?
  • Comment meurt les tendances managériales ? Quels impacts pour les promoteurs et les suiveurs ?

Instructions aux auteurs

  • Date limite de soumission : 1er septembre 2018
  • Mise en forme de l’article scientifique  (pour une publication dans La RSG) : https://larsg.fr/mise-en-page-des-articles/
  • Mise en forme de la chronique d’expert (pour une publication dans RH info) : entre 4000 et 7000 caractères (espaces compris), avec une photo HD et une courte biographie.

Créée en 1999, RH info est la première communauté RH francophone sur le web avec ses presque 30000 lecteurs : un lieu d’opinion, excluant toute démarche publicitaire ou mercatique. Elle se compose d’un site servant de bibliothèque, avec près de 2000 articles en base, et de lieux d’échanges très actifs sur les Réseaux Sociaux (49991 abonnés au groupe RH info sur LinkedIn ; 26387 Followers sur Twitter ; 5155 fans Facebook). Les articles publiés sur RH info sont lus en moyenne 1782 fois.

  • Les propositions d’articles sont à envoyer à romainzerbib@larsg.fr

Comité scientifique

Michel Albouy, Professeur senior à Grenoble Ecole de Management et professeur émérite à l’Université Grenoble Alpes – José Allouche, Professeur des Universités, IAE de Paris – David Autissier, Maitre de conférences, HDR, Université Paris-Est Créteil,  Directeur de la Chaire ESSEC du changement et de la Chaire ESSEC IMEO – Michel Barabel, Maitre de conférences, Université Paris-Est Créteil et Professeur Affilié à Sciences Po Executive Education – Isabelle Barth, Professeur des Universités, Université de Strasbourg – Patrick Bouvard, Rédacteur en chef de RH info – Jacques Igalens, Professeur des Universités, IAE de Toulouse, fondateur de l’AGRH – Olivier Meier, Professeur des Universités, UPEC – Christophe Midler, Professeur des Universités, Directeur de recherche du CRG de l’Ecole Polytechnique – Philippe Naszalyi, Professeur des Universités associé à l’Université d’Evry-Val d’Essonne – Gilles Paché, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université – Jean Marie Perreti, Professeur des Universités, Université de Corse – Yvon Pesqueux, Professeur, Titulaire de la chaire « Développement des Systèmes d’Organisation » du Conservatoire National des Arts et Métiers » – Jean Michel Plane, Professeur des Universités, Université de Montpellier, Directeur du laboratoire CORHIS (EA 7400) – Romain Zerbib, Enseignant-chercheur HDR, ICD BS / chercheur associé à la chaire ESSEC IMEO.

L’ECE Paris, école d’ingénieurs, s’implante à Lyon à la rentrée 2018

L’ECE Paris est une école d’ingénieurs post bac, généraliste et high-tech fondée en 1919. Après cent ans d’enseignement dans le centre de Paris, elle choisit Lyon pour développer sa pédagogie innovante et ainsi célébrer de belle manière son centenaire.

Le 5 décembre 2017, la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) a voté le renouvellement de son accréditation pour la durée maximale et a également validé l’ouverture d’un nouveau site à Lyon.

ECE Paris arrive sur Lyon

60 places seront ouvertes en 1e année du cycle préparatoire intégré via le concours Avenir, un concours dédié aux grandes écoles d’ingénieurs. Le campus de Lyon proposera les 3 premières années d’études de l’ECE Paris, à savoir le cycle préparatoire et la première année du cycle ingénieur. Les deux dernières années du parcours qui correspondent aux spécialisations (8 Majeures au libre choix) se feront quant à elles sur le site de Paris.

L’ECE Paris a rejoint le groupe INSEEC U en juillet 2016 et contribue ainsi activement au développement du leader de l’enseignement supérieur privé français constitué d’un ensemble de 15 écoles accueillant plus de 23 500 étudiants sur 9 sites principaux en France (Paris, Lyon, Bordeaux, Chambéry) et à l’international (Genève, Monaco, Londres, San Francisco, Shanghai).

INSEEC U. étend désormais son campus à Lyon. Fidèle à sa stratégie de campus urbains, le campus lyonnais de 8 000 m², qui a obtenu la certification HQE, est situé dans le mythique bâtiment Citroën de la rue de l’Université dans le 7ème arrondissement. Il accueille plusieurs formations des différentes écoles d’INSEEC U. (INSEEC Business School, BBA et MSc/MBA, ESCE, Sup de Pub) et un incubateur. Cette proximité permettra la création de véritables passerelles pédagogiques pour les étudiants, afin de leur fournir de multiples compétences utiles à leurs futures vies professionnelles.

La direction déléguée de cet établissement a été confiée à Frank Biétrix. Diplômé de l’INSA de Lyon en 1990, il a travaillé vingt ans dans les radiocommunications à différents postes de développement et d’encadrement. En 2009, il a rejoint l’ECE Paris où il a développé la nouvelle majeure Objets Connectés, Réseaux et Services et a contribué au succès de la pédagogie innovante de l’ECE, pédagogie labellisée à ce titre par un IDEFI (Initiative d’excellence en formation innovante).

La région lyonnaise est la deuxième zone académique française en termes de population estudiantine : c’est une région au dynamisme avéré et en situation de croissance. Cette implantation d’un nouveau site de formation au cœur de la métropole permettra le développement essentiel de nouvelles coopérations avec les acteurs économiques de cette grande région. L’ECE Paris est reconnue pour la qualité de son projet pédagogique et de ses diplômés. Le renforcement de l’École en tant qu’acteur économique majeur du territoire régional et national contribuera à assurer la compétitivité des entreprises en répondant à leurs besoins croissants de recrutement d’ingénieurs issus de formations liées aux domaines technologiques du numérique.

Ce nouveau projet de développement remplit d’enthousiasme l’ensemble de l’équipe de l’ECE Paris, ses élèves et ses alumni qui se mobilisent pour en faire un succès durable.

Prix de Thèse de l’ANDESE 2016 et 2017

L’ANDESE, Association Nationale des Docteurs ès Sciences Économiques et en Gestion, poursuit ses encouragements à la recherche en Gestion et en Economie en récompensant d’un prix de 2 000 €, d’une publication et d’un abonnement d’un an à la revue « Vie & Sciences de l’Entreprise », la meilleure thèse soutenue. Le prix sera décerné au lauréat en avril / mai 2018.

Ce prix s’inscrit dans l’objectif associatif de l’ANDESE de promouvoir le Doctorat et de valoriser les progrès de la connaissance universitaire dans ces disciplines. Le prix concerne tous les doctorants ayant soutenu leur thèse entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017, qu’ils soient membres de l’ANDESE ou non.

Le Comité Scientifique de « VSE : Vie & Sciences de l’Entreprise », est chargé d’effectuer une première sélection des dossiers présentés par les étudiants.
Un jury composé d’universitaires et de professionnels évalue les travaux présélectionnés et attribue le prix en fonction de l’excellence de la thèse, de l’intérêt du sujet et de son application pratique dans les domaines de l’Economie et de la Gestion.

Pour faire acte de candidature, il convient d’adresser au plus tard le 20 février 2018, un dossier complet au format PDF à l’adresse contact@andese.org comportant :

– Un C.V. du candidat
– Une copie du rapport de soutenance
– Une copie de la bibliographie
– Une copie du plan de la thèse
– Une copie des conclusions générales de la thèse

Par ailleurs une enveloppe affranchie au nom et adresse du candidat doit être adressée au siège de l’ANDESE, 111 avenue Victor Hugo – 75784, Paris Cedex 16, au plus tard le 20 février 2018.

Les candidats présélectionnés seront, ensuite, invités à adresser, au jury, un exemplaire de leur thèse.

Association Nationale des Docteurs ès Sciences Économiques et en Sciences de Gestion.
111 avenue Victor Hugo – 75784 Paris Cedex 16.

L’économie sociale en quête de ressources

Depuis les années 2000, les politiques sociales et l’économie sociale et solidaire ont connu des mutations accélérées. Les premières sont rationalisées sous l’empire du new public management et font l’objet d’exigences accrues du point de vue financier. Leur externalisation pourrait consolider l’ESS, si toutefois celle-ci n’était pas en même temps soumise à des contraintes financières importantes et au développement de la concurrence par l’extension des marchés publics au détriment du subventionnement. L’ESS a par ailleurs connu en France une reconnaissance institutionnelle déterminante, à un moment où elle fait face à l’émergence d’une représentation en terme d’entrepreneuriat social qui introduit des problématiques nouvelles d’évaluation d’impact. Enfin, la révolution numérique a fait apparaître des possibilités nouvelles d’obtention de ressources (notamment par la finance participative) et un cadre intellectuel renouvelé autour des communs conduit à repenser un certain nombre d’activités dans un cadre non marchand.

C’est donc sur les ressources des politiques sociales et de l’ESS, sur leur nature et leurs conséquences, que ce colloque entend mettre l’accent. Il s’agit d’un élargissement de la problématique du financement de l’économie sociale, qui n’a pas été le sujet principal des Journées de l’AÉS depuis 1991.

Il faut cependant reconnaître que les modalités d’action, les ressources et plus spécifiquement les modes de financements sont différents selon les champs d’action de l’économie sociale et selon la taille des structures : il est sans doute vain de chercher une grille de lecture unique pour l’ensemble du champ de l’économie sociale.

Les propositions pourront se décliner selon les axes suivants :

1 – Du retrait des politiques publiques au développement de l’ESS ?

2 – Quels outils et quels critères pour allouer les ressources et évaluer les activités ?

3 – Quelle coordination des ressources au service d’une dynamique territoriale ?

4 – Quel renouvellement des ressources au service de nouvelles formes de solidarité ?

5 – Quel cheminement historique pour les dispositifs de financement et la collecte des ressources, depuis le XIXe siècle ?

Les propositions peuvent être soumises sur ce site d’ici au 27 novembre.

L’appel est ouvert à différentes disciplines (économie, sociologie, sciences politiques, histoire, sciences de gestion) et à leur croisement. Des propositions non spécifiques au thème central, relevant des champs habituels de l’économie sociale, sont également attendues.

Date de remise des propositions sur ce site : 27 novembre.

Le texte complet de l’appel et les conditions de dépôt des propositions se trouve ici.

Le CJC contre la hausse de 150€ des frais d’inscription des doctorant-es

La Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC) s’oppose à l’augmentation des frais liés à l’inscription avancée par le gouvernement qui toucherait les doctorant-es. Dans un contexte d’explosion de la précarité dans la recherche, la CJC demande à être reçue d’urgence par Madame Vidal, ministre de l’ESRI.

doctorant-es CJC

Les doctorant-es dans le collimateur ?

La CJC s’insurge d’apprendre par voie de presse que le texte du « plan étudiants » présenté le 30 octobre dernier inclut une contribution « vie étudiante » obligatoire s’ajoutant aux frais d’inscription en doctorat. La CJC étudie actuellement toutes les options à mettre en œuvre si l’avant-projet de loi restait en l’état et va prendre contact avec les autres organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce sens. Une augmentation injustifiée de 150 € annuels à la charge des doctorant-es L’avant-projet de loi « relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants » prévoit une « contribution vie étudiante […] destinée à favoriser l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des élèves et étudiants » – si l’on en croit le projet d’article L841-5 du document que la CJC a pu consulter. Cette contribution aboutirait de façon concrète, pour la majorité des doctorant-es, à une augmentation de 150 € des frais exigés à l’inscription, soit 36 % d’augmentation* sans aucune contrepartie réelle à en attendre.

Le gouvernement met en avant dans sa communication la suppression de la cotisation de la sécurité sociale étudiante, actuellement de 217 €, censée compenser ces nouveaux frais. Cependant, la grande majorité des doctorant-es ne relèvent pas du régime étudiant de sécurité sociale. Les doctorant-es salarié-es, demandeurs et demandeuses d’emploi ou disposant d’un contrat de recherche sont en effet déjà rattaché-es au régime général de la sécurité sociale, auquel elles et ils contribuent par les cotisations sociales prélevées sur leurs salaires.

Par conséquent ces doctorant-es, qui n’ont jamais été assujettis à la cotisation étudiante de 217 €, seraient touchés de plein fouet par cette nouvelle contribution sans compensation financière. Par cette mesure aveugle, le gouvernement fait donc le choix de frapper en priorité les personnels de la recherche parmi les plus précaires.

Outre l’aggravation de la charge financière annuelle des doctorant-es, cette augmentation de 150 € est également critiquable dans ses objectifs. En effet, rien dans cet avant-projet de loi ne permet d’espérer une amélioration des conditions de travail des doctorant-es suite à cette augmentation. La CJC rappelle par ailleurs son attachement à ce que les écoles doctorales et les établissements possèdent les moyens financiers nécessaires à leurs missions afin d’améliorer les conditions de travail des jeunes chercheur-es.

Une mesure injustifiable pour laquelle l’expertise de la CJC n’a pas été sollicitée Ce texte semble être élaboré dans des conditions d’improvisation inquiétantes. Alors que cette « contribution vie étudiante » devrait impacter de fait l’ensemble des doctorant-es, les jeunes chercheur-es regrettent profondément de n’avoir jamais été consulté-es**. De plus, la CJC s’interroge sur la construction juridique singulièrement bancale de ce texte. Alors que le montant des frais d’inscription sont fixés par arrêté, le texte actuel prévoit de graver au niveau législatif le montant de cette « contribution » supplémentaire. Enfin il prévoit une inégalité de traitement selon le niveau de diplôme – 60 € en licence et 150 € en doctorat ! Celle-ci semble impossible à justifier au vu des prestations strictement identiques qu’elle recouvre. Plutôt que de prétendre favoriser « la réussite » en aggravant les conditions de vie des doctorant-es, le gouvernement ferait mieux d’examiner la situation de près et d’émettre de réelles propositions visant à enrayer l’augmentation de la précarité chez les jeunes chercheur-es qui constitue l’un des principaux facteurs d’abandon en cours de doctorat. La CJC espère être entendue dans les meilleurs délais et reste disposée à toute collaboration à cette fin.

______________

* Actuellement les frais d’inscription s’élèvent à 391 €, auxquels viennent s’ajouter 5,10 € pour la médecine préventive. Ils passeraient avec cette nouvelle contribution à 541 €.

** La CJC rappelle à ce propos que les jeunes chercheur-es ne disposent toujours d’aucune représentation propre au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). La création d’un collège spécifique aux jeunes chercheur-es parmi les personnels est une revendication de la CJC depuis de nombreuses années.

CJC doctorant-es

La CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs) est une association de loi 1901, nationale et pluridisciplinaire. Elle regroupe une quarantaine d’associations de doctorant-e-s et de docteur-e-s en emploi non permanent, bénévolement impliqués dans la valorisation du doctorat et sa reconnaissance en tant qu’expérience professionnelle. Au niveau national, de par son expertise sur le doctorat, elle est une interlocutrice privilégiée des pouvoirs publics (Gouvernement, Parlement, Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche…) et de toute structure souhaitant échanger sur le sujet (associations, entreprises, syndicats…). Au niveau européen, elle participe à la réflexion sur le doctorat et les jeunes chercheur-e-s par l’intermédiaire de la fédération d’associations EURODOC, dont elle est membre fondatrice.

Gérer et militer : la recherche-action de François Rousseau

La conférence « Gérer et militer : la recherche-action de François Rousseau » se déroulera le mardi 21 novembre 2017, 18h- 20h (accueil à partir de 17h30) au Crédit Coopératif (amphithéâtre), 12 boulevard Pesaro 92 024 Nanterre (RER A Nanterre Préfecture).

Elle est organisée à l’occasion de la publication du livre « Construire collectivement du sens : les apports de François Rousseau », coordonné par Christèle Lafaye.

Cleeress et le Crédit Coopératif vous invitent à échanger sur le thème de la gestion du sens dans les organisations.

Acteurs et chercheurs partageront leurs pratiques et leurs réflexions pour concilier gestion et militantisme, management et sens.

Ce livre regroupe les contributions de 16 acteurs qui s’appuient sur la thèse « gérer et militer » et la grille de lecture applicable à tout type d’organisation de François Rousseau (1956-2011), dirigeant d’entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS), à l’origine de l’atlas de l’ESS.

L’interaction entre les outils de gestion et la construction du sens de l’action/du projet seront au cœur de cette conférence. Managers, chief happiness officer, responsables RH, entrepreneurs, chercheurs, fans du bien-être au travail et de l’intelligence collective, acteurs qui réinventent des nouvelles façons de travailler, curieux souhaitant porter une attention renouvelée au monde, cette conférence est pour vous !

Inscription gratuite mais obligatoire : https://goo.gl/9n6qyc

Repenser le tourisme à l’ère des réseaux sociaux numériques

Colloque international sur la Recherche en Tourisme – CIRT – qui se tiendra à l’Ecole Supérieure de Technologie d’Essaouira, les 25 et 26 avril  2018, sous le thème : Repenser le tourisme à l’ère des réseaux sociaux numériques : Co-création, empowerment  et intelligence collective.

Repenser le tourisme à l’ère des réseaux sociaux numériques

APPEL A COMMUNICATIONS

Le développement des technologies numériques et des réseaux sociaux bouleverse les paradigmes économiques et sociétaux ainsi que l’ordre touristique mondial. Raccourcissement des distances, dématérialisation et plateformisation des canaux de distribution des prestations touristiques, redistribution du pouvoir entre les parties prenantes, conversion de la chaîne de valeur linéaire et cloisonnée en un réseau d’acteurs interconnectés… tels sont quelques éléments symptomatiques des mutations sectorielles et technologiques les plus visibles.

Les chercheurs et praticiens admettent que nous nous trouvons face à un vaste phénomène, qui redéfinit en permanence le rôle des acteurs ( Hudson et Thal, 2013, Noone, et al., 2011).  Ces derniers, à maturité inégale certes, convertis à la mise en scène de l’expérience et à la co-création de la valeur dans un environnement de plus en plus interconnecté, reconnaissent l’importance des réseaux sociaux dans les mutations que connait le tourisme. Néanmoins, plusieurs zones d’ombres ou  « trous structuraux » selon l’expression de Burt (1992) caractérisent la structure des réseaux sociaux et restent à explorer.

Sur le plan théorique, deux écoles se sont constituées pour repenser et théoriser les mutations sociales, économiques et organisationnelles, qui se font jour à l’ère des réseaux sociaux. Il s’agit de l’école de Harvard et l’école de Manchester. L’école de Harvard est marquée par une approche explicative, fondée sur la modélisation mathématique. Elle a développé « Social Network Analysis » (SNA) ou théorie des réseaux sociaux qui conçoit les relations sociales en termes de nœuds –  les acteurs sociaux dans le réseau – et de liens – les interactions entre ces nœuds-. La théorie des réseaux sociaux permet d’analyser simultanément l’action et son contexte relationnel, et peut à ce titre être érigée en véritable théorie de l’action. Cette perspective présente alors un intérêt pour la recherche en management du tourisme par la mobilisation des réseaux. L’école de Manchester quant à elle privilégie l’approche compréhensive par l’exploration des réseaux « personnels » en mettant l’accent notamment sur la signification et le sens des relations interpersonnelles. Cette seconde perspective présente alors l’intérêt d’approfondir la compréhension de la mutation des réseaux personnels vers des réseaux de communautés en ligne dans le secteur du tourisme.

En dépit de ce foisonnement théorique, il convient de souligner que la production de travaux sur la dimension numérique des réseaux sociaux ainsi que sur la complexité des interactions et des pratiques est relativement récente. Ce qui donne l’opportunité de vastes champs de recherche et de questionnement en management du tourisme.  Quel bilan peut-on tirer à la veille de la seconde décennie de recherche consacrée aux réseaux sociaux numériques ? Comment aborder la place, le rôle et l’impact des réseaux sociaux sur la demande touristique ? Quelle prospective pour les stratégies digitales de l’offre touristique ? Comment replacer cette évolution dans une perspective historique et prospective ?

Sur le plan empirique, les réseaux sociaux numériques ont modifié les frontières traditionnelles de l’entreprise en créant de nouveaux écosystèmes numériques hyperconnectés et surtout de nouveaux « business models », basés sur la recherche d’audience, de l’e-réputation et la construction de la marque. Cependant, les entreprises touristiques n’exploitent que peu le patrimoine informationnel et relationnel que leur offrent les réseaux sociaux et peinent à concevoir des stratégies efficaces et – surtout – spécifiques.  Un défi d’efficacité et d’efficience se pose alors à toutes les entreprises qui sont confrontées au déploiement de ressources et de capacités numériques dédiées et à la formation d’équipes capables de faire face aux changements perpétuels dans le marché, notamment en présence des géants de la distribution touristique (TripAdvisor, Booking, Hotels…).  Dans ce contexte, les réseaux sociaux renforcent clairement l’empowerment des consommateurs vis-à-vis des producteurs et des distributeurs de prestations touristiques au travers des compétences croissantes des usagers en termes de navigation et d’expérience sur les plateformes jusqu’à la maîtrise du processus de décision.

À partir de regards croisés mobilisant différentes approches théoriques, conceptuelles, épistémologiques et méthodologiques, ce colloque vise à renforcer la compréhension des problématiques managériales actuelles et futures du secteur touristique dans un contexte de profondes mutations.

Les propositions de communications  pourront s’inscrire dans l’une ou l’autre des thématiques suivantes (liste non limitative) :

  • Communauté en ligne, création et co-création de l’expérience touristique
  • Communauté en ligne, création et co-création de la valeur
  • Communauté de marque
  • Crowdcultures et stratégie d’organisation touristique
  • Stratégie de crowdsoursing dans le tourisme
  • Veille stratégique et réseaux sociaux
  • Veille informationnelle et réseaux sociaux
  • Réseaux sociaux et marketing territorial
  • Stratégie marketing et réseaux sociaux
  • Communication de crise et réseaux sociaux
  • Réseaux sociaux et nouveaux Business Models
  • Réseaux sociaux et marchés : BtoB, ou BtoC
  • Réseaux sociaux et performance organisationnelle
  • Réseaux sociaux et M-tourisme
  • Réseaux sociaux et Branding Co- Branding de destination
  • Réseaux sociaux et management évènementiel
  • E-Reputation
  • Engagement et satisfaction des consommateurs
  • Smart tourism, mobile tourism
  • Web sémantique

Actes du colloque et publication

Le comité scientifique du colloque procèdera à une double sélection parmi les communications présentées, pour publication dans le cadre de numéros spéciaux de deux revues :

  • Une des sélections sera orientée recherche en tourisme et proposée à la revue Téoros,
  • L’autre sélection sera orientée Management du tourisme et sera proposée à la Revue Management et Avenir (RMA).

Coordonnateur du colloque 

  • SAFAA Larbi – EST – Essaouira

Direction scientifique 

Comité scientifique

  • BEDARD François – UQAM – Montréal
  • BENAVENT Christophe Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • BENMOUSSA Mohamed – ENCG – Marrakech
  • BIDAN Marc – Polytech, Université de Nantes
  • BIOT-PAQUEROT Guillaume – ESC Dijon
  • JAZI Salima – ENCG Settat
  • LANQUAR Robert – ESC La Rochelle
  • MEVEL Olivier – Université de Bretagne Occidentale
  • MOISSERON Jean-Yves – IRD France
  • MOUTIA Anas – EST – Essaouira
  • OULD AHMED PEPITA, – IRD France
  • PEYPOCH Nicolas – Université de Perpignan Via Domitia-UPVD
  • SAIR Aziz – ENCG Agadir
  • TEBAA Ouidade – Université Cadi Ayyad – Marrakech
  • ZAHIR Mustapha – EST – Essaouira

Comité d’organisation 

  • HADACH Mohamed – EST – Essaouira
  • EL HOUSNI Khalid – EST – Essaouira

Calendrier

  • Date limite de réception des textes : 1 février 2018
  • Réponse aux auteurs : 20 mars 2018
  • Dates du colloque : 25 – 26 avril 2018.

Informations aux auteurs

Les textes doivent comporter un maximum de 45.000 signes, bibliographie, figures et illustrations incluses. Times New Roman 12, interligne simple :

  • Sur la première page figurent les noms et qualité du ou des auteurs, l’adresse électronique, le titre de la communication, et 4 à 5 mots clés.
  • Les propositions sont à adresser (sous format Word) à : colloque.este@gmail.co
  • Chaque proposition sera examinée par deux évaluateurs.

Frais d’inscription et de participation

  • Chercheurs et professionnels : 90 Euros
  • Doctorants: 50 Euros

Ces frais comprendront la documentation et la restauration.

Lieu Du Colloque 

École Supérieure de Technologie (EST) d’Essaouira – Université Cadi Ayyad

Hébergement 

Les participants au colloque bénéficieront d’un hébergement à tarif négocié. Une liste d’hôtels conventionnés sera communiquée ultérieurement.

Références 

  • BANERJEE, S., & CHUA, A. Y. (2016). In search of patterns among travellers’ hotel ratings in TripAdvisor. Tourism Management, 53, pp. 125–131.
  • DEGENNE A. et M. FORSE (1994), Les réseaux sociaux. Une approche structurale en sociologie, Paris, Armand Colin, coll. “U”, 1994.
  • BURT R. S. (1992) « Structural holes : the social structure of competition » Cambridge, Harvard University Press.
  • DEKHILI, Sihem, et HALLEM Yousra (2016) « Un touriste co-créateur est-il un touriste heureux ? Étude de l’impact de la co-création sur le bien-être du consommateur »,
  • Management & Avenir, vol. 85, no. 3, pp. 15-34.
  • FROW P. and PAYNE, A. (2011) ‘A stakeholder perspective of the value proposition concept’, European Journal of Marketing, 45, 1/2, pp. 223-240.
  • GRETZEL, U. (2012). Introduction to the section on Web 2.0 and travellers’ behaviour. In M. SIGALA, E. CHRISTOU, & U. Gretzel (Eds.), Social media in travel, tourism and hospitality: Theory, practice and cases (pp. 167–169). Surrey: Ashgate
  • HOLT, Douglas B. 2004), How Brands Become Icons: The Principles of Cultural Branding. Boston: Harvard Business School Press.
  • HUDSON, S., & THAL, K. (2013). The impact of social media on the consumer decision process: Implications for tourism marketing. Journal of Travel & Tourism Marketing, 30(1–2), 156–160.
  • LAMSFUS, C., XIANG, Z., ALZUA-SORZABAL, A., & MARTI´N, D. (2013). Conceptualizing context in an intelligent mobile environment in travel and tourism (pp. 1–11). Berlin: Springer.
  • LAZEGA E. (1998), Réseaux sociaux et structures relationnelles, Paris ; Que sais-je ? N° 3399, PUF.
  • MERCKLE P. (2004), Sociologie des réseaux sociaux, Repères, La Découverte, Paris.
  • NOONE, B. M., McGUIRE, K. A., & NIEMEIER, H.-M. (2011). Social media meets hotel revenue management: Opportunities, issues and unanswered questions. Journal of Revenue and Pricing Management, 10(4), 293–305.
  • XIANG, Z., & GRETZEL, U. (2010). Role of social media in online travel information search. Tourism Management, 31(2), 179–188.