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Appel à Com : La place des petites et moyennes entreprises dans la première « révolution industrielle »

Ecole d’été du Réseau de Recherche sur l’Innovation
Pensez les révolutions industrielles  
– 27-30 août 2014–
Université du Littoral – Boulogne-sur-mer

Appel à communications pour la session

La place des petites et moyennes entreprises dans la première « révolution industrielle »

Organisée par : Cédric Perrin et Sophie Boutillier

Si l’expression « révolution industrielle » inventée par Adolphe Blanqui en 1837 a laissé dans les
représentations collectives l’image d’un processus rapide, soudain et quasi inattendu, l’historien attentif remarque avec raison qu’il n’en a rien été et qu’en dépit de l’ampleur du processus, il
a été progressif. Ce qui nous conduit à souligner deux points d’importance : d’une part depuis la Renaissance, il existait des formes embryonnaires de grandes entreprises (voir par exemple les
manufactures royales ou encore l’industrie des indiennes qui se développent à partir du 17e siècle), d’autre part l’industrialisation qui débute à la fin du 18e siècle n’a pas entrainé la
disparition radicale des petites entreprises et ateliers. Une division du travail, selon les secteurs d’activité, a perduré, processus qu’A. Marshall avait bien mis en évidence. La révolution
industrielle a certes donné naissance à de grandes entreprises mobilisant des milliers d’ouvriers travaillant dans des conditions difficiles sur des machines-outils actionnées par le feu de la
machine à vapeur, mais des différences géographique et sectorielles sont manifestes.
 
Comme le souligne fort justement P. Verley (1997), le système usinier, qui se met en place avec la première révolution industrielle, permettait la production de demi-produits (fonte, fer, fil)
qui fut écoulée sur de vastes marchés. En revanche, la production de biens différenciés, pour des marchés proches du consommateur final, était davantage le fait de petites unités de production.
Ainsi, en 1860 la taille moyenne des entreprises industrielles en France était de dix salariés, contre 350 dans les mines et près de 200 dans la sidérurgie. Dans de nombreux autres pays d’Europe,
la grande entreprise n’apparaît que tardivement, dans la seconde moitié du 20è siècle. La grande entreprise se concentre dans les secteurs situés en amont du processus industriel, à forte
intensité capitalistique et en main-d’oeuvre, alors que la petite entreprise se situe plus en aval. Marshall souligne à ce propos la grande souplesse de la petite entreprise, laquelle assimile
rapidement les informations nouvelles venant de l’extérieur. Aussi si le petit industriel (selon les termes de Marshall) est rarement au premier rang dans la marche vers le progrès, il a la
capacité de l’assimiler rapidement. Le poids des petites entreprises dans le système industriel des pays européens est resté important en fonction du degré de personnalisation du produit. Ainsi,
la fabrication de vêtements masculins s’est industrialisée plus rapidement que celle des femmes parce que le vêtement masculin s’est uniformisé, standardisé avant celui de la femme. Par ailleurs,
les petites entreprises occupent une autre place importante dans le système industriel par le biais la sous-traitance, de capacité ou de spécialité. Sans nier l’existence de relations
concurrentielles, il existe bien une division du travail entre grandes et petites entreprises, qui est à la fois évolutive dans le temps (en fonction de l’évolution des techniques), mais aussi
des secteurs d’activité. La petite, voire très petite, ou la moyenne entreprise apparaissent beaucoup plus comme complémentaires que concurrentes de la grande entreprise. Cette composante de
l’organisation industrielle, observable au 19e siècle, perdure de nos jours. La France, l’Italie, le Japon, voire l’Allemagne, ont développé des structures industrielles dualistes, dans
lesquelles quelques grandes entreprises co-existent avec un tissu dense de PME. Portant, c’est le poids relativement élevé des petites entreprises dans le système industriel français qui a été
désigné par nombre d’historiens, notamment anglo-saxons (voir par exemple les travaux de D. Landes), comme étant la raison du retard relatif français par rapport à l’industrie britannique. La
société française, trop attachée à ses traditions, aurait tardé à prendre le tournant de la modernisation. Les troubles engendrés par la Révolution de 1789, puis l’instabilité politique qui en a
découlé pendant plusieurs décennies, ont très certainement freiné la modernisation du pays, bien que cette période ait été riche d’innovations techniques dans différents domaines (machine à
coudre, conserve alimentaire, etc.) touchant la vie quotidienne des individus. L’histoire économique est longtemps restée centrée sur le rôle moteur de la grande entreprise et sur le modèle
anglais. Mais, depuis la fin du 20è siècle, différents travaux ont conduit à réapprécier la place des petites entreprises dans le processus d’industrialisation ; notamment (mais pas uniquement)
en se réappropriant le concept de district industriel de Marshall. S’agissant de la première révolution industrielle, la petite entreprise apparaît désormais davantage comme la norme et la grande
entreprise l’exception ; y compris en Angleterre. Ce n’est véritablement que lors de la seconde révolution industrielle à la fin du 19è siècle que la grande entreprise émerge. Le concept de
révolution industrieuse de J. de Vries insiste sur le caractère protéiforme et dispersé de l’industrialisation sur la longue durée.
 
Ce questionnement sur la place des petites entreprises pendant la première révolution industrielle en entraine un autre. Celui de la croissance de la taille des firmes. Une petite entreprise
est-elle une grande entreprise « dans l’enfance » ou une entreprise qui n’est pas destinée à grandir ? Une petite entreprise qui n’est pas rachetée par une plus grande ou qui n’en devient pas une
est-elle nécessairement une entreprise qui a échoué ?
 
Par ailleurs, l’expression « petite entreprise », si elle est commode d’utilisation, est aussi fondamentalement imprécise. L’entreprise est-elle petite en raison de l’effectif employé, des
capitaux mobilisés, de ses marchés (plutôt locaux que mondiaux) ? Le seuil est-il bien le même dans toutes les branches d’activité ? Quel rôle joue l’entrepreneur en tant qu’acteur économique ?
Le dirigeant d’une petite entreprise n’est-il qu’un « simple » chef d’entreprise ou peut-il être un entrepreneur schumpéterien ?
 
Enfin, dernier point important : quelles ont été les politiques publiques suivies en faveur des petites entreprises au 19e siècle ? Les petits patrons avaient-ils une force de négociation
suffisante pour imposer leurs revendications vis-à-vis de la concurrence – parfois féroce – du système usinier ? Qui étaient précisément ces petits patrons du 19e siècle, qui avaient parfois au
niveau local un poids politique important ?
 
Les propositions de communication peuvent traiter des questions suivantes :
 
1.    Poids des petites entreprises selon les secteurs d’activité, évolution de la division du travail dans le temps ;
2.    Situation du système productif français et comparaison avec d’autres pays européens ;
3.    Monographie d’une petite entreprise/entrepreneur dans un secteur d’activité donné, qu’elle soit restée une petite entreprise ou devenue une grande entreprise ;
4.    Politique économique vis-à-vis des petites entreprises au 19e siècle ;
5.    Evolution historiographique relative à la place des petites entreprises dans la révolution industrielle ;
6.    Financement des petites entreprises (épargne propre de l’entrepreneur, rôle de la famille, rôle des banques, etc.) ;
7.    Le poids des petites entreprises dans le progrès technique.
 
 
Dates importantes

Plus d’informations : http://says.univ-littoral.fr/

–      Envoi du résumé de la communication avant le 15 avril 2014 à
Sophie Boutillier : Sophie.Boutillier@univ-littoral.fr ou
Cédric Perrin : cp2002@orange.fr
–      Réponse du comité scientifique au plus tard le 15 mai 2014
–      Inscription au Congrès avant le 30 juin 2014. L’inscription est gratuite pour les membres du RRI
–      Envoi des papiers finaux avant le 15 août 2014.

Appel à Com. ISEG Group – ISERAM Colloque international : Le désordre : une vertu créatrice ?

Appel à communications
Le
désordre : une vertu créatrice ?

L’entreprise du XXIe siècle repose sur de nouveaux fondamentaux. Elle apparaît porteuse de germes de désordre qui
pourraient bien remettre en cause les routines organisationnelles et la vision du monde, héritées du siècle précédent. À sa décharge, il faut souligner qu’elle est entrée dans le nouveau siècle
en ayant à gérer une situation paradoxale. Alors que la révolution numérique l’avait dotée de capacités exceptionnelles de traitement de l’information, et que le tournant managérial lui avait
enseigné les mérites du projet, du matriciel, du tableau de bord prospectif, du 360°, du leadership, etc., elle se retrouve désormais à l’intérieur d’une situation de crise, facteur d’anomie, où
la perte de références se conjugue à l’épuisement des solutions héritées des modèles de gouvernance du siècle passé. Elle subit les conditions d’un environnement peu familier aux effets
multiples, issu d’une crise mondiale qui affaiblit et divise les États, menace d’éclatement le système bancaire, et surtout, tend à remettre en cause les grands équilibres et compromis sociaux du
siècle passé. Dans le même temps, l’entreprise ne fait pas que subir, elle peut construire un nouvel environnement, à l’image des modèles d’affaires mis en oeuvre par Apple, Amazon, Free,
Sarenza, etc
. Dans ces conditions, certains débats perdent du sens, comme celui sur l’entreprise et la mondialisation. La mondialisation ne constitue plus l’opportunité à saisir absolument,
ou bien, à l’inverse, la contrainte radicalement infranchissable, elle joue d’abord le rôle d’un dispositif aléatoire ou continu de transmission des fluctuations, qui accélère et amplifie la
diffusion des effets anomiques de la crise avec lesquels l’entreprise doit en permanence composer.

Si certains débats perdent du sens, d’autres gagnent en pertinence, en explorant des questions que les rationalités
procédurales des entrepreneurs du nouveau siècle font émerger, lorsque les impératifs d’agilité et de résilience face à la crise exigent d’explorer des formes d’organisation originales et des
stratégies inédites. De nombreux phénomènes se combinent pour ouvrir une telle perspective. En témoignent notamment l’expansion irrésistible des réseaux sociaux, remettant en cause les liens
verticaux classiques, tant à l’intérieur des organisations que dans la société ; le développement continu de technologies qui confèrent du pouvoir à des unités de plus en plus décentralisées,
s’affranchissant des frontières nationales ; la réévaluation du périmètre traditionnel des entreprises et de leurs stratégies d’innovation et de financement ; ou encore, la transformation du rôle
de l’État, qui se veut de plus en plus un « État-stratège », cherchant à créer des procédures nouvelles pour compenser la réduction du pouvoir de régulation et de stabilisation des instruments
macro-économiques classiques. La conjugaison de ces phénomènes conduit à l’émergence d’organisations et au développement de comportements qui s’écartent des sentiers battus, dérogent aux règles
établies et acceptées antérieurement par le plus grand nombre, et pourraient bien dessiner les orientations possibles du paradigme entrepreneurial du nouveau siècle.

Ces organisations, ces comportements, constitués de manière intentionnelle, en s’écartant des normes sociales et des
routines organisationnelles, éclairent les angles morts de la régulation, de la délibération et de la prise de décision. À ce titre, ces phénomènes interpellent les pouvoirs publics, les
entreprises, les chercheurs et de nombreux acteurs de la société civile. Faut-il s’en défier, comme les ferments d’une remise en cause de la stabilité et de la pérennité de l’ordre social et de
l’économie d’entreprise, et face à l’anomie léguée par la crise, tenter de renforcer le respect de la règle comme fondement de la régulation et de l’équilibre ? À cette vision d’un environnement
normatif et 
prescriptif, n’est-il pas opportun au contraire d’opposer la pertinence des
enseignements d’un Joseph Schumpeter, pour qui l’innovation technique, économique et sociale ne pouvait surgir que d’une « destruction créatrice », où le nouveau devait transgresser les règles de
l’ancien pour parvenir à éclore ? Ou encore, saisir les phénomènes concernés comme des instruments de résilience sociale ou organisationnelle au sens de Karl Weick et/ou des tenants de l’écologie
des populations ? Les termes du débat semblent bien apparaître comme une relation entre fermeture et ouverture du système de représentations, répondant elle-même à une dialectique de l’ordre et
du désordre.

Ces réflexions conduisent à de nouveaux champs d’investigation. Elles concernent, par exemple, la
nature de la rationalité qui conduit à la prise de décision ; et où la transgression des normes, mais aussi l’erreur et l’échec deviennent des situations procédurales à l’intérieur desquelles
s’initient en négatif de nouvelles formes d’apprentissage. Elles s’inscrivent aussi au coeur des conditions de création et de diffusion de l’innovation, où les avantages de l’ouverture
apparaissent bien supérieurs aux risques liés à la propriété intellectuelle, comme le montrent les travaux sur l’open innovation. Elles intéressent également les nouveaux comportements
qui remettent en cause les statuts classiques du producteur et du consommateur, à l’image de l’intervention de l’amateur (pro-am) dans une économie de la contribution qui met en valeur
l’expertise du consommateur pour en faire un co-producteur de biens, de services et de signifiants collectifs. En témoignent les fonctions du patient-expert, du « lanceur d’alertes », de
l’entrepreneur de l’économie sociale, ou encore, des artisans du micro-crédit et des monnaies locales. Un autre champ d’investigation de cette dialectique entre ordre et désordre est constitué
par les créations d’activités dont s’accompagnent les opportunités de la décentralisation de l’État, et qui peuvent se traduire par deux phénomènes contradictoires : d’un côté, d’importants
effets de concurrence et d’éviction entre territoires, en complète contradiction avec la rationalité d’un schéma national d’aménagement harmonisé ; de l’autre, la mise en valeur d’avantages
comparatifs, facteurs de différentiation, qui contribuent à consolider l’ancrage territorial des entreprises sur des secteurs spécifiques, avec une forte complémentarité des rôles entre
entrepreneurs et collectivités pour assurer l’organisation de l’activité.

Ce colloque se donne pour objet de reprendre la question du désordre comme une vertu créatrice de
l’entreprise du XXIe siècle. La problématique est par nature multidimensionnelle. Elle se situe au carrefour de plusieurs disciplines, notamment les sciences économiques, les sciences de gestion,
la sociologie, les sciences juridiques et les sciences politiques. De même, différents champs d’investigation pourront être explorés, et la liste proposée ici n’est nullement limitative.

Axe 1 – La primauté de la règle

– Le désordre, comme affectant les normes établies, dans l’entreprise, dans l’économie et la
société

– Le désordre, comme source d’asymétrie d’information, de fausse information ou de manipulation
d’information (clients/consommateurs, concurrents, fournisseurs, organismes de régulation, etc.)

– Le désordre, comme conduisant à des comportements de non-respect des lois (contre-façon,
malversation, piratage, propriété intellectuelle, trafic d’influence, etc.)

– Le désordre, comme source d’activités illégales, criminelles

– Le désordre, comme source de pressions politiques (lobbying par exemple)

– Le désordre, comme source de mauvaise gouvernance

– Le désordre, comme source d’inéquité dans l’entreprise

Axe 2 – L’exigence de désordre

– Le désordre, comme fondement de l’économie entrepreneuriale (nouveaux business models,
nouvelles activités et/ou niches, nouvelles approches marketing, etc.)

– Le désordre, comme source de changements stratégiques

– Le désordre, comme source d’innovation organisationnelle

– Le désordre, comme source d’innovation managériale (acceptation de l’erreur, de l’échec, de la
transgression des règles, de la co-production des normes, etc.)

– Le désordre, comme source d’innovation sociale, dans les comportements des acteurs : pro-ams,
contributeurs, patients-experts, lanceurs d’alertes, entrepreneurs de l’économie sociale, nouveaux consommateurs, etc.

– Le désordre, comme source de pouvoirs horizontaux (réseaux sociaux, internes et externes)

– Le désordre, comme association de la société civile à la prise de décision (populations locales,
ONG, économistes atterrés, rebelles du marché)

– Le désordre, comme source d’innovations financières

– Le désordre, comme source d’innovation monétaire : monnaies parallèles, monnaies locales,
micro-crédit, crédit municipal

Axe 3 – La règle et le désordre, une réconciliation envisageable
?

– Réseaux d’entrepreneurs, création d’activité et territoires

– Le rôle des territoires dans la constitution de pôles d’innovation

– Les conditions contrastées de l’ancrage territorial des firmes

– Les industries de territoire, services collectifs et industries créatives

– Les partenaires sociaux, les ressources humaines et les conditions du consensus dans
l’entreprise

– Le rôle du management interculturel, comme médiation entre les objectifs économiques de l’entreprise
et la complexité des milieux d’affaires à l’étranger

– La politique financière de l’entreprise face à l’instabilité des marchés : contraintes de
financement et exigences de valorisation des actifs

– L’économie sociale et solidaire, entre marché et bien collectif

– Le rôle des monnaies parallèles et des financements parallèles

– L’économie informelle, au Sud et au Nord

– Les business cycles, depuis Schumpeter 4

Comité scientifique

Boualem Aliouat, Université de Nice

Alain Amintas, Université de Rennes 2, CIAPHS

Gilles Antier, IAURIF et IEP de Rennes

Olivier Babeau, Université Paris 8

Amina Bécheur, Université de Marne-la-Vallée

Danielle Benezech, Université de Rennes 1, CREM

Faouzi Bensebaa, Université Paris 8, ISEG Group

Philippe Béraud, Télécom Bretagne et CIAPHS, Université de Rennes 2

Annie Blandin, Télécom Bretagne et CEDRE/IODE, Université de Rennes 1

Rolande Borrelly, Université de Grenoble 3, ISMEA

Michel Capron, Université Paris-Est-Créteil

Didier Chabaud, Université d’Avignon

Viviane du Castel, ISEG Group

Franck Cormerais, Université de Bordeaux 3, MICA

Pablo Diaz, Institut d’Etudes Politiques de Rennes, CIAPHS, ISMEA

Pierre Guidicelli, Université Paris 1

Marc Humbert, Université de Rennes 1, CIAPHS

Thierry Isckia, Télécom Paris

Adrienne Jablanczy, ISEG Group

Joan Le Goff, Université de Tours

Laurent Loty, CNRS

Ababacar Mbengue, Université de Reims

Karim Messeghem, Université de Montpellier

Pierre Musso, Télécom Paristech et Université de Rennes 2

Jean-Louis Perrault, Université de Rennes 1, CIAPHS, ISMEA

Yvon Pesqueux, CNAM Paris

José Filipe Pinto, Université Lusophone de Lisbonne

Pierre Salama, Université de Paris XIII

Ali Smida, Université Paris 13

Adelino Torres, Université Technique de Lisbonne 5

Comité d’organisation

Faouzi Bensebaa, Philippe Béraud, Viviane du Castel, Adrienne Jablanczy.

Les projets de communication de deux pages maximum, bibliographie comprise, devront être envoyés avant
le 30 décembre 2012 au secrétariat du colloque : viviane.du-castel-suel@iseg.fr La réponse du comité scientifique parviendra aux auteurs au plus tard le 15 janvier 2013.

Le colloque se déroulera à la Maison de l’Europe, à Paris, le jeudi 11 avril 2013. Ce colloque bénéficie de la
collaboration du CIAPHS, laboratoire de recherche de l’Université de Rennes 2, et de l’ISMEA, Fondation François Perroux et de La Revue des Sciences de Gestion.

Appel à com : ERUDITE de l’Université Paris-Est

L’axe Territoire, Emploi, Santé du laboratoire ERUDITE de l’Université Paris-Est organise une session spéciale à
l’occasion du 51e colloque de l’ASRDLF qui aura lieu les 7, 8, et 9 juillet 2014 à la Cité Descartes, Marne-la-Vallée.

Dans ce cadre, un appel à communications est lancé, disponible sur  http://www.asrdlf2014.org/sites/default/files/s12-nouvelles_formes_de_travail_et_territoires.pdf

Les réponses sont attendues pour le 27 janvier 2014. Les propositions s’effectueront directement en ligne sur le site du colloque : http://asrdlf2014.org en spécifiant qu’elles s’inscrivent dans le cadre de la session spéciale S12 – Nouvelles formes de travail et territoires.

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La fiscalité des entreprises au XXe siècle

Didier Bensadon, Université Paris-Dauphine
Nicolas Praquin, Université Paris-Sud
Béatrice Touchelay, Université Lille Nord de France (Lille 3)
Philippe Verheyde, Université Paris VIII-Saint Denis

 Vous invitent à
proposer une contribution à la 3e journée d’étude
« Histoire, Entreprises et Gestion – HEG
»

consacrée à
« La
fiscalité des entreprises au XXe siècle »
et organisée à
l’
Université Paris-Sud (Sceaux) le vendredi 7 juin 2013

Le groupe de travail « Histoire, Entreprises et Gestion » mêlant historiens et chercheurs en sciences de gestion organise
chaque année un cycle de journées d’études autour d’un thème central.

La première journée, organisée à l’Université Paris VIII-Saint-Denis en juin 2011, sur le thème : «
Comptabilités d’entreprises et Histoire XIX-XXe siècles : objets, pratiques et enjeux », a été
l’occasion pour des historiens, des juristes, des sociologues et des spécialistes de sciences de gestion d’examiner
la manière dont la comptabilité et la gestion se sont imposées au
sein des organisations privées. La deuxième journée consacrée à « L’argent des entreprises » s’est déroulée à l’Université Lille 3 le 8 juin 2012 ; elle a montré le rôle et les utilisations des
sources de financement, son impact sur la gestion en période d’abondance ou de carence, et plus généralement la façon dont il pouvait déterminer – ou pas – la reddition des comptes et la
production d’information financière tant pour les entreprises que pour leurs partenaires privés.

Nous souhaitons prolonger ces réflexions et ces échanges sur les réalités et les interprétations du concept d’entreprise,
appréhendée à la fois comme une construction et un vécu, comme un objet d’histoire et comme un système d’organisation inscrit dans le temps et dans l’espace en élargissant cette année la
réflexion à leurs relations avec l’Etat. Nous cherchons à susciter une réflexion collective auprès des chercheurs confirmés, mais également auprès des doctorants et des professionnels des
sciences humaines et sociales qui s’intéressent à l’entreprise comme acteur économique, social et politique, voire culturel.

Le thème de la troisième journée que nous proposons porte sur « les entreprises et la fiscalité ». Cette thématique nous parait particulièrement propice à une approche mêlant tant les échelles spatiales que temporelles et s’appuyant sur des sources et des fonds d’archives
diversifiés. Il s’agira ici de mêler les réflexions des spécialistes en sciences de gestion, des historiens, des juristes, voire des sociologues et des économistes pour évaluer les réactions des
entreprises aux profondes réformes de la fiscalité introduites depuis le début du XXe siècle en France : création de l’impôt sur le revenu en 1914, puis de l’impôt cédulaire sur les bénéfices en
1917 et, plus généralement de toutes les différentes formes de taxation opérées au cours du siècle. La question de l’organisation du contrôle fiscal construit par l’administration, souvent
combattu par les contribuables ou les parlementaires, constitue également un axe d’approche à retenir.

Cette thématique peut être déclinée en quatre niveaux :

Celui du système d’informations comptables
: comment la fiscalité a-t-elle pu modeler et façonner les règles comptables tout au long du XXe siècle ? Comment vers la fin du XXe siècle, l’évolution de
l’environnement économique et financier a pu délier le lien qui associait comptabilité et fiscalité ? Les approches historiques comparatives sont particulièrement bienvenues dans ce cadre dans la
mesure où elles permettent d’éclairer la singularité du système français.

Celui de l’entreprise elle-même : comment les entreprises s’adaptent-elles à ces changements qui les obligent à déclarer leurs revenus et à nouer des relations régulières et directes avec les agents du
fisc ? Quel est l’impact de cette fiscalité directe sur leur gestion ?

Celui de l’entreprise confrontée à l’Etat fiscal
: dans quelle mesure ces évolutions transforment-elles les relations entre les entreprises et l’Etat ? La généralisation tardive de la normalisation
comptable et la persistance du forfait sont-elles le signe de résistances de la part des entreprises ? Comment l’entreprise aborde-t-elle ses relations avec les agents du fisc ? Quels sont les
rôles des comptables ou des conseillers fiscaux ? Comment les contentieux permettent-ils d’éclairer les relations que les entreprises entretiennent avec le fisc ?

Celui de l’Etat, de l’administration fiscale et ses
agents
: comment s’adaptent-ils à ces transformations ? De quels moyens disposent-ils (formation des agents à la comptabilité,
répression des fraudes, etc.) ? Quelle est leur efficacité ? Dans quelle mesure, comment et quand l’amélioration des contrôles des comptabilités des entreprises atténue-t-elle la fraude
?

Les propositions de communications avec titre (1 page) et un court CV sont à envoyer pour le 31 décembre 2012 à Nicolas
Praquin (nicolas.praquin@u-psud.fr) en indiquant dans le sujet du mail : « 3e
journée HEG » ; une notification d’acceptation ou de refus sera adressée courant janvier 2013.

Le big bang de l’économie numérique : désordre et normalisation

L’ISERAM (le laboratoire de recherche l’ISEG Group) organise un colloque international.

Appel à communication

 

THEME:  Le big bang de l’économie numérique : désordre et
normalisation
DATE: Jeudi 10 avril 2014
LIEU: Maison de l’Europe
– 35-37, rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris.

Les projets de communication de deux pages maximum, bibliographie comprise, devront être envoyés pour le 15 février 2014au secrétariat du
colloque : viviane.du-castel-suel@iseg.fr

L’économie numérique apparaît comme le résultat conjugué des applications technologiques issues de l’Internet, des usages
individuels et collectifs qui en découlent, ainsi que d’une économie de la dématérialisation à l’intérieur de laquelle se redéfinissent le rôle et le fonctionnement des organisations et des
marchés. Ce qu’il est convenu d’appeler depuis quelques années « la révolution numérique » constitue un phénomène dont l’origine est très proche dans le temps, avec l’émergence de l’IP
(Internet Protocol) et du Web 2.0. Cette économie a revêtu rapidement une ampleur exceptionnelle, impliquant tous les champs d’activités de l’économie et de la société. Les effets
induits par la convergence voix-données-images, la croissance irrésistible des capacités de traitement, de stockage et de transport de l’information, le caractère cumulatif des innovations de
produit, de service et de procédé, le développement de la culture « bottom-up » semblent donner au numérique le statut d’une « nouvelle révolution industrielle »(
1), qui transformerait les comportements et les
représentations, métamorphoserait chaque utilisateur en noeud de son cercle de connaissances et ferait émerger de « nouveaux maîtres du monde » en mesure de peser sur le
futur(
2).

Cette économie numérique est à la source de nouvelles activités qui peuvent apparaître comme
des gisements potentiels de croissance et d’emploi et partant, comme des solutions possibles de sortie de crise. C’est le cas, en particulier, des industries créatives dont la légitimité est
supportée en Europe à la fois par les institutions communautaires, les États et les collectivités territoriales, sans parler des acteurs industriels eux-mêmes. La difficulté est à la fois de
s’entendre sur une délimitation précise du périmètre de ces activités et d’en mesurer la portée économique réelle. Cette difficulté concerne également l’identification de la nature véritable de
ce qui est à l’oeuvre dans ces ateliers numériques que sont les Fab Labs où les Makers du 2.0 élaborent des produits innovants, à l’image des imprimantes 3D. Ces lieux peuvent
être associés à la révolution industrielle évoquée ci-dessus ou, plus modestement, à des espaces de bricolage numérique.

Pour autant, les interrogations autour de l’économie numérique ne s’épuisent pas dans la vision
positive du progrès technique ou dans l’approche matérielle renouvelée d’un consumer capitalism qui verrait se démultiplier à l’infini les objets du désir. L’économie numérique fait
émerger de nouveaux espaces de réflexion, conjuguant notamment les problématiques :

– des supports techniques et des normes,

– des relations sociales et du facteur humain,

– de la gestion des données personnelles et des big data,

– de l’organisation économique et des nouvelles formes de coordination de l’activité,

– de l’appropriation des richesses,

– de la transparence et de la démocratie.

Par ailleurs, l’économie numérique est loin de constituer un espace lisse dénué de rapports de
forces. Ainsi, de grandes entreprises, comme Google, Amazon, Facebook, Ebay ou Tweeter, Apple et Microsoft, continuent à vouloir imposer des conditions nouvelles de production et de marché. De
même, des organisations – marchandes bien sûr mais également étatiques, mafieuses, etc. – s’évertuent à vouloir contrôler les données numériques et leurs sources. De plus, si la participation des
utilisateurs à la définition du produit contribue à faire émerger un modèle de la co-conception, la valeur du travail des contributeurs ne donne pas
matière à rétribution, alors même que ceux-ci cèdent également l’usage de leurs données personnelles. Celles-ci apparaissent
infimes, mais agrégées, elles ont beaucoup de valeur. Dès lors, bien que l’économie numérique et les technologies qui lui sont associées soient censées accroître les richesses et les
opportunités, ces richesses et ces opportunités semblent être de façon croissante sous le contrôle d’un nombre limité d’acteurs. Il y a ainsi loin de la coupe aux lèvres.

Ces développements indiquent que les représentations de l’économie numérique comportent des degrés de complexité
qui impliquent de s’engager dans des analyses approfondies. Ces degrés de complexité conduisent également à affronter les contradictions, à proposer des démarches d’explication et de
compréhension et à tenter de déployer des visions prospectives qui puissent contribuer à ouvrir les chemins de la connaissance. L’ambition du colloque de l’ISEG-ISERAM du 10 avril 2014, organisé
sur le thème de l’économie numérique à la Maison de l’Europe, consiste précisément à tenter d’y voir un peu plus clair sur les interprétations qui s’accumulent ici et là, sans toujours souligner
les défis en cours et sans faire apparaître les enjeux contradictoires qui semblent pourtant essentiels à l’appréhension de cette économie.

Les intentions de communication pourront s’articuler autour de cinq thèmes majeurs, sans que ceux-ci ne
constituent pour autant une liste limitative.

1er thème. Économie numérique et
monétisation : économie de la contribution et propriété intellectuelle ; effets du tout-gratuit.

2e thème.
Économie numérique et enjeux sociétaux : avancée ou recul de la démocratie ; big data ; culture du bottom up ; espionnage ; malveillance ; manipulation froide ; régulation ; RSE
; traçabilité des produits ; transformation de l’État ; univers collaboratif.

3e thème. Économie numérique et
voies de financement singulières : crowfunding ; monnaies parallèles ; nouveaux leviers de financiarisation.

4e thème. Économie numérique,
changements stratégiques et business models : cantines, Fab Labs et Makers 2.0 ; cloud à la demande ; concentration croissante de l’information ; entrepreneurs
schumpétériens ou kirznériens ; innovation et quête de la rente ; mobilité ; MOOC et formation ; réseaux sociaux.

5e thème. Économie numérique,
industries et territoires : écosystèmes industriels ; industries créatives, culturelles et numériques en Europe comme solutions de sortie de crise ; mutations des services publics (hôpitaux,
collectivités locales, distribution de l’eau, de l’électricité, etc.) ; open innovation, milieux innovateurs et pôles de compétitivité ; redéfinition des usages urbains.

Comité scientifique

Boualem Aliouat, Université de Nice, Sophia Antipolis

Abdelmajid Amine, Université Paris-Est-Créteil

Alain Amintas, Université de Rennes 2, CIAPHS

Gilles Antier, IAURIF et IEP de Rennes

Olivier Babeau, Université Paris VIII

Faouzi Bensebaa, Université Paris VIII

Amina Bécheur, Université Marne-La-Vallée

Danielle Benezech, Université de Rennes 1, CREM

Philippe Béraud, Télécom Bretagne et CIAPHS, Université de Rennes 2

Annie Blandin, Télécom Bretagne et CEDRE/IODE, Université de Rennes 1

Rolande Borrelly, Université de Grenoble 3, ISMEA

Didier Chabaud, Université d’Avignon

Franck Cormerais, Université de Bordeaux 3, MICA

Aude d’Andria, Université d’Evry

Arnaud de l’Épine, Ars Industrialis

Pablo Diaz, Institut d’Etudes Politiques de Rennes, CIAPHS, ISMEA

Viviane Du Castel, ISEG Group, ISERAM.

Marc Humbert, Université de Rennes 1, CIAPHS

Adrienne Jablanczy, ISEG Group, ISERAM

Karim Medjad, CNAM Paris

Karim Messeghem, Université de Montpellier 1

Pierre Musso, Télécom Paristech et Université de Rennes 2

Hadj Nekka, Université d’Angers

Joan Le Goff, Université de Tours

Robert Paturel, Université de Bretagne-Occidentale

Jean-Louis Perrault, Université de Rennes 1, CIAPHS, ISMEA

Jean-Jacques Perseil, CNAM Paris

Yvon Pesqueux, CNAM Paris

José Filipe Pinto, Université Lusophone de Lisbonne

Michel Renault, Université de Rennes 1, CREM

Pierre Salama, Université Paris XIII

Ali Smida, Université Paris XIII

 

Adelino Torres, Université Technique de Lisbonne
 

(1) Chris Anderson, Makers : la nouvelle révolution industrielle,
Pearson France, 2012.
(2) Jaron
Lanier, Who Owns the Future, Simon & Schuster, 2013.

Call for Papers : 3rd PhD Camp, April 24th, 2014

ESCP Europe, Paris – France

The Business PhD in France (BPF) Association is pleased to invite you to its 3rd PhD Camp on April 24th, 2014. This year’s event will be held at ESCP Europe, located at 79 Avenue de la République, 75011 Paris
(France).
The conference is open to all PhD students.
The deadline for submitting abstracts is March 24, 2014. We welcome submissions in
the 
following fields:
· Accounting and Management Control
· Economics and Finance
· Information Systems and Decision Sciences
· Marketing
· Organizational Behavior and Human Resources
· Strategy and Organization Theory

To submit a paper, please send an email to: bpf.management.team@gmail.com, specifying your concentration in the subject. Papers and presentations should
be in English. If your paper is 
accepted, you are expected to act as discussant in your field of research.

Each concentration will include two tracks:
· Beginners’ track: Present just an idea or an early stage research, for which you would 
like to get feedback (no full paper required).
· Advanced track: More selective, with more time devoted to
discussions on each paper 
(full paper required at the latest by April, 7th).

PRIZES: A best paper award will be granted
for each concentration.

Authors will be notified of the results of the reviewing process by the end of March, 2014.
The 
deadline for submitting full papers is April 7,
2014
.

ATTENDANCE: If you just wish to attend the
conference, please register by sending an e-mail

to: bpf.management.team@gmail.com ASAP. No fees are required for either participation or attendance.
For more information, please visit our website at: www.business-phd.com
We look forward to seeing you at the PhD Camp.


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Rouen et sa région : un berceau de l’économie sociale et solidaire ?

Une approche territoriale comparée de la mutualité et de la
coopération 
du 19e au 21e
siècle
Colloque international d’histoire, Rouen, 2 et 3 octobre 2014

Appel à communications

L’économie sociale et solidaire rassemble différents groupements fonctionnant sur des principes d’égalité de personnes (1
personne, 1 voix), de solidarité entre ses membres et d’indépendance économique. Leur finalité n’est pas la rémunération du capital mais la satisfaction de besoins sociaux.

Il s’agit en fait d’un secteur (qualifié parfois de « tiers secteur »), très diversifié qui peut comprendre aussi bien
des sociétés mutuelles (santé ou assurance), des entreprises coopératives de consommation ou de production, des banques coopératives ou encore des associations d’insertion. Globalement on estime
que l’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui en France 220 000 employeurs et plus de 2,5 millions de salariés. Par leurs activités, les entreprises et associations du secteur
peuvent concerner encore davantage de personnes. Ainsi la Fédération nationale de la Mutualité française revendique 38 millions de sociétaires et les banques coopératives ou mutualistes, comme
les caisses d’épargne ou le Crédit agricole, détiennent des millions de comptes de clients ou d’usagers. Il ne fait pas doute que la mutualité et la coopération sont à l’origine d’un profond
mouvement social dont la portée historique demande encore à être précisée. .

Cette diversité même peut faire débat dans la mesure où elle n’est pas exempte de dérives du fait du rôle grandissant de
la finance et de la « marchandisation » de la société. En réaction à cette évolution, à plusieurs reprises, l’économie sociale et solidaire est apparue comme une perspective de renouveau d’une
vision autre de la société. En période de crise particulièrement, les valeurs humanistes de l’économie sociale et solidaire peuvent porter d’autres choix que ceux induits par l’économie de marché
et la financiarisation de la société.

À l’heure où l’économie sociale et solidaire paraît trouver une nouvelle légitimité, consacrée notamment par la création
en France en 2012 d’un ministère délégué ou encore par la décision de l’assemblée générale de l’ONU de faire de 2012 l’année internationale des coopératives, il a paru opportun de porter des
regards historiens sur les diverses composantes de cette économie sociale et solidaire en plein renouvellement.

Dans cette perspective, une rencontre nationale et internationale sera organisée les 2 et 3 octobre 2014 à Rouen par le
Groupe de Recherche d’Histoire de l’université de Rouen (GrHis, EA 38 31) et le Comité d’Histoire économique et sociale de Rouen et sa région, en liaison avec différentes instances régionales ou
nationales. Ce colloque recevra aussi l’appui de différentes associations et entreprises appartenant au secteur de l’économie sociale et solidaire.

Ainsi conçu ce colloque se propose d’explorer l’histoire des formes d’économie sociale et solidaire à Rouen et dans sa
région du XIXe siècle à nos jours. On s’interrogera notamment sur le rôle pionnier joué, à l’échelle régionale, par certaines entreprises et institutions de l’économie sociale. On tentera de
mesurer et d’analyser le développement particulièrement marqué des formes d’économie sociale et solidaire à l’échelle de Rouen et de sa région, tout en s’efforçant de comparer cette histoire avec
celle d’autres régions en France et à l’étranger. L’hypothèse principale du colloque consiste à vérifier ou non la réalité historique de véritables « districts de l’économies sociale et solidaire
», au sens où l’on parle de « districts industriels » (Alfred Marshall, 1890).

Dans cette optique, trois axes de recherche, non exclusifs, semblent pouvoir structurer l’organisation du colloque
:

– dans quelle mesure l’échelle locale et régionale est-elle pertinente pour l’histoire de l’économie sociale ? On
s’interrogera en particulier sur l’existence d’autres régions, en France et à l’étranger, historiquement marquées par le phénomène coopératif et mutualiste, comme le Nord, le Jura, l’Alsace, la
Champagne ou encore les Charentes mais aussi, par exemple, le Limbourg belge, les cantons alémaniques suisses, la vallée de Mondragón au pays basque ou le pays de Bade en Allemagne. À cette
échelle locale et régionale, quels sont les secteurs d’activité qui ont historiquement concentré à Rouen et dans sa région, mais aussi dans d’autres régions françaises ou étrangères, le
développement des expériences d’économie sociale et solidaires ? Quelles sont les formes d’économie sociale dominante (coopération ou mutualisme) ?

– quels sont les facteurs culturels, politiques, économiques et sociaux de l’implantation et de l’essor des entreprises
de l’économie sociale à Rouen et dans sa région ? En comparaison, quels sont les facteurs à l’origine du développement du secteur mutualiste dans d’autres régions de France et à l’étranger ? Un
modèle historique et territorial de développement commun aux différentes formes d’économie sociale peut-il est dégagé ? Ce modèle est-il historiquement rattaché à des modalités de gouvernance
spécifiques ?

– quel bilan peut-on dresser de la croissance du secteur de l’économie sociale à Rouen et à l’échelle des autres régions
de l’économie sociale et solidaire, sur plus de deux siècles ? Que nous enseigne l’histoire de ce secteur sur sa capacité réelle à amortir la conjoncture et à préserver la cohésion sociale,
notamment en temps de crise ?

Modalités pratiques de l’appel à contributions
Langues de travail : Français et Anglais
Les
projets de communications (titre de la contribution, présentation d’une page, comportant la mention des sources envisagées, court CV) doivent être envoyés avant le 16 décembre 2013 à Audrey
Delauney :
au.delauney@gmail.com

Le résultat de l’évaluation scientifique des propositions de contribution par le comité d’organisation scientifique sera
connu le 15 janvier 2014.

Le comité d’organisation prendra en charge le financement des déplacements à Rouen pour le colloque et l’hébergement des
contributeurs pendant la durée du colloque.

Comité d’organisation scientifique
Olivier Feiertag, Yannick Marec et Nicolas Plantrou

Secrétariat scientifique
Audrey Delauney : au.delauney@gmail.com

Comité scientifique
Carole Christen-Lécuyer, Michel Dreyfus, Olivier Feiertag, André Gueslin, Yannick Marec, Martin Petitclerc (Université du Québec à
Montréal), Nicolas Plantrou, Daniel Reger (université du Havre), Patricia Toucas-Truyen, Nadine Vivier

Appel de RIMHE : Les avenirs possibles d’une pratique de responsabilité et d’efficience socio-économique

Les négociations collectives aujourd’hui et demain

Cet appel à contributions de la Revue Interdisciplinaire Management & Humanisme, la RIMHE, préparé avec Marc Morin, Professeur d’Economie et sciences des organisations à l’ISC-Paris et qui a rejoint le comité de rédaction de la revue pour ce numéro, se propose de rassembler des travaux de recherche dans l’objectif de promouvoir le développement de la négociation sociale, et démontrer son efficience socioéconomique et sa capacité à produire du lien social dans une société qui se cherche elle-même des voies de sortie de crise.

Le chômage de masse, le sous-emploi, la fragmentation des classes sociales, l’évolution des conventions managériales et les tendances à l’individualisation du rapport salarial, une certaine défiance citoyenne à l’égard des syndicats institués…, constituent autant de facteurs de déstructuration progressive de l’idée syndicale.

C’est-à-dire d’une certaine conception du regroupement, du collectif, de l’association et de ses synergies cherchant, grâce à la coopération de ses membres, à constituer des forces collectives capables d’entrer, dans des contextes de plus ou moins grandes asymétries de pouvoir, dans des jeux de propositions et de contre-propositions pouvant débouchant sur des compromis. La qualité desdits compromis peut notamment être observée à la capacité des accords collectifs à favoriser l’émergence de résultats gagnant-gagnant qui, conciliant efficacité et éthique, échanges calculés et légitimité auprès des acteurs, loyauté des discussions et volontés de concession, produisent des régulations (Reynaud, 1995) susceptibles de se reproduire dans la durée. La négociation a en particulier pour caractéristiques centrales de produire des coopérations productives, de débloquer les processus de décision (Simon et March, 1964), de produire du lien ou encore du contrat social. Le fait que le syndicalisme soit en perte de vitesse, subissant également aujourd’hui sur un plan institutionnel l’érosion de ce que R. Castel (1995) nomme un processus d’individualisation décollectivisation, n’augure pas d’un redressement économique et de nouvelles régulations promettant une sortie de crise. Il convient plus généralement de prendre la négociation sociale au sérieux (Chambarlhac et alii, 2005). Au sein des modèles d’équilibre général des sciences économiques orthodoxes, et de leurs déclinaisons dans le mainstream, la tradition néo-classique standard dominante continue en effet à considérer que la négociation syndicale, en monopolisant peu ou prou l’offre de travail, en permettant aux salariés d’obtenir par la mobilisation des salaires plus élevés, ou en enrayant leur baisse, contredit les ajustements naturels des prix, et l’obtention du plein emploi ou d’un niveau d’emploi plus élevé. Au carrefour entre l’économie, la gestion et les sciences des organisations, plusieurs écoles institutionnelles, et postkeynésiennes, mettent a contrario en évidence le rôle porteur des syndicats et de la négociation qui, via l’institution de règles connues et acceptées de tous, la volonté de progresser vers des compromis, et en permettant selon l’hypothèse keynésienne classique à la demande de tirer l’offre de production derrière elle, peuvent avoir sur les équilibres économiques et la croissance des effets positifs qui surcompensent leurs impacts éventuellement négatifs transitant par exemple par certains degrés d’inflation (Freeman et Medoff, 1987 ; Laroche, 2012).

La stimulation à produire plus et mieux, via des salaires et des rapports contributions/rétributions jugés plus équitables par les acteurs du travail, l’instauration de climats de confiance et de cultures de dialogue réduisant les coûts des contestations, fidélisant les salariés et permettant au management de mieux se projeter dans l’avenir, l’incitation à utiliser certains outils de gestion collective, comme des échelles indiciaires qui dans l’entreprise participent à la diminution des coûts d’organisation interne, la prise de parole collective (Voice), qui se substitue à Exit (Hirschman, 1970) pour rééquilibrer l’entreprise défaillante…, constituent plusieurs de ces chaînes de réactions positives, suffisamment mises en évidence par la réalité et de nombreux travaux académiques pour ne plus être niées. Tous ces effets participent positivement à l’obtention de davantage
de croissance, Consulter le site de la revue http//www.rimhe.com d’emploi et de développement, et les recensions de plusieurs travaux macroéconomiques de grande ampleur (Fitoussi J. P. et alii, 2000) confirment que, dans les pays où les négociations sont relativement plus centralisées et organisées qu’ailleurs, les économies sont plus solides, ou supportent et amortissent mieux les chocs extérieurs. De ce point de vue, la vigueur de la croissance, durant les trente glorieuses, a aussi été portée au sein d’un régime keynésien – fordien par une certaine idée du syndicalisme. Ce dernier doit toutefois s’adapter à un nouvel environnement économique et institutionnel.

L’intensification des formes de concurrence internationale, déterminant certaines stratégies de flexibilité des firmes, la globalisation financière et la montée en puissance du pouvoir de l’économie financière, qui pèsent de tout leur poids sur les logiques industrielles et managériales, la conscience d’externalités négatives, qui mène le salarié à s’approprier des questions relevant de champs traditionnellement extérieurs à la vie au travail, l’apparition de certaines impasses politiques dans la définition des politiques économiques et sociales souhaitables…, appellent des changements, non pas de la nature de l’idée syndicale, mais des formes qu’elle pourrait revêtir et des nouveaux modèles d’organisation de la vie économique et sociale qu’elle pourrait susciter. La loi d’Août 2008, totalement appliquée à partir du 1er janvier 2013 et qui modifie les conditions de représentativité des syndicats en rendant les délégués éligibles au sein des entreprises, n’est pas exempte de critiques, mais elle va dans le sens d’une adaptation de l’idée syndicale à certaines grandes transformations de la société moderne en rapprochant les mandants salariés des mandataires-syndicaux.

Quelles seront alors, dans les dix années à venir, les grandes transformations affectant les processus de négociation dans et hors les entreprises ? L’informatisation croissante de la société et les NTIC (Freeman, 2003) pourraient-elles par exemple, en bouleversant les modes de circulation de l’information et de communication, stimuler l’émergence d’une nouvelle intelligence économique des négociations ? La défense des intérêts sur les lieux du travail va-t-elle ou non, et si oui comment, s’associer aux négociations de certains conflits d’intérêts connexes au strict monde du travail qui posent la question de la responsabilité sociale des entreprises en affectant plusieurs
de leurs parties prenantes, certaines ONG contournant par exemple des syndicats locaux pour obtenir gain de cause ?… Dans la foulée, quelles sont les propositions, les préconisations qui sont de nature à stimuler le développement des procédures de négociation sociale jusqu’à en faire un élément clé de la sortie de crise et de nouvelles régulations économiques et sociales ?

Le comité de rédaction constitué pour ce numéro portera une attention particulière aux travaux dessinant des pistes concrètes à la fois de renouveau de l’idée syndicale, et de celui des processus de négociation visant des résultats gagnant-gagnant porteur d’avenir et d’une sortie de crise. Il privilégiera également les approches transdisciplinaires. La posture épistémologique se donnant pour axe central de réflexion les changements organisationnels et institutionnels pour ce renouveau doit demeurer prégnante et constituer un socle commun aux chercheurs. Des élargissements sur des expériences étrangères, tenant compte des spécificités économiques et institutionnelles des syndicalismes et des économies par pays, seront bienvenus.

Références

Bourque R., Thuderoz C. (2002), Sociologie de la négociation, La Découverte, Paris.

Castel R. (1995), Les métamorphoses de la question sociale: une chronique du salariat, Hachette, Paris.

Chambarlhac G., Ubbiali G., Dir. (2005), Epistémologie du syndicalisme, construction disciplinaire de l’objet
syndical, L’Harmattan, Paris.

Fitoussi J. P., Passet O., Freyssinet J. (2000), Réduction du chômage, les réussites en Europe, Conseil d’Analyse
Economique, La Documentation Française, Paris.

Freeman R. B. (2003), Les syndicats et l’économie de l’information, in Allouche J., Coord., Encyclopédie des
ressources humaines, Vuibert, Paris, p.1471-1478.

Freeman R. B., Medoff J. L. (1987), Pourquoi les syndicats?, Economica, Paris.Hirschman A. (1970), Exit, voice and loyalty, Harvard University Press,
Cambridge.

Lallement M. (2008), Sociologie des relations professionnelles, La Découverte, Paris.

Laroche P. (2012), Syndicalisation et performance des entreprises : une synthèse de la littérature économique
récente, in Encyclopédie des ressources humaines, Allouche J., Coord., Vuibert, Paris, p. 1476-1484.

Reynaud J. D. (1995), Le conflit, la négociation et la règle, Octarès, Toulouse.

Simon H. A., March J. G. (1964), Les organisations. Dunod, Paris.

_____________________________

Date limite d’envoi des articles :16 mai 2014
A : martine.brasseur@parisdescartes.fr
morin.marc@wanadoo.fr

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CERR 2014 – COLLOQUIUM ON EUROPEAN RETAIL RESEARCH 2014

BREMEN, September 25th – 27th, 2014

CALL FOR PAPERS

PURPOSE
The purpose of the colloquium is to provide an opportunity for researchers and practitioners to present research within the field of retailing in
post-crisis Europe.

SESSIONS
The colloquium will be held on Thursday 25th, Friday 26th and Saturday 27th September, 2014 at Bremen University.

THEMES AND COMMUNICATIONS
This year’s special theme: Contemporary retailing issues in post crisis
Europe 
We also welcome submissions on topics related to retailing such as:
– Shopper Behaviour
– Retail Marketing
– Retail Strategy
– Retail Operations
Franchise
Multi-channel
Retail Logistics and Supply Chain Management
Supplier relationship management,
Retailing in post crisis Europe

PAPER SUBMISSION
Authors may submit a paper in electronic form in one of two ways:
– An extended abstract no
longer than 1 500 words
– A full paper (<3000 words, included in proceedings only with authors’ authorization).

Selected papers presented at the CERR will be considered for publication in a special issue of theInternational Journal of Retail and Distribution Management. Abstracts and Papers must
be structured according to the author guidelines.

IMPORTANT DATES
Submission date of abstract: February 3rd, 2014.
Notification of acceptance for presentation: March 3rd, 2014
Submission of revised abstract and full papers: June 15th 2014
Deadline for Book of Abstract (Registration & Fee): August 25th 2014
Colloquium: September 25-27 2014
All details are on the colloquium’s web site.

ORGANIZING COMMITTEE


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Colloque GeCSO à Nancy du 5 au 7 juin 2013

Le colloque GeCSO (Gestion des Connaissances, Société et Organisations) se tiendra cette année à Nancy du 5 au 7 juin 2013 avec comme thématique : “La génération des connaissances dans
l’activité au sein des organisations”.
Ce colloque porté par l’association AGeCSO est un espace de dialogue stimulant et productif entre différentes disciplines : sciences
sociales dont le management ; l’ergonomie ; sciences de l’ingénieur et de l’informatique ; sciences de l’information et de la communication, cognitique, …
Cette année, un effort tout particulier sera fait en vue de la diffusion des papiers présentés.
Un nouvel agenda est proposé pour vous permettre de déposer une communication (Nouvelle date limite : le 11 mars)

8e colloque international du GEM&L – Toulouse, 26-28 mars 2014

Toulouse Business School
Appel à communication

Langage et performance de l’entreprise

En fondant la linguistique moderne, Saussure institua une profonde dichotomie entre langue et parole. Le langage considéré comme acte de parole (Austin, 1962) a longtemps été ignoré dans le champ du management international (Marschan et al. 1997). Si aujourd’hui, on ne peut plus dire qu’il soit le facteur oublié des études en management international, le langage, considéré comme un acte social, constitue encore une « boîte noire » qu’il appartient aux chercheurs d’explorer.
En dépit des querelles qui ont opposé linguistes et sociologues par le passé, force est de constater que ces deux orientations sont non seulement compatibles, mais encore qu’elles sont les deux faces d’une même réalité et répondent à un certain nombre de préoccupations communes, telles que l’impact sur le sens du message et l’importance du contexte situationnel dans le choix des mots. Autrement dit, les aspects formels d’un message et les aspects sociaux et contextuels sont à prendre en considération si on veut faire avancer nos connaissances sur la communication en entreprise et le transfert de connaissances.

Grâce aux échanges entre linguistes et chercheurs en affaires internationales et en sciences organisationnelles, nous comprenons mieux aujourd’hui la double facette de la langue en tant que message structuré et en tant qu’acte social, ainsi que ses implications pour la performance en entreprise. Dans cet appel à communications, nous entendons par « performance » les progrès faits par les entreprises, les équipes, ou les individus dans leur poursuite des objectifs financiers ou
non-financiers de l’entreprise (Venkatraman & Ramanujam, 1986). La recherche sur le langage et la performance explorent donc la manière dont le langage favorise ou gêne la réalisation des
objectifs stratégiques.

La vision mécaniste de la communication, souvent centrée sur la problématique de la structure de la langue et du message à décoder, s’est
transformée ces dernières années au contact de la réalité complexe des échanges entre les membres des équipes désormais internationalisées. Dès le début des années 90, ce qu’il est convenu d’appeler le linguistic turn dans les sciences sociales, a fait apparaître le rôle central du langage dans le contrôle social et dans la structuration des identités sociales.

On pourra se demander quelle est la liberté des acteurs par rapport à la politique linguistique de l’entreprise, quand elle existe. Si l’on veut bien considérer que l’anglais n’est pas toujours la lingua franca que l’on imagine et que les libertés d’acteurs (Crozier & Friedberg, 1977) jouent un rôle déterminant dans le choix d’une langue commune de communication, on s’intéressera aussi au développement des langues d’entreprises (corporate language) qui différent des langues nationales parlées par les divers acteurs (national languages) et les interactions entre celles-ci et celles-là. La langue d’entreprise est souvent considérée comme une donnée reçue, non problématisée (Louhiala-Salminen, 2013) alors qu’elle joue un rôle fondamental dans le processus de partage et de transfert de connaissances. Quelle langue de l’entreprise se développe, à l’instar de « l’airbusien » parlé à Airbus, sorte d’anglais simplifié issu d’un transnational space (Appadurai, 1996) ? Dans quelle mesure peut-on considérer que se développe une multilingua franca, concept à mi-chemin entre la lingua franca et le multilinguisme, constituant un corporate language (Janssens & Steyeart, 2013). Peut-on sortir d’une conception statique des langues, comme nous y invitent certains chercheurs qui développent le concept de translanguaging (Janssens & Steyeart, 2013) et d’interfaces langagiers dynamiques -« dynamic language boundaries »- (Saulière, 2013).

La politique linguistique des entreprises ne se limite pas à une simple question technique, mais constitue un enjeu stratégique, influençant
le succès des négociations internationales, la gestion des connaissances et les relations entre l’entreprise et ses partenaires dans le monde (Brannen & Doz, 2012). Au-delà des questions de stratégie globale, nous savons aujourd’hui que les enjeux organisationnels sont touchés par les choix liés à la langue. La capacité des collaborateurs à contribuer pleinement à l’atteinte des objectifs, les jeux du pouvoir au sein de l’entreprise et la gestion optimale des ressources humaines découlent directement de la manière dont les langues sont – ou ne sont pas – gérées.
Que nous apportent les approches discursives du langage pour l’étude de l’implication des managers dans le développement stratégique de l’entreprise (Mantere & Vaara, 2008), ainsi que la notion de « circuits de pouvoir » pour la description des rapports de pouvoir induits par les politiques linguistiques (Vaara et al. 2005) ? Comment se négocie l’usage de la (des) langue(s) de communication dans un groupe multilingue (cf. les linguascapes de Steyeart, Ostendorp & Gaibrois, 2011) et la notion de répertoire discursif (Gaibrois, 2013) comme descripteurs des tensions sociales provoquées par la coexistence d’acteurs de cultures et de langues différentes ? Quel rôle joue le pouvoir symbolique du langage (Bourdieu, 1982) ?

Dès lors, le lien entre langage et performance est central. L’étymologie du mot (de l’anglais à travers l’ancien français parformance) nous renvoie depuis le XIIe siècle à l’idée d’achèvement, d’accomplissement, de résultats réels, de réalisations. Sans communication ou compréhension réussies, sans désignations efficaces du monde ou des actions à accomplir, sans identification des objectifs ou des discours pertinents, les résultats escomptés ne peuvent voir le jour. Savoir ce que l’on fait, comment on doit le faire et pour quels objectifs, sont au cœur de l’activité des organisations et des entreprises.

Si le développement concomitant de l’anglais et de la formation au management a donné à l’anglais la position hégémonique (Tietze, 2004) qu’il occupe, les autres langues n’ont pas cessé pour autant d’exister dans le quotidien des entreprises. Quel est l’impact, à double tranchant, des acteurs bilingues/biculturels, notamment des expatriés, qui peuvent soit utiliser l’avantage linguistique et culturel à des fins personnelles (gatekeepers), soit servir de passeurs interculturels (language nodes), de facilitateurs dans le processus collectif de construction du sens (Marschan, et al., 1997) ? Quel rapport y a-t-il entre l’hétérogénéité des compétences linguistiques des acteurs dans la performance des équipes multilingues ou encore comment se manifeste l’impact
de la prononciation de l’anglais lingua franca (ELF) ou d’autres langues (Piekkari et al., 2005) sur les perceptions et attitudes des acteurs (Rogerson-Revell, 2007). Comment prépare-t-on les uns et les autres à la rencontre pour que la performance globale soit satisfaisante ?

De ces considérations émergent de nombreux thèmes :

  • Langue, gestion de carrière et performance
  • Quel est le rôle de la langue dans la gestion des carrières en termes de performance ?
  • Les expatriés, leurs « nouvelles langues » et leur(s) performance(s), quels critères ?
  • Quel rapport existe-t-il entre la culture d’entreprise, ses langues et la performance ?
  • Quelle est la place de l’écrit dans la performance ?
  • Existe-il de bonnes pratiques attestées de politique linguistique contribuant à la performance des organisations ?
  • Comment la langue peut-elle constituer un « accélérateur de carrière » ?
  • La formation linguistique améliore-t-elle la performance des managers ?
  • Traduction, interprétariat et technologies
  • Qu’est-ce que traduire en entreprise veut dire ?
  • Quels types de traduction y sont pratiqués (texte, intention, contenu) ?
  • Quelles technologies servent les traductions en entreprise ?
  • En interprétation, y a-t-il des pratiques spécifiques visant à la performance ?
  • Les langages contrôlés sont-ils une garantie absolue de performance ?
  • Traductions « officielles » et traductions « officieuses » : qui traduit quoi et pourquoi ?
  • Quelle est la place de la localisation dans la performance ?
  • Sociolinguistique des entreprises et des organisations
  • Y a-t-il un rapport entre les tensions linguistiques en entreprise et la performance ?
  • Comment le multilinguisme ou le monolinguisme contribuent-ils à la performance des organisations ? Est-ce mesurable ?
  • Quels problèmes de communication interne ou externe liés aux langues ont un impact sur la performance ?
  • L’accent peut-il nuire à la performance du/des individu(s) ?
  • Quelle relation existe-il entre accent et représentation sociale ?
  • Quelles dynamiques existent entre les frontières linguistiques dans les organisations ?

Autres thématiques mettant en rapport les questionnements du colloque.

Les propositions attendues touchent à l’ensemble des thématiques et des questions évoquées (mais non limitatives) tant du point de vue théorique qu’empirique et ayant une perspective applicative. Merci pour vos contributions que nous espérons nombreuses. Bien à vous. [Le comité scientifique du GEM&L]

Comité consultatif du GEM&L 2014
Mary-Yoko Brannen, Gustavson School of Business, University of Victoria
Josiane Boutet, Université Paris Diderot – EILA, France
Sylvie Chevrier, Université Paris-Est, France
Bernard Cova, Kedge Business School, France
Dardo de Vecchi, Kedge Business School, France
Geneviève Tréguer-Felten, CNRS, France
John Humbley, Université Paris Diderot – EILA, France
Helena Karjalainen, EM-Normandie, France
Leena Louhiala-Salminen, Aalto University School of Business, Finlande
Ulrike Mayrhofer, Université Lyon 3, France
Terry Mughan, University of Victoria, Canada
Yvon Pesqueux, CNAM, France
Susan Schneider, Université de Genève, Suisse
François Silva, CNAM, Dicen, France
Mette Zølner, Copenhagen Business School, Danemark

Présentation de la communication :

Page de garde avec l’identité du/des auteurs et son/leur affiliation et coordonnées.

Page suivantes anonymes comportant le texte de la proposition au format Word. Résumé en français et en anglais accompagné de 6-7 mots clé (1500 caractères espaces compris). Texte justifié partout, toutes marges 2.5 cm. Titres : Times New Roman, gras, taille 16. Texte Times New Roman, taille 12. Bibliographie : voir modèle ci-dessus.

Communication en français ou en anglais, longueur maximale : 40 000 caractères espaces compris.

Au plus tard le 10 janvier à l’adresse suivante : scientifique@geml.eu

Notification des réviseurs (accepté, accepté avec modifications mineures ou rejeté) :20 février 2014. Si accepté avec modifications mineures,
communication définitive : le 10 mars 2014en vue de la publication des actes. Feuille de style téléchargeable à partir du 1er octobre 2013 à l’adresse suivante : www.geml.eu

Pour tout renseignement concernant les journées, veuillez vous adresser àscientifique@geml.eu

Planning
Proposition de communication :
10 janvier 2014
Notification d’acceptation / modification : 20 février 2014
Communication définitive : 10 mars 2014 

Ouverture des inscriptions au 8e colloque international du GEM&L :
1er février 2014

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Les enjeux de la santé au travail : regards et approches psychanalytiques

APPEL À CONTRIBUTION

Colloque Psychanalyse, Management et Organisations
Les enjeux de la santé au travail : regards et approches psychanalytiques

Les 15 et 16 novembre 2013 à Neuchâtel, Suisse

Organisé par :
ESCP Europe Université de Fribourg HEG Arc MinesParisTech
Domaine sociologie IMSI – Institut du Management CGS – Centre de gestion
Politiques sociales et et des systèmes d’information scientifique
Travail social

Avec le soutien de :
SSPsa ARPAG EFPP Suisse romande AGRH
Société suisse de psychanalyse Association romande pour European Federation Association francophone de la psychothérapie
analytique for psychoanalytic gestion des ressources humaines de groupe psychotherapy
 

Appel à contribution :
L’organisation contemporaine du travail peut engendrer des dysfonctionnements dont l’impact humain de plus en plus préoccupant (aliénation, épuisement,
harcèlement, absentéisme, invalidité, suicide…) alerte tant les responsables et collaborateurs d’entreprise que les professionnels de la santé, les autorités sanitaires et l’opinion publique.
L’échange interdisciplinaire et la recherche de modèles pertinents de compréhension paraît plus que jamais nécessaire, à la fois sur le terrain et en amont, dans la formation des cadres et des
intervenants externes.
Les tendances dans l’enseignement et dans les pratiques du management depuis quatre décennies ont eu tendance à
favoriser presque exclusivement les approches béhavioristes, sans doute de par la capacité de ces dernières à adapter rapidement les individus à l’organisation du travail. Il est à cet égard
remarquable que les principaux manuels de gestion se réfèrent très peu à l’épistémologie analytique pour appréhender les dynamiques humaines dans les organisations.(
1) Pourtant, les approches comportementales permettent moins que jamais de rendre compte des
réalités concrètes des entreprises et autres organisations, soumises à des tensions et des contradictions inédites, et de la réalité du vécu des individus qui y
travaillent.
Les approches psychanalytiques offrent des modèles de compréhension alternatifs qui font actuellement l’objet d’un
intérêt renouvelé. Elles se sont développées durant la seconde moitié du siècle dernier, tant dans une tradition anglo-américaine que latine, notamment francophone. Relativement à la première
sphère, pensons aux approches de « socioanalyse » émanant du Tavistock Institute en Grande-Bretagne ou à celles de « psychodynamique du leadership » émanant de la Harvard Business School aux
États-Unis, par exemple. Et relativement à la seconde, mentionnons les approches de « psychanalyse groupale », de « socio-psychanalyse » ou encore de « psychosociologie d’inspiration analytique »
appliquées aux organisations, sans oublier d’autres courants féconds aussi divers que la « psychodynamique du travail » ou la « socianalyse institutionnelle ».
La relative ignorance mutuelle entre, d’une part les sciences de gestion et les sciences sociales et, d’autre part les approches analytiques, nous apparaît
préjudiciable à une époque où dirigeants et managers semblent démunis face aux enjeux de santé dans les univers professionnels où la prise en compte des phénomènes contingents et interpersonnels,
conscients et inconscients, contradictoires et ambivalents est nécessaire pour prendre en compte la subjectivité au travail. L’épistémologie freudienne ou post-freudienne qui sous-tend ces
approches pourrait être mieux à même de rendre compte de l’engagement subjectif des individus requis, ou mis à mal, par les nouvelles formes d’organisation. Au-delà des enjeux de compétence, le
fait que le travail suppose aujourd’hui un fort investissement personnel oblige à comprendre les déterminants subjectifs et souvent inconscients de cet investissement. Simultanément et
paradoxalement, la tentative d’encadrer l’engagement personnel presque exclusivement par une rationalité opératoire peut renvoyer les individus à une solitude où leur dynamique subjective n’est
plus prise en compte. De plus, les difficultés à interpréter les problèmes rencontrés dans les tentatives de transformation des rôles organisationnels (notamment les recherches de polyvalence)
poussent également à mobiliser un cadre d’analyse faisant une place aux phénomènes subjectifs, dans leur interaction avec les enjeux de compétence et de jeux d’acteurs.
Ce colloque invite les chercheur∙e∙s lié∙e∙s au monde du travail et des organisations comme les chercheur∙e∙s-praticien∙ne∙s de la psychanalyse à affronter
les questions en lien avec les enjeux de la santé au travail à deux niveaux : celui de la compréhension et celui de l’action.
– En
quoi les approches analytiques, toute diversité prise en compte – Freud, Lacan, Klein, Bion, Winnicott, etc. –, permettent-elles de comprendre ou non les enjeux de la santé au travail ? Et quels
en sont les avantages et les limites ?
– De quelle manière peuvent-elles nourrir les enjeux de la santé au travail, autrement dit, en
quoi seraient-elles fécondes et utiles pour orienter et structurer les modes d’action ? Ou à l’inverse, pourquoi ne le seraient-elles pas ?
Deux entrées sont ainsi favorisées pour articuler l’organisation et la santé au travail. On s’intéressera tout autant aux démarches qui partent des modèles
de la psychanalyse pour montrer leur pertinence et leurs limites face aux réalités vécues dans les entreprises et organisations, voire aboutir à des modes de prises en compte des questions
concrètes, qu’aux démarches qui partent d’enjeux de santé, à travers par exemple les modèles de prévention, pour évaluer l’intérêt de l’utilisation des concepts psychanalytiques au regard des
enjeux professionnels.

Communications attendues :
Les
communications attendues devront articuler réflexion conceptuelle et expérience concrète, qu’il s’agisse de constructions théoriques illustrées par des exemples concrets ou des réflexions
développées à partir d’expériences de terrain.
Les propositions de communication d’une à deux pages A4 au maximum (350 à 700 mots)
sont à adresser d’ici le 15 avril 2013 à l’adresse suivante: pmo@he-arc.ch; les réponses seront données dans les trois semaines qui suivent. Les textes définitifs des communications, représentant
au plus 40 000 caractères, devront être adressés d’ici au 30 septembre 2013.
Une publication est prévue dans le cadre d’un ouvrage
collectif. Certaines communications sélectionnées seront publiées dans une revue classée.

Comités

Deux comités sont mis sur pied.

Comité scientifique :
Frédérique Alexandre-Bailly (ESCP Europe), Gilles Arnaud (ESCP
Europe), Yvan Barel (Université de Nantes), Jacqueline Barus-Michel (Université de Paris 7), Emmanuel Castille (CMO, Membre de l’Association Lacanienne Internationale), Laurent Chaine
(Psychiatre, Psychanalyste IPRP), Jean-François Chanlat (Université de Paris IX-Dauphine), Carine Chemin (Reims Management School), Nicolas de Coulon (Psychanalyste SSPsa), Cédric Dalmasso (CGS,
MinesParisTech), Maryse Dubouloy (ESSEC), Marie-Anne Dujarier (Université La Sorbonne Nouvelle Paris 3), Pascal Fugier (Université Paris Diderot & Université de Lille 3), Achille Grosvernier
(Heg Arc), Alain Max Guénette (Heg Arc),
Douja El Amouri (Université Catholique
de l’Ouest), Frédéric Garcias (CGS, Mines-Paris-Tech), Laure Kloetzer (Université de Genève), Dominique Lhuillier (CNAM), Annick Houel (Université de Lyon 2), Sophie Le Garrec (Université de
Fribourg), Luc Michel (Université de Lausanne), Lucie Noury (CGS, MinesParisTech), Seiji Ouchida (FGV Fondation Gétulio Vargas), Stéphanie Palazzi (Psychiatre, Psychanalyste IPRP), Thomas
Périlleux (Université Catholique de Louvain), Marie Pezé (Réseau de consultations souffrance et travail), Hugues Poltier (Université de Lausanne), Elena Pulcini (Université de Florence), Benoît
Raveleau (Université Catholique de l’Ouest, Angers), Bernard Reith (Psychanalyste, SSPsa), Angélique del Rey (Philosophe), Marie Santiago (Université de Lausanne), Philippe Saielli (Université de
Valenciennes, Psychanalyste), Florian Sala (Psychanalyste), Jean-Claude Sardas (CGS, MinesParisTech), Ben Solca (Psychanalyste, SSPsa), Laerte Snelvar (USPI – Université de Sao Paulo), Ken
Starkey (University of Nottingham), Sophie Swaton (Université de Lausanne), Bénédicte Vidaillet (Université de Lille 1), Christophe Vignon (Euromed), Jean-Pierre Waber (Psychanalyste SSPsa),
Nicole Zangrando (HEdS Arc–HES-SO), Philippe Zawieja (CRC, Mines Paris Tech).

Comité d’organisation :
Frédérique Alexandre-Bailly (ESCP Europe), Gilles Arnaud (ESCP
Europe), Cédric Dalmasso (CGS, MinesParisTech), Maryse Dubouloy (ESSEC), Frédéric Favre (HEG Arc, HES-SO), Achille Grosvernier (HEG Arc, HES-SO), Alain Max Guénette (HEG Arc, HES-SO), Sophie Le
Garrec (Université de Fribourg), Nataša Maksimović (HEG Arc, HES-SO), Bernard Reith (Psychanalyste SSPsa), Jean-Claude Sardas (CGS, MinesParisTech), Jean-Pierre Waber (Psychanalyste SSPsa),
Nicole Zangrando (Haute école de Santé Arc–HES-SO).

Fonctionnement des comités :
Des membres du comité
scientifique faisant également partie du comité d’organisation se chargeront, collectivement, d’évaluer les propositions de communications, les acceptant ou non. Il sera fait appel aux membres du
comité scientifique avec l’aide éventuelle de concours externes pour évaluer (en double aveugle) les textes définitifs pour une publication dans une revue classée et, ou dans un ouvrage
collectif.

 

1. Parmi les exceptions, notons les ouvrages de Jean-François Chanlat (1990) et
d’Alexandre-Bailly et collègues 
(2004).
2. Pour des vues synthétiques de ces courants, on renvoie notamment aux ouvrages de Gérard Mendel (2002) et de Gilles Arnaud (2004).

Appel à com. de r2ie sur le thème « Systèmes d’aide à la décision et Big Data »

La Revue Internationale d’Intelligence Economique (R2IE), éditée par Lavoisier, présente son dernier appel à
communication sur le thème « Systèmes d’aide à la décision et Big Data ». L’appel vise à recenser les derniers développements en sciences humaines (droit, économie, gestion, etc.)
relatifs à l’impact du Big Data sur le management stratégique des organisations mais également la protection des données personnelles. Il s’inscrit dans le cadre d’un programme de
recherche transversal et indépendant visant à établir un dialogue fertile entre le monde de la recherche et celui des décideurs ou experts confrontés à cette problématique sur le terrain.

Sur www.revue-r2ie.com la version complète de l’appel à
communication. La date limite de dépôt des intentions de contribution sous forme d’abstract détaillé est fixée au 15 mars 2013.

Romain Zerbib
Secrétaire Général
Adjoint de la R2IE
redaction.r2ie@gmail.com

veille mag

Ve Symposium International : transformations de la gestion et des organisations publiques

L’Appel à contribution à l’ADIMAP et au Symposium international “Regards croisés sur les transformations de la gestion et des organisations publiques” sous le thème de “La gestion stratégique des administrations publiques à l’aune des objectifs et résultats de performance publique”, est à présent mis en ligne.

Pour plus d’information sur cet événement, qui se déroulera au CRP Henri Tudor à Luxembourg le 21 et 22 novembre 2013, je vous invite à consulter le site du Symposium : www.tudor.lu/symposium2013

Information que LaRSG reçoit de Bachir Mazouz www.enap.ca