Archives de catégorie : La recherche et écoles

« Éthique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires »

Appel à communication pour le dossier : « Éthique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires ».
Rédacteur en chef invité : Mohamed Karim KEFI – Enseignant – Chercheur EDC PARIS mkefi@edcparis.edu

En partenariat avec :

Cet appel, faisant suite au colloque organisé par l’ISTEC le 5 décembre 2019 sur le thème de « Entrepreneuriat social et solidaire, éthique en sciences de gestion », offre la possibilité aux chercheurs de présenter leurs travaux les plus aboutis sur la relation entre crise sanitaire, éthique et nouveaux modèles d’affaires.

Les décisions politiques liées à la situation sanitaire génèrent de nombreux impacts nécessitant des adaptations de la part des acteurs privés comme publics. Quel que soit le statut des parties prenantes, l’éthique et l’objectif sociétal – qu’il soit porté par des processus plus responsables, coopératifs ou des productions plus locales, durables… – visent à émerger pour porter plus de sens aux financement des projets.

Selon les approches théoriques et traditionnelles, l’entrepreneuriat solidaire et les nouveaux modèles d’affaires se focalisent sur des indicateurs sociaux réinventés, des modèles plus éthiques et de nouvelles formes de financements.

  • Les indicateurs sociaux permettent d’étudier le lien social défini par l’existence de relations interpersonnelles et de proximité entre les agents ayant pour fonction de maintenir et d’entretenir une solidarité entre les membres d’une communauté (Farrugia, 1997). La solidarité en entrepreneuriat, pour sa part, a pour objet de mettre en œuvre des formes de socialisation (Mesquita, 2009 ; Guérin, 2000 ; Vallat, 1999 ; Ould Ahmed, 2010). Elle peut être vectrice de lien social primaire mais, même si ces situations existent, elles restent marginales (Charbonneau, 1998).
  • Plusieurs théories ont étudiés les mécanismes de coordination entre l’éthique en sciences de gestion et les actions d’investissement ou financement solidaires (Mercader, 2020 ; Umberto, 2020 ; Dangayach, 2011 ; Vigneron, 2008 ; Lobez et Vilanova, 2006 ; Eber, 1999 ; Guille, 1994 ; Rivaud Danset & Salais, 1992).
  • L’entrepreneuriat solidaire s’adresse principalement à des agents qui ne trouvent pas de réponses à leurs besoins de financement dans les circuits de marché classiques. Elle met en relation des agents, non bénéficiaires du financement. Elle offre une plus grande liberté dans l’engagement car l’adhésion est volontaire, planifiée par une organisation et le poids des obligations et la charge affective sont plus faibles que les relations sociales primaires (Granovetter, 2000).

Aujourd’hui, il est nécessaire de rapprocher l’éthique à la réalité des entreprises et des consommateurs pour un bien-être collectif. Comment ? Quels sont les nouveaux modèles d’affaires fondés sur des valeurs éthiques partagées et sur la responsabilité des entreprises et des consommateurs ? L’objectif de ce cahier sera de rassembler les processus émergeants en apportant des pistes de réponses aux questions suivantes :

  • Quelle est la place de l’éthique d’aujourd’hui au sein des acteurs économiques ?
  • Comment rapprocher l’éthique à la réalité de marché ?
  • Quelles sont les solutions capables de produire des changements radicaux dans les modèles classiques ?
  • Quelle est la place de l’éthique dans la gestion de projet ?
  • Les nouveaux modèles d’affaires sont-ils tous respectueux de l’éthique et d’une relation solidaire et sociétale entre les acteurs économiques et les consommateurs/clients ?
  • Quel est l’impact de l’entrepreneuriat social et solidaire sur la firme et sur la société dans les nouveaux modèles d’affaires ?

Les dates à retenir

  • Soumission des manuscrits 20 décembre 2021
  • Avis aux auteurs 20 janvier 2022
  • Soumission des manuscrits révisés 20 mars 2022
  • Relectures supplémentaires et acceptation définitive 20 avril 2022
  • Soumission de la version finale du numéro spécial à envoyer à La RSG : juin 2022

Soumission des articles : https://v3.bubblz.net/#/partner/b334af950f-istec-articleslarsg2022-nouvelle-proposition-d-article

Toutes les propositions d’articles qui ne respecteront les normes de la revue (https://larsg.fr/, voir la rubrique « Proposer un article ») ne seront pas prises en compte et seront rejetées.

Références

Annette F., Valeau P. et Eynaud P. (2018), L’entrepreneuriat institutionnel : un vecteur du développement de l’économie sociale et solidaire de La Réunion ?, RECMA, 2018/4 (n°350), pages 38 à 54.

Aglietta M. et Rebérioux A. (2004), Dérives du capitalisme financier, Albin Michel.

Aglietta M. et Orléan A. (2002), La monnaie entre violence et confiance, Paris, Odile Jacob.

Andreani E. et Neuberger D. (2004), Relationship finance by banks and nonbanks institutional investors: a review within the theory of the firm, Thuenen – Series of Applied Economic Theory, 46, Université de Rostosk, Allemagne.

Arrow KJ. (1974), The limits of organization, Norton, New-York.

Artis A (2007), La finance solidaire territorialisée : une réponse de proximité en faveur de la construction d’un territoire de référence dans un processus de mondialisation, Cahier du Ceren, n°19, p. 20-40.

Barou N. (1932), Co-operative banking, Westminster P.S. King & Son, Ltd, Orchard House.

Berger A. (1999), The dynamics of market entry: the effects of mergers and acquisitions on de novo entry and small business lending in the banking industry, Finance and Economics Discussion Paper, series 1999-41, Board of Governors of the Federal Reserve System.

Bilan Y., Mishchuk H. et Pylypchuk R. (2017), Tow ards sustainable economic development via social entrepreneurship, Journal of Security & Sustainability, n° 6(4).

Boot A. (2000), Relationship banking: what do we know?, Journal of Financial

Intermediation, vol. IX, p. 7-25.

Boot A. et Thakor A. (2000), Can relationship banking survive competition?, The Journal of Finance n°55, p. 679-713.

Coase R. (1937), The Nature of the Firm, Economica, 4(16), 386-405.

Fretel A. (2008), L’association comme réponse à la question sociale du XIXe au XXe siècle, Revue de la régulation, n°2, janvier.

De Hoe R. et Janssen F. (2014), L’entrepreneuriat social et l’entrepreneuriat durable sont-ils liés ?, In Entrepreneuriat, développement durable et territoires : approches contextualisées, Hachette, p. 69-94.

Glémain P. (2008), Epargnants solidaires. Une analyse de la finance solidaire en France et en Europe, Presses Universitaires de Rennes, Collection Economie et Société, 152 p.

Guérin I. (2000), La finance solidaire en France : coupler intermédiation financière et intermédiation sociale, Revue des études coopératives, mutualistes et associatives, 277, pp. 79-93.

Guider H. et Roux M. (2009), La banque coopérative en Europe, Revue Banque Edition.

Gözü, C., Falbe, C. M. et Aktan, M. (2009), Implementations of Social

Entrepreneurship: A Comparative Approach in Developing Countries», International Symposium on Sustainable Development, June 9-10 2009, Sarajevo.

Lelart M. (2005), De la finance informelle à la microfinance, éd° Archives Contemporaines et AUF, 140 p.

Montagne, S. (2005), Pouvoir financier contre-pouvoir salarial dans les fonds de pension : contribution du droit à la légitimité financière, Annales HSS, n° 6, pp.1299-1325.

Morck R., Nakamura M. et Shivdasani A., (2000), Banks, ownership structure, and firm value in Japan, Journal of Business, vol. 73, p. 539-567.

Ould Ahmed P. (2010), La solidarité vue par l’économie sociale et solidaire, Revue Tiers Monde 2010/4 (n°204).

TerrESS : une Chaire pour développer l’Économie Sociale et Solidaire à Sciences Po Bordeaux

À l’occasion de son premier anniversaire, la Chaire TerrESS (Territoires de l’ESS) présentera ses projets en réunissant l’ensemble de ses parties prenantes le 8 octobre 2021 à Sciences Po Bordeaux.

Conscient de sa responsabilité sociale en tant qu’établissement de formation des cadres supérieurs des secteurs public, parapublic et privé, Sciences Po Bordeaux s’engage pour le développement de l’Économie Sociale et Solidaire dans les territoires. L’Institut a ainsi créé, à l’initiative de Timothée Duverger, Maître de conférences associé, la Chaire Territoires de l’économie sociale et solidaire (TerrESS) en partenariat avec Harmonie mutuelle, AG2R La Mondiale, la Fondation du Crédit coopératif et Up Coop.

Rassemblant des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activités autour du principe de limitation de la lucrativité, l’ESS défend un modèle de gouvernance démocratique dans laquelle la recherche de bénéfice permet de répondre à un objectif d’utilité sociale ou à intérêt collectif.

Le 8 octobre, l’anniversaire de la Chaire réunira des élus du Conseil Régional, Conseil Départemental, de Bordeaux Métropole et de la Ville de Bordeaux avec des étudiants, des citoyens, des bénévoles, des professionnels engagés et leurs instances de représentation (CRESS Nouvelle-Aquitaine, CESER) ou encore des chercheurs autour d’ateliers, de conférences et moments de découverte de la Chaire.

La Chaire TerrESS pour rapprocher les écosystèmes universitaires

La Chaire TerrESS a vocation à rapprocher les écosystèmes universitaires, socio-économiques et institutionnels autour de 4 axes :

  • L’engagement des étudiants : sensibilisation à l’entrepreneuriat à impact positif, promotion de l’ESS par les associations étudiantes, appui à la vie associative ou coopérative (la coopérative Acc’ESS, qui propose des services de conseils & expertises auprès des structures de l’ESS, profitera de la journée du 08 octobre pour organiser son AG constitutive).
  • L’animation du débat public dédié à l’ESS et les territoires : organisation de conférences littéraires, publication de notes d’experts…
  • Valorisation des méthodes de recherches participatives dans les structures de l’ESS, diffusion des connaissances, étude de la responsabilité territoriale des entreprises.
  • Développement de la formation initiale et continue : Master Économie Sociale et Solidaire et Innovation Sociale (ESSIS), Exécutive Master Stratégies, territoires et projets innovants dans l’économie sociale et solidaire (STPI-ESS), coanimation d’un Club Collectivités et ESS.

3e conférence internationale sur le Digital, l’Innovation, l’Entrepreneuriat et le Financement

La 3e conférence internationale sur le Digital, l’Innovation, l’Entrepreneuriat et le Financement sera organisée en mode hybride, du 20 au 22 décembre 2021 à Lyon.

La conférence DIF-2021, organisé par l’INSEEC Business School (FR), John Molson School of Business, (Concordia University, CA), University of Jilin (CN) en collaboration avec l’AIMS et l’AEI, sera une excellente occasion pour les universitaires, les doctorants et les praticiens de présenter de nouveaux résultats de recherche, et de discuter des questions actuelles et des enjeux dans leurs disciplines.

Conférencier invité : David B. Audretsch, Université de l’Indiana.

Les contributeurs intéressés doivent soumettre de préférence des articles complets en fichiers PDF (en anglais ou en français), mais des résumés étendus (1 000 à 1 500 mots) peuvent également être pris en considération s’ils sont très prometteurs, au plus tard le 10 octobre 2021 via le site Web de la conférence.

Veuillez consulter notre site web pour des informations détaillées: https://dif2021.sciencesconf.org/

Revues associées pour des numéros spéciaux :

  • International Journal of Information Management (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Journal of Business Research (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Management international / International Management / Gestiòn Internacional (Fnege cat. 2)
  • Critical perspectives on Accounting (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Canadian Journal of Administrative Sciences (SSCI & Scopus, Fnege cat. 3)
  • Gestion 2000 (Scopus, Fnege cat. 4)
  • International Journal of Entrepreneurship and Small Business (Scopus, Fnege cat. 4)
  • Scientific Papers of the University of Pardubice – Series D (Scopus)
  • French Journal For Media Research (ISSN : 2264-4733)

Prix FAS 2021 de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié

Le Conseil scientifique de la FAS (Fédération Française des Associations d’Actionnaires salariés et Anciens salariés) attribuera le 9 novembre 2021 le Prix FAS de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié.

Prix FAS 2021 de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié.

Le Prix FAS de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié

Doté d’un montant de 3000 euros en 2021, ce prix est destiné à récompenser annuellement des travaux de recherche académique approfondie (thèses de doctorat, ouvrages, articles de revues scientifiques, études de cas pédagogiques) sur les aspects juridiques (tous travaux juridiques relatifs à la France devront avoir pris en compte les réformes introduites par la « Loi PACTE » du 22 mai 2019), économiques, sociologiques et de gestion de l’actionnariat salarié dans les entreprises françaises ou étrangères, publiés à partir de 2019.

Cela inclut aussi des études d’impact sur les relations du travail et la gouvernance des entreprises. Seront également recevables des travaux réalisés notamment dans le cadre d’un contrat CIFRE.

Les personnes intéressées sont invitées à faire parvenir une fiche décrivant sur une à deux pages l’objet de leurs travaux à M. Philippe BERNHEIM, Vice-président du Conseil scientifique de la FAS, avant le 11 octobre 2021.

A l’issue d’une présélection, il sera demandé aux candidats retenus de fournir un exemplaire de leur ouvrage sous format pdf. Le Conseil scientifique de la FAS décidera de l’attribution du prix lors de sa réunion du 9 novembre 2021.

Toutes précisions pourront être obtenues auprès de M. Philippe BERNHEIM.
E-mail : contact@fas.asso.fr
Mobile : 06 71 92 84 10

A propos de la Fédération Française des Associations d’Actionnaires Salariés et Anciens Salariés

La FAS (Fédération Française des Associations d’Actionnaires Salariés et Anciens Salariés) s’est fixée comme objectif, depuis plus de 25 ans, la promotion de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié dans les entreprises françaises cotées ou non, de toutes tailles et de tous secteurs. La FAS représente les intérêts communs des 3,5 millions d’actionnaires salariés en France. Elle édite le Guide FAS de l’épargne et de l’actionnaire salarié et réalise le benchmark FAS des meilleures pratiques par les entreprises. Elle récompense chaque année les plus exemplaires à l’occasion du Grand Prix FAS de l’actionnariat salarié.

www.fas.asso.fr

Aux chercheurs en ESS et sujets connexes

Aux chercheurs en ESS et sujets connexes : « The Independant Social Research Foundation (ISRF) seeks to fund innovative research which breaks with existing explanatory frameworks so as to address afresh empirical problems with no currently adequate theory or investigative methodology.
Innovation may also come from controversial theoretical approaches motivated by critical challenge of incumbent theories. Interdisciplinarity in the generation of new investigative initiatives may be achieved by combining and transforming empirical methods and theoretical insights from the social sciences. Projects ranging across the breadth of the social scientific disciplines and interdisciplinary research fields are welcome, and relevant applications from scholars working within the humanities and the natural sciences are also encouraged.”

Independant Social Research Foundation ISRF
Independant Social Research Foundation ISRF


Voici les liens pour les différents types de financement :

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/early-career-fellowships/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/political-economy-fellowships/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/small-group-projects/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/independent-scholar-fellowships/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/essay-competitions/2022-essay-prize-in-economics/  (climate change : RIODD ; critical mangement study; interdisciplinary)

Les post-doctorant.e.s et collègues français.e.s étant très sous-représenté.e.s dans les candidatures, la Fondation souhaiterait remédier à cette situation. 

Journée de Recherche Ripco

L’inscription à la Journée de Recherche Ripco est désormais ouverte à tout le monde. Elle est gratuite et soumise à inscription en renseignant ce court formulaire.

Vous êtes invités à suivre la journée dans son intégralité dans la mesure de vos possibilités (ouverture, sessions parallèles, conférence plénière et clôture). A l’issue de la session plénière un point sera fait sur cette journée, serons annoncés les les lauréats des distinctions (meilleure communication en lien avec le focus de la journée, meilleure communication en dehors du focus et meilleure communication jeune chercheur).

Toutes les informations relatives à l’inscription sont disponibles en ligne : https://ripco-online.com/fr/jr/2021/home.asp

Avant de vous inscrire, vous pouvez télécharger la version PDF de la brochure avec l’ensemble des informations.

Seront adressés, à tous les inscrits avant le 15 juin, les liens de connexion Zoom pour se connecter aux ateliers et aux autres sessions de la journée.

L’équipe éditoriale de la RIPCO espère vous voir nombreuses et nombreux lors de cette journée et reste à votre disposition pour toutes questions : contact@ripco-online.com

Préparation du 6e Forum franco-allemand

Séminaires du Comité Énergies. Mobilités. Innovations. (CEMI)
Visioconférence

La transition énergétique est une réalité, l’Europe s’est engagée sur un programme ambitieux en 2050 : la neutralité carbone. Les sources de production d’énergie sont variées, au regard de la protection du climat et des exigences écologiques elles seront plus décarbonées. C’est pourquoi, il faut s’attendre à une demande accrue d’électromobilité avec toutes les transformations qui vont avec : la mutation des transports (véhicules électriques…), la redynamisation des territoires, l’habitat mieux connecté, les nouveaux emplois. Et aussi, quelle sera la place des innovations dans le contexte d’une triple transition : énergétique, numérique et sociale.

Le 1er juin 2021 de 8h30 à 10h

Les mix énergétiques en Europe

– Les modèles français et allemand : spécificités et convergences ?
– Les bilans carbone de l’énergie ?
– Où en sommes-nous avec l’hydrogène ?

Intervenants

  • Thierry Kalfon, Directeur Général de la Global Business Line Renouvelables d’Engie
  • Ulrich Benterbusch, Deputy Director General II B – Efficiency and heat in industrie and households, sustainable mobility, Federal Ministry of Economic Affairs and Energy
  • Alain Vallée, Président, NucAdvisor
  • Mathieu Marrony, Group Manager in Hydrogen, EIFER
  • Nurten Avci, Directrice générale d’EIFER

Débats modérés par :

  • Émile H. Malet, Directeur de la Revue Passages & de l’ADAPes
  • Xavier Boullet, Consultant, spécialiste des affaires publiques

Le 21 septembre 2021 de 8h30 à 10h

Les financements et la compétitivité de la transition énergétique

Intervenants :

  • Olivier Appert, Ingénieur général des mines, Académie des technologies
  • Jean-Philippe Gouy, Chef du secteur Euratom
  • Jean-Paul Bouttes, ancien directeur de la stratégie et de la prospective et professeur chargé de cours en sciences économiques

Débats modérés par :

  • Émile H. Malet, Directeur de la Revue Passages & de l’ADAPes
  • Xavier Boullet, Consultant, spécialiste des affaires publiques

Séminaire gratuit, inscription obligatoire.
Inscription à passages4@wanadoo.fr ou sur https://www.passages-adapes.fr/s%C3%A9minaires-energies-mobilit%C3%A9s-innovations/

Vous recevrez le lien de la visioconférence après l’inscription.

Agir pour une transition citoyenne avec l’économie sociale et solidaire

Le séminaire coorganisé par l’ADDES et la République de l’ESS dans le cadre du centenaire de la RECMA est : ‘Agir pour une transition citoyenne avec l’économie sociale et solidaire’. il aura lieu le 4 juin, de 9h30 à 12h30 en distanciel autour des thèmes :

  • Comment fabriquer la transition écologique et sociale ?
  • Comment dépasser les seules propositions en termes d’innovations technologiques pour introduire des processus participatifs pérennes orientés vers la solidarité ?

Inscription obligatoire : https://attendee.gotowebinar.com/register/5525545521059943183

L’ADDES et la République de l’ESS proposent deux tables rondes pour explorer ensemble des initiatives citoyennes et des pistes d’action, ouvrir le champ des possibles et identifier les leviers de l’essaimage.

A l’issue des deux tables rondes, remise du prix de thèse de l’ADDES.

Programme

Introduction
Nadine Richez-Battesti, Aix-Marseille Université et LEST-Cnrs
Eric Bidet, Le Mans Université et ARGUMans
Timothée Duverger, Sciences Po Bordeaux

Quelles stratégies de transformation ? Polliniser, transformer et faire système (1h15)

Cadrage et animation : Jean-François Draperi, CNAM, CESTES
Jérôme Du Boucher, représentant du projet Licoornes
Olivier Palluault, cofondateur et gérant d’Ellyx
Marion Besse, présidente d’Ïkos
Maelle Coppey, présidente du Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire (RTES)

État d’urgence écologique : des solutions citoyennes et solidaires (1h15)

Cadrage et animation : Thomas Lamarche, Paris-Diderot Sorbonne Paris Cité et Ladyss-cnrs
Alexandra Debaisieux, Directrice générale déléguée de Railcoop
Catherine Dulong, coordinatrice d’Episol
Damien Gaucherand, directeur d’Innovales

Conclusion

Danièle Demoustier, Sciences Po Grenoble

12h 15 Remise du prix de thèse de l’ADDES

recma addes

ISTEC Paris ouvre un Executive MBA : Change Management et Transformation Numérique

ISTEC Paris ouvre un Executive MBA Change Management et Transformation Numérique, dès janvier 2021.

ISTEC Paris
ISTEC Paris – la grande école spécialisée sur les nouveaux modèles d’affaires

Ce MBA s’ajoutera aux 5 MBA déjà ouverts par l’Ecole ISTEC Paris en octobre 2020 : MBA Audit et contrôle de gestion ; MBA Banque, assurance et marchés financiers ; MBA Digital marketing et e-commerce ; MBA Management des affaires internationales ; MBA Marketing et communication.

Pour Anis CHARFI, Directeur des MBA de l’ISTEC Paris : « Toutes les entreprises doivent régulièrement repenser leur modèle d’affaire et ce, d’autant plus que les transformations numériques et économiques s’accélèrent. Dans ce contexte, elles recherchent des cadres de haut niveau capables de les accompagner dans leur mutation. Ce qui est vrai pour les entreprises existantes l’est aussi pour les entreprises qui se créent. C’est pour répondre aux besoins de ces entreprises en profils qualifiés que l’ISTEC Paris a conçu ses 6 nouveaux MBA. Le MBA Change Management et Transformation Numérique, qui verra le jour début 2021, a pour particularité d’être à temps partiel, ce qui le rend facilement accessible aux cadres en activité. ».

ISTEC Paris : pour repenser les modèles d’affaires

Le MBA Changement Management et Transformation Numérique est destiné aux dirigeants et aux cadres supérieurs qui doivent repenser la stratégie de leur entreprise. Le MBA s’adresse aussi aux créateurs d’entreprises innovantes, aux responsables de la digitalisation et aux cadres qui veulent booster leur carrière.

Le rythme de la formation convient aux professionnels en activité : les 300 heures de cours sont réparties sur une année, à raison d’une semaine seulement par mois (en présence ou à distance si les conditions sanitaires l’imposent). Les principaux enseignements portent sur les Sciences & les Technologies ; la Réglementation & la conformité ; l’Économie ; la Méthodologie.

Les diplômés auront toutes les compétences nécessaires pour appréhender les enjeux de la transformation numérique, utiliser les informations et les outils liés au big data, détecter et maîtriser les risques liés à la dématérialisation des échanges. Ils sauront aussi intégrer la dimension éthique dans l’élaboration des nouveaux modèles d’affaires.

Cybersécurité et nouvelles criminalités

L’Executive MBA Change Management et Transformation Numérique fera une large part à la cybersécurité et à l’analyse des nouvelles criminalités. Les participants feront d’ailleurs un Study Tour pour rencontrer des spécialistes de la cybersécurité dans tout l’Hexagone. Les cadres de haut niveau qui maitrisent les questions de cybersécurité et qui sont capables de dialoguer avec des informaticiens sont très recherchés par les entreprises.

Notons que dans le cadre du nouveau MBA, les participants suivront un module introductif à la certification ACFE (Association of Certified Fraud Examiners), assuré par des membres du Chapitre français de l’ACFE. 

FEMIB : 3e Conférence internationale sur la finance, l’économie, la gestion et les affaires informatiques

Nous vivons dans un monde en évolution rapide et interconnecté, dans lequel différents domaines d’activité sont liés et dépendants les uns des autres. Quatre domaines d’activité émergents : la finance, l’économie, la gestion et les affaires informatiques (FEMIB) sont essentiels pour chaque pays, organisation, société et individu comme suit. La finance est importante pour la richesse, les bénéfices et l’avenir à long terme des individus, des entreprises et du pays. L’économie peut nous aider à comprendre comment l’état passé et actuel de la performance financière régionale, nationale et mondiale. La gestion permet aux organisations, aux gouvernements, aux décideurs de rendre leurs projets et services plus structurés, efficaces, productifs et compétitifs. L’activité informatique est synonyme de nouvelles tendances de développement, d’opportunités et d’innovation. Nous pensons que ne réussissant que dans ces quatre domaines, cela peut garantir à chaque organisation, décideur, investisseur, gouvernement et pays pour réussir à long terme et collaborer. Notre but et notre objectif sont de rassembler les scientifiques, les praticiens et les décideurs de ces quatre domaines afin de favoriser une communauté forte et bien connectée. Nous accueillons les idées, concepts, services, techniques, résultats de recherche et pratiques commerciales innovants.

FEMIB

Thèmes de la conférence du 25 – 26 avril 2021, en ligne

Dates limites de soumission

  • Prolongation de la soumission d’articles réguliers : 21 décembre 2020
  • Prolongation de la présentation de l’exposé de position : 26 janvier 2021
  • Soumission d’un article au Consortium doctoral : 2 mars 2021

La soumission au plus tard qui était prévue au 30 novembre 2020 a donc été repoussée au 26 janvier 2021.

PRÉSIDENT DE CONFÉRENCE

Victor Chang, Teesside University, Royaume-Uni

COPRÉSIDENTS DU PROGRAMME

Patricia Baudier, EM Normandie Business School, France

Mitra Arami, EM Normandie Business School, France

CHAISE LOCALE

Marek Hudik, University of Economics, Prague, République tchèque

CHAISES PUBLICITAIRES

Chantal Ammi, Institut Mines-Télécom Business School, France
Samuel Fosso Wamba, TBS Business School, France
Alexander Brem, Université de Stuttgart, Allemagne

Les actes seront soumis pour indexation par :

  • SCOPUS
  • Google Scholar
  • La bibliographie informatique DBLP
  • Érudit sémantique
  • Indice d’ingénierie (EI)
  • Index des citations des actes de conférence

Tous les articles présentés sur le lieu de la conférence seront également disponibles à la bibliothèque numérique SCITEPRESS.

En outre, une courte liste d’articles présentés sur le lieu de la conférence sera sélectionnée pour publication de versions étendues et révisées dans un numéro spécial de International Journal of Organizational and Collective Intelligence et Journal of Global Information Management.

Contact

Vitor Pedrosa – femib.secretariat@insticc.org
Secrétariat FEMIB
Av. S. Francisco Xavier Lote 7 Cv. C, Setubal 2900-616, Portugal
+351 265 520 185

http://www.femib.scitevents.org

Journée du RESSOR GRAND EST 2020 les 19 et 20 novembre 2020 en webinaire

RESSOR, le Réseau de recherche et de formation en ESS du Grand Est, organise ses nouvelles rencontres en visio-conférence. Le RESSOR vous invite ainsi à deux journées scientifiques gratuites sur inscription le jeudi 19 et le vendredi 20 novembre 2020 pour échanger avec les enseignants-chercheurs du réseau, sur la thématique « ESS et transitions : vers des territoires soutenables et inclusifs ? »

Visitez l’exposition virtuelle des travaux étudiants pendant les rencontres !

Programme des journées du RESSOR Grand Est 2020

Vous pouvez vous inscrire en ligne en cliquant sur les dates.

Jeudi 19 novembre (9h-16h)

  • 9h15 : Accueil des participant-e-s
  • 9h30-11h45 : Atelier I
    Monique Combes-Joret (URCA, Chaire ESS)
    ESAT de demain : vers des organisations responsables et capacitantes
    Elise Marcandella (Université de Lorraine)
    Vers un territoire capacitant et inclusif : quelle place pour l’ESS ?
    Melaine Cervera, Vincent Lhuillier (Université de Lorraine) et Josiane Stoessel-Ritz (Université de Haute-Alsace)
    ESS et transition : regards croisés sur deux territoires, Ungersheim (France) et Esch sur Alzette (Luxembourg)
  • 11h45-14h : Pause déjeuner
  • 14h-16h : Assemblée Générale de RESSOR
    (réservée aux membres et aux personnes souhaitant adhérer. ODJ communiqué par mail)

Vendredi 20 novembre (9h15-12h)

  • 9h15 : Accueil des participant-e-s
  • 9h30-11h45 : Atelier II
    Anne Carbonnel et Raphaël Didier (Université de Lorraine)
    La gouvernance partagée pour des organisations plus résilientes en période de COVID 19 ? Les cas d’une monnaie locale et d’un magasin bio & tiers lieu en Grand-Est
    Tatiana Stoica, Bérangère Szostak et Paul Muller (Université de Lorraine)
    Projet Ecomédiance (lutte contre la fracture numérique des jeunes défavorisés)
    Sophie Bollinger (Université de Strasbourg) et Quoclac Tran Thanh (directeur d’un Foyer d’action éducative, Groupe SOS)
    Projet ECO : la transition du foyer Oberholz (Groupe SOS) témoignage de Quoclac Tran Thanh 
  • 12h : Clôture des rencontres et annonce de l’édition 2021

Appel à candidature pour un contrat doctoral 2020-2023

Appel à candidature pour un contrat doctoral 2020-2023 proposé par la Chaire ESS UHA – Laboratoire SAGE (UMR 7363 CNRS)
Ces territoires urbains de l’Est, « clusters » du Covid-19 : Lien social et santé des habitants de quartiers populaires

Contexte

En ce printemps 2020, la crise pandémique du Covid-19 a incisé une rupture d’une rare violence qui a mis au grand jour les défaillances de notre système économique, sanitaire et social. L’expérience globale et collective de l’épidémie sanitaire a révélé des réalités sociales extrêmement contrastées, ouvrant sur une prise de conscience encore inégale par l’arrêt sur image sur « le monde d’avant » et ses artifices. Un changement de regard s’est focalisé sur le quotidien et des activités soudain reconnues comme « essentielles » (soins, alimentation) avec l’exigence implicite de ramener chaque habitant à pied d’égalité dans l’accès aux soins et à l’alimentation. Mais cette centration sur le biologique et le médical a occulté d’autres exigences tout aussi essentielles qui se sont exprimées spontanément dans les quartiers : comme le besoin collectif d’exprimer la solidarité des habitants vis-à-vis des métiers invisibles (aides et soins aux personnes) et des bénévoles et volontaires (collecte alimentaire), ainsi que le besoin de restaurer et maintenir des liens sociaux pour vivre. Répondre à nos besoins essentiels (s’alimenter, se soigner) repose sur des liens sociaux renforcés, avec des personnes vigilantes quant à l’attention aux autres.

Face à un État qui tente d’endiguer la flambée de l’épidémie, les territoires et leurs habitants sont des acteurs et des témoins en première ligne (Aubenas, 2020) faisant face à l’épreuve d’une crise sanitaire devenue une crise sociale, écologique et économique. Selon une enquête récente menée par des chercheurs, la pandémie a davantage frappé les habitants des territoires urbains les plus pauvres issus des milieux populaires. Ces catégories sociales ne sont pas seulement les victimes de la pandémie, elles sont aussi les victimes d’injustices et d’inégalités sociales par les effets différenciés et l’impact socialement inégal de cette pandémie sur l’insécurité alimentaire et l’isolement social. La mise en confinement des personnes et des familles a davantage creusé les distances sociales alimentées par la méfiance et la peur, source de défiance transposée vis-à-vis des quartiers populaires. L’épidémie fait subir la double peine à des habitants face à la maladie et en situation d’exclusion sociale sur des territoires inégalement pourvus de services et d’équipements. Un sentiment d’injustice traverse les territoires urbains en marge, dont les habitants se sentent délaissés.

Parmi les premiers foyers de l’épidémie en France, annoncés début mars 2020, les villes de l’Est, au premier rang desquelles Mulhouse et Strasbourg, ont payé un lourd tribut à cette crise. L’attribution du qualificatif de « cluster[1] », notamment à Mulhouse, semble « coller à la peau » de ces territoires de l’Est considérés « à risques[2] » et contribue à l’occultation d’autres territoires urbains très proches, tels que le Territoire de Belfort, autant impactés. Avec son urbanisation très dense, Belfort présente, avec sa forte tradition industrielle, un territoire où les solidarités ouvrières, solidement ancrées, ont fortement été mises à l’épreuve. Ces territoires urbains, espaces de concentration et de diversité, ont diversement été identifiés comme des foyers de pandémie (quartier, immeubles, périphérie, centre-ville). A priori, on pourrait croire au hasard de la diffusion du virus mais, au-delà des apparences, apparaissent des données qui sont fondamentalement présentes dans les observations (INSEE, 2020) : outre l’âge et le sexe, les catégories de population en situation de fragilité dans les quartiers urbains les plus pauvres et les plus densément peuplés (Gascard, et al.).

Territoires urbains de l’Est : inégalités sociales et inégalités territoriales

Mulhouse, premier « Cluster » du Covid-19 en France[3], présente des caractéristiques significatives, comme le faible niveau de revenus de ses habitants (INSEE, 2020) et un faible taux d’activité. Mulhouse est une ville ouvrière dont la composition sociale est multiculturelle et métissée (plus de 130 nationalités), avec une part importante de jeunes (plus de 40% de la population de moins de 30 ans, INSEE, 2017) et des catégories socioprofessionnelles composées d’employés, cadres intermédiaires et ouvriers (47% des actifs en 2016). La ville se distingue par une population au profil plus populaire que son agglomération (dite « Mulhouse Alsace Agglomération » – m2A) où résident les classes moyennes. À ces clivages sociaux, s’ajoutent des clivages territoriaux (ville et m2A). La crise sanitaire a amplifié une fragilité sociale et économique aggravée pour des catégories sociales précaires (taux de pauvreté de 33% à Mulhouse en 2016), qu’en est-il de la dimension territoriale de cette précarité ? Les données disponibles (âge, sexe, population vulnérable, catégorie sociale) constituent des variables qui se combinent différemment d’un territoire à l’autre à Mulhouse, comme à Strasbourg et à Belfort.

Strasbourg présente également une population jeune (étudiants), mais les cadres supérieurs représentent plus de 18%. C’est une ville aux quartiers contrastés, parfois avec des logements sociaux sur-occupés, un taux de pauvreté de 22,1% de sa population, une moyenne qui cache des disparités territoriales importantes (Observatoire des Inégalités, 2011).

Belfort est une ville contrastée qui concentre un tiers de la population du département dans lequel un renforcement des inégalités de revenus reste élevé (Observatoire social départemental, 2019). Ces inégalités se traduisent par des quartiers périphériques paupérisés, un centre-ville resté attractif pour les ménages aisés et les étudiants. Mais des « plus riches » usent de leur liberté de choix résidentiel plus importante pour accéder à la propriété individuelle dans les communes périurbaines (INSEE, 2011). Le taux de pauvreté atteint 25% à Belfort, contre 14,2% pour le département (INSEE, 2017).

Objectifs

Ce projet de thèse s’intéresse aux enjeux sociaux de la crise sanitaire révélés par la lecture d’une expérience sociale et collective d’un laboratoire in vivo (Beaud, 2020) par le confinement des habitants. Elle adopte une démarche de recherche-action avec les acteurs concernés pour comprendre les dynamiques de solidarités sur des territoires urbains plus précisément dans les quartiers populaires de trois villes de l’Est de la France : Mulhouse, Strasbourg et Belfort. Cette recherche répond à deux objectifs majeurs :

  • D’une part, évaluer et analyser l’impact sociétal de la crise pandémique à l’échelle des territoires urbains à Mulhouse, Strasbourg et Belfort et plus particulièrement leurs quartiers populaires, en mettant l’accent sur leurs spécificités en termes de de solidarités (familiales, générationnelles, communautaires, voisinage), formelles et informelles, de réseaux d’entraide dans et hors des territoires de résidence. Un état des lieux avant le Covid-19 est indispensable pour analyser comment ces « filets » de liens et de protection ont pu résister, se distendre ou disparaître avec le confinement et l’impact, subjectivement et socialement vécu, d’une épidémie.
  • D’autre part, identifier et questionner les nouvelles initiatives collectives et d’auto-organisation de réseaux d’échanges et d’entraide entre des habitants, acteurs privés et publics. L’attention portée par cette recherche aux émergences (action, projet) en situation d’épreuve est dirigée vers l’intérêt des personnes et d’acteurs de ces quartiers vers lesquels se tourne cette recherche-action qui est ouverte à l’écoute, l’observation et l’intervention d’un(e) doctorant(e) observateur, témoin et acteur (voir infra méthodologie).

L’auto-organisation locale de ces services émergents a permis d’assurer le lien avec des personnes isolées souvent perdues de vue (étudiants, jeunes, etc.), ainsi que les relations de réciprocité et l’entraide pour combattre la peur. Avec cette crise, s’affirme une prise de conscience des habitants de la nécessité de services publics (santé, sanitaire) et de services porteurs d’une qualité relationnelle plus solidaire. Ces initiatives des habitants méritent une attention particulière pour valoriser et reconnaître les réponses émergentes de services par de petites associations ou des initiatives communautaires (Laville, 2020) : Quelles sont, dans ces quartiers populaires, les figures d’une autre économie, alternative, solidaire et plus juste qui articule gratuité et rétribution, échanges marchand et non marchand ? Comment rapprocher ces actions en réseaux avec d’autres réseaux, notamment ceux de l’Économie sociale et solidaire (ESS), et envisager une pérennisation de ces initiatives par une coopération au-delà de la crise ? L’approche se veut interdisciplinaire ancrée dans les sciences sociales incluant l’entrée socioéconomique.

Deux axes de recherche

Les deux axes de recherche, la dimension territoriale et l’approche par la qualité des relations sociales dans les services, sont étroitement articulés et feront l’objet d’ajustements à définir par la suite. 

L’approche territoriale constitue le prisme d’analyse des « foyers de pandémie » : ce premier axe de recherche vise à repérer des territoires urbains et périurbains pour identifier des profils-types en posant la question des facteurs de leur résistance différentielle au prisme de la pandémie. Le territoire est appréhendé par ses spécificités sociales, économiques et culturelles sous l’angle de modes d’habiter, d’organisation de la vie quotidienne et d’accès à des services (santé, social, services de proximité) en tenant compte des contraintes (logement, revenu, distance). Quelles en sont les retombées sur l’exposition des personnes au risque sanitaire et sur les capacités des habitants à résister en exerçant leurs activités d’une manière autonome (alimentation, soins, réseaux, entraide) ?

L’autre axe de recherche privilégié concerne la qualité des conditions de vie, des conditions sociales de logement et de santé des habitants de ces quartiers. Quelles sont les structures sociales et culturelles sous-jacentes aux réponses collectives émergentes sur les territoires, alors qu’elles ont été négligées dans un premier temps ? La question de la santé ne se résout pas (seulement) en termes d’infrastructure technique ; elle est le produit d’interactions complexes avec l’environnement, de la qualité des relations sociales et humaines qui passe par l’attention aux autres, du soin des personnes (« care ») et des liens sociaux vecteurs d’appartenance et de solidarité dans des territoires compris comme lieux de vie. Quelles sont les initiatives, individuelles et collectives, qui ont permis de dépasser l’épreuve, d’exprimer cette « résilience[4] » par des réseaux d’échanges et d’organisation de l’entraide ? Il s’agit d’approcher les possibilités d’un « bien vivre » intégrant des capacités sociales des personnes (Sen, 2003) et de cohabiter : comment les habitants sont-ils en mesure de faire face à l’épreuve de la pandémie (crise, confinement, rupture des relations) ? Il conviendra d’en repérer les émergences collectives, leurs échelles d’action, d’évaluer la qualité et les retombées des réponses portées par des habitants du quartier et d’autres citoyens à la gestion de la crise sanitaire, en termes de coopération à l’échelle territoriale, notamment avec les réseaux de l’ESS et les collectivités territoriales.

La santé mérite d’être pensée comme un « commun » (Stoessel-Ritz, 2015) qui relève de communautés de vie et s’adosse à des savoirs concrets par des relations à un environnement : comment l’intelligence pratique des habitants, bénévoles et soignants, apporte-t-elle des réponses sociales concrètes aux difficultés générées par la pandémie et permet-elle de parer aux manques et défaillances en matière de soins aux personnes ou d’approvisionnement alimentaire ?

Les initiatives collectives, formelles ou non, retenues ici concernent plus particulièrement :

(i) L’approvisionnement alimentaire des quartiers impactés. Comment ces initiatives témoignent d’une auto-organisation locale, comme figure d’une économie populaire adaptée (circuits-courts alimentaires, accessibilité), quel rôle et quelle reconnaissance économique, sociale de ces propositions à l’échelle des collectivités et des institutions ?

(ii) La question des relations et du soin (« care ») aux personnes isolées, dépendantes et en situation de vulnérabilité. Ici on cherchera à comprendre comment s’exprime l’attention pour une éthique du « care » avec le souci des autres (Tronto, 2009), ou l’expression d’une capacité de « résilience » sociale des habitants. On s’intéressera plus particulièrement au rôle des femmes et des populations jeunes dans ces initiatives : Que nous apprennent les pratiques de sociabilités quant à l’engagement des jeunes ou des femmes des quartiers populaires (solidarités, pratiques citoyennes) ? Comment ces initiatives contribuent à décloisonner le territoire et à faire bouger les lignes par la coopération entre acteurs de territoire pour une solidarité organique, fondée sur plus d’autonomie et d’engagement ?

Méthodologie

Pour répondre à ces questions, cette recherche adopte une démarche originale et adaptée, celle de la recherche-action : elle a vocation à faciliter la communication sur le territoire entre les acteurs et à décloisonner les activités des uns et des autres pour améliorer la qualité des relations sociales et humaines, source d’une coopération plus efficiente et constructive entre chercheurs, acteurs et habitants en faveur de l’ESS.

L’approche méthodologique s’appuie sur l’observation participante du fonctionnement des territoires, en relation avec les acteurs (bénévoles, professionnels, habitants). Cette recherche-action participe également de la construction d’une démarche adaptée à l’économie solidaire par la coopération des personnes concernées par les questions abordées dans cette recherche, en relation avec la Chaire ESS de l’UHA. L’approche vise à favoriser les réseaux de pairs (patients, bénévoles, personnes précaires) pour saisir des solidarités territoriales qui mettent l’accent sur l’autonomie des habitants, comme un levier de démocratie sanitaire.

Une attention particulière sera portée au tissu associatif et aux initiatives de l’ESS dans les territoires urbains et périurbains de Mulhouse, Strasbourg et Belfort. La première étape du travail est consacrée à l’analyse des statistiques socioéconomiques et sanitaires (Covid-19) ; cette étape se fera en partenariat avec des professionnels (santé, éducation, travail social, médico-social), pour identifier et apprécier la place des services de soins et d’approvisionnement alimentaire dans la restauration de relations de confiance et l’initiative des habitants. Cette recherche s’appuiera également sur des entretiens semi-directifs auprès des populations cibles (populations jeunes, femmes et personnes en situation de dépendance) et auprès de personnes qui se sont engagées dans des initiatives collectives.

Enfin, la démarche de recherche-action prendra appui sur la Chaire ESS de l’UHA pour accompagner l’engagement des jeunes (habitants, volontaires), leur mise en relation avec des pairs porteurs de projets pour trouver le chemin de l’apprentissage pour l’insertion sociale et/ou professionnelle. Cette recherche-action pourra être menée à partir des initiatives nées pendant la crise du Covid-19 et repérées par des acteurs qui ont mobilisé des fonds d’intervention pendant l’épidémie (Fondation de France à Mulhouse) pour analyser les obstacles rencontrés et les moyens de les surmonter.

Par son caractère innovant et créatif, cette recherche-action favorise le dialogue et la coopération entre les partenaires et l’expérimentation de nouvelles formes d’apprentissage : c’est par exemple la découverte des métiers de services pour des jeunes déscolarisés (initiation à la cuisine, avec l’association Épices) et leur revalorisation dans le domaine de l’accompagnement et du soin aux personnes (care) qui peuvent être envisagées dans le prolongement de ce projet (avec des partenaires de la formation dans le médico-social).

Apports spécifiques et plus-value de cette thèse

Cette recherche permet de penser de nouvelles politiques territoriales en faveur d’une plus grande justice territoriale par des services organisés avec les habitants. Un de ses objectifs est de comprendre les dynamiques locales, solidaires et génératrices d’une plus-value pour tous par le bien vivre ensemble, favorables à des effets de résilience sur les territoires. Cette recherche permet aussi de (re)considérer les solidarités et les liens sociaux comme des sources de résistance à l’épreuve et de mobilisation des habitants par la prise d’initiatives.

La construction de ces solidarités s’inscrit dans des réseaux et un tissu associatif d’où émergent les initiatives solidaires porteuses de propositions innovantes et pertinentes de l’ESS, une économie de proximité adaptée aux territoires et à leurs habitants.

Les résultats attendus de cette thèse se situent à quatre niveaux :

  • Contribuer à une justice territoriale par la promotion des capacités de chacun et la reconnaissance des capacités et des potentiels des citoyens, habitants, acteurs locaux associatifs ou autres acteurs, à s’organiser et proposer des réponses à valoriser.
  • Appréhender les logiques d’action des habitants dans leur diversité face à la pandémie et à ses effets, de soutenabilité au rejet des décisions (ou situations) jusqu’à l’invention d’initiatives alternatives qui sortent des cadres établis.
  • Mettre en confiance et développer des modes de coopération pour faire participer les volontaires et les acteurs de l’ESS à la mise en place de pratiques d’entraide et l’organisation de réseaux d’acteurs qui jouent coopératif sur les territoires.
  • Soutenir les initiatives de l’ESS pour réduire la pauvreté et promouvoir des propositions alternatives répondant d’une économie solidaire à dimension citoyenne.

Cette recherche a vocation à soutenir une culture de coopération partenariale (organisations de l’ESS, collectivités) avec une communauté d’acteurs qui souhaitent s’engager. Les résultats de ces travaux feront l’objet d’une valorisation à différents niveaux sous la bannière de la Chaire ESS, notamment par des publications.

Cadre de la recherche

Ce projet de thèse fait partie d’un axe majeur de recherche de la Chaire ESS de l’UHA intitulé « Faire société : avant et après le Covid-19 » animé par des chercheurs en sociologie, science politique, sciences économique et de gestion, sciences de l’information et de la communication. Cet axe de recherche s’inscrit dans le prolongement des travaux de recherche-action du réseau 2DLiS, co-fondateur de cette Chaire ESS[5] avec l’UHA. Depuis 10 ans, 2DLiS a développé séminaires, colloques et publications sur le lien social, la citoyenneté et le développement durable.

Cette thèse est adossée à un comité de thèse mis en place au sein de la Chaire ESS avec une codirection assurée par Josiane Stoessel-Ritz, professeure de sociologie à l’Université de Haute-Alsace de Mulhouse et Maurice Blanc, professeur émérite à l’Université de Strasbourg, tous deux sont membres du réseau 2DLiS et du Laboratoire SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe, CNRS, UMR 7363, Université de Strasbourg et antenne UHA). La Chaire ESS de l’UHA hébergera le/la doctorant.e qui contribuera à l’Axe 6 ‒ «Dynamiques territoriales, villes et mobilités » ‒ du Laboratoire SAGE (Sociétés, Acteurs et Gouvernement en Europe – Unité mixte de Recherche 7363 du CNRS et Universités de Strasbourg et Mulhouse).

Ce projet de recherche s’inscrit dans le cadre d’un contrat doctoral de 3 ans (2020-2023) au sein de l’UMR 7363 SAGE (antenne UHA) avec le soutien des acteurs et des partenaires de la Chaire ESS UHA. La rémunération est de l’ordre de 1800€ brut/mois.

Candidatures : date limite de réception le 16 novembre 2020

Les candidat(e)s sont invité(e)s à présenter un dossier composé des pièces suivantes : CV, lettre de motivation, résultats de Master et du mémoire de Master, note d’intention en réponse au projet doctoral proposé (entre 9 000 à 15 000 signes tout compris).

Ce dossier est à envoyer à chaireESSuha@gmail.com au plus tard le 16/11/20.


[1] Anglicisme signifiant « regroupement » (entreprises, laboratoires) ou foyer de diffusion (contagion pour le virus).

[2] Du 1er mars au 30 avril 2020, la mortalité a bondi de 117% dans le Haut-Rhin, 57% dans le Bas-Rhin et 40% dans le Territoire de Belfort par rapport à la même période de l’année précédente (Santé Publique France, 2020).

[3] A Mulhouse, on compte 577 décès entre le 1er mars et le 7 avril 2020, soit +204% en 5 semaines (Insee, 5 mai 2020.

[4] Nous empruntons ici cette expression de manière prudente en retenant le sens donné par Laurent Éloi comme « une capacité des sociétés à supporter collectivement des chocs […] sans se désintégrer » (2017, p.33).

[5] Membres 2DLiS fondateurs de la Chaire ESS : Josiane Stoessel-Ritz (Professeure, SAGE, UHA), Francis Kern (Professeur émérite, BETA, Unistra), Maurice Blanc (Professeur émérite, SAGE, Unistra), Jean-François Havard, (Maître de Conférences, SAGE, UHA).

F3E : Appel à contribution pour un ouvrage collectif

Le F3E lance un appel à contributions en vue de la réalisation d’une publication intitulée  « Inclure pour transformer » (titre provisoire). Nous attirons votre attention sur le fait que l’appel à contribution en objet diffère de l’appel d’offre pour un appui à l’équipe du F3E publié antérieurement.

F3E est un réseau apprenant d’acteurs et d’actrices de la solidarité et de la coopération internationale.

Le F3E réalise un ouvrage

Dans le cadre de son Programme l’Atelier du Changement Social, le F3E réalise un ouvrage collectif en questionnant le sens, le rôle et les effets de l’inclusion des acteurs et des actrices dans les processus de changement, particulièrement présents dans les approches orientées changement et dans la perspective de genre intersectionnelle. Il s’agit d’un ouvrage réflexif, qui fait appel à des contributions extérieures au F3E. L’objectif est de porter un regard distancié sur l’évolution récente de la prise en compte de l’inclusion des actrices et des acteurs dans les actions de solidarité.

Les trois axes de l’ouvrage collectif

La publication s’articulera autour de trois axes de questionnement correspondant à trois parties, chacune regroupant entre 3 et 5 articles.

  • Partie 1 : Etat des lieux des approches et méthodologies inclusives, renforçant le pouvoir d’agir, dans le champ des solidarités internationales et de l’ESS
    Quel est l’état de lieux des pratiques inclusives ? Dans quelle mesure ces approches s’accompagnent-elles du renforcement du pouvoir d’agir des actrices et des acteurs ?
  • Partie 2 : L’inclusion comme levier de changement social : dans quelle mesure la perspective intersectionnelle de genre et les AOC sont-elles vectrices d’inclusion ?
    De quelle manière les AOC et l’approche genre intersectionnelle abordent-elles l’inclusion ? Comment illustrer le lien entre approches inclusives, renforcement du pouvoir d’agir et leurs effets en termes de changement social ?
  • Partie 3 : Perspectives en faveur du changement social : évolution des alliances et des pratiques
    Comment développer et renforcer le corpus méthodologique d’approches en faveur du renforcement du pouvoir d’agir, au service des OSC et des acteurs et actrices de leur environnement (recherche, développement local ESS etc.) ?

Le document à télécharger sur le site du F3E présente cet appel à contributions ainsi que les modalités de réponse (www.f3e.asso.fr, rubrique « Recherchons consultant-e-s »).

Les candidatures sont à envoyer à Isabelle Moreau (i.moreau@f3e.asso.fr) et Claire de Rasilly (c.derasilly@f3e.asso.fr) avant le dimanche 30 novembre 2020 à midi  (heure française).

Pour toute question préalable, nous vous remercions de contacter Isabelle Moreau (i.moreau@f3e.asso.fr ) par mail.

29e colloque ADDES 18, 19, 20 novembre 2020 : périmètres et mesures de l’ESS

La connaissance des périmètres de l’ESS et les conséquences sur leur mesure présentent des enjeux et défis importants pour la reconnaissance de l’ESS par les acteurs publics et sociaux, mais aussi pour la construction des stratégies des acteurs et des organisations de l’ESS, tant à l’échelle de la France qu’à celle de l’Europe. Inscrivez-vous aux 3 webinaires qui vous sont proposés les 18, 19 et 20 novembre 2020.

Le 18 novembre – 14h-16h30

Introduction : Hugues Sibille (président de la Fondation Crédit Coopératif), Eric Bidet & Nadine Richez-Battesti (co-président-e-s de l’ADDES)

  • 14h20-15h10 La contribution du système statistique public en France
    La construction d’un compte-satellite de l’ESS (S. Billot, Insee) 
    Les enquêtes Associations 2014 & 2019 L’INSEE (S. Dumartin, Insee)

    Introduction et animation : E. Archambault (ADDES)
  • 15h10-16h30 Table ronde : Les enquêtes complémentaires produites par et pour les mouvements : périmètres, enjeux et choix stratégique
    Enquêtes sur l’ESS et questions des périmètres et de leurs enjeux : Dynamiques et débats pour ESS France (B. Roger)
    Diffusion des données de l’Insee et éclairages complémentaires sur le champ des associations : Les études de l’INJEP (T. de Saint Pol)
    L’enquête Fondation de France sur les fondations : Méthodologie, enjeux et limites (L.de Nervaux Animation : E. Braley (ADDES)

    Inscription ICI

Le 19 novembre 14h-16h30

Introduction : Eric Bidet & Nadine Richez-Battesti

  • 14h10- 16h15 Mesurer l’ESS à l’échelle internationale : le choix des périmètres et leurs enjeux
    La mesure des coopératives réalisée par l’Alliance Coopérative Internationale et le Bureau International du Travail (M. Bouchard, Université du Québec à Montréal)
    Le périmètre de l’entreprise sociale dans le projet ICSEM (J. Defourny, Université de Liège)
    Le Handbook de l’ONU et l’adaptation de son périmètre à une vision plus européenne (E. Archambault, Université de Paris 1 et ADDES)
    Une application du Handbook : L’approche par blocs du Portugal (C. Ramos, Institut portugais de la statistique)
    L’économie sociale en Europe : quel périmètre dans l’étude du Ciriec international ? (R. Chaves, Université de Valence)

    Animation : E. Bidet & N. Richez-Battesti (ADDES)
  • 16h15-16h30 Remise du prix de thèse de l’ADDES à Lisa Archambaud

    Inscription ICI 

Le 20 novembre 10h30-12h

  • Les enjeux politiques de la mesure
    Introduction : Jean-Louis Bancel, Président du Crédit Coopératif
    P. Klein (Commission Européenne), A. Noya (OCDE), J. Saddier (ESS France)

    Animation : N. Richez-Battesti & Eric Bidet (ADDES)

    Inscription ICI

Retrouvez nos 3 webinaires : ICI