Archives de catégorie : La recherche et écoles

Rapport intégral : Autonomie budgétaire et financière des universités

En dépit du manque d’indicateurs de l’insertion professionnelle en université et dans un cadre universitaire où « Les critères de l’AERES l’emportent pour le moment sur ceux de l’insertion professionnelle », comme la regretté un enseignant de l’université d’Evry lors de la présentation le 15 juillet 2009 au Sénat, nous décidons de reprendre intégralement le rapport sur l’Autonomie budgétaire et financière des universités et nouveau système d’allocation des moyens (sympa) pour verser cette pièce au débat.

Mission de contrôle commune à la commission des finances et à la commission de la culture, de l’éducation et de la communication

Rapport d’information de
MM. Philippe ADNOT (NI – Aube) et Jean-Léonce DUPONT (UC – Calvados)

Rapport n°532 (2008-2009) présenté sous l’intitulé

Autonomie budgétaire et financière des universités et nouveau système d’allocation des moyens
(sympa) : le chemin de la vertu ?

Présentation

Le présent rapport s’inscrit dans la continuité du travail consacré l’an dernier à la mise en place d’un SYstème de répartition des Moyens à la Performance et à l’Activité (SYMPA). A ce titre, vos rapporteurs se félicitent de ce que les principales recommandations de leur précédent rapport aient pu être suivies à l’occasion de la mise en place de SYMPA.

Ce travail a pour objectif de faire un état des lieux de la mise
en œuvre de la réforme budgétaire des universités
, qui se traduit à la fois par l’accès aux compétences et responsabilités élargies (RCE) et par la mise en place d’un nouveau système d’allocation des moyens.

Les propositions que les rapporteurs formulent sont inspirées par la recherche de l’équilibre et de l’efficience collective, afin que le Sénat contribue à l’important travail de réflexion qu’ont engagé l’ensemble des acteurs pour améliorer la mise en œuvre concrète de ces réformes.

A cet égard, les rapporteurs saluent l’implication de tous ceux qui participent à la concertation poursuivie par le ministère et/ou aux groupes de travail créés, notamment au sein de la CPU ou au
CNESER
.

Une réforme budgétaire contestée malgré une progression des crédits inédite

L’augmentation sans précédent des moyens en faveur des universités en 2009 a été occultée par les mouvements de protestation liés à la réforme statutaire des enseignants-chercheurs et à des polémiques inutiles sur les emplois.

En effet, en 2009, toutes les universités ont bénéficié d’une
augmentation moyenne de 6,8 % de leurs moyens
 dans le cadre du nouveau dispositif d’allocation, les progressions étant toutefois fonction du positionnement de leur dotation de référence par rapport à la moyenne du modèle. A titre de comparaison, la progression des moyens en 2008 n’a été que de 1,9 %.

Certaines annonces ont eu néanmoins un effet
« désastreux
 » :

– les suppressions d’emplois prévues au titre de la RGPP ont
été gelées pour 2009, 2010 et 2011. Ce gel permet de mettre fin à la contradiction dénoncée par vos rapporteurs de faire de la recherche et de l’enseignement supérieur une priorité nationale tout en diminuant les emplois ;

– le redéploiement de 150 postes entre les universités a été
d’autant plus mal perçu qu’il a concerné majoritairement les universités passant aux responsabilités et compétences élargies (RCE) et aurait dû se cumuler avec les suppressions d’emplois.

Une mise en œuvre délicate, qui nécessite des ajustements

Le passage à l’autonomie budgétaire des 18 premières universités est marqué par la prudence, voire des excès de prudence

Les personnels ont été payés dès janvier 2009 ; l’enveloppe salariale transférée est satisfaisante selon les acteurs.

Au 1er juillet 2009, le suivi de la masse salariale ne témoigne d’aucun dérapage majeur.

On constate toutefois :

– une prudence de la part des universités qui ne disposent pas nécessairement de l’ensemble des outils de pilotage adéquats ;

– une prudence excessive de la part des services
déconcentrés
 où, selon les acteurs de terrain, une certaine confusion semble exister entre contrôle budgétaire a priori et contrôle financier a posteriori.

Les rapporteurs appellent le ministère à faire le point et à harmoniser les pratiques. Par ailleurs, la possibilité de placer trimestriellement les sommes reçues au titre de la masse salariale leur apparaît conforme à
l’esprit de l’autonomie pour autant que ces placements soient non risqués.

La répartition opérée par SYMPA nécessite d’être améliorée pour 2010
afin de rendre le système plus juste et mieux accepté par les universités

Le modèle SYMPA alloue les crédits en fonction de l’activité et de la performance des universités dans deux domaines : la formation et la recherche.

S’agissant de la formation :

Ø La répartition de la part « activité » nécessite des aménagements afin de :

– mieux comptabiliser les étudiants accueillis par les universités, en particulier les doctorants, les étudiants en médecine, les étudiants des IUFM ;

– mieux appréhender les coûts de formation au regard de l’environnement (les coûts fixes sont plus élevés pour des universités de petite taille) ou des caractéristiques de leur cursus (la pondération
des étudiants en IUT nécessite d’être revue, le modèle actuel conduisant à une diminution sensible des moyens).

Ø La pertinence du volet « performance » de la formation doit être renforcée par l’accélération de la construction et de la mise en place des critères relatifs à l’insertion professionnelle des étudiants. Ceci implique une méthodologie commune à l’ensemble des universités, et de manière optimale à l’ensemble des établissements
d’ensei-gnement supérieur, afin de comparer objectivement les données produites.

S’agissant de la recherche :

Ø Le débat sur l’efficience des universités en matière de recherche, lancé notamment par la CPU, est légitime et témoigne d’une réalité : compte tenu des différences d’encadrement qui existent entre les universités, ces dernières n’ont pas les mêmes capacités de recherche. Il serait donc pertinent d’examiner les résultats des universités en
matière de recherche au regard des moyens dont elles disposent, c’est-à-dire apprécier leur efficience.

Ø Afin de ne pas complexifier le système, la prise en compte de l’efficience devrait pouvoir être effectuée au sein du modèle dans le cadre des calculs des parts activité et performance de la recherche.

S’agissant des enveloppes nationales de crédits réparties par le modèle :

Ø Un rééquilibrage se révèle nécessaire entre les niveaux licence (L) et master (M).

Le modèle d’allocation des moyens répartit les crédits définis notamment dans le cadre de 10 enveloppes nationales : 6 concernent la recherche, 4 concernent l’enseignement, les crédits des niveaux (L) et (M) étant respectivement définis pour la part « activité » et la part
« performance ». Le premier exercice a retenu des crédits identiques entre le niveau (L) et (M), ce qui est contestable, compte tenu du
coût a priori plus élevé du niveau (L) qui comprend plus d’étudiants et une année de plus de formation que le master. Un rééquilibrage doit être
négocié pour 2010.

Ø Sur cette question, il est nécessaire d’accroître la transparence du processus, notamment dans le cadre des documents budgétaires : ces enveloppes n’ont pas été connues des parlementaires, ni dans le cadre des réponses aux questionnaires budgétaires, ni dans le cadre du projet annuel de performances ; il serait donc opportun que la présentation du projet de loi de finances 2010 soit davantage détaillée de ce point de vue.

Présentation simplifiée du modèle sur la base du montant des
crédits répartis en 2009

   Enseignement Recherche Pilotage/gestionVie
étudiante
 Total
 Activité 60 % 20 %  80 % 
   – nombre d’étudiants présents aux examens – nombre d’enseignants « chercheurs
publiants »
  
  
 Performance 5 % 15 %  20 % 
   Part
« calculée »
sur la base de critères nationaux(80 % de la part performance)
  
 4 %  12 %   16
%
 
 – valeur ajoutée Réussite Licence ;- nombre de diplômés en master – cotation unités recherche –  
 Part
« négociée »
dans le contrat quadriennal(20 % de la part performance)
 4 % 
 – passage L1/L2- réussite en L3- part des mentions M à faible effectifs- taux
d’insertion
 – ressources issues de la valorisation- insertion des
docteurs
 – autoévaluation- pilotage immobilier- recrutement externes- ouverture des bibliothèques  
  + Engagements
spécifiques
 Total 65 %  35 %    100
%
 

Source : rapporteurs, à partir des réponses du MESR à leur questionnaire.

Les impacts structurels de la réforme ne sont pas acquis

L’autonomie comme le nouveau dispositif de moyens témoignent de logiques nouvelles qui devraient conduire à des modifications durables des modes de fonctionnement et de gestion pour un meilleur service rendu à la Nation : les universités sont-elles sur le chemin de la vertu ?

En 2008, le groupe de travail sénatorial avait insisté sur la nécessité d’inscrire les réformes dans la durée : il serait regrettable que, dans le contexte budgétaire « exceptionnel » de la mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur (MIRES), la mise en œuvre de
l’autonomie budgétaire, appuyée par un nouveau dispositif d’allocation des moyens, ne débouche pas sur des améliorations structurelles de notre système d’enseignement supérieur et de recherche.

Le dialogue au sein des universités

Si le dialogue entre les universités et leur tutelle est marquée par des avancées tangibles, la rénovation du dialogue entre les universités et leurs composantes reste un champ à approfondir : selon vos rapporteurs, les logiques de SYMPA devraient être a minima déclinées au sein des établissements afin que le dialogue de gestion puisse réellement exister. Deux points semblent
prioritaires :

– garantir autant que possible la crédibilité de SYMPA
par la variation des dotations si on veut impulser des changements internes par la responsabilisation : comment construire un dialogue de gestion en interne si l’université, au niveau national, ne peut pas se prévaloir pleinement de sa performance ou de son activité ?

– renforcer l’encadrement administratif des universités. Sur ce point, vos rapporteurs se félicitent de l’attractivité nouvelle observée cette année sur certains postes, témoignant ainsi d’un message positif de la LRU sur l’image du système universitaire.

La transparence du système

La transparence de la gestion du système universitaire reste un point noir, compte tenu de l’inadaptation des systèmes d’information. La Cour des comptes estime que les comptes des universités sont « affectés de lacunes graves et multiples », aucune, même au sein des universités
« autonomes » ne peut être réellement « considérée comme dotée d’une gestion comptable et financière aboutie ».

Vos rapporteurs invitent le ministère à faire preuve de vigilance dans le cadre des futurs passages à l’autonomie, et réitèrent le souhait de voir la transparence financière et la qualité des comptes évaluées dans le cadre du contrat quadriennal.

Une nouvelle étude révèle pourquoi le bouche-à-oreille électronique dépasse le marketing traditionnel en termes d’impact et de valeur

Le bouche-à-oreille a souvent été décrit comme la stratégie marketing la plus efficace mais également la moins bien comprise. Une récente étude co-réalisée par Koen Pauwels, professeur de Tuck School of Business at Dartmouth (Etats-Unis), permet de mieux comprendre cette stratégie, comment elle fonctionne sur des plates-formes de réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace et comment elle arrive à supplanter des outils marketing plus traditionnels, comme l’organisation d’événements et la publicité, en terme d’impact et de bénéfices.
Dans cette étude intitulée “Estimating the dynamic effects of online word-of-mouth on member growth of a social networking site”, le
professeur Powels et ses associés Randolph Bucklin et Michael Trusov (Université de Californie, Los Angeles, Etats-Unis), analysent le nombre d’inscriptions et de recommandations privées des
utilisateurs sur l’un des plus importants sites de réseaux sociaux (resté anonyme), sur une période de 36 semaines. En utilisant une technique appelée « Modèle Vectoriel Autorégressif (VAR) » qui mesure les « interactions dynamiques » entre l’action (les inscriptions) et les variables marketing, les auteurs démontrent que l’impact du bouche-à-oreille sur le gain de nouveaux clients est significativement plus élevé que d’autres formes de marketing traditionnel. L’élasticité  (jusqu’à quel point un changement de budget peut affecter la demande) des recommandations privées des utilisateurs se révèle être en particulier au moins deux fois et demie plus élevée que la moyenne par rapport à la publicité traditionnelle et 20 fois plus élevée en moyenne que des événements marketing. Les auteurs appellent cela « l’effet bouche-à-oreille (WOM Effect) ».

L’étude intègre la simulation d’une publicité commerciale (commune à beaucoup de sites de réseaux sociaux) afin d’évaluer la valeur monétaire potentielle de l’effet WOM. Selon ce modèle, chaque nouveau client correspondrait à un nombre de bannières publicitaires potentielles. En utilisant les moyennes du secteur en termes de coût pour mille impressions, et le nombre d’impressions par utilisateurs et par jour, les auteurs concluent qu’une entreprise de réseaux sociaux en ligne peut accumuler 7,50$ pour 10 invitations envoyées par un membre. En résumé, ils estiment que ces entreprises, dont la source de revenue principale est la publicité en ligne, devraient être prêtes à payer 75 centimes pour chaque recommandation des utilisateurs.

Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris

L’EIVP organise son Université d’été sur le thème de la ville durable (décision, action, financement, communication) du 20 août au 7 septembre 2007 à l’EIVP, 15 rue Fénelon 75010 Paris, sous le Haut Patronage du Maire de Paris.
Conçue comme un lieu d’échanges des connaissances et des pratiques professionnelles, cette Université d’été vise à mettre en présence les différents acteurs de l’aménagement urbain pour partager leur vision des enjeux transversaux de financement, de gouvernance et de durabilité des décisions et ce, dans leur rapport à la société civile.
Trois domaines d’application seront traités : l’eau, la construction durable et les transports.
Ce rendez-vous s’adresse à tous les acteurs des villes : ceux qui les administrent (élus, responsables politiques et administratifs de l’Etat et collectivités territoriales, français et étrangers), ceux qui les conçoivent (cadres d’entreprises de services aux collectivités notamment les opérateurs, constructeurs et bureaux d’études), ceux qui les gèrent (responsables de services techniques urbains et gestionnaires des collectivités), ceux qui les financent (représentants de banques et d’institutions financières), ceux qui les étudient (enseignants et doctorants d’Universités et d’institutions financières) et ceux qui les vivent au quotidien (associations et représentants de la société civile…).
Pour toute fiche d’inscription reçue avant le 30 mars 2007 : -15%
Tarifs Formation continue :
1 semaine : 1 000 €
– 2 semaines : 1 800 €
– 3 semaines : 2 200 €
Tarifs Universitaires : consulter l’Ecole
Déjeuners : sur place, inclus dans le tarif
Contact : Agnès Léonard – Tél : 01 56 02 61 18 – E-mail : agnes.leonard@eivp-paris.fr

Comment dépasser la dichotomie universités / écoles

Comment dépasser la dichotomie universités / écoles pour construire le modèle
d’enseignement supérieur français du 21e siècle ?
Identité / Gouvernance / Recherche et Innovation / Stratégie de site / Mondialisation

Quelles seront les formations françaises d’ingénieurs de demain ?

 

Paul
Jacquet, Président de la CDEFI (Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs)

présentera les conclusions du groupe de travail « Devenir de l’Ingénierie » le mardi 20 mai à 9h00 à l’occasion du 5e colloque dEFI 21.

Global information technology report (GITR) 2013

Le rapport mondial sur les TIC de l’INSEAD souligne la fracture numérique actuelle et les implications
économiques


L’étude annuelle sur les technologies de l’information réalisée en collaboration avec le WEF (le World Economic Forum) se penche sur le Networked Readiness Index (NRI-l’état de préparation aux
réseaux) de 144 économies ; elle révèle que la plupart des nations en développement peinent à combler le retard de compétitivité en matière de TIC.
 

L’INSEAD, l’école de management international de grande renommée, a publié aujourd’hui le 12e rapport annuel
intitulé Global Information Technology Report (GITR) 2013. Le thème de cette nouvelle étude est « Croissance et emploi dans un monde hyper connecté ». Le GITR 2013 a été réalisée par l’INSEAD en
association avec le WEF et le soutien de Booz & Company et CISCO.

Le rapport évalue les écosystèmes numériques de 144 pays développés et en développement — représentant plus de 98
pour cent du PIB mondial. En classant chaque pays à l’aide de l’indice de préparation aux réseaux (Networked Readiness Index, NRI), l’étude examine les moyens utilisés par ces marchés pour
exploiter les progrès des technologies de l’information et de la communication (TIC) et ainsi augmenter la productivité économique et le développement social.

Le GITR analyse différents facteurs, dont l’infrastructure des réseaux, l’accessibilité économique et les
compétences liées en matière de « connaissances », pour déterminer les nations qui avancent, qui stagnent ou retardent au regard des outils numériques essentiels à la compétitivité. Il tient
compte de nombreux facteurs, tels que le cadre commercial et réglementaire dont dispose un pays pour soutenir le recours aux TIC.

Les chercheurs ont remarqué que les politiques de certaines économies en développement peinent à capitaliser sur
les investissements dans les TIC, pendant que l’Europe est également confrontée à des défis en matière de TIC qui menacent sa compétitivité, son innovation et ses capacités de création
d’emplois.

« Notre étude 2013 révèle des disparités et une persistance significatives de la “fracture numérique” qui sépare
les meilleurs élèves de ceux qui s’efforcent de combler les écarts en matière de TIC et de compétences, a déclaré Bruno Lanvin, corédacteur du GITR et Directeur exécutif de l’Initiative de
compétitivité européenne de l’INSEAD (IECI-INSEAD European Competitiveness Initiative). Notre analyse montre combien il est important d’investir parallèlement dans les TIC et dans les compétences
et l’innovation pour aider les économies à franchir un seuil au-delà duquel la rentabilité des investissements augmente de manière significative. »

 

Les observations principales du rapport sont :

·Pour rétablir sa compétitivité, l’Union européenne doit investir dans une modernisation majeure de son réseau de
télécommunications fixes et mobiles, un coût estimé entre 250 et 320 milliards d’Euros. Si elle ne le fait pas, elle risque de perdre le leadership des télécommunications en faveur des États-Unis
et de l’Asie, où les abonnements aux mobiles 4G dépassent déjà de loin ceux d’Europe ;

· Les économies du BRIC doivent combler leurs
lacunes dans leurs écosystèmes numériques pour garantir des gains de productivité et une croissance future durables ;

· La fracture numérique est plus apparente dans
l’Afrique subsaharienne, où l’utilisation des TIC demeure très faible, alors même que les pays continuent à construire des infrastructures pour ces technologies ;

· Le Big Data est une nouvelle classe d’actifs
qui présente le potentiel de redynamiser l’économie mondiale et de renforcer la cohésion sociale. Ce n’est que par le haut débit (notamment le haut débit pour les mobiles), que ce potentiel peut
être libéré.


Deux groupes dominent
le NRI cette année : les économies d’Europe du Nord et les économies dites des Tigres en Asie. Les dix meilleurs pays sont, dans l’ordre : La Finlande, Singapour, la Suède, les Pays-Bas, la
Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni, le Danemark, les Etats-Unis, Taïwan et la République de Chine. Les chercheurs ont trouvé d’importants écarts parmi les pays d’Europe, notamment des disparités
entre les nations mieux préparées au nord et leurs homologues moins bien préparés au sud.

Pour obtenir la liste complète des pays et le rapport, veuillez-vous rendre sur http://www3.weforum.org/docs/WEF_GITR_Report_2013.pdf>

En outre, le rapport donne plusieurs sous-indices qui classent des facteurs tels que les environnements politiques,
réglementaires et d’affaires, l’infrastructure et l’accessibilité économique au contenu numérique, les compétences numériques et l’utilisation des TIC.

Depuis la première édition du GITR en 2002, l’INSEAD est un partenaire stratégique qui apporte des points de vue et des analyses permettant de comprendre l’environnement mondial des affaires, en
constante évolution. Pour Bruno Lanvin, cette recherche apporte de précieux points de vue aux responsables politiques et à leurs partenaires en affaires ainsi qu’aux académiques.

« Ces données nous aident à comprendre les changements vitaux des TIC dans les économies à l’échelle mondiale, puis à voir le rapport entre ces évolutions et la compétitivité », a déclaré Bruno
Lanvin, indiquant que le paysage mondial s’est transformé au cours des 12 dernières années, depuis que l’INSEAD et le WEF (Forum économique mondial) ont publié le premier Global Information
Technology Report. Les économies émergentes et développées se concentrent sur l’innovation et rivalisent à l’échelle mondiale sur le plan du talent et de la part de marché. Les TIC se situent au
cœur de cette nouvelle réalité. »

Bruno Lanvin a signalé que sur la dernière décennie, les business models ont été redéfinis, les espaces de travail revus et des pans entiers de la société — de l’éducation à la santé — sont
repensés en conséquence des évolutions technologiques. Le rapport cherche à mesurer et évaluer des éléments importants qui motivent ces changements. Son indice NRI donne aux décideurs un cadre
conceptuel utile pour évaluer l’impact des TIC au niveau mondial et pour comparer l’état de préparation aux TIC et l’utilisation qu’en font les pays.

Cette année, le rapport s’est intéressé particulièrement à l’état de préparation aux réseaux face à la croissance sociale et économique, en tenant également compte de la transformation par les
TIC des services mobiles, des informations de santé et des télécommunications. Le GITR 2013 comporte aussi des études de cas indiquant comment la Colombie et le Rwanda s’adaptent pour exploiter
les TIC afin d’obtenir un avantage durable. En Colombie, les responsables politiques cherchent à surmonter quatre obstacles principaux à une large utilisation d’Internet — dont l’infrastructure,
les services et les applications. Les dirigeants essaient de donner un plus large accès à des services à prix réduits tout en développant des outils informatiques et plus de contenu numérique.
Dans le même temps, encouragé par ses ressources naturelles limitées, le Rwanda continue à progresser dans la transformation de son économie à travers des outils de TIC, avec un plan appelé
Vision 2020, élaboré pour la première fois en 2000.


Le Global Information Technology Report 2013 est le résultat d’un partenariat de longue date entre le WEF et l’INSEAD.
Le NRI repose sur une combinaison de données de sources accessibles au public, ainsi que sur les résultats de l’Executive Opinion Survey, une enquête annuelle exhaustive menée par le Forum en
collaboration avec des instituts partenaires, un réseau de 167 instituts de recherche et des organisations économiques de premier plan. Cette enquête qui porte sur plus de 15 000 dirigeants apporte
des informations sur des domaines essentiels pour la préparation aux réseaux.

 

Les mardis de l’innovation

Formation ouverte et gratuite à l’excellence en innovation

Les Mardis de l’innovation reprennent le 16 octobre. La séance est consacrée au rôle du scientifique dans la dynamique d’innovation et le progrès, avec comme invité Cédric Villani, directeur de l’Institut Henri Poincaré, médaille Fields de Mathématiques.

Pour cette 12e année, les Mardis de l’Innovation se déroulent au grand amphithéâtre de l’ENSAM, Art & Métiers ParisTech, 155 boulevard de l’Hôpital, Paris 13e.

Les Mardis de l’Innovation sont un cours gratuit inter établissements ouvert aux élèves en fin de formation de toutes les universités, grandes écoles et écoles professionnelles, ainsi qu’à tous les professionnels de l’innovation : responsables de l’innovation, de la R&D, du marketing, de marques, directeurs et chefs de projets, chercheurs, designers, créateurs, réalisateurs, entrepreneurs …

Le but des Mardis de l’innovation est de diffuser une culture partagée de l’innovation et le retour d’expérience des entreprises et organisations les plus innovantes.

Les Mardis de l’Innovation sont structurés en 2 modules :

« Culture de l’innovation » (au premier semestre)

« Stratégies de mise en œuvre de l’innovation » (au second semestre)

Le format ouvert inter-établissements, inter-entreprises, inter-organisations inter générationnel et international vise à faciliter le maillage des multiples talents nécessaires à l’innovation.

Au cours des onze dernières années, les Mardis de l’Innovation ont réalisé près de 350 conférences, accueilli 280 témoignages d’entreprises et organisations parmi les plus innovantes au monde. Ils ont été suivis par plus de 12 000 auditeurs et ont permis la formation de plus de 800 professionnels.

Les séances sont également disponibles en ligne sur la chaîne vidéo des mardis de l’Innovation.

Pour la rentrée 2012 -2013, avec toujours le principe de la gratuité des cours, de nombreuses améliorations sont
introduites, notamment :

– amphi plus grand : 800 places permettant d’accueillir plus d’élèves (notamment promotions complètes de filières d’écoles et universités) et d’auditeurs professionnels.

– accès plus facile avec délivrance d’une carte d’auditeur facilitant l’inscription

– structuration des cours en modules pour en faciliter le suivi et l’intégration des contenus dans les parcours de formation des établissements d’enseignement

Dates des cours : les mardis soir, d’octobre à février, de 18h15 à 20h45

Lieu : Grand amphithéâtre de l’ENSAM, Arts & Métiers ParisTech 155, boulevard de l’Hôpital (Métros : Place d’Italie et Campo Formio)

Professeur responsable : Marc Giget

Prix d’histoire économique

Le prix d’histoire économique « AFHE BNP Paribas » récompense deux docteurs de haut niveau ayant soutenu une thèse en sciences humaines et sociales dans le champ de l’histoire économique, rédigée en langue française et sur des objets pouvant relever des périodes antique, médiévale, moderne ou contemporaine.
Modalités d’attribution : le prix récompense deux thèses de doctorat soutenues entre le 1er juillet 2011 et le 31 décembre 2012 pour l’édition 2013. Le montant du prix est de 4 000 euros par thèse récompensée. Les candidats doivent être membres de l’AFHE et à jour de cotisation le jour du dépôt de leur candidature.
Pour les candidats non encore membres de l’AFHE, la procédure d’adhésion est disponible en ligne à l’adresse suivante : http://afhe.hypotheses.org/42. La réception par le secrétaire général de la fiche d’adhésion et de son paiement à réception du dossier de candidature est acceptée.

Constitution du dossier
Pour s’inscrire, le docteur doit faire acte de candidature entre le 11 avril et le 10 mai 2013, en envoyant au secrétaire général de l’AFHE un dossier qui comprendra les éléments suivants :
– le formulaire de candidature dûment rempli (en version papier ou électronique téléchargeable sur le site de l’AFHE) ;
– un résumé de la thèse entre 10 000 et 20 000 signes (en version papier ou électronique) ;
– le rapport de soutenance ou une pièce équivalente ou à défaut justificative pour les thèses soutenues hors de France (en version papier ou électronique),
par exemple une copie du diplôme ;
– un curriculum vitae (en version électronique) ;
– un exemplaire de la thèse sous format PDF sur un CD, un DVD, une clé USB ou une adresse Web dédiée. L’AFHE s’engage à ne pas diffuser la version électronique.

Adresse d’envoi des pièces
nicomar[at] univ-perp [point] fr

Adresse postale : Nicolas Marty, Secrétaire général AFHE, Faculté Lettres et sciences Humaines, 52 avenue Paul Alduy, 66 860 Perpignan cedex.

Assemblée nationale : Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur la gestion des programmes d’investissements d’avenir

Audition ouverte à
la presse

sur la gestion des
programmes d’investissements d’avenir

relevant de la mission
Recherche et enseignement supérieur

 

Mardi 8 avril
2014

La mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de la
commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, présidée par M. Alain Claeys (SRC, Vienne) et M. Olivier Carré (UMP, Loiret), poursuit ses auditions sur le
thème de la gestion des programmes d’investissements d’avenir relevant de la mission Recherche et enseignement supérieur. Les rapporteurs sur ce sujet sont M.
Alain CLAEYS (SRC, Vienne) et M. Patrick HETZEL (UMP, Bas-Rhin).

La mission entendra, mardi
8 avril 2014, en présence des journalistes :

 

Mme Pascale
Briand
, directrice générale de
l’Agence nationale de recherche (ANR).


fromantin assemblee nationale

« Investissements d’avenir, mais idées du passé » dixit le SNESUP

Selon un message du SNESUP : « Cher-e camarade,

En annonçant le 9 juillet une nouvelle vague de financements dans le cadre des « investissements d’avenir », Jean-Marc Ayrault
traduit les engagements de campagne de François Hollande.
Le gouvernement actuel poursuit l’½uvre de déstructuration du tissu universitaire. Le Premier ministre le confirme, en déclarant que ce nouveau PIA « obéira aux principes d’engagement par le
Commissariat Général aux Investissements et ses opérateurs qui garantissent la qualité de l’investissement (mise en compétition, sélectivité, analyse indépendante, caractère transformant ou
innovant du projet, retour sur investissement) ». Il ajoute que « Les dépenses du nouveau PIA monteront progressivement en puissance et prendront le relais du Programme d’Investissements d’Avenir
(PIA)1 dont les investissements décéléreront à partir de 2016 ». Ainsi, 3,65 milliards (sur les 12 consacrés à ce deuxième PIA) seront pour « Recherche et Universités ». Jean-Marc Ayrault se
livre à un véritable panégyrique du PIA, le qualifiant d’ « outil remarquable » qui « obéit à une méthodologie rigoureuse », qui « exerce un puissant levier sur les collectivités et les
financeurs privés puisqu’il intervient pour 20 % à 30 % en moyenne dans le financement des projets ».
Belle opération de communication, alors qu’en réalité le PIA1 n’a fait l’objet d’aucun bilan quant à ses effets sur la qualité de la recherche française. Comme pour le PIA1, la différence entre
les sommes impressionnantes annoncées et la réalité du terrain est flagrante : les 3,65 milliards sont en fait un capital dont seuls les dividendes viendront
in finealimenter les laboratoires, soit environ 100 millions d’euros par an. Malgré l’affichage, cette somme est dérisoire face
aux 5,8 milliards, échappant aux recettes de l’État, que ce gouvernement a décidé de consacrer au Crédit Impôt Recherche, pourtant vivement critiqué (voir notamment le rapport de la Cour des
comptes de 2008 à ce sujet). Ce dispositif ne remplace pas la création d’emplois statutaires, dont la recherche et l’enseignement supérieur ont besoin.
A l’heure où les postes au CNRS permettront, au mieux, de remplacer les départs en retraite et où les gels de postes sont légion dans les universités (au moins 300 postes de plus cette année), ce
PIA2 est en opposition complète avec la conception de la recherche que nous portons. Il s’inscrit dans la politique de généralisation de la recherche sur projets. Outre la perte de temps
colossale que constituent la course aux projets et la rédaction des demandes, ce type de financement réduit les thématiques sur une petite minorité de laboratoires concentrant l’essentiel des
financements. La résolution de problèmes complexes ne se programme pas.
Le SNESUP condamne cette conception de la recherche, engagée par la loi Pacte Recherche et par les Initiatives d’Excellence. Elle pousse à la spécialisation thématique des établissements,
concentre les financements sur quelques pôles au détriment des autres champs territoriaux de la recherche, fragilise le lien Formation-Recherche, exacerbe les logiques de concurrence à l’opposé
de la coopération entre équipes. Il réclame une réattribution massive de ces crédits pour financer majoritairement par crédits récurrents la recherche publique, en respectant le maillage
territorial des formations et de la recherche.
Fraternellement,

Claudine Kahane et Marc Neveu
Co-secrétaires généraux »

SNESUP

Forum ATENA : Principe d’innovation : quelle définition, sur quels fondements

L’Atelier Innovation de Forum ATENA vous invite à ses travaux, le mardi 4 mars de 18h à 20h+, sur
le thème Principe d’innovation : quelle définition, sur quels fondements

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L’affirmation d’un principe d’innovation, première étape d’un consensus politique sur l’innovation
?

L’OPECST (office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques), a confirmé son intention de
tenir, le jeudi 5 juin 2014, à l’Assemblée Nationale, une journée d’audition d’un panel de personnalités sur ce sujet​, dont Mme Lauvergeon sera tête de liste.

Le Forum sur les Politiques Publiques d’Innovation (FPI, créé à l’initiative de la Commission Innovation du Forum
Atena) a été retenu pour contribuer à l’organisation de cette journée puis à la rédaction du rapport et des recommandations qui en découleront. 

A long terme, cela peut conduire à une proposition de loi qui vienne équilibrer le principe de précaution. A tout
le moins, cela ouvre la route à une charte de l’innovation qui pourrait servir de base à un consensus politique sur l’innovation.

Quel serait un bon Principe d’Innovation ? Quels en seraient les fondements? Quelle en serait la charte
fondatrice ? Voulez vous contribuer à cette réflexion ?

Patrice Noailles
+ 336 07 43 16 92

Laurent Guyot-Sionnest
+336 74 19 91 33


Restaurant “Le Coup d’Etat”
164 Rue Saint Honoré
75001 Paris

Moyens d’accès :
– Métro : l.1 (Louvre-Rivoli)

Inscription

L’accès est libre, sur inscription préalable. Merci de vous inscrire directement en ligne ou par retour de mail (en précisant vos coordonnées).

 

Pour tout renseignement : deleguefa@forumatena.org


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Emmanuel Ethis élu Président de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

Le premier conseil de gestion
de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse s’est tenu ce jour. Emmanuel Ethis, Président de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, a été élu Président de la
Fondation pour un mandat de 4 ans. Les personnalités qualifiées, les donateurs ainsi que les membres du bureau ont été désignés pour une même durée.
La fondation vise à la fois à collecter des ressources nouvelles pour soutenir l’Université dans l’accomplissement de ses missions et à rapprocher
l’Université du monde socio-économique à travers la promotion d’une culture d’ouverture et d’échange avec les entreprises et les acteurs sociaux et politiques autour de ses deux axes identitaires
:
• Agro&Sciences
• Culture, Patrimoines et Sociétés
numériques


Pierre Bergé, Président de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Président d’Honneur de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse et Marie-Josée Roig pour la Ville
d’Avignon en sont les membres fondateurs. Grâce à leur soutien, la Fondation a pu constituer une dotation initiale de 1 M€. Les financements des projets débuteront à l’automne.

Historique Fondation :
– 24 juin 2009 : le Conseil d’Administration de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse décide de la création de la fondation universitaire
– Janvier 2010 : lancement officiel de la Fondation avec un engagement de Pierre Bergé (500 000€)
– Novembre 2011 : engagement de la Ville d’Avignon (500 000€)
– 26 novembre 2012 : réunion des membres Fondateurs
– 28 février 2013 : vote à l’unanimité des statuts de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse en Conseil d’Administration de l’Université d’Avignon et des Pays de
Vaucluse
– 26 juin 2013 : 1ère réunion du Conseil de Gestion, élection d’Emmanuel Ethis en tant que Président de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

 www.univ-avignon.fr


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16e Prix d’histoire François Bourdon

Prix Techniques, entreprises et société industrielle attribué par l’Académie François Bourdon et la Fondation Arts et Métiers

Appel à candidature

Ce prix annuel concerne les travaux à caractère historique de l’ensemble des champs disciplinaires des Sciences Humaines et Sociales. Il porte sur les techniques, les entreprises et plus généralement la société industrielle à l’époque contemporaine. Il est divisé en deux catégories. La première dotée d’un prix unique de 1500 euros couronne un ouvrage, le manuscrit original d’une HDR ou une thèse publié ou soutenu entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013.
La seconde catégorie spéciale « jeunes chercheurs » récompense, avec son prix unique de 750 euros, un mémoire ayant été soutenu entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013.
Pour s’inscrire le candidat doit envoyer, à l’Académie François Bourdon, son écrit en deux exemplaires en version papier, ou en un fichier PDF avant le 31 janvier 2014 accompagné de son curriculum vitae en version électronique.
(Pour les écrits envoyés sous format papier, un seul exemplaire sera restitué au candidat.)

Adresse d’envoi des écrits :
Kharaba.afb@wanadoo.fr

Académie François Bourdon
Cour du Manège-Château de la Verrerie
BP 60031
71201 Le Creusot Cedex

Ivan Kharaba
Directeur
Académie François Bourdon
Cour du Manège-Château de la Verrerie
BP 60031
71201 Le Creusot Cedex
Tél. : 03 85 80 81 51
www.afbourdon.com

Discours de François Hollande à Strasbourg : accélération des restructurations universitaires…

Information reprise d’une communication SNESUP : “Intervenant à
l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires de Strasbourg, à l’occasion de son déplacement à Strasbourg sur le thème de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), le président
de la République a dessiné des perspectives à court terme.

Au-delà du choix symbolique de la ville de Strasbourg, de sa dimension européenne, de la qualité scientifique des
recherches de l’Université de Strasbourg, la recomposition territoriale est au centre du discours de F. Hollande. Au détour d’une interpellation des élus de la région Alsace, le président a
révélé l’un des pans de la prochaine loi de décentralisation. Les universités, la recherche pourraient prochainement faire explicitement partie des « domaines de compétences directes »
des Régions. Mettant au centre de son dispositif les métropoles, comme maillons nécessaires au développement économique, indissociable de la formation et de la recherche, il choisit d’accélérer
la restructuration tant des territoires que de l’université et de la recherche publique.
Si l’enseignement supérieur et la recherche sont présentés comme épargnés dans les 50Md€ de coupes budgétaires dans les services publics « pour aider les entreprises », on peut craindre
que ces annonces creusent des inégalités à la fois entre les établissements et également entre les territoires, inégalités qu’il conviendrait au contraire de réduire d’urgence.
En précisant le lancement du deuxième plan d’investissement d’avenir, et une pléthore de nouveaux appels à projets soumis à un jury international, le président de la République se réapproprie une
méthode, initiée par le gouvernement précédent, et vivement rejetée par la communauté scientifique. Elle a créé de profondes fractures au sein des établissements, des équipes et des personnels.
En distinguant les établissements à « dimension mondiale » de ceux « de taille régionale », il remet en selle le modèle d’un ESR à deux vitesses. Le maintien du Crédit Impôt
Recherche « élargi », toujours plus attractif pour les entreprises, dont le contrôle est perçu comme « tatillon », continue de priver le Service Public d’ESR des ressources
dont il a besoin.
« L’excellence attire l’excellence » dit le président de la République : que dire du devenir de ceux –très majoritaires- qui ne seront pas retenus, de ces collèges universitaires
dont on tait le nom, de leurs liens avec la recherche…
Au centre de cette intervention, l’attractivité (internationale, de chercheurs, d’étudiants…) est omniprésente. « Tout ne se résume pas à la taille [des structures] ». Malgré les
précautions d’usage, la masse critique figure désormais comme un enjeu incontournable. La recomposition sous forme de COMUE ou d’établissements fusionnés dotés d’antennes sous tutelle, pouvant
contractualiser directement avec l’Etat voit son calendrier accéléré. « En juillet 2014, tout doit être prêt». Comment, dans de telles conditions, les acteurs de l’ESR, pourraient ils se
consacrer sereinement à leurs missions ? Comment croire un seul instant aux « ressources sécurisées dans le temps » quand les universités sont frappées par l’austérité et que
s’annoncerait une année blanche pour l’emploi scientifique au CNRS? Et enfin, comment croire, avec de tels calendriers, à une volonté de concertation, à l’heure où le suffrage indirect est par
ailleurs poussé un peu partout ?
L’obligation de concentration inscrite dans la loi ESR est concrétisée par la carotte du plan d’investissement d’avenir et le bâton de la
« relégation » en collège universitaire, selon un plan de restructuration qui oublie le maillage territorial des formations. Formations que d’ailleurs le président a souverainement
ignorées, ne prononçant « enseignement supérieur » qu’une fois en fin de discours. Il est par ailleurs frappant de noter que ce discours s’est déroulé dans une université qui, toute
excellente, internationale et fusionnée qu’elle soit, se trouve dans une situation budgétaire fort précaire. Après le vote difficile de son budget (avec un mois de retard), le rectorat a exigé
une réduction de 20% en 2014 des budgets de ses composantes, services et laboratoires. Nous saurons rappeler que le Service Public d’Enseignement Supérieur et de Recherche nécessite vraiment un
changement de politique, de paradigme et de discours.”

SNESUP