Archives de catégorie : La recherche et écoles

22e Journées d’Histoire du Management et des Organisations

Les 22e Journées d’Histoire du Management et des Organisations (22  JHMO) auront lieu les 22, 23 et 24 mars 2017.

Lieu : CNAM Paris

Appel à communications : Biographies et histoire du management

Journées d'Histoire du Management

Organisées par l’AHMO (Association pour l’histoire du management et des organisations), le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), le LIRSA (Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action, EA 4603), le laboratoire HT2S (Histoire des technosciences en société, EA 3716).

« Ne dites pas à ma mère que je suis biographe, elle me croit historien »
François Dosse, Le pari biographique, 2005, p. 17

Critiquée par l’école des Annales, la biographie a retrouvé les faveurs des historiens, il suffit de nommer Jacques Le Goff et son Saint Louis ou de lire Le pari biographique de François Dosse (2005) pour s’en convaincre. Ce qui ne signifie pas qu’il faille renouer avec les récits hagiographiques, avec les portraits héroïques qui masquent une époque plutôt que de la faire connaître. Pour une communication aux 22es Journées d’Histoire du Management et des Organisations, le souci de contribuer à mieux comprendre la conduite des managers et les théories que les auteurs en gestion ont produites doit dominer mais l’objectif d’intéresser le lecteur doit demeurer, à cet effet, dresser un profil psychologique, narrer une anecdote, peut se révéler fort utile.

Le champ est large puisqu’il recouvre aussi bien les acteurs dans l’entreprise que ceux qui ont réfléchi sur la gestion des organisations et ont contribué à en fonder ses théories, ce sont d’ailleurs parfois les mêmes si l’on songe à Henri Fayol, Frederick Winslow Taylor, Chester Barnard, Alfred Sloan…

Au-delà de ces figures illustres, on pourra s’attacher avec profit à celles moins connues, comme cela a été fait pour Émile Rimailho ou Charles Bedaux. Les exemples cités ne constituent nullement une limite au seul vingtième siècle, ni à une seule zone géographique ni au seul genre masculin (il suffit de penser à la biographie de Mary T. Washington, première femme à devenir CPA) et pas davantage aux seuls gestionnaires puisque le management est un art d’emprunt tant aux sciences sociales qu’aux sciences exactes.

La règle que l’on pourra fixer est de produire une contribution originale dans le respect de l’historiographie. On ne pourra se contenter d’une simple notice biographique. Le milieu social, la formation suivie, les influences culturelles et nationales devront être convoqués mais sans, évidemment, verser dans le déterminisme et en visant à dégager l’enseignement qui peut en être tiré et l’impact que l’auteur, l’entrepreneur… a eu sur le management.

Une réflexion sur les objectifs visés par le biographe serait intéressante pour savoir s’il s’agit de présenter le biographé comme un exemple à suivre dans une perspective pédagogique ou comme une figure héroïque capable de symboliser l’identité d’une organisation afin de mieux mobiliser les énergies internes… En contrepoint, on pourra se focaliser sur tel ou tel individu pour mieux donner à comprendre le rôle de la multitude d’acteurs anonymes qui tissent l’étoffe des entreprises ou s’attacher, à la façon de la microhistoire, à « l’exceptionnel normal » dont la singularité par rapport à la norme renseigne, en négatif, sur celle-ci.

Seront également bienvenus les travaux présentant des variantes par rapport à la biographie classique. On pense aux portraits collectifs selon la démarche prosopographique, aux études de réseaux d’acteurs adoptant une perspective sociologique comme proposée par Michel Callon et Bruno Latour ; quant au succès de biopics sur Mark Zuckerberg, Steve Jobs… ils pourront aussi fournir matière à une communication.

Comité d’organisation
Marco Bertilorenzi, Cnam, HT2S Laurence Morgana, Cnam, LIRSA Jean-Claude Ruano-Borbalan, Cnam, HT2S Henri Zimnovitch, Cnam, LIRSA

Comité Scientifique
Eugénie Briot, Université de Marne-la-Vallée Ludovic Cailluet, EDHEC Garry Carnegie, Royal Melbourne Institue of Technology Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard) Eric Godelier, École Polytechnique André Grelon, École des Hautes Études en Sciences Sociales Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine Ève Lamendour, Université de la Rochelle Marie-Laure Legay, Université Lille III Yannick Lemarchand, Université de Nantes Marc Nikitin, Université d’Orléans Eric Pezet, Université Paris X – Nanterre Nicolas Praquin, Université Paris-Sud Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté Béatrice Touchelay, Université de Lille 3

Précision sur les Journées d’Histoire du Management

Comme lors des éditions précédentes, des propositions de communications ne s’inscrivant pas dans cette thématique mais examinant des problématiques gestionnaires, dans le cadre d’une démarche historique, seront également les bienvenues. La nouveauté et l’originalité des apports seront ici privilégiées.

Tutorat de thèses / Atelier méthodologique
Les Journées d’Histoire débuteront par un atelier doctoral, organisé le 22 mars, comprenant un tutorat de thèses sur l’histoire du management et des organisations, ouvert aux doctorants de toutes disciplines, ainsi qu’un atelier méthodologique. Les doctorants intéressés devront fournir un document d’une dizaine de pages maximum spécifiant leur champ de recherche (thème, questions de recherche), le cadre théorique ou l’articulation théorique de la thèse, leur démarche méthodologique, leurs principales sources et références bibliographiques, enfin, le cas échéant, les premiers résultats. Les doctorants en début de thèse sont encouragés à participer. Il est bien sûr possible de candidater au tutorat de thèses et de proposer également une communication.

Dates à retenir
Date limite de soumission des textes des communications et/ou des candidatures au tutorat de thèses : 2 décembre 2016

Les propositions devront être envoyées en français ou en anglais, accompagnées d’un résumé en français et en anglais à l’adresse suivante : jhmo2017@gmail.com  Décision du comité de lecture : 20 janvier 2017 Version définitive des textes : 17 février 2017  Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, une traduction simultanée du français à l’anglais sera mise en place dans le cadre des sessions plénières.

Contact
virginie.moreau@cnam.fr

Assises de la santé en Essonne 

La Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie et la Conférence de Territoire de l’Essonne avec l’appui de l’Agence régionale de santé Île-de-France et du Conseil Départemental de l’Essonne organisent un débat public sur la santé et le territoire : les Assises 2016 de la santé en Essonne.

Mardi 22 novembre 2016 au Génocentre d’Evry – 5 rue Henri Desbruères – 91030 EVRY
Journée animée par Madame Hélène DELMOTTE, journaliste – rédactrice en chef de la revue Territoire et Santé

Le rendez-vous bisannuel de la santé en Essonne

Rendez-vous bisannuel majeur, cet événement réunit les acteurs de la santé, les citoyens essonniens, leurs élus, les professionnels de santé, les représentants associatifs, des experts des politiques de santé…

Vous êtes invités à échanger et débattre du bilan des actions menées sur le territoire ainsi que des orientations à mettre en œuvre pour la santé de demain et répondre aux besoins des essonniens.

Inscription ici

avant le 7 novembre 2016

entrée sur justificatif (invitation et autre moyen de vérification de l’identité)

8h30 ACCUEIL
9h00

 

Ouverture des assises :

Monsieur Philippe NASZALYI, Président de la Conférence de Territoire de l’Essonne

Discours d’accueil

Monsieur Francis CHOUAT, Maire d’Evry – Président de l’agglomération Grand Paris Sud

Monsieur François DUROVRAY, Président Conseil Départemental de l’Essonne

Introduction

Monsieur Christophe DEVYS, Directeur général de l’Agence régionale de santé Île-de-France

9h45 1re table ronde : « Innovations en santé et Ethique »

Monsieur Didier COEURNELLE, Coprésident de Heales (Healthy Life Extension Society)

Madame Dominique QUINCHEZ, Présidente de France Alzheimer Essonne

Monsieur Pierre-Henri GOUYON, Professeur au muséum d’histoire naturelle

Échanges avec la salle

  10h45 Pause
11h00

 

 

12h15

 

 

2e  Table ronde « Comment rendre les nouvelles démarches en santé plus citoyennes ? »

Madame Mélanie HEARD, Déléguée Générale de l’Institut Pour la Démocratie en Santé (IPDS)

Monsieur Philippe RIO, Maire de Grigny 

Monsieur Olivier MARIOTTE, NILE « le lien entre les acteurs de santé »

Échanges avec la salle

Synthèse de la matinée par Madame Hélène DELMOTTE

Discours de clôture

Monsieur Jean-Pierre BURNIER, Président de la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA)                              

12h30 Déjeuner
14h00

 

 

Ateliers participatifs – un atelier au choix (inscription en ligne)

Atelier 1 : Forum Santé Jeunes

Comment faire se rencontrer les inclinaisons des jeunes et les dispositifs prévus en santé ?

Entre les besoins des jeunes et les questions de santé publique : quelle convergence possible ?

Témoins : 

Mme LERALLE, Comité départemental de coordination des actions d’éducation à la santé et à la sexualité  ; Dr NORDMANN, Direction départementale de la cohésion sociale de l’Essonne ; Dr BENOIT, Mme PRIEUR, Mme DUGUE, Direction académique des services de l’Education Nationale ; M. JOUTEAU, Association Ressources  ; Mme BEGARRA, CEPFI (centre de prévention, formation et insertion) ; Mme HIOLIN, M. GAUTIER, la Ligue contre le Cancer ; M. GRASTEAU, ANTEA.

Atelier 2 : Parcours PA/PH, autonomie, besoins de soins, besoins en accompagnement, quelles passerelles ?

Entre autonomie et besoins en santé, quelle coordination ?

Les nouvelles réformes en cours vont- elles faciliter les dispositifs ?

Quels facteurs de réussite, quels freins peuvent être identifiés entre les parcours des deux publics ?

Témoins :

Mme BURKHARD, Hôpital Privé Gériatrique les Magnolias ; Mme HEYART,  Direction de l’autonomie (APA) du Conseil départemental de l’Essonne ; Dr NAY,  filière gériatrique Centre-Est Essonne – hôpital G. Clémenceau Champcueil ; Mme BIGNAUX, EMA 91

Atelier 3 : Innovations au service des prises en charge des personnes en situation de handicap et des personnes âgées

Présentation des innovations technologiques, médicales, sociétales et témoignages

Témoins :

Mme TERNYNCK, H-LAB ; Mme CHERRUAULT, AUTICIEL ;  Mme BELLOT-CHAMPIGNON, Association Trisomie 21 ; M. MASSEBOEUF, Association GrHandiose ; Madame TASSERIE, Association Vivre Ensemble ; Mme GARCIA, Musicothérapie.

Atelier 4 : Evolution du premier recours en ville

Présentation de dispositifs innovants dans l’exercice des soins de ville.

E.santé : quelles innovations exploitables dans les années à venir ?

Témoins :

Dr PARANQUE, SOS Médecins ; M.  NICOLINI, Espace Vie – maison de santé pluri-professionnelle Corbeil-Essonnes ;  Dr PENFORNIS, CHSF – CERITD ; Pr LEPAGE,  projet santé numérique ARS Île-de-France ; M. DERROUET, Maire de Fleury-Mérogis ; Mme PERDEREAU, Conseillère régionale IDF et maire adjointe de Brétigny sur Orge.

16h00 Clôture

Assises 2016 de la sante en Essonne santé en Essonne

Comment la notion de Bien commun peut-elle répondre aux enjeux du monde contemporain

Chaire Bien commun
Comment une notion ancienne permet-elle
de répondre aux enjeux du monde contemporain ?

Colloque inaugural pour décrypter une notion-frontière
au carrefour du philosophique et du théologique.
La recherche du bien commun traduit une espérance profonde de l’humanité dans son existence politique, économique et sociale : dans un monde souvent marqué par l’individualisme et le communautarisme, comment répondre aux urgences et aux défis de cette espérance ? L’Unité de Recherche « Religion, Culture et Société » [EA 7403] de l’Institut Catholique de Paris crée une chaire originale dont l’objectif est de fonder de manière pluridisciplinaire la notion de bien commun. Face aux défis d’une société en mutation rapide, elle tentera de fonder cette notion en raison et mesurera sa pertinence dans les domaines politique, économique, social et environnemental.

C’est lors du colloque inaugural, qui se déroulera les 17 et 18 novembre prochains, que s’ouvrira ce lieu de recherche et de dialogue, placé sous l’autorité du Pr Olivier Artus, Vice-recteur, Directeur de l’UR « Religion, Culture et Société » [EA 7403] de l’ICP, et présidé par M. Pierre-André de Chalendar, Président-Directeur Général de Saint-Gobain.

Deux jours, 3 grands thèmes et 15 experts internationaux

Pendant deux jours, 15 experts internationaux feront dialoguer les rationalités et les expériences pour décrypter la notion de bien commun, son évolution et sa pertinence actuelle. Le pari est de rompre avec le cloisonnement des disciplines et des domaines, peu propice à prendre en charge les défis d’un monde complexe, et d’ancrer cette approche dans la réalité des organisations (institutions, entreprises, associations, etc.).

Rassemblant des chercheurs issus de plusieurs disciplines, des responsables politiques, des représentants de l’Eglise catholique et des acteurs de l’entreprise, ce colloque aura notamment l’honneur d’accueillir :

  • Patrick Artus, chef économiste de Natixis
  • Sylvie Goulard, députée européenne
  • Enrico Letta, ancien président du Conseil italien et Professeur à Science Po Paris
  • Pierre Manent, éminent représentant de la philosophie politique française
  • Oliver O’Donovan, grand théologien anglican écossais,
  • Bernard Perret, spécialiste du développement durable
  • Mgr Angelo Vincenzo Zani, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique

Avant-première

Un chef d’entreprise et un économiste dévoilent leur réflexion quant à la pertinence de la notion de bien commun au sein de l’économie et du monde de l’entreprise.

Diplômé de l’ESSEC, énarque et actuel Président-Directeur général de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar incite Le monde de l’entreprise […] à contribuer au bien commun au-delà de sa dimension strictement financière.

Du point de vue de l’économiste Patrick Artus, Chef économiste de la banque Natixis, la notion de bien commun fait d’abord appel aux concepts de « bien-être » et d’ « utilité ». […] L’État peut mettre en place des politiques qui génèrent des externalités positives et donc accroissent le bien-être collectif. […] Il cite en exemple la baisse des cotisations sociales sur les bas salaires, la défiscalisation des dons à des fondations, des ONG… […] La question qui se pose ici est celle de l’arbitrage entre efficacité économique et équité sociale.

Le bien commun et l’Institut Catholique de Paris

Cette Chaire incarne la mission de l’Institut Catholique de Paris, qui se veut au service de la société et de la personne, à travers ses différentes structures de formation et son UR « Religion, Culture et Société » [EA 7403], qui contribue à l’interprétation scientifique des grandes questions contemporaines, rappelle le Professeur Olivier Artus, Directeur de l’UR.

Le bien commun est aussi un concept cardinal de la doctrine sociale de l’Eglise. Le concile Vatican II y a recours dans la constitution pastorale « Gaudium et Spes » (n° 26). Cet usage conciliaire rend compte de l’intérêt académique et scientifique qu’elle suscite à l’Institut Catholique de Paris tant en philosophie et en sciences économiques et sociales qu’en théologie.

Le colloque inaugural de la Chaire Bien commun de l’UR « Religion, Culture et Société » [EA 74 03] de l’ICP analysera la notion de bien commun et proposera des pistes de mise en œuvre en faisant dialoguer les rationalités et les expériences.

Informations pratiques :
Institut Catholique de Paris
Tout Public, Gratuit,
Inscription obligatoire : https://icpbiencommun.eventbrite.fr

icp

Le Groupe IGS inaugure son incubateur sur Paris

Le Groupe IGS inaugure le mardi 18 octobre à partir de 17h sur son campus parisien, son incubateur après son Learning Lab 3.0 (laboratoire d’innovation pédagogique numérique) en mars dernier.

Le Groupe IGS en partenariat avec la Région Île-de-France et HP

Qu’il s’agisse du Learning Lab 3.0 ou de l’incubateur, il s sont tous deux financés par la Région Île-de-France en partenariat avec l’entreprise HP, ils ont pour objectif de créer un écosystème adapté au monde de l’entreprise afin de permettre aux alternants/étudiants du Groupe IGS et à de jeunes entrepreneurs de faire l’expérience de la pédagogie numérique et du travail collaboratif.

Les trois jeunes lauréats du Concours de création d’entreprise éco-responsable et citoyenne, organisé chaque année par le CFA IGS en partenariat avec l’ESAM, ont reçu pour dotation la possibilité de travailler au sein de l’incubateur pendant un an pour monter leur entreprise avec l’aide d’intervenants spécialisés en comptabilité, en conseil juridique, en marketing… ou avec des étudiants du Groupe IGS sur des projets spécifiques. Ils seront présents lors de l’inauguration pour expliquer ce qu’ils attendent de l’incubateur.

Le GROUPE IGS est heureux de vous convier au lancement
de son INCUBATEUR !

Au programme

17h

  • Accueil par la Direction du Groupe IGS
  • Présentation de la charte de l’incubateur du Groupe IGS Paris
  • Retour sur la 8ème édition du Concours #2C2E / Création d’Entreprise
    Eco-responsable et citoyenne
  • Les 3 start-ups incubées à l’honneur : témoignages de leurs créateurs
  1. CONVOICAR, un service de convoyage automobile urbain
    Projet porté par Yann Ménard et Thibault Sarrazin
  2. CITYZEE, une plateforme numérique pour retisser
    le lien entre les élus locaux et leurs citoyens
    Projet porté par Claire Sabban et Mathilde Delconca
  3. PIERRE FEUILLE RUISSEAU, un bureau d’études
    spécialisé en gestion alternative de l’eau de pluie
    Projet porté par Tom Thieuleux

18h

Visite de l’incubateur suivie d’un cocktail de clôture

Incubateur Groupe IGS Paris
3, rue Pierre Dupont, 75010 Paris (rez-de-jardin)
Accès : Station Château Landon L7
Plus d’infos : 01.80.97.45.64

Le Groupe IGS Lab 3.0 Incubateur Fablab Learning Lab

Le Learning Lab 3.0

Les universités d’Afrique subsaharienne à l’honneur des Rencontres Campus France 2016

Les universités d’Afrique subsaharienne à l’honneur des Rencontres Campus France 2016 (7, 8 et 9 Novembre 2016 au Centquatre 5, rue Curial 75019)

A quelques semaines du 27e  sommet Afrique-France, Campus France invite pour la première fois les universités africaines à rencontrer pendant 3 jours leurs homologues français les 7, 8 et 9 novembre prochains à Paris. Ces échanges auront lieu dans le cadre habituel des Rencontres Campus France qui se déroulent chaque année. La nouveauté 2016 est de mettre à l’honneur l’Afrique subsaharienne en partenariat avec l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie).

Pourquoi ces Rencontres Campus France avec les universités d’Afrique subsaharienne ?

Cette manifestation a pour objectifs de développer la coopération universitaire avec l’Afrique et la France, de valoriser l’enseignement supérieur français et de faciliter les accords d’échanges.   Campus France est au cœur du dispositif de la coopération universitaire entre la France et l’Afrique à travers 37 Espaces Campus France sur le continent africain.  Du côté africain, 23 pays et une cinquantaine d’universités participeront à cet événement.

Les autres continents seront également représentés : 8 pays d’Afrique du Nord/Moyen-Orient, 8 pays d’Amériques, 8 pays d’Asie et 7 pays d’Europe.  Du côté français, 130 établissements d’enseignement supérieur, les Ambassades de France à l’étranger et les Espaces Campus France de 51 pays, ainsi que les principaux partenaires de l’Agence (Instituts de recherche, Agence Française de Développement, entreprises…) seront présents. Ces journées seront inaugurées le Lundi 7 Novembre par Jean-Marc Ayrault, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international. Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche interviendra le Mardi 8 Novembre.

Campus France accompagne les étudiants tout au long de leur parcours d’études jusqu’à leur insertion professionnelle.

Avant leur départ : Campus France accueille les étudiants en les orientant dans leur projet d’étude et dans leurs démarches administratives.  Pendant leur séjour : Campus France gère les dossiers de bourse des étudiants, les accueille dans ses locaux parisiens et en régions, les aide dans leur démarches administratives sur place, leur propose des activités culturelles…

Après leurs études : Campus France accompagne les diplômés étrangers de l’enseignement supérieur français dans leur insertion professionnelle et leur permet de rester en contact avec la France grâce à France Alumni, réseau des anciens étudiants étrangers : https://www.francealumni.fr/fr. Pour l’Afrique, deux programmes pilotés par Campus France sont dédiés à cette insertion avec pour objectif l’aide au développement du pays d’origine : le programme Entrepreneurs en Afrique (2009-2016) et le programme MEETAfrica.  Pour information : en 2013, la France a accueilli 92 205 étudiants africains sur les 373 303 étudiants africains en mobilité internationale, soit 10,5% de la mobilité étudiante mondiale. La France reste de loin le premier pays d’accueil des étudiants africains en mobilité : plus d’1/4 d’entre eux choisissent notre pays.

Campus France universités d'Afrique subsaharienne

Le Crédit Mutuel soutient la recherche universitaire !

Le Crédit Mutuel soutient la recherche universitaire par un Prix de la Recherche Coopérative – 8e édition.

Le Crédit Mutuel sort le chéquier

Vous avez réalisé un Master 2 recherche ou professionnel en 2016 ? Votre sujet de mémoire porte sur les coopératives, en France ou dans le monde ? Vous avez obtenu une mention bien ou très bien ? Candidatez au « Prix de la Recherche Coopérative » au plus tard le 30 octobre 2016 !

Un jury universitaire désignera les lauréats qui se partageront la dotation de 5 000 euros :

  • 1er prix : 2 000 €
  • 2e prix : 1 500 €
  • 3e prix : 1 500 €

Pour participer, c’est très simple ! Envoyez votre mémoire et un résumé de 2 pages. Joignez-y un courrier de votre directeur de Master2 attestant l’obtention de la mention.

Faites nous parvenir le tout par email à cncm-rse@creditmutuel.fr et recma@recma.org en indiquant en objet « Candidature Prix de la Recherche Coopérative ».

La remise des prix aura lieu début janvier 2017 à la Fondation du Crédit Mutuel – 88, rue Cardinet 75017 Paris.

fondation Crédit Mutuel

Aides à la recherche du Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie

AIDES À LA RECHERCHE 2016 / 2017 

Le Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie soutient les travaux d’étudiants en sciences humaines sur l’électricité et l’énergie à travers un programme sélectif de soutiens financiers à la recherche dont le montant est compris entre 1500 et 3000 euros.

Nous attirons l’attention des professeurs et des candidats sur les critères de sélection et de classement des dossiers qui seront les suivants : originalité du sujet, sérieux de la préparation de la recherche, qualité de la présentation du dossier.

Le dossier de candidature devra être rédigé en anglais ou en français. 

Les sujets acceptés devront porter, au moins partiellement, sur l’histoire de l’électricité, ou plus généralement de l’énergie, en France, en Europe ou ailleurs dans le monde (mais avec une approche croisée ou comparée avec l’Europe dans ce dernier cas). Le versement des sommes est soumis au respect d’une convention d’études signée dès l’obtention du soutien financier.

Le soutien donnera lieu à la rédaction d’un mémoire pour les masters ou d’une thèse pour les doctorants qui pourront être rédigés dans la langue du choix de l’étudiant. Néanmoins, ces travaux devront tous être accompagné d’un résumé en français ou en anglais.

Les dossiers doivent être envoyés par voie électronique le dimanche 13 novembre 2016 au plus tard à l’adresse suivante :

Mél : comite.histoire.electricite@gmail.com

Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie

Les dossiers comprendront les documents suivants attachés à un courriel indiquant les nom, prénom, adresse, coordonnées téléphoniques et électroniques du candidat :

  • le formulaire de candidature ci-joint dûment rempli ;
  • une lettre par laquelle le candidat demande une aide pour un sujet défini en accord avec le directeur de recherches et s’engage à respecter la convention d’études s’il est retenu ;
  • un projet de recherche dactylographié (6 à 10 p.), mentionnant la problématique générale du sujet, les sources et les méthodes qui seront utilisées, et des éléments de bibliographie ;
  • un curriculum vitæ détaillé du candidat ;
  • une lettre de recommandation du Professeur sous la direction duquel la recherche sera menée, présentant l’étudiant et approuvant son projet ;
  • une photocopie de la carte d’étudiant ou une attestation de recherche fournie par l’université ou le centre de recherche du candidat.

Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie
Espace Fondation EDF
6, rue Récamier
F-75007 Paris
+33 (0)153632346
histoire.edf.com

Atlas des risques sociaux d’échec scolaire

Les jeunes sortants sans diplôme du système éducatif  sont très fortement exposés au chômage et au sous-emploi. En cette période de crise, leurs difficultés vont bien au-delà de la période d’insertion.

Atlas des risques sociaux d’échec scolaire

Même si une partie d’entre eux acquiert de façon différée une qualification, leur destinée professionnelle est fortement marquée par l’insécurité de l’emploi ou/et des emplois de mauvaise qualité. De par son approche territoriale, la deuxième édition de l’Atlas que viennent de coéditer le centre associé au Céreq pour la région Normandie – laboratoire Espaces et Sociétés, UMR CNRS ESO, et la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) – ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, apporte un éclairage original sur la situation de chaque académie. L’ouvrage décrit finement la situation de chaque académie d’un double point de vue : il analyse et cartographie, à l’échelon cantonal, les facteurs plus ou moins propices à la réussite scolaire et les difficultés qui peuvent conduire à l’abandon précoce des études.

La première parution de l’Atlas en 2014  a donné lieu à de nombreux échanges dans les différentes académies et régions. Une forte demande s’est exprimée pour son actualisation et en particulier pour prendre la mesure des effets de la crise économique et sociale. Les données ont été actualisées essentiellement à partir du recensement de 2011. De plus, cette édition est enrichie par des données inédites sur les départements d’Outre-Mer.

Pour observer les spécificités de chaque académie et leurs disparités internes en matière de risques sociaux et de décrochage scolaire, des indicateurs de contextes territoriaux combinent sept variables susceptibles d’agir sur l’échec scolaire et l’orientation des élèves : le niveau de revenu des ménages, le chômage et la précarité en emploi,  le niveau de diplôme des parents, le fait de vivre dans une  famille monoparentale, le nombre d’enfants, les conditions de logement.

De nombreuses analyses nationales sur le décrochage accordent une place très modeste à la dimension territoriale. Cet atlas souligne l’importance du rôle du territoire dans la reproduction sociale. Dans le cadre de la mise en place d’une politique de lutte contre le décrochage renforcée sur sa partie prévention, l’utilisation de cette cartographie permettra d’apporter des réponses territorialisées adaptées aux besoins spécifiques des jeunes.

Auteurs : Gérard Boudesseul, Patrice Caro, Yvette Grelet, Laure Minassian,  Céline Vivent (centre associé du Céreq pour la région Normandie), et Olivier Monso (Depp).

Atlas des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage en France métropolitaine et dans les DOM (2016, données 2011).

Pour en savoir plus : Ouvrage et focus Céreq en ligne sur le site du Céreq et sur le site du  ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

cereq risques sociaux

BNP Paribas et Antropia ESSEC aident les entrepreneurs sociaux

BNP Paribas, BNP Paribas Cardif et Antropia ESSEC s’associent pour accompagner les entrepreneurs sociaux et dévoilent les trois premières start-ups soutenues dans le cadre de ce partenariat.

Les entrepreneurs sociaux pour forger demain

En s’associant avec Antropia ESSEC, le groupe BNP Paribas contribue à l’accélération de l’activité de sept entrepreneurs sociaux sur 18 mois sur les thématiques de la santé et du maintien de l’autonomie.

Les 3 premières start-ups sélectionnées dans le cadre de ce dispositif d’accompagnement sont :

  • APA de Géant : qui sensibilise au handicap à travers la pratique sportive mixte
  • Humaniteam- Design&Healthcare un laboratoire de design centré sur la santé et l’accessibilité
  • EPISONIK SONOsphère. qui propose une expérience musicale et sensorielle destinée aux jeunes et adultes en situation de polyhandicap mais également aux personnes âgées en perte d’autonomie placés dans des structures médicalisées.

Un programme de mécénat de compétences est notamment mis en place afin de faire émerger ces start-ups aux ambitions sociales et durables.

Antropia ESSEC, premier catalyseur d’entreprises sociales lancé par une Ecole de Commerce en France, a pour mission d’encourager l’émergence et le développement d’entreprises à fort impact social ou environnemental. Créé en 2008 par la Chaire Entrepreneuriat Social de l’ESSEC, Antropia ESSEC a accompagné à ce jour plus de 100 projets innovants avec un taux de pérennité supérieur à 80% à 3 ans. « Nous offrons un accompagnement individuel et collectif aux entrepreneurs pour les aider à définir un modèle économique pérenne et à maximiser leur impact social. Nous nous appuyons sur les travaux de recherche-action de la chaire entrepreneuriat social et plus largement sur l’expertise académique accumulée par l’ESSEC dans le cadre de son activité en faveur de l’entrepreneuriat depuis 2001 » explique Thierry Sibieude, Professeur titulaire de la chaire de l’entrepreneuriat sociale à l’ESSEC et trésorier d’Antropia.

Accompagner les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire dans leur croissance et leur développement fait, pour BNP Paribas, partie intégrante du métier de banquier. Depuis 2013, le Groupe a renforcé son engagement en faveur des entreprises qui font de leur finalité sociale une priorité, à travers un dispositif d’accompagnement dédié aux entrepreneurs sociaux et la mise a disposition d’expertise (financière, assurance, immobilière…) par ses collaborateurs.

Près de 630 M€ ont ainsi été dédiés à plus de 750 acteurs de la microfinance et de l’Entrepreneuriat Social en 2015, à travers plusieurs leviers d’action. « Etre associé à Antropia ESSEC est une étape supplémentaire dans notre engagement. Coopérer avec la Chaire Entrepreneuriat Social de l’ESSEC est une double opportunité : celle d’affiner encore notre connaissance et notre compréhension d’un modèle économique en plein essor ; celle aussi d’aider à faire grandir des start ups nouvelle génération qui mettent leur talent au service de l’intérêt général » affirme Raphaèle Leroy, Responsable RSE et Entrepreneuriat Social, BNP Paribas, Réseaux France.

« Il nous semblait naturel de nous associer à l’ESSEC dans ce projet. Soutenir le développement de l’entrepreneuriat social en Europe est au confluent de notre responsabilité économique et de notre responsabilité civique. Dans chaque pays où nous avons une présence de banque de détail, nous avons choisi de consolider notre engagement vis-à-vis de l’entrepreneuriat social via des partenariats locaux ou des produits spécifiques (lien vers le .com). Avec l’ESSEC, nous mettons en place une passerelle qui nous permettra on l’espère d’offrir aux Antropiens les services bancaires les mieux adaptés à leurs besoins, via nos métiers de Banque de Détail et BNP Paribas Cardif », déclare Laurence Pessez, déléguée à la RSE du groupe BNP Paribas.

« Ce partenariat, qui intégre une composante sociale, est une nouvelle étape dans notre démarche de responsabilité sociétale d’entreprise. Nous élargissons le mécénat de compétence aux entrepreneurs sociaux d’Antropia ESSEC. L’accompagnement que nous proposons fait partie d’une démarche plus globale destinée à renforcer nos investissements à fort impact social et environnemental», conclut Héloise Lauret, Responsable RSE et Innovation de BNP Paribas Cardif.

antropia

 

Allocations de recherche de la Mission historique de la Banque de France 2016/2017

Comme chaque année, la Mission historique de la Banque de France propose des allocations de recherche en histoire qui s’adressent à des étudiants régulièrement inscrits en mastère 1 ou 2, en thèse ou en année post-doctorale et relevant des disciplines suivantes : histoire, sociologie, sciences politiques, sciences économiques, droit et gestion.

Vous pouvez retrouver le règlement complet des allocations ainsi que la liste des pièces à fournir à l’appui de votre demande à l’adresse suivante : https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/pdf/reglement_allocations_recherche.pdf

Pour l’année 2016-2017, la date limite de candidature est étendue au 25 novembre 2016.

Tous renseignements supplémentaires peuvent être fournis en écrivant à l’adresse suivante : 1069-historique-ut@banque-france.fr

Contact : Mathieu Bidaux – Doctorant Normandie Université – Banque de France

RÈGLEMENT

  1. Conditions de candidature

La Mission historique de la Banque de France propose des allocations de recherche en histoire qui s’adressent à des étudiants régulièrement inscrits en mastère 1 ou 2, en thèse ou en année post-doctorale et relevant des disciplines suivantes : histoire moderne et contemporaine, sociologie, sciences politiques, sciences économiques, droit et gestion.

  1. Montants

Ces allocations, d’une durée d’un an, renouvelables dans le cas d’une inscription en thèse, sont d’un montant de 1 500 euros et 3 000 euros. Ces sommes sont imposables. Elles sont versées en deux fois selon le calendrier suivant :

  • Mastère : 750 euros en février, 750 euros à la soutenance du mastère 2 ;
  • Thèse : 1 500 euros en février, 1 500 euros au 31 juillet sur présentation d’un état des recherches et des premiers résultats obtenus au cours de l’année écoulée.
  • Année post-doctorale : 1 500 euros en février, 1 500 euros au 31 juillet sur présentation d’un état des recherches et des premiers résultats obtenus au cours de l’année écoulée.
  1. Critères de sélection des dossiers et modalités d’attribution des allocations

Les sujets de recherche devront revêtir une dimension historique. Ils comporteront une exploitation précise des sources d’histoire de la Banque de France, conjointement à l’exploitation de toute autre source pouvant nourrir le sujet.

Les sujets proposés seront jugés en fonction de leur pertinence scientifique : nouveauté du sujet, originalité de la démarche et prise en compte de l’état de la question et des travaux historiques déjà existants dans le champ de recherche choisi.

La qualité des travaux déjà menés sera également déterminante.

Les candidats s’engagent à ne bénéficier d’aucune autre aide ou allocation attribuée par la Banque de France au cours de la même année universitaire, et à mentionner sur leur mémoire ou thèse, le bénéfice d’une allocation de la Mission historique de la Banque de France.

  1. Composition des dossiers de candidature

Les dossiers de candidature comporteront les éléments suivants :

  1. pour une allocation de mastère :
  2. a) un curriculum vitae (incluant l’ensemble du cursus universitaire) établi sur le modèle fourni en annexe 1
  3. b) un certificat de scolarité attestant de l’inscription universitaire en mastère 1 ou 2
  4. c) un projet de recherche (5 pages maximum) indiquant avec précision :

– le sujet et le directeur de la recherche ;
– les sources (imprimées, manuscrites ou orales) ;
– un état de la question sous la forme d’une bibliographie critique et d’une amorce de problématique (en M1) ou le mémoire de M1 (dans le cas d’une inscription en M2).

  1. d) la fiche de renseignements fiscaux remplie sur le modèle fourni en annexe 2
  2. e) un RIB
  3. pour une allocation de thèse ou d’année post-doctorale
  4. a) un curriculum vitae (incluant l’ensemble du cursus universitaire) établi sur le modèle fourni en annexe 1
  5. b) un certificat de scolarité attestant de l’inscription universitaire en thèse
  6. c) un projet de recherche (5 pages maximum) indiquant avec précision :

– le sujet et le directeur de la recherche ;
– les sources (imprimées, manuscrites ou orales) ;
– un état de la question sous la forme d’une bibliographie critique ;
– un état des premiers résultats dans le cas d’une thèse déjà inscrite.

  1. d) éventuellement un exemplaire du mémoire de Mastère ou de thèse de doctorat.
  2. e) la fiche de renseignements fiscaux remplie sur le modèle fourni en annexe 2
  3. f) un RIB
  4. Calendrier de la procédure d’attribution

Les dossiers de candidature peuvent être téléchargés sur le site internet de la Banque de France à l’adresse suivante :

http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/pdf/reglement_allocations_recherche.pdf

Tous renseignements peuvent être obtenus par courriel :

1069-historique-ut@banque-france.fr.

Les dossiers complets au format électronique (pdf) devront être retournés avant le 25 novembre 2016 à l’adresse électronique ci-dessus.

Les dossiers seront examinés par le Conseil scientifique de la Mission historique, composé d’universitaires, de chercheurs et de responsables de la Banque au cours du mois de janvier 2016.

Les candidat(e)s retenu(e)s seront averti(e)s par courrier fin janvier 2017.

 

Être une femme politique à l’ère du numérique

Appel à contributions pour un dossier : Être une femme politique à l’ère du numérique.

revue-communication femme politique

Revue du département d’information et de communication de l’Université Laval

Être une femme politique à l’ère du numérique

Numéro thématique coordonné par Cécile Dolbeau-Bandin (Université de Caen, CERReV) et Béatrice Donzelle (UHA, Mulhouse)

L’usage par les élus, les dirigeants politiques et les partis, des technologies d’information et de communication (TIC) et des réseaux socio-numériques (RSN) incite les chercheurs à requestionner la communication politique. Cette appropriation progressive annonce de  nouvelles recherches et le renouvellement des problématiques (Chibois, 2012 et 2014 ; Eyries et Poirier, 2013 ; Théviot, 2012 ; Wright, 2012 ; Monnoyer-Smith, 2010 et 2011 ; Cardon, 2010 ; Talpin, 2006 ; Blondeau et Allard, 2009 ; Yanoshevsky, 2010 ; Greffet et Wojcik, 2008 ; Mossberger et al., 2008). Les études montrent notamment que ces réseaux sont devenus de puissants vecteurs de mobilisation sociale et politique.

Parmi ces travaux, rares sont ceux qui incluent la question du genre : l’étude récente de Coralie Le Caroff (2015) montre que les femmes politiques sont aussi présentes via Facebook, et s’expriment comme les hommes, seulement elles mobilisent davantage leur affect et leur subjectivité. Nous souhaitons ici encourager les travaux sur les femmes politiques et leurs usages du numérique. Nous proposons donc, dans cet appel, d’aborder la question suivante : quels sont les usages spécifiques des TIC, du téléphone mobile et des RSN par les femmes politiques (leaders ou membres de partis, gouvernantes, élues, etc.) dans leur action politique au quotidien et lors de campagnes électorales ?

Ce projet de numéro thématique vise à rassembler des études et des réflexions, d’une part, sur la « mise en récit » numérique (Dulong et Matonti, 2003) par les femmes politiques de leur place (présentation de soi) et sur la mise en récit de leur parcours politique par des tiers (les médias, les partenaires et adversaires politiques, etc.) lesquelles « oscillent entre deux pôles : d’un côté, elles soulignent leurs handicaps, leurs peurs, leurs difficultés à s’imposer dans un univers encore largement perçu comme masculin et de l’autre, elles adhérent à une vision quasi rédemptrice du rôle des femmes en politique » (Sineau et Fiedmand cités dans Bonnafous, 2003 : 119). D’autre part, le numéro réfléchira sur leur mise en péril c’est-à-dire sur la notion de leur vulnérabilité concernant leurs stratégies, leur image, leur réputation, leurs discours, que cette vulnérabilité soit le fait, ou non, de dérapages ou d’imprudences de la part des candidates elles-mêmes. Il s’agit de croiser ces mises en récit et cette mise en péril avec la présence et l’usage des espaces publics numériques qui les éclairent, tels que Facebook et Twitter (Bonnafous, 2003 ; Sineau, 2004 ; Fredman, 1997 ; Vedel, 2003 ; Dolbeau-Bandin et Donzelle, 2015).

Ce dossier souhaite dresser un panorama de la participation, de la place, des usages et de la vulnérabilité des femmes politiques au temps du numérique. Dans la perspective des sciences de l’information et de la communication, et plus spécifiquement de la communication politique, il s’agit ici de mesurer et d’évaluer les changements introduits par les médias sociaux (le numérique) dans la vie et les pratiques des femmes en politique.

SOUMISSION D’UNE PROPOSITION D’ARTICLE

Les propositions d’article doivent compter entre 1 200 à 1 500 mots (bibliographie non comprise).

Elles présenteront le titre, la problématique, la méthodologie et la base empirique utilisés, ainsi que les principaux résultats qui seront développés.

La proposition doit être anonyme. L’auteur indiquera ses noms, institution d’appartenance et coordonnées directement dans le courriel.

La longueur de l’article final, si la proposition est retenue, sera de 40 à 60 000 signes, espaces non compris (ceci inclut les notes mais exclut la bibliographie).

Merci d’envoyer vos propositions par courrier électronique aux deux coordinatrices avant le 17 octobre 2016.

cecile.dolbeau@gmail.com
beadonzelle@yahoo.fr

La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par courriel.

CALENDRIER

17 octobre 2016. Date limite d’envoi des propositions d’articles. Les propositions seront évaluées par le comité scientifique en regard de leur pertinence pour le dossier thématique et de leur qualité scientifique.

14 novembre 2016. Notification d’acceptation ou de refus.

30 janvier 2017. Envoi des articles complets directement à la revue Communication revue.communication@com.ulaval.ca. Chaque article sera évalué en double aveugle par un comité de lecture indépendant. Le comité de coordination en consultation avec le comité de rédaction de la revue Communication décidera, à la lumière des évaluations, de l’acceptation en l’état, de la demande de modifications ou du rejet.

17 avril 2017. Retour aux auteurs sur l’article.

26 juin 2017. Remise de la nouvelle version de l’article directement à la revue Communication revue.communication@com.ulaval.ca. Le comité de coordination vérifiera si les modifications apportées répondent aux recommandations du comité de lecture indépendant.

24 juillet 2017. Retour aux auteurs sur la nouvelle version.

Août à novembre 2017. Révision linguistique et retour aux auteurs pour autorisation à publier.

Hiver 2018. Publication.

COMITÉ SCIENTIFIQUE

Laetitia BISCARRAT, Marlene COULOMB-GULLY, Alex FRAME, Cégolène FRISQUE,Isabelle GARCIN-MARROU, Jacques GERSTLÉ, Isabelle HARE, Virginie JULLIARD,Stéphanie KUNERT, Philippe MAAREK, Arnaud MERCIER, Aurélie OLIVESI, Bibia PAVARD, Nelly QUEMENER, Vassili RIVRON, Nozha SMATI.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ACHIN, Catherine et al. (2007), Sexes, genre et politique, Paris, Economica.

ACHIN, Catherine et Sandrine LEVEQUE (dir.) (2006), Femmes en politique, Paris, La Découverte, Coll. « Repères ».

BLONDEAU, Olivier et Laurence ALLARD (2009). Internet, machines à voter et démocratie, Paris, L’Harmattan.

BONNAFOUS, Simone (2002), « “Femme politique” : une question de genre ? », Réseaux, 4(120). [En ligne]. www.cairn.info/revue-reseaux1-2003-4-page-119.htm. Page consultée le 16 mai 2016.

BONNAFOUS, Simone (2002), « La question du genre et de l’ethos en communication politique », Actes du premier colloque franco-mexicain des sciences de la communication, Mexico.

CARDON, Dominique (2010), La démocratie Internet : Promesses et limites, Paris, Éditions du Seuil, Coll. « La république des idées ».

CHIBOIS, Jonathan (2014), « Twitter et les relations de séduction entre députés et journalistes. La salle des Quatre Colonnes à l’ère des sociabilités numériques », Réseaux, 6(188) : 201-228.

CHIBOIS, Jonathan (2012), « Alexandre Coutant, Internet et politique », Lectures, mis en ligne le 12 juin 2012. [En ligne]. http://lectures.revues.org/8681. Page consultée le 16 mai 2016.

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THEVIOT, Anaïs (2012), « Usage du Web par les militants pendant la campagne présidentielle française de 2012 », Actes des Journées doctorales Problématisation et méthodes de recherche, Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication, Bordeaux, p. 217-225.

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YANOSHEVSKY, Galia (2010), « Les réseaux sociaux et l’échange entre l’homme politique et les internautes : le cas de Facebook après les élections présidentielles en France », Argumentation et Analyse du Discours, 5 | 2010, mis en ligne le 20 octobre 2010. [En ligne]. http://aad.revues.org/1008. Page consultée le 17 mai 2016.

REVUE de L’ENTREPRENEURIAT – Appel e à papier

Entrepreneuriat culturel et créatif : réalités et enjeux

Rédacteurs invités :

– Dr Caroline Chapain (coordonnatrice du réseau « Creative Region in Europe » et membre du département “Entrepreneurship & Local Economy” de l’université Birmingham)

– Sandrine Emin (Maître de conférences, Université d’Angers)

– Nathalie Schieb-Bienfait (Maître de conférences HDR, Université de Nantes)

Résumé : 30 septembre 2016

Texte définitif : 15 mars 2017 – Article final : 30 octobre 2017

Depuis une vingtaine d’années, l’intérêt porté par les pouvoirs publics, les acteurs socio-économiques mais également le monde académique au secteur créatif et culturel s’est particulièrement développé en Europe (EC, 1998 ; EP, 1999 ; KEA, 2006 ; EC, 2007 ; EC, 2010 ; EP, 2012; TERA, 2014; Fleming, 2015). Concernant les acteurs politiques et socioéconomiques, l’attention nouvelle portée à la culture est à relier à sa contribution à la dynamique économique mise en évidence par de nombreux rapports1, à la fois en termes de contribution directe à la croissance économique (emplois, valeur ajoutée) mais aussi indirecte en termes de ‘spillovers’ et contribution indirecte à l’innovation dans l’ensemble de l’économie (Fleming, 2015 ; Chapain and Hargreaves, 2016 ; Hartley et al. 2013). Cet engouement a été conforté par les travaux de Richard Florida (2002, 2005) sur la « classe créative ». De nombreuses collectivités territoriales ont alors cherché à asseoir leur développement économique sur le secteur culturel et créatif et/ou sur la « classe créative ».

Elles ont misé sur la mise en œuvre de politiques supposées rendre leur territoire plus attractif (Hall, 2000 ; Landry 2001 ; Li et Li, 2011 ; Musterd and Murie, 2010 ; Musterd and Kovacs, 2013), de stratégies territoriales fondées sur la culture (Scott, 2006a, b) ou ont également soutenu le développement de clusters et de quartiers créatifs (Zheng, 2010 ; Andres et Chapain, 2013), souvent en combinant des politiques économiques, culturelles et de développement urbain (Andres and Chapain, 2015 ; Emin et Schieb-Bienfait, 2016).

En France, la commande du rapport sur l’apport de la culture à l’économie de la France par l’Inspection Générale des Finances et l’Inspection Générale des Affaires Culturelles témoigne de ce rapprochement entre culture et économie, jusqu’il y a peu encore impossible. Cerapprochement s’inscrit dans un double tournant culturel (O’Connor, 2010 ; Ambrosino et Guillon, 2014). Le premier mouvement d’économicisation de la culture donne à voir les implications économiques des politiques culturelles en termes d’effet de levier, de création d’emplois ou encore de revenus directs et indirects. Le second mouvement de culturalisation de l’économie s’inscrit dans l’économie de la connaissance. L’économie culturelle et créative y 1 Voir par exemple, le rapport sur « l’apport de la culture à l’économie de la France » (2013), les études KEA ou encore les études du European Center for Creative Economy (ECCE) désigne l’ensemble des activités ayant recours à la propriété intellectuelle et orientées vers l’exploitation marchande de la création artistique, esthétique et sémiotique. Dans ce contexte, les définitions du secteur culturel et créatif se redessinent au travers de sa capacité à se positionner comme un secteur économique à part entière et de son impact positif sur l’économie et l’emploi. Selon l’union européenne, les industries créatives appelées aussi « industries culturelles » sont « des industries qui trouvent leur origine dans la créativité, les compétences et le talent d’une personne et qui ont un fort potentiel de croissance et d’emploi à travers la production et l’exploitation de la propriété intellectuelle » (DCMS and Creative Industries Task Force,1998). Elles recouvrent des réalités socio-économiques très hétérogènes plus ou moins étendues selon les définitions (cinéma et audiovisuel, édition et presse, musique, arts du spectacle, patrimoine artistique et monumental et également jeux électroniques, design, architecture, mode,…), avec une forte prépondérance de travailleurs indépendants et de petites et moyennes entreprises (EC, 2010).

Le développement de la notion d’« entrepreneuriat culturel et créatif» durant les dix dernières années s’inscrit dans cette redéfinition (Rae, 2004 ; DCMS, 2006 ; Henry, 2008 ; NESTA, 2009 ; Hagoort and Koymann, 2009 ; HKU, 2010 ; Henry and De Bruyn, 2011 ; Markusen, 2013). Les Nations Unis défendent l’émergence d’un nouveau paradigme dans lequel l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation sont les principaux moteurs de l’économie mondiale (Rapport sur l’économie créative de l’UNESCO/PNUD, 2013). L’intérêt porté à l’activité créative comme ferment de nouvelles dynamiques entrepreneuriales s’est affirmé, à la fois pour mieux comprendre les effets de la créativité sur l’entrepreneuriat et l’innovation, mais aussi pour favoriser les conditions sociales, culturelles, géographiques de son développement (interactions, mise en réseau, ‘spillover’…) (Scott, 2006 a et b ; Chapain et Comunian, 2010).

D’un point de vue académique, la parution en 2000 de l’ouvrage de Richard Caves sur les industries créatives constitue une étape importante, à partir de laquelle les chercheurs en sciences humaines et sociales vont s’intéresser aux problématiques des industries créatives et de l’entrepreneuriat culturel (Swedberg, 2006) dans une perspective plus théorique. Les ouvrages de Henry (2008) et Henry et De Bruyn (2011) offrent, par exemple, des débuts de réflexion sur de nombreuses questions en lien avec la nature de l’entrepreneuriat créatif, les défis pour les créateurs de réconcilier objectifs artistiques et commerciaux, les processus de création et d’innovation et les types de politiques qui peuvent être mises en place pour soutenir et encourager l’entrepreneuriat culturel et créatif. En Angleterre, certains auteurs et institutions ont par exemple commencé à s’intéresser à la manière de promouvoir les compétences entrepreneuriales dans le secteur culturel et créatif au sein des cursus universitaires ou autres à partir du milieu des années 2000 (Rae, 2004 ; DCMS, 2006 ; NESTA, 2009). Cependant, les apports scientifiques notamment menés par des chercheurs en entrepreneuriat et plus largement en sciences humaines et sociales sont encore limités. Il existe aussi peu de recueils offrant des perspectives comparatives, tenant compte de l’influence des contextes culturels, sociaux, économiques et politiques sur les dynamiques entrepreneuriales dans le secteur culturel et créatif. Or, les recherches en économie géographique ont démontré à quel point ceux-ci peuvent influencer à la fois la dynamique entrepreneuriale (Sam, Florida and Acs, 2004 ; Bosma et Schutjens, 2010) et créative (Chapain, Clifton and Comunian, 2013). Cette question est particulièrement intéressante dans le contexte européen étant donné la diversité des politiques mises en place à la fois aux niveaux local, régional, national et de la Commission Européenne en matière d’entrepreneuriat comme souligné par HKU (2010) et des forces différentielles des villes, régions et pays européens dans le secteur culturel et créatif (Power, 2011). Il est donc important de continuer à développer notre compréhension de l’entrepreneuriat culturel et créatif et de ses multiples manifestations à travers l’Europe.

Par exemple, la définition proposée dans le rapport Hearn « Sur le développement de l’entrepreneuriat dans le secteur culturel en France » (2014) montre le chemin encore à parcourir et encourage à se tourner vers la communauté scientifique pour éclairer ce champ d’étude. L’entrepreneur culturel y est présenté comme « le fondateur d’une personne morale immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS) qui commercialise un produit ou service culturel, dont il est ou non à l’initiative, en s’insérant dans des logiques entrepreneuriales (rentabilité, croissance, profit) ». L’entrepreneuriat dans le secteur culturel serait donc « d’abord statutaire, avant de se définir par domaine, par filière (musique, spectacle vivant, art contemporain notamment) ou par seule posture entrepreneuriale » (Rapport Hearn, 2014 : 12). Et ce, paradoxalement dans la mesure où, d’une part, l’entrepreneuriat culturel et créatif s’articule avec l’univers associatif (Emin et Guibert, 2009 ; Emin, Guibert, Parent, 2015), d’autre part, l’entrepreneuriat culturel s’inscrit dans un « nouvel esprit du capitalisme » (Boltanski et Chiapello, 1999). Ainsi, en France, environ un tiers des établissements culturels sont des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) et la culture est l’un des tout premiers secteurs de l’ESS (CNCRES, 2014). Reconnaître et mieux comprendre l’articulation des objectifs économiques, sociaux et culturels inhérent au secteur culturel et créatif a été mis de l’avant par plusieurs auteurs (voir Chapain and Hargreaves, 2016 pour une revue). De plus, si le secteur culturel compte des acteurs industriels, il repose également sur des travailleurs indépendants (free-lance, artistes, auto-entrepreneurs…) et sur des configurations organisationnelles réinventées, dans lesquelles les acteurs créatifs collaborant en mode projet (Menger, 2002), sont impliqués dans des réseaux d’échange trèsinterconnectés, fondés sur toutes les formes de proximité, à l’échelle de métropoles urbaines,de quartiers spécifiques ou encore de clusters dédiés (Evans, 2009 ; Emin et Schieb-Bienfait,2016). L’artiste ou l’acteur culturel est tout à la fois et tour à tour « travailleur au projet,créateur de son propre emploi, chef d’équipe quand il doit réunir autour de lui des collaborateurs aux talents divers, agent de son propre succès commercial ou médiatique, inventeur de structures nouvelles… » (SmartBe, 2011 : 12). Dans ce cadre, se saisir de la dimension entrepreneuriale de l’activité artistique ainsi que des caractéristiques créatives de l’activité entrepreneuriale (Menger, 2002), rapprocher l’artiste de l’entrepreneur pour mieux aborder la fonction entrepreneuriale, explorer les travaux d’économistes et de sociologues(comme Schumpeter ou Weber) pour éclairer conceptuellement l’entrepreneuriat culturel et créatif (Swedberg, 2006), sont autant de perspectives intéressantes pour progresser dans la caractérisation de l’entrepreneuriat culturel et créatif.

Notre compréhension du phénomène entrepreneurial doit également passer par l’observation et la compréhension des pratiques individuelles et sociales des entrepreneurs culturels, dans une perspective pragmatique (Marchesnay, 2012) ; le pragmatisme (Dewey) constituant, selon Joas (2004), une voie féconde à une compréhension de l’agir humain axée sur la dimension créative. D’autres travaux récents (Dupuy et al., 1999, Hatchuel, 2005), consacrés à ouvrir denouvelles perspectives pour une épistémologie de l’action, nous invitent à examiner les représentations et dispositifs de l’action repérés dans l’entrepreneuriat culturel et créatif. Le secteur créatif et culturel, lieu privilégié d’expérimentation et de dynamiques entrepreneuriales variées individuelles ou collectives (mutualisation, groupement d’employeurs, collectif d’artistes, mode projet…), offre des terrains particulièrement propices pour penser l’émergence de l’action collective (Bréchet, Schieb-Bienfait, Desreumaux, 2009) et repérer une « révision inventive » de modèles collectifs de l’action (Hatchuel, 2005) ainsi 4 que pour questionner les objets, pratiques et dispositifs de gestion (modèles d’activité, modes de financement, pratiques de management de projet…).

Aussi beaucoup de choses restent à clarifier et étudier au sujet de l’entrepreneuriat culturel et créatif qui nécessite une théorisation solide et des travaux empiriques que ce soit au niveau de sa caractérisation, de son processus ou de sa rationalisation. De plus reconnaitre sa diversité à travers les différents contextes européens nous semble important. Le présent appel à communication a pour objectif de réunir différents types de contributions sur le thème de l’entrepreneuriat créatif et culturel en Europe. Des travaux issus des différents domaines des sciences de gestion ainsi que des sciences humaines et sociales (telles que la sociologie, la psychologie, le droit, la géographie) peuvent être proposés. Les contributions pourront répondre aux axes problématiques identifiés ci-dessous, sans exclusive.

Caractérisation de l’entrepreneuriat et de l’entrepreneur culturel et créatif

Les contributions s’attachant à asseoir des définitions de l’entrepreneuriat culturel et créatif et une meilleure compréhension de l’entrepreneur culturel sur des fondements théoriques ou ancrées dans les pratiques sont attendues. Elles pourront répondre à tout ou partie des questions suivantes : Quels sont les contours de l’entrepreneuriat culturel et créatif ? Quelles en sont les formes et les modalités concrètes ? Quels sont ses rapports à l’entrepreneuriat social, à l’entrepreneuriat en économie sociale et solidaire ? Quels éclairages conceptuels et théoriques sont proposés par les sciences humaines et sociales sur ces questions ?

Quelles sont les relations entre identités artistiques et entrepreneuriales ? Quelles peuvent être les motivations et les tensions qui traversent l’« artiste-entreprise » qui doit gérer la mise en synergie des deux dynamiques, artistiques et économiques, de production de ses œuvres (Greffe, 2012) ? Quelles sont les figures de l’artiste entrepreneur ou de l’entrepreneur culturel ? Quels éclairages apportent le fait de voir l’artiste comme un «entrepreneur » ou au contraire l’entrepreneur comme un artiste ? Etc.

Dynamiques entrepreneuriales / processus entrepreneuriaux dans le secteur culturel et créatif

Les recherches s’attachant à décrire et analyser les processus d’émergence dans le secteur créatif et culturel et créatif sont attendues. Quels sont les modes spécifiques des artistes et travailleurs créatifs pour identifier, explorer et exploiter des opportunités ? Quelles sont les particularités des processus d’émergence, bricolage, effectuation dans les industries culturelles et créatives ? Entre émergence spontanée et démarche structurée, quels sont les processus entrepreneuriaux individuels et collectifs observables dans le secteur culturel et créatif ? Quelles connaissances peut-on tirer de l’analyse des processus d’expérimentation à l’œuvre dans ces secteurs ?

Quelles sont les pratiques des entrepreneurs culturels et créatifs ? Quels sont les acteurs parties prenantes des dynamiques entrepreneuriales culturelles et créatives (rôle des pouvoirs publics, des collectifs, des intermédiaires, des structures d’accompagnement à la création…) ?

Quels sont les rôles des réseaux sociaux ou encore de l’espace physique dans ces dynamiques ? Observe-t-on de nouvelles dynamiques avec le développement de tiers lieux, d’espaces de co-working voire de structures d’accompagnement dédié à l’entrepreneuriat culturel et créatif ? Existe-il des dynamiques nouvelles d’innovation, des processus de fertilisation croisée avec les secteurs traditionnels et sur quoi reposent-ils ? Etc.

Pratiques et dispositifs de gestion en entrepreneuriat culturel et créatif

Il s’agit notamment d’interroger les usages des outils de gestion, entre conformité et innovation (Avare et al., 2008), en entrepreneuriat culturel et créatif. Pourront donc être questionnés les modes de financement du démarrage et du développement de l’entrepreneuriat artistique et culturel (crowdfunding, mécénat…), les modèles économiques dans le secteur culturel (liens entre projet artistique et activités génératrices de revenus, diversité des modèles selon les filières…), les pratiques sur le plan juridique (place du statut associatif, modalités du travail au projet…). Ou encore l’influence de la formation et de l’accompagnement sur l’entrepreneuriat culturel et créatif (qualités et aptitudes nécessaires pour créer et soutenir des projets créatifs, renforcement des compétences et développement des capacités entrepreneuriales des artistes et travailleurs créatifs), etc.

Calendrier de la publication :

30 septembre 2016 : date limite de soumission des résumés par les auteurs.

30 octobre 2016 : retour aux auteurs des évaluations.

15 mars 2017 : date limite de réception des textes complets par les auteurs.

30 juin 2017 : retour aux auteurs de la décision finale.

30 octobre 2017 : envoi des textes définitifs pour parution dans le numéro thématique.

Contact : Sandrine Emin et Nathalie Schieb-Bienfait

L’envoi des résumés et des propositions doit être réalisé par mail, avec l’objet « numéro spécial Entrepreneuriat culturel et créatif », à sandrine.emin@univ-angers.fr ET nathalie.schieb-bienfait@univ-nantes.fr (destinataire), et soumission@entrepreneuriat.com (copie). Les résumés et textes soumis doivent être envoyés sous format word.

Les résumés, de 1200 mots au maximum, doivent préciser le sujet, la problématique, le cadre théorique, la méthodologie et comporter une bibliographie.

Les propositions doivent respecter le format de présentation de la Revue de l’entrepreneuriat.

Voir la note aux auteurs : http://www.entrepreneuriat.com/pole-recherche/la-revue-nouvelleformule/note-aux-auteurs/#c958

Bibliographie indicative

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12e Conférence Internationale sur le Développement de l’Agence française de développement

L’Agence française de développement organise sa 12e Conférence Internationale sur le Développement : les 1er et 2 décembre 2016 à La Chesnaie du Roy à Vincennes.

Les inscriptions ouvriront très prochainement à l’adresse suivante : http://communsetdeveloppement-afd2016.com

La conférence sera introduite par Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD. Les keynotes confirmés sont Jean-Michel Severino (Investisseurs et Partenaires), Ravi Kanbur (Université de Cornell), Amy Dahan (CNRS-EHESS), Eduardo S. Brondizio (Université d’Indiana), Chimère Diaw (Réseau Africain des Forêts Modèles) et Christophe Sand (Institut d’Archéologie de la Nouvelle Calédonie et du Pacifique).

L’objectif de cette conférence est de rassembler et faire dialoguer les pratiques et les recherches menées sur l’articulation Communs et dynamiques de développement, en faisant appel à une pluralité de grilles d’analyse et de disciplines.

31e Congrès international du CIRIEC

REIMS – 21 au 23 septembre 2016

« Les politiques publiques face aux enjeux sociaux et démocratiques de la mondialisation.

Quels projets pour l’économie publique, sociale et coopérative ? »

Dans un contexte de mutation profonde de la société liée à la mondialisation économique et aux transitions de divers ordres (sociétale, environnementale, numérique…), face aux crises et à leurs conséquences sur l’accroissement des inégalités, et aux risques démocratiques dans une absence ressentie de perspectives vers un monde meilleur, le CIRIEC entend s’inscrire dans le débat sur l’efficacité des politiques publiques pour conduire des évolutions dont l’objectif prioritaire doit être la satisfaction des besoins des individus, et l’amélioration des conditions de vie en société.

Le 31e Congrès international du CIRIEC abordera ainsi les différentes questions qui se posent au regard de l’évolution de la société et débattra des réponses qui devront leur être apportées :

  • l’État stratège, dans les différents périmètres de son intervention
  • la dynamique de l’économie sociale et solidaire et sa relation avec les politiques publiques
  • l’innovation sociale et la réduction des inégalités dans les territoires (impact des politiques publiques locales et de l’ESS notamment)
  • la transition numérique et ses enjeux, économique, éthique, démocratique

De nombreuses personnalités politiques, universitaires, chercheurs et praticiens du monde entier participeront au congrès, notamment :

  • Martine PINVILLE, Secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie Sociale et Solidaire,
  • Jean-Claude MARCOURT, Ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Innovation et du Numérique de Belgique,
  • Monique LEROUX, présidente de l’Alliance Coopérative Internationale
  • Denis HAMEAU, président délégué de la Commission déléguée Économie Sociale et Solidaire de l’Association des Régions de France
  • Won Son PARK, président de Global Social Economy Forum, maire de Séoul

et

  • Jean-Hervé LORENZI, président du Cercle des Économistes
  • Monique CASTILLO, philosophe, présenteront leur vision sur la mondialisation.

Pour vous inscrire à cette manifestation, veuillez CLIQUER ICI