L’avenir professionnel des jeunes : une mobilité revendiquée mais difficile à assumer !

  • Près d’un jeune actif sur deux estime ne pas avoir recours à sa formation universitaire dans l’exercice
    de son travail (45%)
  • 52% des jeunes actifs jugent rétrospectivement avoir été bien préparés à leur entrée sur le marché du travail
  • Au final, « si c’était à refaire », 60% des jeunes Français portent un regard positif sur leur parcours scolaire
  • La majorité des jeunes interrogés envisagent leur carrière dans les limites d’un même secteur d’activité (63%), la moitié d’entre
    eux la conçoive dans une même profession (54%) et uniquement 30% s’imaginent évoluer au sein d’une même entreprise
  • 88% des moins de 20 ans et 91% des étudiants et lycéens se disent prêts à changer de région, et 70% des premiers sont disposés à
    déménager à l’étranger, de même que 77% des seconds
  • Les trois quarts des moins de 30 ans préfèreraient attendre de trouver un emploi avant de rechercher un logement (78%) et sont prêts
    à déménager pour se rapprocher de leur lieu de travail (74%)
  • 66% des jeunes interrogés déclarent pouvoir renoncer à un poste en raison de l’éloignement géographique, et 21% ont déjà été amenés
    à le faire.

Rumeur Publique Prospective annonce aujourd’hui les résultats de son enquête réalisée par l’Ifop sur les jeunes âgées de 18 à 30 ans et leur
perception du monde du travail, de la mobilité professionnelle et des problématiques de logement.

Un décalage important entre les attentes des étudiants et la réalité de
l’emploi

En France, près d’un jeune actif sur deux estime ne pas avoir recours à sa formation universitaire dans l’exercice de son travail (45%).
Pourtant, paradoxalement, plus des trois quarts des jeunes sur le point d’entamer leur vie active imaginent qu’ils vont occuper un poste qui leur permettra d’appliquer leurs connaissances
scolaires (79%). L’inadéquation entre le métier et le cursus scolaire est très flagrante chez les moins de 21 ans, ils sont 60% à faire ce constat. On observe que plus d’un bachelier sur deux
partagent cet avis (52%), contrairement aux détenteurs d’un diplôme supérieur (36%).

Les jeunes encore scolarisés ou à la recherche d’un premier emploi se disent majoritairement confiants dans leurs chances de trouver un poste
correspondant à leurs souhaits (61%) courte majorité de jeunes actifs donnent raison à cet optimisme, 56% des jeunes sur le marché du travail déclarent occuper un poste conforme à leurs souhaits
d’étudiants.

Les étudiants et les jeunes actifs se rejoignent sur une appréciation mitigée de la qualité de la préparation à la vie professionnelle durant le
temps des études. 52% des actifs jugent rétrospectivement avoir bien été préparés à leur entrée sur le marché du travail, et 49% des étudiants et inactifs déclarent se sentir armés pour une telle
étape. La majorité des jeunes cadres (69%) et des actifs diplômés d’études supérieures avancées (61%) partagent le sentiment d’avoir été bien préparés à leur entrée dans la vie active.

Au final, « si c’était à refaire », 60% des jeunes Français portent un regard positif sur leur parcours scolaire. Néanmoins, si plus de trois
quart des étudiants et lycéens choisissaient le même cursus (77%), seule une courte majorité de jeunes actifs suivraient la même voie (56%). Les plus jeunes sont peu nombreux à reconsidérer leur
formation, pour beaucoup encore inaboutie : 72% des moins de 20 ans ne changeraient pas de cursus. Avec les années, les jeunes sont pourtant moins catégoriques : près de la moitié des 25-30 ans
opteraient pour des choix différents (51%). De manière attendue, les jeunes actifs au chômage (74%) ainsi que ceux à la recherche d’un premier emploi (57%) sont plus nombreux à se remettre en
question.

Une vision dynamique de la carrière, ouverte sur d’éventuelles
réorientations

La majorité des jeunes interrogés envisagent leur carrière dans les limites d’un même secteur d’activité (63%), la moitié d’entre eux la conçoive dans une même profession (54%) et uniquement 30% s’imaginent évoluer au sein d’une même entreprise. Les étudiants et
lycéens se projettent essentiellement dans un secteur d’activité unique (73%) et dans une même profession (61%).
Toutefois, seul un
lycéen ou étudiant sur cinq envisage une carrière au sein d’une même entreprise (21%). Enfin, logiquement, les jeunes actifs au chômage ou ceux à la recherche d’un premier emploi imaginent plus
aisément une carrière ouverte sur plusieurs secteurs, professions et entreprises.

Cette vision dynamique de la carrière professionnelle s’incarne dans un positionnement très favorable à la mobilité professionnelle sectorielle
et géographique. 83% se disent prêts à changer de métier pour des raisons professionnelles et 17% l’ont déjà fait. Presque autant sont disposés à changer de région (79%), et 25% ont déjà été
amenés à le faire. Dans une moindre mesure, 61% des jeunes interrogés seraient disposés à déménager à l’étranger et 11% ont déjà pu vivre cette expérience. Les plus jeunes sont plus ouverts à une
mobilité géographique régionale et internationale que leurs aînés. 88% des moins de 20 ans et 91% des étudiants et lycéens se disent prêts à changer de région, et 70% des premiers sont disposés à
déménager à l’étranger, de même que 77% des seconds. A l’inverse, à l’approche de la trentaine et plus installés dans la vie, les 25-30 ans sont plus réservés que leurs cadets quant à un
déménagement en France (71%) et d’autant plus vers un autre pays (53%).

Le salaire est la première motivation des jeunes actifs et étudiants disposés à une éventuelle réorientation professionnelle (67%), suivi du
poste proposé (55%), et du secteur d’activité (36%). Les jeunes interrogés, se déclarant disposés à la mobilité géographique, changeraient de région avant tout pour un meilleur poste proposé
(67%) ou un meilleur salaire (63%). Ceux prêts à déménager à l’étranger considèrent avant tout l’argument de la rémunération (67%), avant celui du type de poste (61%). De plus, l’envie de vivre
dans cette région (55%) ou dans ce pays (60%) reste un facteur primordial de choix.

La majorité des jeunes interrogés ne font pas preuve d’un grand intérêt pour l’entreprenariat puisque 57% d’entre eux n’ont jamais pensé à créer
leur propre entreprise. Un tiers d’entre eux considèrent cette opportunité à moyen ou long terme (32%), et 11% l’envisagent à court terme. De manière attendue, les jeunes de catégories
socioprofessionnelles supérieures sont plus enclins à se tourner vers la création d’entreprise (64%) que l’ensemble des interrogés (43%). A l’inverse, les moins de 20 ans (32%) ainsi que les
étudiants et lycéens (28%) manifestent peu d’intérêt pour la création d’entreprise (32%).


Des situations de logements divergentes selon l’âge et l’occupation

L’étude dresse un portrait de la situation en termes de logement des jeunes : 36% des jeunes de moins de 30 ans interrogés sont locataires de
leur logement et 32% d’entre eux vivent encore chez leurs parents. Une minorité (16%) est propriétaire de leur logement, 6% vivent en colocation et autant sont logés à titre gratuit alors que
seul 3% occupent un logement universitaire.

Sans surprise, la majorité des moins de 21 ans (61%) et des étudiants et lycéens (52%) vivent chez leurs parents, de même que 72% des personnes
interrogées à la recherche d’un premier emploi. Près de la moitié des jeunes en emploi sont locataires (45%) et un quart d’entre eux sont propriétaires (25%). De plus, de par l’irrégularité du
marché immobilier, les jeunes de région parisienne sont plus nombreux à habiter encore le domicile familial (46%), contrairement à ceux de province (28%).

A noter également que le choix du mode d’habitation relève autant d’un choix personnel (51%) que de raisons financières (49%). 62% des jeunes
interrogés choisissent leur lieu d’habitation selon des considérations pratiques (proximité du lieu de travail,…) tandis que 38% suivent des préférences personnelles.

La corrélation entre le logement et l’emploi s’avère particulièrement importante pour les moins de 30 ans. Les trois quarts d’entre eux
préfèreraient attendre de trouver un emploi avant de rechercher un logement (78%) et sont prêts à déménager pour se rapprocher de leur lieu de travail (74%).

La grande majorité des jeunes résidant chez leurs parents (87%) et des moins de 21 ans (91%) souhaiteraient trouver un emploi avant de
rechercher un logement, ce qui est également le cas pour ceux à la recherche de leur premier emploi (91%). La plupart des jeunes n’ayant pas encore entamé leur vie professionnelle se disent
disposés à déménager pour se rapprocher de leur futur lieu de travail (90% des lycéens et étudiants et 85% de ceux à la recherche d’un premier emploi). Au contraire, ceux qui sont propriétaires
de leurs logements sont moins nombreux exprimer de telles dispositions (61%). De plus, 66% des jeunes interrogés déclarent pouvoir renoncer à un poste en raison de l’éloignement géographique, et
21% ont déjà été amenés à le faire. La distance entre le lieu de travail et le domicile peut devenir un motif de refus d’un emploi pour une majorité des 25-30 ans (69%) et des actifs (66%) déjà
installés professionnellement.

Les jeunes Français de moins de 30 ans estiment que les premiers critères pour décrocher une embauche sont l’expérience (62%) et les études ou
les qualifications (53%) du candidat. 49% mettent en avant les qualités personnelles. Le réseau et les relations apparaissent nécessaires pour un tiers des interrogés (33%), ce qui s’explique,
entre autres, par un marché du travail particulièrement fermé dans le contexte de crise économique actuel. Autant soulignent l’importance de la possession d’un véhicule (33%), alors que 26%
insistent sur la flexibilité du demandeur d’emploi et seuls 7% des personnes interrogées évoquent le fait d’avoir un logement.

 


rumeur-publique-ifop-logo.jpg

Nomination au Groupe ESC Chambéry Savoie

M. Mouloud Madoun vient de prendre ses fonctions au poste de Directeur de la recherche et de l’internationalisation. A la tête d’une équipe composée de douze enseignants-chercheurs docteurs et de six doctorants en sciences de gestion, il entend renforcer l’activité de la recherche en management. Fort de ses expériences et de ses compétences dans la gestion des ressources humaines, le management de la qualité, le management interculturel, il a pour mission d’accompagner le Groupe ESC Chambéry Savoie tant au niveau de la production de recherche que du développement des relations internationales.
www.esc-chambery.fr

14e édition du Forum des Télécommunications

Le 23 février 2006 de 9h à 19h, à Paris Expo – Porte de Versailles (Paris – France)

Télécom Paris, Telecom INT et INT Management s’associent à nouveau afin d’organiser un événement majeur en matière de recrutement : le Forum des Télécommunications. Le succès de ce grand salon de recrutement tient en un mot : diversité. Cette année de nombreuses entreprises du secteur audit/conseil, comme Accenture, Pricewaterhouse Coopers, Alten, Ernst & Young, Devoteam, Mazars entre autres, ainsi qu’un nombre important de SSII, dont Capgemini, CSC, Net2S, Steria, seront présentes sur le Forum. Il accueillera aussi diverses banques : la Société Générale , JP Morgan, BNP Paribas et le Crédit Agricole. De grands groupes seront présents, tels EADS, Renault, Microsoft, ainsi que des opérateurs télécoms.

Le Forum permet également aux visiteurs de s’informer sur divers sujets d’actulalité, notamment lors de conférences. Tout au long de la journée seront traités les thèmes de : la création et le développement d’entreprises innovantes, l‘utillité d’un 3e cycle après une Grande École, le business du haut débit sans fil, la communication et la sensibilisation autour de la sécurité, le conseil en stratégie.

www.telecomint.fr
www.intmanagement.fr

Un plan 2005–2010 pour HEC

« Dans un environnement international devenu plus concurrentiel, un changement d’échelle est apparu nécessaire. Il passe aujourd’hui par la redéfinition d’un projet pédagogique fort et innovant qui capitalise sur les nombreux atouts d’HEC pour en faire l’unique école tricontinentale Amérique-Asie-Europe », souligne Pierre Simon, Président de la CCIP. Pour Bernard Ramanantsoa, directeur général du groupe HEC, « le rayonnement d’HEC passe par un accroissement sensible des effectifs du corps professoral, le renforcement de l’effort de recherche et par la mise en œuvre d’alliances avec les meilleures institutions mondiales dans le domaine du management. »
Consciente de ses responsabilités vis-à-vis des étudiants de toutes origines, l’école va offrir des bourses dès le lycée à des élèves en mesure d’intégrer les classes préparatoires. Parallèlement, HEC favorisera une politique de recrutement destinée aux pays en développement. Enfin, l’école va mettre en place des programmes d’aide à l’entreprenariat social. Cette volonté de conjuguer excellence académique, et ouverture sur la société tient dans la notion de « performance responsable » que défend HEC.
Certains bâtiments seront rénovés et de nouveaux seront construits. L’investissement immobilier s’élève à 100 millions d’euros sur 7 ans, auxquels s’ajoutent des crédits supplémentaires de fonctionnement de 20 millions d’euros répartis entre 2006 et 2010.

Lab.RII

Constitution d’un grand pôle recherche en GESTION au sein du Lab.RII
Le CEMCO fusionne avec les gestionnaires du GREEL-PME pour donner naissance au CERME
, Centre d’études et de recherche en management et entrepreneuriat
directeur : Eric VERNIER
directeur adjoint : Gérard DOKOU (directeur du Groupe de Recherche sur l’Ingéniérie Managériale et Entrepreunariale GRIME/CERME-Lab.RII)
Prochain séminaire du CERME : le 23 mars 2006 à 17h30 avec la présentation d’une base de données financières par Mme Konrat de la société Fininfo ; puis une communication de Godefroy KIZABA, MCF Univ. Valenciennes, membre du CERME.

Retrouvez sur http://rii.univ-littoral.fr les dernières nouvelles du Lab.RII.

Le premier événement du capital risque en France

8e édition – 5 et 6 juillet 2006 – TREMPLIN ENTREPRISES
La 8e édition de Tremplin Entreprises, les 5 et 6 juillet 2006, au Sénat, permettra à trente entrepreneurs innovants de présenter leur entreprise à la communauté du capital risque.

Appel à projets innovants jusqu’au 31 mars 2006

Les entrepreneurs peuvent déposer leur candidature jusqu’au 31 mars 2006. Le dossier d’inscription (un business plan à compléter) est disponible sur le site www.tremplinentreprises.com

Le principal critère d’éligibilité est l’innovation, au sens large.
Les candidats peuvent concourir dans l’une des 4 catégories suivantes : 1) Logiciels ; 2) Services ; 3) Matériaux, composants et systèmes ; 4) Sciences de la vie.

Pourquoi participer à Tremplin Entreprises ?
Lors de l’événement, les 5 et 6 juillet 2006, les trente lauréats présenteront leur projet en public, à deux reprises.
Être lauréat de Tremplin Entreprises permet de donner une plus grande crédibilité à un projet, de gagner en notoriété, de nouer des contacts utiles et de gagner du temps. Les lauréats multiplient ainsi leurs chances de lever les fonds nécessaires au démarrage ou au développement de leur entreprise.
En outre, quatre Grands Prix dotés de 15 000 euros chacun seront décernés au meilleur projet de chaque catégorie, dotés par INRIA-Transfert pour la catégorie Logiciels, Paris EUROPLACE pour la catégorie Services, OSEO pour la catégorie Matériaux, composants et systèmes, et Inserm-Transfert pour la catégorie Sciences de la vie. Un cinquième Prix, le Prix spécial « Jacques et Françoise Douce », doté de 7 500 euros, sera décerné à l’un des trente lauréats par le jury de la Famille Douce.

Les principales dates à retenir
1er février au 31 mars 2006 : Appel à projets innovants
Début mai 2006 : Résultats d’admissibilité
18 et 19 mai 2006 : Grands oraux pour les projets admissibles
5 et 6 juillet (matin) 2006 : Présentation des lauréats, au Sénat.
6 juillet (après-midi)
2006 : Conférences et cérémonie de remise des Grands Prix Tremplin Entreprises 2006.

Retrait des dossiers et inscriptions exclusivement en ligne sur www.tremplinentreprises.com

Frais de dossier : 60 euros TTC (téléchargement gratuit)

L’Institut de l’entreprise

L’Institut de l’entreprise est à l’origine d’un nouveau site, Débat 2007.fr. Son objectif est d’engager le débat autour des enjeux économiques et sociaux qui seront au cœur de l’élection présidentielle de 2007. Débat 2007.fr propose de nombreuses rubriques, régulièrement actualisées : des éléments de diagnostic sur les dossiers clés de 2007, un blog collectif, des chroniques sur l’actualité de la campagne, des chats, des interviews vidéo, des quiz, des sondages en ligne, et même des dessins d’actualité… Pour son premier chat, vendredi 7 avril de 16h30 à 17h30, Débat 2007.fr recevra l’écrivain et économiste Jacques Attali. Il répondra aux questions des internautes sur le thème : « Emploi, recherche, innovation : quels enjeux pour 2007 ? ».

Vous pouvez posez vos questions, pour cela, cliquez ici.

Christian Blanc, député des Yvelines, sera le deuxième invité, le mercredi 12 avril de 16h30 à 17h30.

www.debat2007.fr

Université d’Eté du Management HEC Executive Education

HEC Executive Education réédite son Université d’Eté du Management, du 28 au 31 août 2006 et propose un séminaire de 4 jours spécialement dédiés à l’évolution professionnelle et personnelle des chefs d’entreprise, cadres dirigeants et managers seniors, dans le château du CRC, à Jouy-en-Josas, en résidentiel.
Philippe Craeynes, Président de Villeroy et Boch France, souligne « L’université d’été du CRC, c’est un voyage pour l’esprit, une remise en forme des neurones. Des animateurs de grande qualité accompagnent le groupe pendant 4 jours. J’y ai personnellement ressenti un courant d’amitié, une simplicité réelle, de la délicatesse et un vrai désir de comprendre les autres. Un accompagnement vers la découverte de soi. 4 jours c’est court, mais il s’agit bien là d’un concentré d’excellence ».

Contact : Florence Dréno-Lassout : 01 39 67 70 45, e-mail : dreno@crc.fr
Directeur du programme :
Christophe Schmaltz : 06 80 326 326
www.hec.fr puis « recherche : université été »

Première revue francophone de management – Revue gestion REVUE GESTION Revues de Gestion