Archives de catégorie : La recherche et écoles

La formation continue : un axe stratégique du développement territorial à l’Université de Corse

Par son service de formation continue, l’Université de Corse propose des parcours spécifiques pour des professionnels, préprofessionnels, personnes en reconversion ou demandeurs d’emploi. Son ambition : décliner territorialement la mission de formation continue des universités en apportant des réponses aux besoins, attentes et demandes de formation issues du territoire.

Depuis une vingtaine d’années, l’Université de Corse assure le déploiement de parcours de formation auprès d’un public de préprofessionnels, professionnels, personnes en reconversion ou demandeurs d’emploi. Son service commun de la formation continue travaille avec un réseau de partenaires afin de bâtir des contenus pédagogiques répondant à des attentes bien spécifiques. « Notre service a vocation à servir et à anticiper les besoins des acteurs du territoire, explique Cécile Riolacci, directrice du service commun de la formation continue de l’Université de Corse. Il effectue, en ce sens, un travail d’innovation permanente en adaptant notre carte de formations pour permettre la construction de nouvelles compétences et proposer des perspectives d’enrichissement aux professionnels ».

Depuis 2001, 4750 parcours de formation continue ont été réalisés au service commun de la formation continue et ont débouché sur l’obtention de diplômes nationaux, diplômes d’université (D.U.), en donnant une place identifiée aux procédures de validation des acquis. Les équipes pédagogiques de l’Université de Corse ont ainsi permis d’accompagner des centaines de projets, de valoriser des expériences, d’élargir des domaines de compétences et de certifier par des diplômes de l’enseignement supérieur. Leur coeur de cible : des femmes et des hommes, salariés, ou en recherche d’emploi, qui souhaitent reprendre des études pour accéder à de nouvelles opportunités dans leur secteur d’activité, se reconvertir, affirmer leur identité professionnelle ou adosser un projet sur les apports d’une formation labellisée. De ce point de vue, l’engagement du service commun de la formation continue est fondé sur l’écoute, l’analyse des demandes et des situations, la recherche de solutions : conseil et accompagnement en amont et pendant les parcours de formation auprès de ces différents profils.

Partie prenante de l’ancrage de l’Université de Corse dans son territoire, l’offre variée portée et gérée par le service commun de la formation continue couvre différents champs et s’adapte aux besoins exprimés dans une visée de professionnalisation et d’enrichissement collectif territorial. Bon nombre de parcours sont d’ailleurs directement issus de ce lien étroit entre les campus et les acteurs économiques et institutionnels du territoire. À titre d’exemple, l’Université de Corse a ouvert en 2017 un D.U. « Gestion des ports de plaisance et environnement » dans le cadre de la formation continue. Issu d’une réflexion menée entre un gestionnaire de port insulaire et l’Office de l’Environnement de la Corse (OEC), le projet validé par l’Université a bénéficié d’un partenariat financier et technique avec ce même office. Le parcours de formation, inédit, vise à proposer des compétences nouvelles afin de répondre aux évolutions des activités et métiers des ports de plaisance. Désormais conçus comme des équipements structurants sur le littoral, ceux-ci représentent en effet de nouveaux enjeux tant au plan environnemental que sécuritaire, qui ne se limitent plus à des considérations nautiques et économiques. « La gestion d’un port de plaisance implique des compétences très larges et jusqu’alors aucune formation ne s’adressait à l’ensemble de ces fonctions, précisent les responsables pédagogiques du D.U. C’est pourquoi nous avons bâti ce parcours, enrichi de la participation d’experts et de professionnels afin d’avoir des enseignements au plus proche de la réalité du terrain ».

Autre exemple, celui du D.U. « Des vignes aux verres ». Axé sur les valorisations techniques, culturelles et territoriales, ce parcours dédié au monde du vin s’adresse à un public très varié, allant des professionnels des métiers du vin à la gastronomie, en passant par le commerce et les acteurs du tourisme. Son objectif : favoriser l’émergence de projets reliant les activités viticoles à d’autres activités en prise directe avec les identités du territoire. Laurence Marion en a fait l’expérience. Responsable de caveau depuis 2013 au domaine Alzipratu, en Balagne, cette mère de famille en reconversion a suivi ce parcours en 2016 après plusieurs années passées dans la restauration. La formation lui a permis de certifier des compétences et d’acquérir de nouvelles connaissances pour parfaire son expérience professionnelle. « La formation a été bénéfique pour étendre mon savoir-faire à des domaines comme la sommellerie, l’œnologie et la valorisation touristique, considère Laurence Marion. Le D.U. m’a, par exemple, permis de bâtir un projet oenotouristique afin de diversifier les activités du domaine ».

Dans le même esprit, bon nombre de parcours ont été pensés « sur-mesure » par le service commun de la formation continue de l’Université de Corse, afin d’être toujours plus en phase avec les besoins des acteurs locaux. En 2016, un nouveau D.U. intitulé « Crises et catastrophes ; management des secours et des soins » a ainsi fait suite à des actions de formation antérieures portant sur les risques, soins et secours. Ce parcours a été réalisé avec un ensemble de partenaires labellisés, dont notamment l’Unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile N°5 (UIISC 5) située à Corte. Son ambition : développer une culture du risque en Corse afin de travailler sur les moyens de prévention et d’action à mobiliser pour répondre aux enjeux de sécurité liés à l’insularité, en intégrant plusieurs domaines de risques, tels que les risques naturels, sur lesquels travaillent des équipes d’enseignants chercheurs de l’Université.

Cette logique d’une offre de formation ancrée dans le territoire comprend également la recherche de parcours de formation diplômants conduisant à la construction de compétences multisectorielles. L’exemple récent de la création d’un D.U. consacré à l’intelligence économique en témoigne : financé par la Collectivité de Corse, ce parcours diplômant proposé depuis 2016 s’inscrit dans une logique de soutien au développement économique de l’île par le biais d’un transfert de savoir envers tous les acteurs de ce développement, étudiants comme chefs d’entreprises et référents de services institutionnels. Sa vocation : fournir de nouveaux outils de gouvernance pour les décideurs locaux, aussi bien politiques qu’économiques, ce qui est le fondement du partenariat démarré en 2018 avec l’Agence de Développement Économique de la Corse (ADEC) pour le rayonnement du D.U. « Intelligence économique ». « Le fil directeur de cette formation est de proposer des méthodes et des techniques d’expertise nécessaires aux mises en valeur du territoire, rappelle Cécile Riolacci. L’intérêt de l’intelligence économique est de s’inscrire parfaitement dans nos objectifs : aider les actuels et futurs acteurs à imaginer collectivement et concrètement l’avenir, et anticiper le développement de demain ».

Les formations proposées par le Service commun de la Formation continue de l’Université de Corse

  • DAEU “Baccalauréat de la 2e chance” : Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) (Niveau IV)
  • Diplôme d’Université – Crises et Catastrophes – Management des Secours et des Soins (Niveau II)
  • Diplôme d’Université – Introduction aux pratiques comportementales et cognitives (Niveau II) 
  • Diplôme d’Université – Implantologie Orale (Niveau I)
  • Diplôme d’Université – Soins Palliatifs et d’Accompagnement (Niveau II)
  • Diplôme D’Université – Cicatrisation (Niveau II)
  • Diplôme d’Université – Des Vignes aux Verres -Valorisations techniques, culturelles, territoriales,
  • Diplôme d’Université – Gestion des Ports de Plaisance et Environnement (Niveau II)

Diplôme D’Université- Intelligence Economique (Niveau I)

Nouveau programme de bourses de mobilité doctorale entre l’Université Paris-Saclay et la Commission franco-américaine Fulbright

L’Université Paris-Saclay et la Commission franco-américaine Fulbright ont conclu un accord pour la mise en place d’un nouveau programme de bourses de mobilité à destination des doctorants de l’Université Paris-Saclay et des doctorants américains.

Fulbright France

L’Université Paris-Saclay associée à la Commission franco-américaine Fulbright

L’Université Paris-Saclay s’est associée à la Commission franco-américaine Fulbright pour financer conjointement la mobilité des doctorants français et américains souhaitant effectuer des séjours de recherche aux Etats-Unis ou à l’Université Paris-Saclay. Le programme, intitulé « Fulbright-Université Paris-Saclay », prévoit l’attribution de trois bourses entrantes et trois bourses sortantes par an, d’un montant de $1 500 à 2 000 par mois, pour des séjours allant jusqu’à 12 mois de mobilité. Les candidats issus de tous les domaines de recherche sont éligibles à une bourse et les premières mobilités sont attendues pour la rentrée universitaire 2020-2021.

S’inscrivant dans la stratégie de renforcement de la mobilité doctorale de l’Université Paris-Saclay avec les Etats-Unis, ce nouveau dispositif a pour ambition d’intensifier les coopérations scientifiques et universitaires franco-américaines.

Le programme Fulbright compte plus de 380 000 anciens à travers le monde, parmi lesquels 60 Prix Nobel. La Commission franco-américaine administre ce prestigieux programme entre la France et les Etats-Unis depuis 70 ans et compte plus de 20 000 lauréats des deux pays. L’Université Paris-Saclay est l’une des rares universités françaises à avoir un programme de ce type avec la Commission franco-américaine Fulbright.

Le lancement du programme a eu lieu le lundi 25 novembre 2019 à l’Université Paris-Saclay, en présence de la Présidente de l’Université, Sylvie Retailleau et d’Arnaud Roujou de Boubée, Directeur exécutif de la Commission franco-américaine Fulbright.

Le Global Executive MBA de SKEMA Business School décroche la nouvelle accréditation programme de l’EFMD

Déjà multi-accréditée EQUIS, AACSB et AMBA, SKEMA obtient le tout nouveau label mondial « EFMD Accredited Programme » pour son Global Executive MBA.

Le Global EMBA de SKEMA est un programme premium pour cadres dirigeants qui mixe distanciel et présentiel (« blended learning »). Pour la partie résidentielle, les participants bénéficient des différentes implantations internationales de l’école : campus de Belo Horizonte (Brésil), mais également Suzhou (Chine) et dès 2021 Le Cap (Afrique du Sud) en complément du campus de Lille. Offrant également la possibilité d’un double diplôme avec la prestigieuse université chinoise de FUDAN, plusieurs grandes entreprises mondiales en font un levier de développement managérial pour leurs hauts potentiels. 

L’équipe d’auditeurs de l’EFMD a souligné que ce programme certes « jeune » (le programme a été lancé en 2014) développe tous les atouts du modèle « glocal » de SKEMA : dimension multiculturelle unique grâce aux 7 campus, compréhension des enjeux de globalisation et de digitalisation de l’économie – et enfin internationalisation de la cohorte tout comme du parcours et des contenus du cursus.

GLOBAL EXECUTIVE MBA DE SKEMA BUSINESS SCHOOL
Le campus de SKEMA Business School à Suzhou en Chine où se déroule l’un des séminaires résidentiels du Global EMBA

Un programme d’accompagnement pour un monde en transformation

Le Global EMBA est un programme dédié aux cadres qui veulent gagner en compétences managériales et bénéficier d’une expérience unique dans un environnement multiculturel orienté vers la gestion de projets innovants, le développement d’entreprise ou la transformation de projets dans un monde global, incertain, complexe et volatile. Il bénéficie de l’expertise de la faculté de SKEMA qui conjugue excellence académique et connaissance du monde de l’entreprise.

Le programme offre ainsi une pédagogie adaptée qui mixe modules d’apprentissage à distance (e- learning, webinaires) et séminaires intensifs favorisant l’interactivité ainsi que le juste équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Au cap de ses 10 ans, SKEMA arbore déjà les labels internationaux de référence que sont pour les business schools EQUIS, AACSB et AMBA auxquels s’ajoute désormais « EFMD Accredited Programme ».

Pour Eric Cornuel, Directeur Général de l’EFMD : « Avec EFMD Accredited Programme, nous permettons à une institution de mettre le focus sur un de ses programmes qu’elle juge particulièrement stratégique. Nous sommes heureux que SKEMA soit l’une des 2 premières écoles en France à s’être engagée en pionnière dans cette nouvelle démarche pour son Executive MBA ».

Et pour Alice Guilhon, Directrice Générale de SKEMA : « Décrocher aujourd’hui cette nouvelle accréditation est le résultat de la mobilisation de l’ensemble des équipes. Cette toute nouvelle reconnaissance internationale par l’EFMD vient encore renforcer la visibilité de SKEMA à l’échelle mondiale, saluer l’excellence de notre pédagogie et nous conforter dans nos choix d’une stratégie globale différenciatrice ».

L’ESSEC Business School et University of California, Berkeley lancent un double diplôme pour managers-ingénieurs

L’ESSEC Business School conclut un partenariat avec Fung Institute of Engineering Leadership de UC Berkeley College of Engineering et propose désormais à ses étudiants un double diplôme avec l’université californienne de renommée internationale. Ce cursus débouche sur l’obtention à la fois du diplôme de l’ESSEC et du Master of Engineering de UC Berkeley.

Ouvert aux étudiants du programme Grande école, du Master en Finance et du Master in Data Sciences & Business Analytics (ESSEC & CentraleSupélec), ce partenariat permettra à des étudiants ayant des connaissances scientifiques préalables, si admis dans le programme, de suivre le Master of Engineering de l’UC Berkeley au cours de leur dernière année de scolarité avec un transfert de crédits pour le diplôme de l’ESSEC.

Les étudiants intéressés qui postuleront au programme recevront un accompagnement personnalisé afin de constituer leur dossier de candidature et, une fois admis par UC Berkeley, pourront bénéficier d’une réduction sur les frais de scolarité. Une bourse est en effet octroyée dans le cadre de ce partenariat, tandis que les étudiants restent éligibles aux autres bourses du programme du Master of Engineering.

Cette formation permettra pour les étudiants ESSEC de bénéficier d’une nouvelle approche transdisciplinaire et complémentaire management-ingénieur avec un contenu de programme à Berkeley qui comprendra des bootcamps de leadership, une spécialisation technique ainsi qu’une expérience projet.

« Dans un contexte international où l’on observe que les profils polyvalents sont particulièrement appréciés et de plus en plus recherchés, cette offre est vraie opportunité afin de former des leaders qui repensent le monde d’aujourd’hui et de demain », ajoute Felix Papier, directeur général adjoint en charge des programmes pré expérience à l’ESSEC.

Cette double formation offre des opportunités de carrière accrues, en particulier aux Etats-Unis et dans la Silicon Valley. A l’obtention du diplôme, un permis de séjour de 2 ans aux Etats-Unis pourra être accordé.

Pour plus d’informations :
– Industrial Engineering and Operations Research
– Electrical Engineering and Computer Sciences

3e édition du cycle master classes sur la convergence numérique de l’école ICD

L’ICD, école de commerce et de marketing du Groupe IGS lance sa 3e édition et sa 1re Master Class 2019-2020 sur la convergence numérique : « Diffuser les savoirs, à travers l’art numérique, le cinétisme et l’abstraction » avec Lélia Mordoch, galeriste à Paris et à Miami, chevalier des arts et des lettres, membre du comité professionnel des galeries d’art. L’école ICD accompagne ses étudiants dans la compréhension de l’univers digital, et les enjeux d’innover. L’événement aura lieu le jeudi 14 novembre à 17h sur le campus Groupe IGS Paris*.

icd business school

Les galeries sont des vampires qui sucent le sang des artistes. En fait, nous ne sommes pas des vampires mais des passeurs.” Adepte de la diffusion des savoirs, la galeriste Lélia Mordoch revendique un œil souverain sur les œuvres contemporaines. “Vendre cela fait plaisir, d’abord pour l’artiste qui y voit une reconnaissance du public et de son travail, et puis cela permet de boucler le mois.” Loin d’être la Nosferatu des foires d’art contemporain, elle fait découvrir très tôt les œuvres du GRAV, groupe de recherche d’art visuel, cinétisme, mobiles, jeux de lumières à travers les œuvres de Horacio Garcia Rossi, François Morellet, Jean-Pierre Yvaral, Sobrino. Géométrie et abstraction sont de mise … Plus récemment, elle expose l’art digital de Miguel Chevalier, et les installations numériques de Pia Myrvold. Lélia Mordoch s’est longtemps demandé si l’angoisse était soluble dans l’art. Elle en a fait son credo, partageant son temps entre sa galerie de la rue Mazarine à Paris, et sa galerie de North Miami, où elle coule des jours ensoleillés passées les fêtes de Thanksgiving. “A Miami, l’art échappe aux frontières grâce au cosmopolite de la ville, où se mélangent les savoirs.” C’est que depuis plusieurs années, Miami est la vitrine des échanges entre les pays, avec des artistes venus du monde entier, et entre les disciplines -design, art contemporain, video art, photographie, musique, architecture… Une porosité stimulante, à l’image du casting que fait Lélia Mordoch lorsqu’elle rencontre des artistes de Taïwan, du Japon, d’Espagne, Italie, Argentine, Israël, Roumanie, Pologne, Royaume-Uni, et décide d’exposer leurs œuvres.

A l’heure où Amazon diffuse des œuvres d’art virtuelles, et où Google crée des applications où l’on télécharge une image et des algorithmes affichent des œuvres du monde entier, Lélia Mordoch ira à la rencontre des étudiants de l’école ICD, futurs commerciaux, managers et start-uppers. Elle fera le point sur le poids économique de l’art digital dans la sphère de l’art contemporain. Outre l’organisation de 135 expositions, et de 120 participations à des foires en France et à l’étranger, elle dévoilera son « business model ».

Bio express

En 1989, Lélia Mordoch ouvre sa première galerie à Paris, dans le quartier de Saint-Germain des Prés à Paris. Deux ans plus tard, elle commence à exposer de l’art abstrait à ART BASEL MIAMI. L’exposition « Couleur Lumière » des œuvres d’Horacio Garcia Rossi, la conduit à faire connaître le GRAV, Groupe de Recherche d’Art Visuel, cinétisme, du grand public, en 1999. Dix ans plus tard elle inaugure une deuxième galerie Lélia Mordoch à Miami (Etats-Unis). En 2009, elle est à Art Paris, avec l’exposition « la peau des autres ». En 2018, elle présente au Grand Palais les œuvres de Miguel Chevalier dans le cadre de l’exposition « Artistes et Robots. »

La master class sera animée par Romain-Zerbib, enseignant-chercheur en stratégie à l’ICD, et directeur de la revue management et Data science. Un cycle imaginé par Claudine Farrugia-Tayar, journaliste, dans le cadre de son documentaire sur la convergence numérique, et Axelle Guilmault Groupe IGS.

Ce cycle de master classes aborde les transformations de la culture à l’ère numérique, en surfant sur l’art digital, les jeux vidéo, la réalité virtuelle, les effets spéciaux (vfx), le marketing du luxe, et le e-sport, tout en abordant leurs “business model” respectifs dans le cadre de l’école ICD.

*Campus Groupe IGS, 12, rue Alexandre Parodi, 75010 Paris. M° Jaurès/Louis Blanc.

Le programme Grande école de l’ESSEC dans le top 3 mondial

L’ESSEC Business School se hisse dans le top 3 mondial des meilleurs Masters in Management selon le ranking du Financial Times qui vient d’être publié. Une performance qui atteste une fois de plus de l’excellence de l’un de ses programmes phares qui se classe ex-aequo avec la London Business School.

Le Financial Times a publié, le lundi 28 octobre, son palmarès 2019 des “Masters in Management”. Ce classement de référence reconnaît le programme Grande Ecole (Master in Management) de l’ESSEC Business School comme l’un des meilleurs dans le monde. En effet, l’ESSEC se classe au 3e rang, ex-aequo avec la London Business School, gagnant une place par rapport à 2018.

Le salaire des diplômés de l’ESSEC figure parmi les plus élevés trois ans après l’obtention du diplôme, tant en termes de salaire pondéré (99 967 $) que d’augmentation de salaire moyen (71%). Son service des carrières a été classé 10e et 89% de ses anciens élèves considèrent que le programme leur a permis d’atteindre leurs objectifs.

Felix Papier, Directeur du programme et Doyen des programmes de pré-expérience déclare : « Nos étudiants, professeurs et équipes ont contribué ensemble à faire du programme de Master in Management  un programme innovant, d’un excellent niveau académique,  préparant les  futurs chefs d’entreprise à développer les solides compétences et l’esprit d’ouverture qui feront leur succès. Notre objectif est de donner un sens au leadership de demain dans un monde en mutation. »

Vincenzo Espositio Vinzi, Directeur Général de l’ESSEC Business School, ajoute : « Les programmes de Master in Management ont une longue tradition en France, mais au fil des années, nous avons vu ces programmes adoptés par des établissements de tout premier plan en dehors de l’hexagone . Notre excellent résultat illustre à quel point l’ESSEC Business School reste fidèle à ses racines françaises tout en devenant l’une des premières écoles avec un impact global. »

Le classement complet en cliquant ici.

Création de la Chaire Good in Tech

Repenser l’innovation et la technologie comme moteurs d’un monde meilleur pour et par l’humain : tel est l’objet de la Chaire Good In Tech, dont le lancement se déroule jeudi 12 septembre 2019. Elle est portée par Christine Balagué, professeure à Institut Mines-Télécom Business School, et par Marie-Laure Salles-Djelic, Professeure Doyenne de l’Ecole du Management et de l’Innovation de Sciences-Po, en partenariat avec Télécom Paris et Télécom SudParis. Cette Chaire est soutenue par 5 entreprises engagées sur le numérique responsable : AG2R LA MONDIALE, GROUPE AFNOR, CGI, DANONE, FABERNOVEL et SYCOMORE AM.

Logo de la nouvelle chaire Good in Tech

Le développement de technologies responsables pour le bien des humains

L’innovation numérique est source d’innovation et de progrès dans de nombreux secteurs économiques, mais elle peut potentiellement impacter négativement l’individu, le citoyen, la société.

Les objectifs principaux la Chaire sont à la fois de créer de nouvelles connaissances sur les enjeux des technologies responsables et éthiques, et de contribuer à la diffusion de ces connaissances dans des registres académiques et pédagogiques mais aussi auprès des entreprises, des décideurs et régulateurs et du grand public. Les questions explorées seront les suivantes :

  • Comment réconcilier innovation technologique et société durable et responsable (i.e. au service de l’humanité) ?
  • Comment concevoir des technologies responsables qui génèrent de la confiance ?
  • Comment développer une vision optimiste des technologies du futur, associées à un impact positif pour l’humain et la société ?
  • Comment modifier nos politiques publiques pour encourager un tel infléchissement de la révolution digitale ?
  • Comment déployer un leadership européen sur le développement d’un tel modèle, conjuguant durabilité, responsabilité et confiance au cœur de la technologie et alternatif aux modèles américains et chinois ?

Ces objectifs seront poursuivis dans les travaux qui seront menés autour des quatre axes

  • Innovation numérique responsable : quelles mesures ? Qu’entend-t-on par innovation numérique responsable ? Comment identifier ses dimensions et développer des métriques ? Comment l’intégrer dans la responsabilité sociale numérique des entreprises ?
  • Comment développer des technologies « responsables by design » ? Comment éviter les biais liés aux données ? Comment développer des technologies « responsables by design » plus explicables, redevables, équitables et respectant la régulation sur les données personnelles ?
  • Réinventer les futurs : Quelle société pour demain dans un monde numérique ? Comment réinventer les futurs dans une perspective fidèle aux Lumières, de préservation du principe d’égalité appliqué au monde connecté ?
  • Gouvernance de l’innovation et des technologies responsables : Quels sont les mécanismes de gouvernance de l’innovation numérique responsable ? Quels sont les niveaux pertinents de cette gouvernance : mondiale, nationale, entreprise ?

Développer les interactions autour de l’innovation numérique responsable

La Chaire Good In Tech vise à créer et à développer un écosystème d’interactions entre la recherche, les entreprises, les étudiants des deux Institutions académiques partenaires, la société civile et les décideurs politiques, afin de sensibiliser tous les acteurs à ce nouveau paradigme sur les technologies et l’innovation numérique responsables.

La Chaire développera également des partenariats internationaux, en particulier européens, pour porter de manière coordonnée les enjeux d’innovation numérique responsable. 

Enfin, la Chaire Good In Tech ambitionne de porter les résultats de ses travaux et des débats structurés et multi-parties prenantes, qu’elle organisera au niveau des instances politiques nationales et européennes, avec pour objectif d’infléchir les politiques publiques.

Les bénéfices du partenariat Institut Mines-Télécom / Sciences Po

Le partenariat entre Institut Mines-Télécom Business School et ses écoles partenaires (Telecom Paris et Télécom SudParis) et L’Ecole de Management et d’Innovation de Sciences Po permet de mener des recherches interdisciplinaires sur les enjeux des technologies éthiques et responsables, fondées sur la complémentarité des disciplines scientifiques des chercheurs des deux institutions : Sciences Humaines et Sociales, Science informatique, Sciences de l’ingénieur. La collaboration des deux institutions académiques de renom permettra également de porter les résultats des travaux auprès des décideurs, au niveau national comme européen.

Les recherches au sein de la chaire Good in Tech

Deux séminaires académiques ont été organisés par la Chaire autour des technologies « responsables by design » (8 avril 2019) et de l’innovation numérique responsable (7 mai 2019).

Les articles de recherche et travaux académiques sont à suivre sur le site de la Chaire www.goodintech.org

13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS)

Les 13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS), organisées par SFER-INRA-CIRAD, auront lieu à Bordeaux les 12 et 13 décembre 2019.

Appel à Communication des JRSS

Les 13e journées de recherches en sciences sociales SFER–INRA-CIRAD se dérouleront les jeudi 12 et vendredi 13 décembre 2019 à Bordeaux. Ces journées constituent un important rassemblement de la communauté scientifique francophone en sciences économiques, humaines et sociales, qui travaille dans les domaines de l’agriculture, l’alimentation, l’environnement, les territoires ruraux ou littoraux, la pêche et les forêts.

La société et les acteurs politiques ont des choix cruciaux à faire pour l’avenir dans ces domaines qui touchent à la compétitivité économique, à la sécurité alimentaire, au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles, et à l’aménagement du territoire. Notre responsabilité est d’éclairer les décideurs et d’accompagner les acteurs de la société impliqués dans les changements à entreprendre. Pour cela, les débats scientifiques au sein de notre communauté sont nécessaires pour ouvrir des pistes de recherche originales, produire des idées et des solutions innovantes pour demain, aussi bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud.

Toute contribution originale de recherche (économie, gestion, sociologie, science politique, droit, géographie, histoire, anthropologie, etc.) n’ayant fait l’objet d’aucune publication, en français ou en anglais, est bienvenue. Une place particulière sera réservée aux jeunes chercheurs et aux doctorants. 

Modalités de propositions de communication

Seules les propositions de papier intégral, même provisoire, en français ou en anglais déposés sur la plateforme seront examinées.

Date limite de réception des propositions de communication : reportée au 12 septembre 2019 à 18h00

Les soumissions de communication doivent impérativement être déposées sur la plateforme dédiée : https://cmt3.research.microsoft.com/JRSS2019/

La décision du Comité scientifique pour chaque proposition sera notifiée à partir du 18 octobre 2019.

Pour plus de détails sur les journées ou les modalités d’inscription voir le site de la SFER : https://www.sfer.asso.fr/

Principaux thèmes de ces journées

La production agricole, la pêche, l’environnement et la gestion des ressources naturelles

  • Économie de la production, conseil en agriculture, action collective, syndicalisme et organisations des producteurs, évolution des métiers
  • Politiques agricole de la pêche et environnementales, biens publics, services écosystémiques
  • Gestion des ressources naturelles, des risques environnementaux, réchauffement climatique et biodiversité

Les filières agricoles et agroalimentaires et la consommation

  • Économie agro-alimentaire, stratégie des groupes et des coopératives, gouvernance, innovation, compétitivité des filières
  • Organisation des filières, intermédiation, circuits courts et de proximité
  • Évolution des comportements, des pratiques et des consommations alimentaires, labellisation, approvisionnements
  • Sécurité sanitaire et qualités des aliments (sanitaire, nutritionnelle, environnementale, organoleptique, etc.)
  • Systèmes alimentaires mondiaux et politiques alimentaires, nutritionnelles et environnementales

Les espaces ruraux et littoraux et leur développement

  • Action publique territorialisée, performance plurielle et circuits courts et de proximité : performance globale, projets alimentaires de territoires, systèmes alimentaires territoriaux
  • Innovation sociale, économie sociale et solidaire et territoires
  • Démographie rurale, travail agricole, migrations, inégalités et pauvreté en milieu rural
  • Territoires, espaces et proximités : concurrence et conflits d’usages, paysages, multifonctionnalité, gouvernance territoriale, intégration régionale, enjeux fonciers

Les marchés internationaux

  • Évolution des prix mondiaux, sécurité des revenus agricoles, sécurité alimentaire, évolutions des politiques agricoles et alimentaires dans le monde
  • Échanges internationaux, accords commerciaux internationaux
  • Évolution des marchés et internationalisation des entreprises.

Partenariat avec 3 revues

Lors du dépôt de leur contribution, les auteurs pourront indiquer leur souhait de soumettre leur article à l’une des revues partenaire des JRSS :

  • Économie rurale
  • Review of agricultural, food and environmental studies
  • Cahiers agricultures

Leur papier fera alors l’objet, en parallèle du processus de sélection aux JRSS, d’une première relecture anticipée par le comité éditorial de la revue ciblée selon sa procédure habituelle.

Comité scientifique

Président : Damien ROUSSELIERE

Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Céline BIGNEBAT (INRA), Christel BOSC (VetAgro Sup), Ivan BRUNEAU (U. Lyon), Nathalie CORADE (BSA), Catherine DEL CONT (U. Nantes), Mathieu DESOLE (ISARA), Sibylle DUCHAINE (ONIRIS), Geoffroy ENJOLRAS (U. Grenoble Alpes), Adélaïde FADHUILE (U. Grenoble Alpes), Carl GAIGNE (INRA), Alexandre GOHIN (INRA), Nathalie HERVE FOURNEREAU (U. Rennes I), Alix LEVAIN (CNRS), Ronan LE VELLY (Montpellier SupAgro), Marianne LEFEBVRE (U. Angers), Pasquale LUBELLO (Montpellier SupAgro), Pascal MARTY (ENS Lyon), Anne MUSSON (ESSCA), Geneviève PIERRE (U. Orléans), Emmanuel RAUFFLET (HEC Montréal), Damien ROUSSELIERE (AGROCAMPUS OUEST), Samira ROUSSELIERE (ONIRIS), Elodie VALETTE (CIRAD).

Comité local d’organisation

Présidente : Nathalie CORADE

Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Marie BOUTRY (BSA), Nathalie CORADE (BSA), Bernard DEL’HOMME (BSA), Armelle GOMEZ (BSA), Stéphanie PERES (BSA), Andy SMITH (Sciences Po Bordeaux), Frédéric ZAHM (IRSTEA/INRA)

Colloque : Entreprendre dans les économies medievales et modernes. innover, risquer, organiser

La 8e école d’été d’histoire économique se réunira à Suse, en Italie (province de Turnin les 26, 27 et 28 août 2019. Les séances auront lieu à l’Archivio Diocesano à partir de 9h00 le lundi 26 août. La thématique retenue cette année est : “Entreprendre dans les économies medievales et modernes. innover, risquer, organiser”.

Entreprendre dans les économies medievales et modernes. innover, risquer, organiser
Affiche du colloque

La 8e école d’été d’histoire économique se réunira à Suse (Piémont, Italie) les 26, 27 et 28 août 2019. La thématique retenue cette année, « Entreprendre dans les économies médiévales et modernes : innover, risquer, organiser », insistera sur la liaison entre les innovations techniques et l’action économique. Entreprendre signifie en effet agir sur le réel et, à cette fin, implique de mobiliser des compétences, des savoirs, des techniques et de les mettre à la preuve de la vie économique.

Ce thème, « Entreprendre dans les économies médiévales et modernes : innover, risquer, organiser », permettra de poursuivre et d’approfondir celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité, l’organisation du travail, les écritures de l’économie[1][1]

Institutions partenaires

L’école d’été d’histoire économique rassemblera des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, et des doctorants de toutes nationalités. Les institutions partenaires sont l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès, l’EPHE, les Archives Nationales (Paris) et le CNRS. Les laboratoires impliqués sont les suivants : LAMOP (UMR 8589, Paris 1/CNRS), FRAMESPA (UMR 5136, Toulouse 2/CNRS), SAPRAT (EA 4116 EPHE), IDHES (UMR 8533 Paris 1/CNRS). La manifestation reçoit également l’appui financier du LabEx HASTEC (Histoire et Anthropologie des Savoirs, des Techniques et des Croyances) et se déroulera sous le patronage de l’Association Française d’Histoire économique (AFHé).

Organisateurs / comité scientifique

Michela Barbot (CNRS, Idhes ENS Cachan), Patrice Baubeau (Univ. Paris-Nanterre, Idhes), Marc Bompaire (EPHE, Saprat), Julie Claustre (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lamop), Anne Conchon (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Idhes), Laurent Feller (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lamop), Agnès Gramain (Univ. Lorraine, Beta), Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse 2 Jean-Jaurès, Framespa), Rosine Lheureux (Archives Nationales – Paris)

Lieu et dates

Suse (Piémont, Italie) du 26 au 28 août 2019

Objectifs et nature de l’opération

La nature du thème implique, outre la mobilisation d’historiens médiévistes et modernistes, la présence d’économistes et de sociologues spécialisés dans l’étude de la vie économique. La méthode proposée est de faire présenter une série d’exposés par des spécialistes et de les mettre en débat. Le but poursuivi est d’approfondir nos connaissances et nos réflexions sur ces matières et de permettre à des doctorants ou à des postdoctorants de s’associer à ces travaux par une participation active. La partition des doctorants/postdoctorants prendra la forme d’exposés sur leurs propres travaux et de prises de paroles dans le débat suivant les interventions.

Thématique de la session 2019

Entreprendre dans les économies medievales et modernes

innover, risquer, organiser

Entreprendre ne peut se concevoir sans un arrière-plan de compétences et de techniques. Le Moyen Âge a beaucoup entrepris et su innover. Si le secteur agraire a longtemps connu une sorte de stase technologique, il a cependant toujours eu à sa disposition les moyens matériels et organisationnels de sa croissance et a pu par conséquent mener des entreprises de plus ou moins grande taille qui ont assuré l’augmentation globale de la production et de la richesse. La question de la mobilisation du stock technique disponible a permis aux agents de multiplier les constructions d’infrastructures de toute taille, souvent d’importance vitale. Édifier un moulin suppose, par exemple, de maîtriser les problèmes du foncier, ceux de l’hydraulique, ainsi que la métallurgie nécessaire à la mise en place et à l’entretien des engrenages. L’opération, au total, n’est pas compliquée, mais elle est complexe dans le détail de sa réalisation. Elle suppose aussi que des risques soient assumés. Risque du crédit souvent nécessaire à la réalisation d’infrastructures même de petite taille. Risque aussi de la perte, si l’affaire n’est pas bien menée ou pensée.

D’autres opérations supposent également de savoir mobiliser et risquer pour réussir. Les opérations de peuplement, par exemple, entraînent des prises de risque financier souvent considérable, même durant le haut Moyen Âge. Il faut souvent procéder à des emprunts sur gage foncier pour couvrir l’investissement que constitue l’ouverture d’un nouveau terroir, la construction des habitations paysannes et des fortifications nécessaires à leur mise en sûreté et à l’affirmation du pouvoir seigneurial. L’entreprise de peuplement amène les seigneurs, d’autre part, à user de leur prestige pour convaincre ou de leur force pour contraindre : les conditions concrètes des déplacements de population, même sur de courtes distances sont, elles aussi parfois compliquées. Si l’entreprise agraire médiévale passe par l’utilisation des instruments de domination et de pouvoir que sont les seigneuries, elles ne s’affranchissent cependant pas des règles qui amènent ou non à la réussite d’une opération et l’incompétence du seigneur autant que les difficultés matérielles peuvent être cause d’échecs et de matérialisation des risques. Les défrichements organisés selon des opérations de grand style peuvent être abandonnés. Les villages de fondation ne pas connaître l’expansion que les seigneurs espéraient. Dans ces domaines, au demeurant, les actions individuelles, souvent subreptices, font de la prise d’initiative individuelle un facteur de changement économique et favorisent l’accroissement de la production.

Le monde artisanal, de son côté, connaît une organisation structurée qui ne se limite pas à l’encadrement juridique, moral et religieux que proposent les corporations. Les ateliers sont de véritables entreprises dont la logique économique peut être retracée. Le monde de la métallurgie a ainsi fait l’objet ces dernières années d’enquêtes novatrices qui montrent quelles sont les logiques à l’œuvre en matière d’organisation du travail et en matière d’utilisation des innovations. Les moulines du xve siècle, qui combinent un dispositif de soufflerie et un moulin à battre sont, en Catalogne, un très bel exemple de ce qu’est une entreprise de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne : un instrument de production, identifié par le nom de son propriétaire et la qualité de ses produits. Les dépouillements systématiques des registres de notaires ont permis, de plus, de cerner assez précisément les identités sociales des agents, montrant que les propriétaires de moulines avaient parfois une formation intellectuelle non négligeable (l’un d’eux était apothicaire) et qu’ils maîtrisaient parfaitement aussi, depuis, leurs villages, les circuits financiers, de même que les techniques de maniement de l’argent, nécessaires à leur activité.

Entreprendre, dans ces cas, signifie élaborer des objets identifiables par leurs propriétés et dont la valorisation se fait aisément. Les ateliers proposent, en fonction des savoir-faire et de la nature des minerais des produits de qualité différente. Il a fallu pour cela raffiner des procédés de fabrication déjà sophistiqués afin de parvenir à fabriquer les objets demandés par un marché exigeant, mais surtout segmenté et éclaté en fonction des besoins spécifiques de chaque activité ou de chaque localité. La petite taille des unités de production dont chacune correspond peu ou prou à une entreprise correspond à l’état de ce marché. Des remarques analogues peuvent être faites pour le textile médiéval, ou pour toute autre branche d’activité devant allier des compétences, des tours de main mais aussi des capitaux et des réseaux. Entreprendre, dans ces conditions, c’est mettre en valeur tous ces éléments. Cela implique aussi la mobilisation des réseaux familiaux et clientélaires, l’échange, né et développé autour des produits, échappant souvent aux règles du marché mais recoupant aussi des préoccupations non directement économiques.

Entreprendre, c’est aussi organiser des activités à grande échelle. Le commerce à longue distance est ainsi le vecteur d’innovations techniques de première importance. Son activité repose sur les progrès de la navigation et donc sur les modifications intervenues dans la construction navale. Elle repose aussi sur la mobilisation de formes juridiques particulières, celles des associations commerciales qui vont des ententes les plus simples, comme celles de la commenda, aux formes les plus sophistiquées qui organisent la vie des grandes compagnies, de leur formation à leur dissolution. L’action de l’entrepreneur passe donc aussi par l’invention et l’utilisation de formes juridiques qui permettent de rassembler des capitaux afin de promouvoir une activité et de programmer la répartition des bénéfices ainsi que le partage des risques qui, au Moyen Âge, sont considérables. Des formes documentaires neuves apparaissent et se perfectionnent autour de ces activités, et en particulier les comptabilités, qu’elles soient strictement analytiques ou qu’elles reposent sur une capacité mathématique importante commSTLS e le sont les comptabilités à partie double, apparues au xve siècle, sans que leur usage soit jamais généralisé dans l’activité commerciale.

Ces entreprises sont désormais mieux connues grâce à l’attention portée aux correspondances commerciales qui, à la fin du Moyen Âge et durant l’époque moderne, documentent la matérialité même de la vie des bureaux comme elles éclairent la nature et les modalités des échanges, les négociations qui ont lieu autour des prix, les vérifications de poids des marchandises, l’estimation des pertes et des coulages, bref tout ce qui fait le quotidien de la vie commerçante. Les grandes firmes internationales, comme celle de Francesco di Marco Datini, qui ont des représentants et des boutiques dans tout le bassin méditerranéen, tiennent par la multiplication des courriers. Cela suppose un personnel compétent, toujours à la recherche d’informations de toute nature, susceptibles de guider les choix du patron qu’est Datini ou de rendre compte ou d’expliquer ceux effectués par les facteurs répartis dans un très vaste espace. Le réseau de correspondance qui naît et se développe alors, d’une densité tout à fait remarquable, est une nouveauté : il mobilise des formes d’écriture particulières et inaugure une communication éloignée des formes documentaires très sophistiquées des correspondances officielles, qu’elles relèvent de l’État ou de l’Église. Elles donnent à voir un monde grouillant, dont la novellistique italienne du xive siècle, qu’il s’agisse des textes de Boccace ou de ceux Sercambi, a donné un aperçu extraordinaire. Le monde de l’entreprise commerciale et le monde de la haute culture ou celui des humanistes sont en rapport l’un avec l’autre et ce rapport donne à l’action économique une saveur particulière propre à la fin du Moyen Âge sans doute et aux débuts de l’époque moderne.

D’autres formes d’entreprise très spectaculaires requièrent des prodiges d’organisation. Il en est ainsi du travail de la mine, spécialement en contexte colonial à l’époque moderne. L’extraction de l’argent du Potosi, par exemple, et son transport jusqu’en Espagne entraînent une activité matérielle considérable, la construction d’une infrastructure, le recours au travail forcé des Indiens et l’organisation d’un transport toujours périlleux et de toute façon délicat à mettre en œuvre. À une autre échelle, et avec des valeurs moindres, l’économie de transhumance pose des problèmes de logistique considérables. Elle pose également la question du rapport entre l’entreprise privée qu’est l’élevage et le public, puisqu’il faut parcourir des distances importantes et, pour cela, utiliser les routes et les chemins qui, eux, relèvent d’une gestion publique. La question de l’affectation des espaces de pâturage implique les autorités de l’État comme elle implique aussi les communautés humaines auxquels ils appartiennent. La question de la réunion et de la gestion des capitaux nécessaires à l’organisation du déplacement de troupeaux de plusieurs milliers de têtes, qu’il s’agisse de moutons, de bovins ou de chevaux n’est pas de facile résolution et fait passer l’élevage du stade d’une économie largement informelle et ne nécessitant pas l’apport d’un capital particulier à une économie d’entreprise mobilisant d’importants capitaux ainsi que différents métiers, complémentaires les uns des autres et ayant besoin pour exister d’un rapport stable à l’État, caractérisé par des droits d’usage sur l’espace public et ses infrastructures et s’appuyant sur les biens communs produits par l’État, à savoir la justice et la sécurité.

Enfin, entreprendre suppose aussi d’assumer le risque de l’échec. Celui-ci se marque matériellement dans le territoire par l’abandon, celui de sites d’habitat mal choisis ou celui de sites industriels lorsque cesse l’activité. L’échec se marque aussi par la faillite, qui est l’un des problèmes de droit commercial les plus importants et les plus complexes qui soient. La faillite est également une question d’ordre politique et social, parce qu’elle est un des modes de régulation de la vie économique et des conflits qui traversent les élites sociales, comme dans la Florence du xive siècle, où les faillites des grandes compagnies des Bardi et des Peruzzi apparaissent comme éléments d’un système économique qui intègre la disparition et la liquidation dans ses paramètres de fonctionnement. Le risque et la perte font partie intégrante de la vie économique. Ce ne sont pas seulement des accidents mais aussi des moments normaux, voire attendus dans des processus de régulation. 

Le fait d’entreprendre afin d’agir sur son environnement et de produire, d’échanger et de transformer des biens, a une histoire. Celle-ci part des actions individuelles, non formalisées, comme les défrichements subreptices opérés aux dépens de la forêt seigneuriale, et culmine avec les grandes institutions commerciales ou industrielles de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne, qui sont, elles de véritables entreprises au sens où l’entendent les économistes.

L’étude de cette évolution, qui oblige à multiplier les angles d’approche et à considérer différents niveaux d’organisation et d’institutions comme elle oblige aussi à considérer la capacité des sociétés anciennes à lier techniques, innovations et prise de risques, a été puissamment renouvelée ces dernières années à la fois par l’histoire des techniques mais aussi par celle des entreprises comme du travail. C’est de ce renouvellement que nous voudrions discuter lors de la 8e école d’été d’histoire économique.

C’est pourquoi nous envisageons une école d’été comportant six sessions de leçons, entrecoupées d’études de cas présentées par les doctorants et postdoctorants. D’autre part, la documentation produite par les entreprises sera mise en valeur dans un atelier dirigé par deux conservateurs des Archives Nationales afin que la question de la documentation et des sources puisse être abordée.

            1. L’historiographie médiévale et moderne

            2. Le point de vue des économistes et des sociologues

            3. Entreprendre : figures et réseaux

            4. Entreprendre : investir, risquer, financer

            5. Innover et organiser une entreprise

            6. Présentation de deux fonds des Archives Nationales


Classement FNEGE des revues scientifiques en sciences de gestion – Edition 2019

Depuis 2010, la FNEGE réunit les Associations Académiques en Sciences de gestion en un Collège Scientifique dans le but de classer les publications scientifiques. Cette liste des revues scientifiques est retenue de façon unanime par le groupe de ces Associations, avec la volonté partagée d’obtenir une catégorisation qui soit le reflet le plus exact possible de la spécificité des sciences de gestion. Ce classement est revue tous les trois ans. En voici la dernière version.

La Revue des Sciences de Gestion renouvelée dans le classement

LaRSG perpétue sa position au sein du classement des revues de Sciences de Gestion avec cette édition FNEGE 2019.

Pour connaître les autres indexations de LaRSG, une page est spécialement destinée aux chercheurs de la communauté scientifique.

Cnam incubateur lance le Prix des femmes entrepreneures 2019

Cnam incubateur lance cette année sa troisième e édition du Prix des femmes entrepreneures. Avec pour objectif de récompenser le dynamisme des femmes créatrices d’entreprises, ce concours, totalement gratuit, est ouvert depuis le 15 avril 2019. Les femmes porteuses d’un projet, ou ayant créé leur structure en France, ont d’ailleurs jusqu’au 13 juin 2019 pour candidater. Il faut faire vite…

CNAM INCUBATEUR LANCE LE PRIX DES FEMMES ENTREPRENEURES 2019
CNAM INCUBATEUR

Lorsque le Cnam incubateur propose d’incuber

Les projets présentés se doivent d’être innovants et de receler un fort potentiel de croissance au niveau national ou international. Les candidates présélectionnées seront auditionnées par un comité de sélection. Les critères d’évaluation reposent sur la base du profil de l’équipe fondatrice, de la présentation, du potentiel de développement et du caractère novateur du projet.

Deux lauréates seront récompensées par le Prix des femmes entrepreneures Cnam Incubateur 2019, lors de la cérémonie de remise des prix le mercredi 19 juin 2019. Elles bénéficieront d’une incubation en résidence fixe d’une durée de six mois pour le projet retenu. Cet accompagnement comprend des rendez-vous privilégiés avec des mentors et des expert·e·s juridiques et financiers, des ateliers thématiques, un accès à un espace de travail, à des salles de réunion et à l’espace BtoB.

Banque Populaire soutient le Cnam Incubateur et la création d’entreprise. Sabine Calba, directeur du développement des Banques Populaires, sera la présidente d’honneur du jury du Prix des femmes entrepreneures 2019.

Pour participer, il suffit de télécharger le dossier de candidature sur le site du Cnam incubateur : http://www.cnam-incubateur.fr/ et l’envoyer complété par voie électronique au plus tard le 13 juin 2019 à 17h à l’adresse suivante : incubateur@cnam.fr

Roger Frank, nommé référent à l’intégrité scientifique de l’École des Ponts ParisTech

Sophie Mougard, directrice de l’École des Ponts ParisTech, a nommé Roger Frank référent à l’intégrité scientifique de l’École.  Roger Frank est professeur honoraire de l’École des Ponts ParisTech et directeur de recherche émérite au Laboratoire Navier (équipe géotechnique – Cermes).

Pour la déontologie scientifique et à l’intégrité scientifique

L’École des Ponts ParisTech attache depuis toujours la plus grande importance à la déontologie scientifique et à l’intégrité scientifique.  À cet égard, elle a récemment adhéré à la Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche du 26 janvier 2015, élaborée par le CNRS et de nombreux autres organismes de recherche français.

Déclinée en sept principes, la charte a pour objet « d’expliciter les critères d’une démarche scientifique rigoureuse et intègre, applicable notamment dans le cadre de tous les partenariats nationaux et internationaux ». Les sept principes d’intégrité précisés sont les suivants : 

  • respect des dispositifs législatifs et réglementaires ;
  • fiabilité du travail de recherche ;
  • communication ;
  • responsabilité dans le travail collectif ;
  • impartialité et indépendance dans l’évaluation et l’expertise ;
  • travaux collaboratifs et cumul d’activités ;
  • formation.

L’École des Ponts ParisTech estime ainsi nécessaire de nommer un référent à l’intégrité scientifique afin d’aider à la mise en œuvre de la charte et à la résolution d’éventuels problèmes relevant de cette intégrité. L’intégrité scientifique doit concerner tous les acteurs impliqués dans les activités de recherche de l’École : chercheurs, doctorants, ingénieurs, techniciens, personnels de soutien et d’appui. Pour l’École, il s’agit non seulement de donner du crédit à sa production scientifique, mais également d’assurer un rapport de confiance entre elle, ses chercheurs et la société.

Qui est Roger Frank ?

Roger Frank a consacré toute sa carrière aux Ponts et Chaussées (au Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, le LCPC, puis à l’École des Ponts ParisTech), où il a notamment mené des recherches sur les essais en place en géotechnique et le calcul des fondations. Il a dirigé le Centre d’enseignement et de recherche en mécanique des sols (CERMES, centre commun ENPC-LCPC) de 1992 à 2002. De 1998 à 2004, il a présidé le Comité européen en charge de l’Eurocode 7 « Calcul géotechnique ». Roger Frank a notamment reçu le prestigieux prix De Beer Award du Groupement belge de mécanique des sols pour la période 2009-2013, « destiné à récompenser un ingénieur hors pair qui a apporté des contributions importantes aux aspects théoriques, expérimentaux et de conception dans les domaines de la mécanique des sols et de la géotechnique ».

De 2013 à 2016, il a été membre extérieur élu du Conseil d’Établissement de l’Université Nationale Technique d’Athènes (NTUA). De 2013 à 2017, il fut le président de la Société internationale de mécanique des sols et de géotechnique.

Roger Frank

OCT. 2019. La transformation digitale : enjeux et perspectives

La transformation numérique désigne le processus qui conduit une entreprise à intégrer les technologies digitales dans l’ensemble de ses activités dans le but de renforcer sa performance. Il s’agit d’une démarche centrée sur la donnée qui repose significativement sur l’exploitation d’un ensemble d’algorithmes plus ou moins sophistiqués. La finalité étant de favoriser l’acquisition de nouveaux prospects, de faciliter leur transformation en clients, et de garantir leur fidélité grâce à une exploitation optimale et augmentée des différentes fonctions de l’entreprise (marketing, supply chain, finance, RH, etc.).

Une transformation réussie est en effet censée garantir une organisation cohérente et « intelligente » capable de prévenir l’attrition d’un client, d’anticiper les attentes d’un prospect, d’élaborer une offre dédiée, etc. Les potentiels sont nombreux et ce, qu’elle que soit le maillon de la chaîne de valeur concerné. Amazon n’a-t-il pas déposé en 2013 un brevet lui permettant d’acheminer un colis avant même que son « acheteur » ait passé commande ?

Appel à contributions coordonné par José ALLOUCHEProfesseur (émérite) des Universités, IAE/Sorbonne Graduate Business School – Paris 1 Panthéon Sorbonne
Directeur scientifique de la Chaire RGCI/Responsabilité Globale Capital Immatériel

On retrouve aussi l’emploi de robots conversationnels, véritables majordomes 2.0, dans le but de garantir une disponibilité permanente. L’avantage est double, d’un côté l’utilisateur est informé en temps réel, de l’autre l’entreprise accède à un gisement de commentaires, véritable mine d’or marketing, qui permet de raffiner le fonctionnement et l’offre de l’organisation. Résultat, le rêve d’une offre entièrement personnalisée est désormais envisageable. L’algorithme de recommandation Netflix repose par exemple sur une connaissance approfondie de ses utilisateurs. Même l’illustration de la jaquette du film suggéré est adaptée en fonction du parcours de l’abonné ciblé. La plateforme recense, pour ce faire, pas moins de 80 000 micro-genres et 2000 « communauté de goût ». Netflix exploite par ailleurs les données massives dans le but d’élaborer des offres nouvelles. Les datascientist de l’entreprise californienne ont par exemple pu identifier que les internautes qui apprécieraient un remake d’une série britannique des années 90, aimaient également les films de David Fincher et l’acteur Kevin Spacey : c’est ainsi qu’ « House of Cards » est né. Le succès commercial de cette série iconique étant notamment gagé sur la compilation schématique de ces trois observations. La transformation numérique est sans nul doute un levier inédit d’opportunités stratégiques.

Il importe cependant de noter que si la transformation numérique revêt de nombreux avantages, il s’agit néanmoins d’une démarche complexe. Qui n’a jamais été confronté à un chatbot aux performances désespérantes ? A une publicité supposément personnalisée qui « tombe à l’eau » ? Par ailleurs, la transformation digitale entraine un bouleversement organisationnel majeur (désilotage, collaborations adhoc, etc.) et suscite de nombreux séismes à l’échelle du marché (disparition des barrières spatiales et temporelles, redistribution des modes d’intermédiation, etc.). Les acteurs historiques se voient en conséquence confrontés à de nouveaux entrants « data natives » qui redéfinissent les frontières du marché et les business models traditionnels. Les acteurs en place doivent ainsi faire face à la prolifération de plates-formes numériques qui les contournent en mettant directement en relation prestataires et demandeurs. A ce propos, Brian Chesky, directeur d’Airbnb, tweetait : « Marriott veut proposer 30 000 chambres de plus cette année. Nous les ajouterons en deux semaines ». Airbnb est en effet le premier acteur mondial de l’hôtellerie alors qu’il ne possède pas un seul hôtel. Qui aurait pu imaginer, il y a seulement 10 ans, une telle configuration ? Le risque qu’une entreprise perde pied en raison d’une modification des règles du jeu portée par le digital concerne désormais toutes les organisations. Entre opportunités et menaces, la transformation digitale est un enjeu fondamental qui revêt de nombreuses problématiques complexes, et ce tant au niveau opérationnel que stratégique.

C’est pourquoi le GReMOG/Groupe de Recherche en Management des Organisations Globalisées, laboratoire de recherche de l’Ecole PPA, en partenariat avec La Revue des Sciences de Gestion (La RSG) et Management & Data Science (MDS), organise le 24 Janvier 2020 une journée de recherche et d’études consacrée à la digitalisation de la vie économique et en particulier, à la transformation digitale de l’entreprise. Au cours de la journée, des chercheurs, des experts et des chefs d’entreprises auront l’occasion de s’interroger sur les évolutions et tendances de fond de la digitalisation de l’entreprise, dans ses aspects managériaux, marketing et stratégiques.

Les papiers présentés peuvent prendre la forme de résultats d’études et d’expérimentation, de recherches en cours ou d’états de l’art dans les domaines suivants :

  • Digitalisation et Marketing
    – Big Data et connaissance client
    – Fidélisation/Churn
    – Marketing prédictif
    – Transparence des algorithmes
  • Digitalisation et Communication
    – Communication digitale et medias sociaux
    – Communautés de marque
    – Contenus personnalisés
  • Digitalisation et RH
    – Transformation digitale et enjeux organisationnels
    – Le recrutement prédictif
    – Big data et diversité
  • Digitalisation et Stratégie d’entreprise
    – La digitalisation comme levier concurrentiel
    – L’impact de la digitalisation sur la gouvernance des entreprises
    – Le nouveau monde vs l’ancien monde : évolution des jeux d’acteurs au sein des filières

Procédure d’évaluation des papiers

Les participations soumises à cette journée de recherche devront être adressées par courrier électronique à Monsieur José Allouche (jose.allouche@orange.fr).

Instructions aux auteurs (pour les propositions à destination de Management & Data Science)

  • 15 octobre 2019 : Proposition d’un article, étude de cas ou avis d’expert (consignes aux auteurs)
  • 15 novembre 2019 : Notification aux auteurs
  • 15 décembre 2019 : Proposition de la version finale

Management & Data Science est une revue scientifique de l’AIM, en open access, qui analyse l’impact du big data et de la transformation digitale sur le management (Stratégie, Marketing, Ressources Humaines, etc.).

Instructions aux auteurs (pour les articles à destination de La Revue des Sciences de Gestion)

  • 15 octobre 2019 : Proposition d’un article (consignes aux auteurs)
  • 15 novembre 2019 : Notification aux auteurs
  • 15 décembre 2019 : Proposition de la version finale

Depuis plus de cinquante ans, La Revue des Sciences de Gestion vise à offrir une tribune à des recherches originales et innovantes en gestion. Sans se limiter à une thématique, sans exclusivité disciplinaire, sans parti-pris méthodologique, La RSG, est une revue indépendante, internationale, généraliste et innovante.

Jérôme Baray met en image les travaux de 8200 enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion

Jérôme Baray, Professeur d’université à l’Université de Nouvelle Calédonie et spécialiste en géomarketing, vient de réaliser le tour de force de compiler les travaux de 8200 enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion.

JÉRÔME BARAY MET EN IMAGE LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS EN SCIENCES DE GESTION
Jérôme Baray met en image les enseignants-chercheurs en sciences de gestion

Un site dynamique d’analyse sémantique sur 8200 enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion

Jérôme Baray, du fait de sa spécialité en géomarketing, a l’habitude de faire tourner les données. Il aura mis cette fois sa connaissance des Systèmes d’information géographique (SIG), dans le domaine de la représentation spatiale, au service des Sciences de Gestion.

« C’est pour mieux comprendre les domaines de spécialité que j’ai utilisé cette technique, précise-t-il. J’ai réalisé cette analyse à partir d’un scraping des articles sur le site d’archives ouvertes HAL de 2013 à 2019, du repérage des mots-clés et d’un algorithme de détermination automatique de communautés thématiques. C’est comme cela, en utilisant javascript ainsi que des bibliothèques de fonctions (sigma.js, OII, D3) que j’ai découvert qu’il y avait 31 communautés thématiques de recherche différentes, ce que l’on ne pouvait imaginer avant de faire cette étude. »

Ce travail a été fait dans le cadre des activités du groupe de veille scientifique de l’AFM animé également par Mathilde Gollety, Professeur à l’Université Paris 2, et Amina Bécheur, Professeur à l’UPEM et présenté au congrès AFM du Havre le 16 mai 2019.

Jérôme Baray met les Sciences de Gestion en couleur

Grâce à cette représentation sous forme de graphe relationnel coloré, chacun des 8200 enseignants-chercheurs peut à présent se situer par rapport à ses propres thèmes de recherche et tisser de nouveaux liens avec la communauté, à l’image de ce que fait La Revue des Sciences de Gestion depuis sa création pour favoriser l’échange d’idées.

C’est la raison pour laquelle ces données sont rassemblées dans un site web dynamique d’analyse sémantique en libre accès où chacun des enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion peut dorénavant retrouver sa communauté sur https://section06.000webhostapp.com/