Dans la nuit du 27 au 28 février, une soixantaine d’étudiants issus de 21 établissements différents seront réunis à l’École des Ponts ParisTech pour la 6e édition de « Une Nuit Pour Entreprendre » dès le 27 février 2020 à partir de 18h45 à Champs sur Marne . Créé par l’école des Ponts ParisTech, cet événement a pour objectif d’encourager les élèves à développer leur esprit entrepreneurial à travers un challenge : s’associer en petits groupes pour élaborer en une nuit seulement un projet innovant qui sera ensuite présenté à un jury au petit matin.
Ouvert aux élèves de l’École des Ponts
ParisTech, le concours s’adresse aussi à des étudiants issus d’autres
établissements d’enseignement supérieur (les écoles du réseau ParisTech, HEC
Paris, ENS…).
Cette année, les élèves seront mobilisés de
19h à 9h30 le lendemain matin, et seront entourés, tout au long du processus,
d’experts prêts à les encadrer et les conseiller. Au petit matin, ils
présenteront leur projet à un jury composé de membres de l’École des Ponts
ParisTech et d’entrepreneurs.
L’équipe dont le projet aura le plus séduit
le jury recevra la somme de 1000 € de la part de la Fondation des Ponts, et les
équipes en 2e et 3e places recevront des cadeaux remis par deux entreprises
soutiens de l’événement (RATP Group et Safran).
Programme de la soirée : 18h45 : accueil à l’École des Ponts ParisTech (accès) 19h15 : conférence d’ouverture – Antoine Jomier, co-fondateur et CEO d’Incepto 20h00 : atelier de lancement des projets 21h00 – 6h30 : travail collaboratif encadré par des coachs 7h00 – 9h30 : présentation des projets devant le jury et remise des prix
21 établissements sont concernés par ce concours
HEC Paris, École Polytechnique, École Normale Supérieure, Université Gustave Eiffel, MINES ParisTech, Université Paris-Est Créteil (UPEC), AgroParisTech, Institut Villebon Georges Charpak, Chimie ParisTech, École Pratique des Hautes Études, École nationale des Chartes, Penninghen, Arts et Métiers Paris, Télécom Paris, ENSAE Paris, CentraleSupélec, ENSTA ParisTech, Institut d’optique Graduate School, ESPCI Paris, Université Paris-Dauphine, École nationale supérieure des Arts Décoratifs.
Le programme des “Chantiers d’histoire administrative” est en ligne : <http://e-ruiz.com/seminaire-ehess-2020/>. Comme chaque année depuis 2017, il est composé de plusieurs séances qui auront lieu le vendredi de 14h à 17h, et se tiendra à l’EHESS (105 boulevard Raspail, Paris VIe).
S04 · 6 mars 2020 | Déréguler l’économie, administrer la concurrence | avec Lola Avril (Institut universitaire européen) et Sébastien Billows (INRA)
S05 · 20 mars 2020 | Regards sur quelques évolutions récentes de la fonction publique | avec Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UFSE-CGT et Pierre Laberrondo, rédacteur en chef d’Acteurs publics
S06 · 3 avril 2020 | Moderniser l’État, administrer le numérique | avec Marie Alauzen (CSI-MinesParisTech) et Anne Bellon (Université Paris 1 – CESSP/SENSE – Orange Labs)
S07 · 15 mai 2020 | Table-ronde à Sciences Po (la salle sera précisée ultérieurement) : L’État (se) pense-t-il encore ? Administration, politique et sciences sociales | Introduction et discussion par Olivier Borraz (Sciences Po, CSO) et Émilien Ruiz (Sciences Po, CHSP). Interventions de Marc Olivier Baruch (EHESS), Christine Musselin (Sciences Po, CSO) et Christophe Prochasson (EHESS)
S08 · 29 mai 2020 | Le métier de préfet | Rencontre avec le préfet Michel Delpuech, interrogé par Pierre-André Peyvel et Marc Olivier Baruch
Catherine Lespine, Présidente Directeur Général du Groupe INSEEC U. a pris la décision de quitter sa fonction pour des raisons personnelles. Entrée dans le groupe à Bordeaux en 1986 comme jeune professeur, elle en avait repris les rênes en février 2003 au départ de son fondateur. Depuis cette date, elle s’est attachée à construire le groupe pour en faire un des leaders français de l’enseignement supérieur privé, elle devient aujourd’hui « Senior advisor » du groupe INSEEC U.
Françoise
Gri, présidente du Conseil de surveillance, assurera la présidence par intérim.
Elle aura à ses côtés José Milano, actuel Directeur Général Délégué, qui
devient Directeur Général du Groupe INSEEC U. ; Eric Keff, aujourd’hui
Directeur Administratif et Financier, prenant quant à lui, le poste de
Directeur Général Délégué.
Cette
nouvelle gouvernance, conforme à la stratégie de succession décidée avec
Catherine Lespine et le Conseil de Surveillance, reprend le flambeau pour
réussir une nouvelle étape du développement du groupe.
« Après une formidable aventure professionnelle et humaine de plus de 30 ans, je me réjouis sincèrement de céder les rênes à Françoise Gri et à José Milano – que je connais depuis longtemps -, et dont je sais l’attachement à la réussite de nos élèves, de notre communauté et de notre groupe. Je remercie le Conseil de surveillance d’avoir mis en place à mes côtés cette stratégie de succession. En tant que Senior advisor d’INSEEC U., je reste très mobilisée pour servir les ambitions et le rayonnement du groupe. »
Catherine Lespine
Françoise Gri, présidente par intérim du groupe INSEEC U.
Diplômée de l’École nationale
supérieure d’informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble, Françoise
Gri a dirigé plusieurs entreprises dans le monde des services.
Présidente-Directrice générale d’IBM France, puis Présidente de Manpower France
et Europe du Sud, Directrice Générale du groupe Pierre &
Vacances-Center Parcs, elle est aujourd’hui administratrice indépendante de
Crédit agricole SA, Edenred et WNS. Au-delà de son
expérience managériale et internationale, elle dispose d’une
expertise dans les domaines de l’informatique et de la responsabilité sociale
de l’entreprise et s’implique depuis de nombreuses années sur les
problématiques de l’éducation et de l’employabilité. Françoise Gri a publié 2
ouvrages ; « Women Power, Femme et patron 2012 » ;
« Plaidoyer pour un emploi responsable 2010 ».
José Milano comme Directeur Général du Groupe INSEEC U.
Diplômé de l’École Normale Supérieure de Cachan en économie et gestion en 1993, José Milano est titulaire du DEA de sociologie des organisations de Sciences po Paris, d’un DEA de droit international et d’un Magistère de droit des activités économiques de l’université Paris 1.
José Milano débute sa carrière au sein du groupe AXA, où il a été notamment Chief Learning Officer du groupe, Directeur des relations sociales et du développement d’Axa France et COO et DRH d’AXA Group Solutions. Il devient ensuite Directeur des affaires sociales de la Fédération Française de l’Assurance, et rejoint Kedge Business School dont il deviendra Directeur Général.
Eric Keff comme Directeur Général Délégué
Diplômé
de l’Ecole Supérieure Commerce de Paris, Eric KEFF a démarré sa carrière dans
l’audit financier chez PriceWaterhouse et à l’audit interne opérationnel chez
Thomson Multimedia. Il a ensuite rejoint le groupe d’emballage Crown Holdings
où il a exercé des fonctions de Directeur Financier de business unit et de
division. Suite au rachat d’une partie des activités de Crown Holdings par un
fonds d’investissement, il devient CFO de la société nouvellement créée (Global
Closure Systems). Ensuite, il rejoint Carambar & Co (agroalimentaire) en
tant que CFO.
Appel à communication pour les sessions « sociologie de la gestion » du congrès AISLF de Tunis (6-10 juillet 2020). Le GT17 rassemble des sociologues de tous les continents qui travaillent dans des écoles de gestion ou sur les pratiques et les outils de gestion. Il vise à partager leurs expériences tout en se posant la question d’une pratique sociologique pour et sur les gestionnaires. Nous appelons ici gestionnaires, les personnes qui orientent l’activité des organisations sans les posséder, ni n’en être le numéro un. Ces personnes doivent mobiliser leurs subordonnés et leurs collaborateurs, ce qui implique qu’ils assument les décisions qu’ils prennent ou transmettent.
Le constat
est que les cadres sociaux de la production moderne ont profondément changé, et
que nos analyses du fonctionnement des entreprises ont été pensées pour des
formes sociales quasi révolues. Nous préférons les termes de systèmes
de production ou de chaines
de valeur, car ils prennent en compte l’ensemble des rapports
sociaux qui aboutissent à
la production d’un bien ou d’un service donné. Les gestionnaires sont bien ceux
qui ont à transformer ses rapports sociaux en action productive. La question de
la place de la morale ou de la religion dans le travail productif n’est pas
récente, elle est même à la source de la discipline sociologique par les débats
entre Max Weber, qui voyait sa propre religion comme la plus efficiente dans le
cadre capitaliste, et son élève puis collègue, Joseph Schumpeter, qui se posait
plutôt la question de morales adaptées aux fonctions patronales.
Ces
débats sont certainement à reprendre aujourd’hui où nous voyons des cadres
ayant à composer avec des morales ou éthiques d’entreprise,
imposées par le sommet, ou plus ou moins négociées avec la base, et des
positions religieuses et morales de subordonnés qui peuvent heurter la vision
managériale de la manière dont doivent se comporter les membres de leur
organisation, voire, et cela a donné lieu à des conflits sans fin, la manière
dont ils ou elles doivent être vêtues. L’adhésion de plus en plus d’acteurs au développement
durable et à la responsabilité
sociétale des entreprises, ou à la gestion
des risques, poussent les acteurs productifs à se positionner sur
cette question qui touche au cœur même de la morale et de la religion,
puisqu’il s’agit de se projeter dans l’au-delà de nos vies.
Même si
les discours moralisateurs semblent envahir le champ de la littérature
gestionnaire, force est de constater qu’en pratique on n’observe guère
d’adoucissement des modes gestionnaires. Nous voyons ressurgir des modes
hypertayloriens dans lesquels les technologies modernes s’efforcent à réduire
les subordonnés à une exécution robotisée que Taylor lui-même n’aurait pas osé
rêver. Des rythmes de travail trop élevés, des expositions à des risques
pourtant connus, des pratiques de harcèlement et d’épuisement systématique
semble d’autant plus faciles à mettre en place que les statuts protecteurs
reculent au profit de situations dans lesquelles une soi-disant liberté est
payée par un système de contraintes difficile à imposer à des salariés protégés
par les droits du travail, de plus en plus oubliés.
Une
organisation, entité non pensante, peut-elle se présenter comme morale ? On
voit des entités économiques ou étatiques, ou dites associatives, se présenter
comme une morale en action. On voit aussi des modes managériales se présenter
comme l’expression d’une morale, alors qu’elles ne sont qu’une forme d’organisation
et de domination. Parler de morale au sein d’organisations met en problème le
rapport de l’organisation avec l’individu, ses choix et convictions ultimes.
Le GT17
accepte les propositions présentant une réflexion théorique touchant, au moins
partiellement, à la problématique de cet appel, et surtout présentant de
manière descriptive des cas dans lesquels ou des gestionnaires sont confrontés
à des questions de sociologie. Il donne une grande place aux enquêtes faisant
avancer la recherche scientifique sur des question touchant la mobilisation de
personnes salariées, subordonnées, ou dépendantes en vue d’une production dont
il importe de déterminer vers quoi et par qui elle est dirigée.
Les
propositions soumises sont limitées à 200
signes pour le titre
et 1 500 signes pour le résumé (espaces compris). S’il y a
lieu, il est possible de mentionner des co-auteurs (leur présence n’est pas
requise pour la présentation). Chaque congressiste peut déposer deux
propositions au maximum. Les propositions doivent être déposées avant le
15 janvier 2020. Au-delà de cette date, cette partie du site sera fermée et il
ne sera plus possible de proposer des communications.
Évaluation :
Les propositions
sont évaluées par les responsables du GT. En cas d’acceptation par le groupe
indiqué en premier choix, l’acceptation est transmise par courriel à l’auteur
principal uniquement. En cas de refus, la proposition est présentée au groupe
mentionné en second choix, qui peut l’accepter selon les mêmes règles. En cas
de second refus, la procédure prévoit un arbitrage de l’AISLF avant réponse
définitive.
Délais pour les abstracts :
15
janvier 2020 pour la mise en ligne.
Sessions :
Afin
de faciliter la discussion entre auteurs, la division en sessions se fera au vu
des réponses.
Comité scientifique : Daniel MERCURE, président d’honneur de l’AISLF, professeur titulaire de sociologie à l’Université de Laval à Montréal ; Florence PINOT, enseignante-chercheur à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (France) ; Francisco PUCCI, enseignant-chercheur de l’Universidad de la Republica (Montevideo, Uruguay) ; Frédéric RICHARD, enseignant-chercher à l’Ecole Supérieure de Commerce de Saint-Etienne (France) ; Xavier RICHET, Professeur de sciences économiques, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 ; Jean RUFFIER, chercheur au CNRS (Lyon, France) ; Marcos SUPERVIELLE, professeur de l’Universidad de la Republica (Montevideo, Uruguay) ; Pierre TRIPIER, sociologue, Paris ; Jorge WALTER, enseignant-chercheur à l’Universidad de San–Andres (Buenos-Aires, Argentine) ; ZHAO Wei, chercheur à l’université SUN Yatsen (Canton, Chine).
Design!r, école d’enseignement supérieur privée dédiée à l’innovation responsable et au développement durable par le design, accueillera ses premiers étudiants début octobre 2020 à Deauville, dans le quartier du Coteau.
Design!r pour l’innovation sur Deauville
A l’initiative de Benoît Millet, designer expérimenté et enseignant, la Ville de Deauville s’implique dès aujourd’hui dans la création de cette école d’enseignement supérieur. Ouverte sur le monde et ses évolutions de toute nature, Design!r a vocation à être un lieu d’innovation, de réflexion et d’expérimentation mais aussi d’accueil et de partage. Pour la Ville de Deauville, l’intégration de l’école dans la ville, les échanges avec les acteurs du tissu économique, ou encore sa proximité avec les habitants sont les atouts du projet.
Outre son implication pour
permettre son épanouissement à Deauville, la Ville apportera un soutien
logistique comme elle l’a fait par le passé avec les start’up dusecteur du
tourisme. Innovation et tourisme sont les secteurs de l’enseignement supérieur
que privilégie la municipalité pour créer des synergies entre les générations du
monde économique.
Les locaux jusqu’alors occupés par les équipes de Biblio’Tech puis l’équipe en charge des collections de la Ville, se libèrent, après plusieurs années d’occupation, avec l’ouverture des Franciscaines. Les vastes espaces des lieux sont adaptés tant pour des expérimentations que pour l’accueil du public.
L’objectif de l’école Design!r
L’objectif de l’école est de former les créateurs et innovateurs qui feront le monde de demain, de leur apporter les compétences de designer en innovation durable. Il s’agit de la première offre de formation en design « industriel » en Normandie. Les écoles des Beaux-Arts, à Caen, Le Havre ou Rouen ont des formations plutôt orientées sur le graphisme ou l’objet, ou encore des sujets très techniques.
Design!r proposera aux
jeunes, intéressés par les métiers de la création, de donner du sens à leur
rôle dans la société. Il s’agit pour eux d’inventer un nouvel art de vivre dans
un monde en pleine mutation, par la conception de nouveaux services, produits
ou systèmes durables. Ils apprendront à questionner les enjeux environnementaux
et sociétaux et à trouver des réponses créatives, concrètes et innovantes.
Le design est la
discipline qui permet de concilier une vision d’un monde désirable, souhaitable
et compatible avec les exigences économiques, technologiques, sociales et environnementales,
explique Benoît Millet, créateur de l’école.
Benoit Millet est un
designer expérimenté. Responsable du Labo du Design, il est designer diplômé de
l’Ensci et a suivi une formation ena anthropologie à l’Ehess. Il a dirigé le
Design Lab Nouvelles pratiques alimentaires de l’École de design
Nantes-Atlantique de 2012 à 2018. Il donne de nombreuses conférences et
enseigne dans des écoles d’ingénieurs, de management, de sciences politiques ou
de design. Il développe une activité de conseil comme expert en Design Thinking
auprès d’entreprises et de start’up dans des secteurs très variés de
l’agro-alimentaire au numérique en passant par les services publics.
Le cursus de Design!r
Le cursus est découpé en trois étapes : une première année consacrée aux fondamentaux du design et de l’innovation responsable, considérée comme une prépa, des deuxième et troisième années d’approfondissement constituant un cycle Bachelor et enfin les quatrième et cinquième années du cycle master débouchant sur le diplôme. Suivant leur niveau d’entrée, les étudiants sont admis sur dossier et entretien : après le Bac en première année, la deuxième année est ouverte aux MANAA et Bac +1, la troisième année aux BTS et Bac +2, la quatrième année aux Bachelors, Masters et Bac +3 et la 5e année aux Masters.
L’école vise la professionnalisation de ses élèves
La pédagogie cherchera à développer autant les attitudes, les méthodologies, les connaissances que les techniques ou savoir-faire des élèves. Le design s’apprend par le « faire en expérimentant ». L’enseignement sera donc basé sur la pédagogie par le projet avec des partenaires industriels, des collectivités ou des start’up ainsi que des stages en entreprises, y compris à l’étranger. Les étudiants auront en face d’eux des professionnels reconnus, passionnés et expérimentés en design et en sciences humaines. La pédagogie intégrera également les projets personnels ou en équipe.
Pour ce lancement, une vingtaine d’étudiants seront sélectionnés, une promotion à taille humaine pour un accompagnement personnalisé de chaque étudiant, prenant en compte sa personnalité, ses motivations et sa progression dans ses spécialités, métiers ou de secteurs d’activité : alimentation, mobilités, espaces, santé, services, communication, marque, numérique…
L’AFHE organisera une ou deux sessions au colloque de l’association française Charles Gide qui se tiendra à Lausanne, les 10-11 et 12 septembre prochain. Le principe est simple, ceux qui souhaitent soumettre une communication ou organiser une session doivent envoyer leur proposition avec un résumé d’environ 300 mots pour une communication, de 1000 mots pour une session (en indiquant le nom, l’affiliation des participants et les titres des communications envisagées).
Nous attirons votre attention sur le thème choisi cette année “Coopération(s)” qui recouvrent nombre de sujets de recherche des membres de l’AFHE, mais il est parfaitement possible de soumettre une communication non-thématique. Il est aussi envisageable d’organiser une session sur le thème du colloque. Les propositions de communication de jeunes chercheurs – doctorants et post-doctorants – est fortement encouragée, comme indiqué dans l’appel à communication ci-dessous. L’AFHE pourra le cas échéant contribuer aux dépenses de déplacement et de séjour des jeunes chercheurs sélectionnés qui en feront la demande.
Dernière information, les propositions doivent être soumises avant le 15 mars, si vous avez un contretemps ou si vous rencontrez une autre difficulté pour soumettre une communication, n’hésitez pas à contacter Rebeca Gomez-Bettancourt (rebeca.gomezbetancourt@univ-lyon2), ou Loïc Charles (lcharles02@univ-paris8.fr)
Le thème « Coopération(s) »
Le XVIIIe colloque international de l’Association Charles Gide se tiendra à l’université de Lausanne les 10, 11 et 12 septembre 2020. Cette manifestation organisée par le centre Walras Pareto d’études interdisciplinaires de la pensée économique et politique (CWP) portera sur le thème « Coopération(s) ».
Coopérer, c’est-à-dire « faire quelque chose conjointement avec quelqu’un »
: l’idée a été explorée avant le XIXe siècle pour penser, entre autres, le fonctionnement
économique et politique des sociétés. Elle s’est cristallisée dans les années 1820
sur un ensemble de significations convergentes : dans le sillage de Robert Owen,
elle a d’abord désigné en particulier une forme d’organisation de l’économie fondée
sur des « coopératives » et adossée au projet d’une prise de décision partagée et
d’une meilleure redistribution des richesses produites. Au cours de ces deux cents
dernières années de nombreux auteurs – par exemple autour de l’avocat du « coopératisme
» Charles Gide (Devillers, 1998) et de l’École de Nîmes – l’ont placée au cœur de
leurs recherches. Elle a donné lieu à un nombre remarquable de mises en oeuvre –
de The Rochdale Society of Equitable Pioneers jusqu’à The Preston Model, pour s’en
tenir au cas britannique.
La signification de la coopération, liée par exemple aux questions de réciprocité
et d’échange, oscille entre des pôles distincts. Ce « Third sector » (Hilson et
al., 2017) cultive ses spécificités vis-à-vis du libéralisme, du capitalisme, du
socialisme – sans que les frontières soient clairement établies pour autant (sur
les proximités entre capitalisme et coopération, voir en particulier Marx, 1867,
I, 11). La coopération, voisine de l’associationnisme et du mutualisme sans se confondre
avec eux, féconde les théories des communs (Ostrom 1990) ou encore les réflexions
sur l’économie sociale et solidaire. Entre transactions individuelles et intervention publique, elle est
aussi une forme de coordination entre les agents non seulement économiques mais
aussi politiques et sociaux.
Le mot et la notion ont évolué et charpentent certaines théories économiques
actuelles. Ils peuvent être mobilisés en théorie des jeux pour rendre compte de
l’existence de certaines formes d’organisation sociale (depuis Von Neuman et Morgenstern,
1944), par exemple pour éclairer les conditions de stabilité des d’institutions
sociales fondées sur la logique des participants.
Il importe d’étudier au croisement des champs disciplinaires ses assises théoriques,
ses variations de signification, les débats qu’elle a suscités dans le champ de
la pensée économique et ailleurs, ses traductions concrètes dans le temps et dans
l’espace (Desroche 1976). Quelques questions peuvent aider à orienter la réflexion.
Comment ont été théorisées et instaurées des institutions destinées à mettre en œuvre coopération et coordination en société ?
Jusqu’à quel point l’histoire de la pensée éclaire-t-elle sur les raisons pour lesquelles individus et groupes coopèrent ?
La coopération est-elle plutôt le fruit d’une volonté politique de transformation de la société ou, plus prosaïquement, une bonne méthode pour conduire au mieux ses affaires (Hilson 2018) ?
Travaux cités : Devillers Patrice, « Le coopératisme de Charles Gide », RECMA,
269, 1998. – Desroche Henri, Le projet coopératif : son utopie et sa pratique :
ses appareils et ses réseaux, ses espérances et ses déconvenues, Paris, Éd. ouvrières,
1976. – Hilson Mary, The International Co-operative Alliance and the consumer co-operative
movement in northern Europe, c. 1860-1939, Manchester, MUP, 2018. – Hilson Mary,
Neunsinger Silke, Patmore Greg (dir.), A Global History of Consumer Co-operation
since 1850. Movements and Businesses, Leiden, Brill, 2017. – Marx Karl,
Das Kapital, Hamburg, Otto Meissner, 1867. – Neumann John von et Morgenstern Oskar,
Game Theory and Economic Behavior, Princeton, PUP, 1944. – Ostrom Elinor, Governing
the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge, CUP,
1990.
À noter
Comme les années passées, ce colloque Gide accueillera également des communications portant sur l’ensemble des thèmes relevant de l’histoire de la pensée et de la philosophie économique.
Les propositions des doctorant.e.s sont encouragées ; des ateliers pratiques de recherche et des sessions utiles à la poursuite de leur carrière seront organisés à leur intention.
Dates à retenir
Soumission des propositions: 1e janvier – 15 mars 2020
Décision du comité scientifique: 15 avril 2020
Inscription au colloque et envoi des textes: 15 avril – 15 août 2020
Comité d’organisation : (Centre Walras Pareto, UNIL), François Allisson, Roberto Baranzini, Thomas Bouchet, Raphaël Fèvre, Marius Kuster, Justine Loulergue, Harro Maas, David Sarech.
Comité scientifique : Les membres du Comité local d’organisation ainsi que Michele Bee (Lausanne – Belo Horizonte), Cléo Chassonnery-Zaïgouche (Cambridge), Till Düppe (Montréal), Ludovic Frobert (Lyon), Stéphane Gacon (Dijon), Mary Hilson (Aarhus), Alexandra Hyard (Lille), Sylvie Rivot (Strasbourg), Christophe Salvat (Aix-en-Provence), Sophie Swaton (Lausanne).
A l’occasion de la Journée Internationale des femmes et des filles de science, 3M et l’ESSEC annoncent le lancement du programme de bourses « Women in Data Sciences ». Ce programme a pour vocation d’inspirer et d’encourager des étudiantes qui désirent s’orienter vers une carrière scientifique. Chaque année, cette nouvelle initiative soutiendra une étudiante dans sa poursuite d’études afin d’intégrer des secteurs tels que la finance, la gestion ou l’analyse de données.
Le programme de bourses « Women in Data Sciences »
En France comme dans tous les pays industrialisés, les
femmes sont, sans raisons objectives, minoritaires dans les métiers
scientifiques bien que leurs compétences soient reconnues.
Le lancement du programme de bourses « Women in
Data Sciences » est une nouvelle initiative qui accordera une aide
financière, en déduction des frais de scolarité, à des étudiantes désireuses de
s’orienter vers une carrière dans la gestion et l’utilisation de données.
En
améliorant les conditions d’accès au Master in Data Sciences & Business
Analytics ESSEC & CentraleSupélec, cette bourse permettra d’attirer les
étudiantes les plus compétentes et motivées dans un secteur en manque de
recrutements féminins et où pourtant les possibilités de carrières de haut
niveau ne manquent pas.
3M s’engage
ainsi à financer durant 4 ans une bourse annuelle de
10 000 €, attribuée à une candidate déclarée admise au Master in
Data Sciences & Business Analytics ESSEC & CentraleSupélec.
En ce mois
de février durant lequel se déroulent les procédures d’admission au Master,
l’ESSEC sélectionnera parmi les candidates admises de la prochaine cohorte,
trois profils qui auront la possibilité de passer un entretien avec le jury de
3M. En fin de sélection, l’une d’entre elles se verra attribuer la bourse
« Women in Data Sciences ».
« Les
métiers d’analyse et de gestion des données sont très ouverts aux jeunes femmes
engagées, talentueuses et créatives, qui réussissent après leur formation dans
le Master Data Sciences et Business Analytics ESSEC-CentraleSupélec des
carrières remarquables dans les entreprises. Le master a accueilli 45% de
femmes cette année, de nationalités très variées. Le programme « Women in Data
Sciences » du partenariat ESSEC-3M contribuera à encourager les femmes à
s’engager dans cette voie et à faciliter leur accès à l’une des toutes
meilleures formations du domaine », explique Laurent Alfandari, professeur et
co-responsable académique du Master in Data Sciences & Business Analytics
ESSEC & CentraleSupélec.
« Depuis
de nombreuses années, 3M s’implique dans le monde entier pour augmenter le
rayonnement de la Science dans la société et pour éduquer à la Science les
jeunes et particulièrement les filles. Ce nouveau programme de bourses
s’inscrit ainsi parfaitement dans la politique RSE de 3M, alliant collaboration
avec l’environnement local et soutien à des projets innovants, le domaine de la
Data ouvrant de multiples perspectives », commente Véronique
Delpla-Dabon, Directeur Développement Durable et RSE, 3M France.
Parce que la valorisation des compétences et le renforcement de la présence des femmes dans les secteurs scientifiques est une priorité pour développer les innovations de demain, 3M s’engage de manière volontariste dans l’accompagnement des femmes scientifiques et ingénieurs. Le programme « Women in Data Sciences » répond parfaitement à cet enjeu pour favoriser l’émergence de talents et encourager les femmes à faire carrière dans ce domaine.
“Cher/Chère Collègue, nous souhaiterions vous encourager à proposer des candidates pour une nouvelle Prize Fellowship in Economics, History, and Politics (Bourse de recherches postdoctorales en économie, histoire et politique) à l’université de Harvard, à compter de l’année 2020-2021.” voici comment débute un message qui vient d’être diffusé.
Les candidates sélectionnées passeront jusqu’à un ou deux ans au Center for History and Economics (CHEP) in Paris. Ces bourses de recherches postdoctorales sont d’une durée de trois ans et vous trouverez une description détaillée sur notre site, à l’adresse suivante : http://histecon.fas.harvard.edu/ehppf/.
Les chercheur-e-s EHP-CHEP résideront pendant une ou bien deux des trois années de la bourse au CHEP à Sciences Po Paris. Nous souhaiterions particulièrement vous encourager à proposer des candidates dont les travaux s’affranchissent des frontières entre disciplines, et qui s’adressent à des questions d’envergure. Les candidates devraient être exceptionnellement brillantes et avoir déjà accompli des recherches innovantes. Leur niveau devrait être comparable à celui de jeunes titulaires dans les toute meilleures universités. Pour une liste des boursiers EHP depuis 2011, voire ci-dessous.
La date-limite pour proposer des candidatures pour les bourses commençant en 2020-2021 est le vendredi 21 février 2020.
Les nominations de candidates, ainsi que les noms de deux personnes qui peuvent écrire une lettre (en français ou en anglais) d’évaluation et de soutien à la candidature, doivent être fournies au moyen d’un formulaire auquel vous pouvez accéder sur notre site dédié à ces candidatures : http://www.ehppf.org/.
Pour proposer une candidature, veuillez cliquer sur l’onglet “Nominations” sur le menu à gauche et taper au clavier (copier-coller pourrait occasionner un message d’erreur) les identifiants suivants :
Nom d’utilisateur : noms2020ehppf
Mot de passe : 2020fellowships
Après avoir reçu une nomination, nous contacterons le candidat ou la candidate pour lui demander un CV et des échantillons de ses travaux, ainsi que les deux personnes chargées d’évaluer et de soutenir la candidature, pour leur demander les lettres de recommandation. Ces documents devront être fournis avant le 20 mars 2020, date à laquelle le comité de sélection commencera à examiner les candidatures. Si vous avez des questions sur la bourse de recherches postdoctorales ou sur la procédure de nomination, veuillez contacter Jennifer Nickerson, dont l’adresse est ehppf@fas.harvard.edu ou Mary-Rose Cheadle, dont l’adresse est kmrc2@cam.ac.uk.
Ce programme de bourses postdoctorales est destiné à des candidates d’excellence et nous souhaitons sélectionner de jeunes chercheurs ou chercheuses exceptionnelles. Les candidates devraient avoir complété leur formation à la recherche et avoir bientôt fini la rédaction de leur thèse de doctorat. Ils ou elles devraient être en mesure de fournir des échantillons de leurs travaux (par exemple des articles de recherche, des communications écrites ou des chapitres de leur thèse) et d’obtenir leur doctorat d’ici ou quelques mois après le début de la bourse. S’ils ou si elles ont terminé leur doctorat, ils ou elles ne devraient pas l’avoir obtenu depuis plus de deux ans à compter du début de la bourse. Nous vous remercions d’avance pour votre aide.
Très cordialement,
Sunil Amrith, Abhijit Banerjee, Paul-André Rosental, Emma Rothschild et Francesca Trivellato Joint Center for History and Economics/CHEPvv
A l’occasion de la journée internationale pour la défense des libertés académiques, le SNESUP-FSU organise un colloque à l’ENS site JOURDAN, le samedi 8 février 2020 de 14h à 17h, au 48 boulevard Jourdan, Paris XIVe.
Au programme des interventions et des témoignages à propos : – des attaques contre les libertés académiques dans le monde, avec un focus sur la Turquie et un autre sur l’Europe et la France ; – du développement du néolibéralisme au niveau international et de ses attaques contre les libertés académiques, sous la formes de l’autoritarisme étatique, de la mise en concurrence et de la focalisation sur l’innovation marchande ; – des mobilisations pour la défense des libertés académiques et de la coopération syndicale internationale sur ce sujet.
Cette année, la journée d’études des doctorant.e.s de l’Association française de l’histoire des mondes du travail (AFHMT) portera sur le thème “Écrire le travail”. Elle se déroulera au Campus Condorcet Paris-Aubervilliers, 8 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers le mercredi 1er avril 2020 de 9h à 17h.
Appel pour la journée d’étude des doctorant.e.s de l’AFHMT : Écrire le travail.
La journée d’études aura lieu le mercredi 1er avril 2020 au Campus
Condorcet, à Aubervilliers (métro Front Populaire)
Chaque intervention sera discutée par des professeur.e.s invité.e.s pour
l’occasion (les textes devront être transmis une semaine avant
aux organisateurs et organisatrices qui se chargeront de les faire parvenir aux
discutant.e.s).
Pour leur rendez-vous annuel, les doctorant.e.s de l’AFHMT proposent de
questionner la question de l’écriture du travail. Cette journée d’étude
s’inscrit dans une actualité politique, sociale et historiographique qui donne
une acuité particulière à cette question[1]. Le succès
d’ouvrages de travailleurs et/ou sur les travailleurs, à l’instar Joseph
Ponthus, A la ligne[2], montre la
diversification des écritures sur le travail à l’épreuve de ses formes les plus
contemporaines, comme le développement de l’intérim. Ces œuvres montrent que la
mise en récit des expériences au et/ou de travail, contribue à rendre visible
des acteur.rice.s dont la voix est habituellement peu ou pas audible, en raison
de leur position subalterne dans la société (appartenance de classe, de genre,
de race). Aussi, ces récits constituent des sources singulières pour les
chercheurs lorsqu’il s’agit de saisir la parole et les pratiques ouvrières
notamment.
Cette journée d’étude accueillera prioritairement mais non
exclusivement, et sur toutes les périodes de l’histoire, les
communications portant sur les écrits produits par les travailleurs et
travailleuses eux-mêmes. Ces écritures peuvent être de nature diverse (carnets,
journaux, autobiographies, romans, écrits collectifs…) et revêtir des objectifs
eux-mêmes variés, qu’il s’agisse d’écrits à vocation de témoignage, ou
d’entreprises de nature philosophique, anthropologique, voire politique, et que
leurs auteur.e.s aient cherché à publier ou non. Les communications pourront
interroger plusieurs axes de réflexions.
Les communications pourront s’attacher à étudier la nature de
l’écriture du travail qu’elle soit littéraire, sociale ou politique,
ou que ces objectifs soient mêlés.
La question de l’expérience de l’écriture pour celui ou
celle qui prend la plume pourra aussi faire l’objet d’une attention
particulière. L’écriture ouvrière, d’abord individuelle, peut s’incarner dans
l’expérience collective, et être le support de mobilisation de nouvelles
identités professionnelles et collectives.
On pourra également s’interroger sur l’expérience de l’écriture elle-même,
notamment les contextes de prise de plume ainsi que les pratiques et les
modalités de l’écriture du et sur le travail.
Pourquoi un.e auteur.e – ou un.e travailleur.euse – se met-il/elle à
écrire ? Comment écrit-il ? Dans quelle forme ? A quel
rythme ?, etc. L’expérience personnelle, sociale et politique de
l’écriture recouvre en effet des actions d’écriture et des temporalités
multiples qu’il est pertinent de repérer dans les textes et les
paratextes.
Une attention particulière peut être portée aux discours produits
par les textes des travailleurs.euses. À travers les souvenirs, les
réflexions, les visions et les appréciations sur le travail, les auteurs
apportent des connaissances sur les univers sociaux, professionnels et
politiques auxquels ils appartiennent comme ils contribuent à en véhiculer de
nouvelles représentations.Les discours construits par les auteurs sont
également des manières différenciées de se représenter et de penser une
condition de travailleur. La manière dont ces écritures opèrent une transformation
du rapport au travail pourra également être étudiée. Elles peuvent
entraîner tantôt une distanciation par rapport au travail, être un vecteur
d’émancipation ou de mobilisation politique.
Enfin, les écritures de la fin du travail ou de son
absence, produites dans un contexte de chômage ou de désindustrialisation par
exemple pourront également être étudiées, comme révélatrices de la centralité
du travail dans les interactions sociales des individus.
Les écrits à propos du travail tels que les enquêtes, les
rapports, le regard des chercheurs ou des écrivains auront également leur
place dans cette journée d’études, dans la lignée du récent ouvrage collectif
dirigé par Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier
Vigna consacré aux enquêtes sur les mondes ouvriers dans l’Europe contemporaine[3].
Dans l’esprit ayant présidé aux précédentes journées d’études, nous
souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres
chronologiques, thématiques, spatiaux et disciplinaires sont délibérément
ouverts. Ils reflèteront ainsi la diversité des écritures du travail, et
ouvriront un débat scientifique et méthodologique.
[1] La parution de l’ouvrage collectif
dirigé par le sociologue Marc Loriol « Écrire à propos du travail[1] »,
en plein mouvement des gilets jaunes en 2019 a donné une nouvelle occasion aux
chercheurs et chercheuses en sciences humaines de déconstruire les discours
produits sur les classes populaires par des acteurs qui lui sont extérieurs,
qu’ils soient politiques ou médiatiques. En ce sens, Xavier Vigna a mis en
avant deux pôles structurants entre lesquels oscillent les écritures de la
classe ouvrière et les écritures sur la classe ouvrière, à
savoir l’espoir et l’effroi, selon le titre de son ouvrage éponyme dans son
ouvrage L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au
XXe siècle, Paris, La Découverte, coll. « Sciences humaines », 2016.
[2] Joseph Ponthus, A la ligne,
La table ronde, 2019.
[3] Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld,
Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna, Les enquêtes ouvrières
dans l’Europe contemporaine, Paris, La Découverte, 2019.
Support scientifique de la naissante Association Camerounaise d’Histoire Economique et Sociale (ACAHES), la Revue Camerounaise d’Histoire Economique et Sociale (RECAHES) lance à l’intention des chercheurs spécialisés ou intéressés, cet appel à contribution en vue de son premier numéro à paraître au premier semestre 2020.
La RECAHES poursuit plusieurs objectifs
La RECAHES cherche notamment à répondre aux objectifs suivants :
Promouvoir les études et la recherche en histoire économique et sociale axées sur l’Afrique noire ;
Offrir un cadre d’épanouissement intellectuel et de partage des savoirs aux chercheurs de divers horizons ;
Donner aux décideurs des éléments d’analyse en vue de la décision politique ;
Encourager les jeunes chercheurs en Histoire économique et sociale à la production scientifique
La RECAHES a pour principale aire géographique l’Afrique noire, sans distinction de période ou d’espace. Le champ de recherche devra inclure des faits économiques et sociaux à caractère local, régional, national ou international. L’interdisciplinarité est vivement encouragée.
Soumission et présentation des articles à la Revue Camerounaise d’Histoire Economique et Sociale
Les articles soumis par la RECAHES ne
doivent pas faire l’objet d’une publication simultanée ailleurs dans une autre
revue scientifique ou un ouvrage. Les opinions exprimées par les auteurs
n’engagent en rien la revue.
La RECAHES accepte les articles publiés en
français et en anglais.
Tout article soumis à la RECAHES doit se
conformer aux normes suivantes :
Le texte doit être original et sa longueur n’excédera pas 15 pages (y compris les résumés, les tableaux, les graphiques et les références bibliographiques)
A la première devront figurer le titre de l’article, le nom de l’auteur ainsi que son adresse email ainsi que son affiliation institutionnelle
Un résumé en français et en anglais (abstract) d’au plus 10 lignes avec 5 mots-clés
Le texte est rédigé en caractère Times New Roman, Taille 12, Interligne 1 et justifié à gauche et à droite
Les graphiques et les tableaux sont numérotés séquentiellement en chiffres arabes. Ils sont appelés dans le texte par leur numéro d’ordre et sont insérés à l’endroit le plus proche de leur premier appel
Ecrire les nombres inférieurs à dix en toutes lettres et utiliser le signe de pourcentage dans le texte et les tableaux, en prenant soin de les séparer du nombre par un espace
Mettre en retrait et sans guillemets les citations d’au moins quatre lignes et en taille 10
Les parties du texte seront numérotées selon un classement simple. Trois niveaux de titres au maximum sont acceptés (I, II, III….puis A, B, C….puis 1, 2, 3)
Les sigles et abréviations utilisés dans le texte seront développés systématiquement à l’occasion de leur première occurrence
Limiter les notes aux explications absolument nécessaires ; les numéroter consécutivement et les présenter en notes de bas de page ; la numérotation doit être continue
Les références bibliographiques doivent être incorporées dans le texte avec le nom de l’auteur, la date de publication et la page entre parenthèses par exemple : (Balanga, 1998), (Obenga, 1987, p. 13), (Mbokolo, 1990, chap. 2)
Les sources d’archives peuvent être référencées en notes de bas de page
Les références bibliographiques complètes sont mises par ordre alphabétique à la fin de l’article. Les indiquer comme suit :
– Pour un ouvrage : Balanga L. (1991), De la grandeur de l’Afrique contemporaine, Dakar, Editions du CODESRIA. – Pour un article de revue : Balanga L. (1995), « Les lamidats du Nord-Cameroun face à la pénétration allemande », Revue d’histoire d’Outre-mer, N° 3, Vol. 1, Mars 1988, pp. 113-135. – Pour un article dans un ouvrage : Balanga L. (1988), « Examen de quelques problèmes économétriques de l’Afrique noire » in Inankow P et Nemour A. (éds), Stratégies de développement comparée en Afriques, Paris, L’Harmattan, pp. 157-164.
Pour le Numéro 0 à paraître au premier
trimestre 2020, les articles doivent être transmis au Comité de rédaction au plus tard le 15 février 2020,
sous format Word à l’adresse : recahes@gmail.com
Le RIUESS Clermont-Ferrand émet un appel à contribution pour un colloque intitulé : “Économie sociale et solidaire et Développement durable : des approches pertinentes pour le vingt-et-unième siècle ?” organisé du 27 mai au 29 mai 2020 à Clermont-Ferrand.Laboratoire organisateur : Laboratoire Communication et Sociétés, Axe « Communication, innovation sociale et économie sociale et solidaire » – EA 7481 – Université Clermont Auvergne
Le but de ce vingtième
colloque du RIUESS est d’interroger le concept de développement durable (DD) à
l’aune des pratiques et des recherches de l’économie sociale et solidaire (ESS)
et, inversement, de questionner les pratiques et les recherches en ESS à l’aune
de cette notion plus politique que scientifique. Il s’agit, tout d’abord, dans
ce colloque ouvert à toutes les SHS (économie, philosophie, science politique,
sociologie, sciences de gestion, sciences de la communication, droit,
géographie, anthropologie, etc.), de s’interroger sur le type de société pensé
par les acteur·rices et les chercheur·ses de l’ESS et du DD : Œuvre-t-on dans
le sens d’une adaptation du capitalisme aux contraintes écologiques ?
Participe-t-on à la transformation d’un capitalisme extractif en un capitalisme
vert et éthique ou souhaite-t-on la transition vers une société
post-capitaliste ? Il s’agit, ensuite, dans un contexte international
marqué par la montée des populismes, de s’interroger sur la dimension
démocratique des changements à l’œuvre dans une globalisation destructrice de
biodiversité et productrice d’inégalités qui ne font que croître. Il s’agit
enfin, dans un monde en pleine mutation, où les médias et les réseaux sociaux
numériques conditionnent notre accès au monde, de contribuer à une saine
clarification du débat en s’efforçant d’expliciter les notions récentes et de
caractériser les pratiques émergentes.
Les propositions de communications sont rédigées en français et peuvent prendre différentes formes (modélisation théorique, étude de cas, réflexion critique, témoignage d’acteur·rices, etc.). Elles doivent prioritairement s’inscrire dans un des cinq axes suivants, mais des communications hors axe peuvent être acceptées si elles s’inscrivent dans la thématique générale du colloque (les liens entre ESS et développement durable).
Axe I : Clarification et critique conceptuelle. Comme le terme « Economie Sociale et Solidaire », le terme de « Développement Durable » réclame une clarification conceptuelle. L’ESS est-elle porteuse de modèles d’organisation et de gestion intégrant les logiques et dispositifs du DD ? Ou doit-on distinguer une ESS adaptée aux représentations du DD d’une ESS politique plus en phase avec les conceptions théoriques décroissantes ? Il s’agirait notamment ici de replacer les débats dans le contexte de l’émergence de ces deux notions et de la manière dont elles ont trouvé à s’articuler, mais aussi de comprendre les glissements sémantiques qui se sont opérés. Plus récemment, les deux approches ont connu de nombreuses variations. En témoigne la multiplication des théories, des projets et des mots qui les désignent. A l’heure où certains parlent d’effondrement, d’anthropocène ou de transition, à l’époque où un capitalisme numérique semble se différencier d’un capitalisme extractif, au moment où de nouvelles formes d’économie (collaborative, circulaire, etc.) et de nouvelles formes de résistance voient le jour (ZAD, décroissance, zone de gratuité, etc.), il semble en effet temps de redéfinir, de manière critique, les différents termes souvent employés comme synonymes dans l’espace médiatique. Il convient, également, de proposer des modélisations permettant de visualiser les ressemblances et les différences entre ces différentes notions. Tel est, en tout cas, l’objectif de cet axe qui s’efforcera également de mettre au centre de sa réflexion la question démocratique : peut-on avoir un développement durable sans une démocratie renouvelée et l’ESS peut-elle représenter ce nouveau projet démocratique ? L’ESS dans des zones non démocratiques est-elle encore de l’ESS ? Comment favoriser une participation démocratique des citoyen·nes aux enjeux actuels du DD et de l’ESS ?
Axe II : ESS et DD : Tensions et dissonances entre discours et pratiques Il est souvent plus facile d’exprimer ce que n’est pas le développement durable (DD) que de le définir positivement. Son ambition originelle se focalise sur la conciliation problématique entre des intérêts économiques d’un régime plus responsable et vertueux et des impératifs de préservation des ressources. Les dimensions sociétales et démocratiques souffrent d’une insuffisante lisibilité et reconnaissance. Cette faiblesse apparaît d’autant plus préoccupante que le succès du DD doit pouvoir reposer sur une dynamique de solidarité, sur une prise de conscience des interdépendances et sur la participation de toutes et tous. Ce défi est aussi celui que partagent les acteur·rices de l’économie sociale et solidaire (ESS) directement interpellés. Comment ces acteur·rices de l’ESS s’emparent du DD dans leur manière d’inventer des réponses concrètes par des projets de développement social et solidaire durable ? Comment les actions en faveur du DD des territoires ouvrent la voie aux initiatives émergentes de l’ESS ? S’agit-il d’expériences sociétales là aux d’autres y voient des opportunités expérimentales au service d’un capitalisme moral ou éthique? Comment l’ESS et le DD s’emparent-ils des questions de genre et d’égalité femme-homme? L’ESS peut-elle contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) ? Les ODD conduisent-ils à une normalisation et une banalisation des actions des organisations de l’ESS ? On l’aura compris, l’accent sera porté sur les convergences entre ESS et DD mais aussi sur les angles morts et leurs divergences dans les objectifs et les stratégies des un·es et des autres. Cet axe offre l’occasion de croiser le regard sur des travaux empiriques centrés sur les enjeux et les défis de la coopération entre les acteur·rices du DD et de l’ESS. La dimension internationale sera mise en valeur, notamment pour discuter de la place de la culture mais aussi de la décolonisation dans la coopération Nord/Sud et de l’émergence d’une citoyenneté.
Axe III : Territoires, communs et mondialisation de la solidarité. L’ESS s’affirme souvent comme locale, territorialisée ; le développement durable souligne, lui, sa dimension globale. Comment articuler les deux ? Comment organiser des solidarités locales, voulues choisies, à l’heure où le changement climatique nous rappelle notre interdépendance de fait ? Comment, d’un côté, éviter les égoïsmes territoriaux, souvent nationaux d’ailleurs, promus par un populisme d’extrême droite et, de l’autre, construire des solidarités internationales qui ne soient plus basées sur un esprit et une culture de la bienfaisance, hérités d’un passé colonial qu’il convient de dépasser ? Comment rendre les territoires résilients ? Quels sont les espaces publics qui, à l’image des espaces publics de proximité chers à l’ESS, permettent aux habitant·es des différents territoires du globe de décider ensemble de la bonne échelle d’action ? De quel territoire parle-t-on ? Un territoire réceptacle de stratégies allochtones, extraverties et de capture d’activités ou de patrimoine s’affichant comme participant au DD (greenwashing) ou comme un territoire révélant des ressources au travers d’initiatives endogènes reposant sur les principes d’autonomisation territoriale, d’auto-organisation, de gratuité et de réciprocité, un commun ? Les communs, lorsqu’ils sont attachés à l’enjeu de la démocratie tout autant qu’à celui de l’écologie, peuvent-ils constituer un véhicule permettant de relier les dimensions locales et internationales, tout autant que de susciter des convergences entre différents formes et niveaux de solidarité ? Comment, dans ce contexte, s’articulent les traditions différentes, de l’ESS, du DD, de la solidarité internationale et du commerce équitable ? Comment aussi traiter, concrètement, les questions migratoires ? Sur ce dernier point, les études sur les migrations promeuvent aujourd’hui, pour en penser les liens financiers et humains, le concept de « translocal ». Elles substituent ce concept à celui de transnational afin d’indiquer que les solidarités associent des communautés locales ancrées dans des espaces différents. Ce faisant, elles ouvrent la perspective d’un translocalisme des territoires durables et solidaires qu’il convient d’explorer.
Axe IV : Pratiques émergentes et DD. Les monnaies sociales, la consommation responsable, l’économie collaborative, l’économie circulaire, la finance participative, l’entrepreneuriat social, etc. toutes ces pratiques revendiquent une rupture avec le capitalisme actuel. Cependant, malgré la démultiplication d’initiatives citoyennes émergentes proposant des alternatives à l’économie capitaliste, la prégnance dans les imaginaires et dans les pratiques quotidiennes du sophisme marchand, empêche la valorisation et la viabilité de ces initiatives en les cantonnant dans les marges ou en les invisibilisant. Or, le potentiel transformateur de certaines d’entre elles est important à condition que l’on sache s’en saisir. Les pouvoirs publics peuvent avoir un rôle de facilitation pour permettre l’émergence et le développement de ces alternatives ou, au contraire, ils peuvent les entraver. Par ailleurs, si certaines de ces pratiques émergentes aspirent à proposer des modèles économiques alternatifs au capitalisme, d’autres en détournent les aspirations en créant des nouvelles niches de marché en phase avec les nouvelles demandes des consommateur·rices de plus en plus sensibles aux questions liées au développement durable. Les questions qui peuvent donc être abordées dans cet axe sont multiples : Qu’en est-il dans les faits de ces pratiques émergentes ? Quelles visions du DD portent-elles ? Quel renouvellement des pratiques démocratiques génèrent-elles ? Peut-on encore parler de développement durable, quand 98% de l’économie est une économie spéculative ? Quels rôles ont les pouvoirs publics pour faciliter ou entraver ces initiatives citoyennes ? Quels sont les risques d’une récupération marchande de ces pratiques ?
Axe V : Recherches-action en ESS et DD : enjeux épistémologiques, méthodologiques, éthiques et politiques De la recherche-action (RA) définie par Kurt Lewin dans les années 1940 à la recherche-action-formation initiée par Desroche et développée par Draperi, en allant jusqu’aux recherches partenariales québécoises, les pratiques diffèrent grandement d’une discipline à une autre, d’un objet à un autre. Mais au-delà de ces différences, les acteurs et actrices qui s’inscrivent dans cette tradition de recherche poursuivent un double objectif de production de connaissances et de changement de la réalité par l’action ; ils et elles partagent le désir de transformer la société. En France, notre histoire institutionnelle et sociétale ne favorise pas ce type de recherches, alors même qu’elles semblent prometteuses pour accompagner les transitions en cours, qu’elles soient sociales, économiques ou environnementales. Cet axe propose d’approfondir les réflexions épistémologiques sur la ou les RA menées dans l’ESS ; d’interroger les conditions à remplir pour produire une connaissance valide et peser sur les processus de changement social à l’œuvre. Il propose également de questionner la posture des chercheur·ses issu·es de différentes disciplines et leur responsabilité sociale et sociétale : quels points de vigilance doivent avoir ces chercheur·ses en tête ? quels rôles endosser dans la coproduction de connaissances ? Cet axe propose, par ailleurs, de faire mieux connaître et reconnaître les RA dans le champ de l’ESS et du DD : quelles pratiques de collaboration entre chercheur·ses et acteur·rices se développent-elles ? (ARUC au Québec, PICRI en France) ? Pour quels résultats ?
Calendrier
La date limite de réception des
communications est fixée au 15 janvier 2020.
Ces propositions, de 1 200 mots maximum,
doivent préciser le sujet, la méthodologie et l’apport, et, être envoyées à riuess2020@tutanota.com
en précisant l’axe auquel elles sont destinées. Chaque proposition sera évaluée
en double aveugle par le comité scientifique. Les propositions devront posséder
deux éléments distincts :
Une fiche d’identification précisant le nom du ou des auteur·rices, ses qualités, le titre de l’intervention et un acronyme de cinq lettres.
La proposition proprement dite de 1 200 mots maximum identifiée par son seul acronyme précisant l’axe et comprenant une bibliographie indicative d’au moins cinq références.
Le comité scientifique fera parvenir sa
réponse, acceptation ou refus, aux auteur·rices avant le 15 mars 2020. Les
textes définitifs devront être envoyés au plus tard le 25 avril 2020.
Membres du comité scientifique (pressentis)
Bouchard Marie (Uqam, Québec), Bucolo
Elisabetta (Cnam), Combes-Joret
Monique (Université de Reims), Dacheux Eric (UCA), Defalvard Hervé
(Université Marne la Vallée), Draperi Jean-François (Cnam), Eynaud Philippe
(IAE de Paris), Bruno Frère (Université de Liège), Gianfaldoni Patrick
(Université d’Avignon), Hiez David (Université du Luxembourg), Laville
Jean-Louis (Cnam), Lhuillier Vincent (Université de Lorraine), Manoury Lucile
(Université d’Avignon), Richez-Battesti Nadine
(Université d’Aix-Marseille), Robin Yannig (Université de Bretagne
Occidentale), Stoessel-Ritz Josiane (Université de
Mulhouse), Pierre André Tremblay (Université du Québec à Chicoutimi).
Membres du comité d’organisation
Agbessi Eric (communication, UCA), Batisse
Cécile (économiste, UCA), Bussière Alain (commerce équitable, UCA), Collet
Raymond (Clermont Métropole), Corneloup Jean (culture récréative, UCA),
Couturier Pierre (sociologue, UCA), Dacheux Eric (communication, UCA), Diemer
Arnaud (centre Erasme, UCA), Duracka Nicolas (Centre innovation sociale),
Garadin Laure (CRESS), Garlot Florine (doctorante UCA), Zumbo-Lebrument Cédrine
(Gestion, ESC), Mulnet Didier (éducation au Développement durable, UCA), Tichit
Ariane (économiste, UCA), Volat Geoffrey (doctorant UCA), Zouari Khaled
(communication, UCA).
Pour tout renseignement
Le responsable scientifique : riuess2020@tutanota.com ou la
secrétaire du laboratoire : Nathalie Policard : 04 73 40 85 19
Le 5 décembre 2019, Roselyne Hubert, Directrice du CIEFA/CFA du Groupe IGS Lyon, a été élue Présidente de la Fédération Nationale des Associations Régionales des Directeurs de Centres de Formation d’Apprentis (FNADIR).
Roselyne Hubert
Une nouvelle dynamique pour le réseau national des centres de formation en apprentissage
Depuis le 5 décembre
dernier, Roselyne Hubert occupe le poste de Présidente de la FNADIR, réseau
national de 559 directeurs et directrices de CFA, formant chaque année plus de
300 000 apprentis à tous les métiers, sur tout le territoire.
Le réseau combine à
la fois une dimension territoriale à travers les ARDIR (Associations Régionale
des Directeurs du CFA en région), mais aussi une organisation nationale.
Directrice du Pôle
Alternance et Apprentissage du Groupe IGS Lyon, qui comprend le CIEFA et le CFA
de l’IGS, depuis septembre 2013, Roselyne Hubert est également Présidente de
l’ARDIR Auvergne-Rhône-Alpes depuis mars 2019.
La loi pour la
liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018 impacte
considérablement le monde de l’apprentissage et l’activité des CFA. Le modèle
du financement de la formation des apprentis évolue avec le passage d’un système mutualisé à un système de financement
individualisé.
À compter du 1er
janvier 2020, les décisions concernant l’apprentissage se prendront davantage
au niveau national qu’en région. Néanmoins, les CFA et Conseils régionaux
demeureront toujours des interlocuteurs sur nombre de sujets. Il s’agit donc de
trouver un nouvel équilibre.
«Les CFAs sont des acteurs primordiaux de notre système éducatif et de l’insertion professionnelle. Soucieux de continuer à développer leurs expertises dans la pédagogie de l’apprentissage, en lien avec les apprentis et leurs employeurs, ils doivent relever plusieurs défis et ont déjà engagé une phase de transformation de leur modèle. Aux côtés de l’ensemble des directeurs et directrices de CFA de la FNADIR, je m’engage à œuvrer pour le développement de liens pérennes entre les CFAs et leurs partenaires et à prendre part de manière active, positive et coopérative aux évolutions contextuelles comme légales telles que la réforme de l’apprentissage, qui font évoluer l’environnement de la formation professionnelle » expliqueRoselyne Hubert.
Chiffrer pour déchiffrer les empires et dominer le monde : les statistiques coloniales des anciens empires aux XIXe et XXe siècles seront évoquées le 15 juin 2020 à Paris-Bercy, au sein du Ministères économiques et financiers.
Académie
royale des Sciences d’Outre-Mer, IGPDE,
Société française de statistiques (bureau histoire)
Emmanuelle Sibeud, Université Paris 8, IDHE.S UMR CNRS 8533
Béatrice Touchelay, Université de Lille, IRHiS UMR CNRS 8529
Les interprétations économétriques des effets de la domination coloniale
au XIXe et au XXe siècle fondées sur les statistiques coloniales et les
recherches qui interrogent les interactions entre les institutions
internationales, les empires coloniaux et les populations colonisées, suscitent
un intérêt renouvelé pour la production statistique impériale. Celle-ci reste
pourtant mal connue. Le premier objectif de cet atelier est d’approfondir la
réflexion et les connaissances sur les liens entre les statistiques produites
en situation coloniale et à l’échelle impériale et la domination à partir de
questions concrètes et d’études précisément situées. Quelles sont les pratiques
statistiques des empires coloniaux du XIXe et du XXe siècle ? Comment
ceux-ci forment-ils leurs statisticiens ? Qui participe à la collecte des
données et quels sont les objets de prédilection de celle-ci ? De
quelle(s) manière(s) cette production statistique construit-elle du lien ou, à
l’inverse, marginalise-t-elle et exclue-t-elle certains groupes ? Quel(s)
rôle(s) joue-elle dans les territoires colonisés ? Quelle est la
contribution de ces pratiques impériales à la généralisation des statistiques à
l’échelle du monde depuis deux siècles ?
La
discussion s’appuiera sur la présentation de recherches inédites analysant le
rôle joué par les statistiques coloniales à différents moments (conquête des
territoires, transformations des rapports de domination, mobilisation des
populations et des ressources au moment des guerres, des crises, politiques
de coopération) et interrogeant de façon critique leur capacité à influencer,
sinon à guider les décisions. Les communications pourront être proposées en
français ou en anglais. Une publication de cette première journée est envisagée
sous forme de dossier dans une revue.
L’atelierest ouvert à toute proposition contribuant à mieux
appréhender le rôle des statisSTLS tiques comme outil de connaissance, de
gouvernement et de domination et à expliquer comment les statistiques ont été
imposées parmi les critères essentiels de la hiérarchie des nations et en quoi
elles influencent leur développement.
De façon
pragmatique, cette journée voudrait :
dresser un premier état des connaissances disponibles sur la fabrication, les usages et les effets des statistiques, sur leur contribution à la formation, puis aux transformations des empires ;
examiner quelles sont les sources disponibles et celles qu’il faudrait mobiliser pour développer les recherches sur les pratiques et les usages statistiques dans les empires coloniaux ;
suggérer, et autant que possible tester, des approches permettant de croiser le point de vue des dominants, des dominés et des organisations internationales de façon à analyser ce que les statistiques nous apprennent des modes de gouvernements des territoires colonisés.
Elles
doivent contenir : le titre de la communication et un résumé d’une
vingtaine de lignes, un bref CV de l’auteur.e (1 page). Les frais de transports
et de séjour à Paris seront à la charge des intervenants, une aide pourra
cependant être proposée à ceux ou celles qui ne disposent pas d’un soutien
institutionnel.
Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France