Les Olympiades de la Jeunesse 2024

La Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH) est une association reconnue d’utilité publique. Ses buts sont notamment de faire rayonner la France, ses valeurs et sa culture et de mettre en œuvre des actions éducatives vers la jeunesse. C’est à ce dernier titre que les Olympiades de la Jeunesse 2024 sont organisées.

Olympiades de la Jeunesse 2021 – Best Of

Les Olympiades de la jeunesse 2021

À l’occasion de son centenaire, la Société des membres de la Légion d’honneur lançait la première édition des « Olympiades de la Jeunesse ».

Extrait de La Cohorte, n°244, décembre 2021, page 11. https://www.smlh.fr/revue/numeros/la-cohorte-decembre-2021/10

Cette grande compétition, en ligne et en présentiel, réunissait lors de son dénouement à Paris – dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides – près de 1 000 jeunes de toute la France et de l’étranger autour de 80 ateliers ludiques sur les thématiques de la solidarité, de l’engagement, de la transmission des valeurs et des savoir-faire français.

Cette compétition est une déclinaison du concept original des Emploi-Games – imaginés par Alexandre Drouot – pour la société Initialis et développés depuis 2012.

Il s’agit d’une compétition, qui débute sur une plateforme numérique dédiée, où les équipes s’affrontent à distance sur l’intégralité des activités proposées (stands virtuels) et prennent connaissance du contenu des partenaires. La compétition s’achève en présence, dans le cadre d’un événement d’ampleur nationale, pour confronter les compétiteurs autour d’ateliers et de défis pour  faire vivre les valeurs d’engagement et de collectif.

Une approche inédite des forums de recrutement qui n’aura pas échappée à l’Amiral (2s) Alain Coldefy, président de la Société des membres de la Légion d’honneur, qui précise : « Cela fait partie de nos missions de la Société des Membres de la Légion d’Honneur. Il y a les valeurs à préserver, le prestige à préserver […] On essaye de tisser un lien social entre les différentes générations »*.

Les Olympiades de la Jeunesse pour 2024

Après le succès de la première édition, la Société des membres de la Légion d’honneur renouvelle ses Olympiades de la Jeunesse, le 26 mai 2024 de 9h à 17h45, au stade Charlety à Paris XIIIe.

Sous le Haut Patronage d’Emmanuel Macron, Président de la République française, et présidées par l’Amiral (2s) Alain Coldefy, les Olympiades de la jeunesse réuniront cette fois 2 500 lycéens français et 400 de leurs enseignants de tous les territoires, de l’Hexagone et de l’Outre-mer mais aussi de l’étranger (Japon, Norvège, Thaïlande, Pologne, notamment) autour de 120 partenaires, acteurs de la France d’aujourd’hui et de demain sur les terrains de la solidarité, de l’excellence, de la culture et de l’histoire de notre pays.

On retrouve ainsi parmi les partenaires, des fédérations sportives (dont handisport), des institutions (Assemblée nationale, Sénat, armées, pompiers, police, etc.), des fondations et associations diverses ainsi que les métiers (MOF, BTP, cuisine, etc.) qui témoignent de l’excellence et de la générosité de la France, ce pays de génies sous toutes ses formes.

La phase de compétition en ligne

La compétition – du 31 janvier jusqu’au 15 mai 2024 – a été ouverte aux équipes constituées par les établissements scolaires ou de formation de niveau lycée et rassemblent chacune 8 jeunes (7 ou 9 tolérés) ainsi qu’à des structures constituées (cadets de la défense, jeunes pompiers, EPIDE, etc.).

Les équipes ont pu engranger des points au fil des QCM et sont classées en continu. Le classement est consultable en temps réel sur un site dédié. Le classement final détermine le choix des 6 à 8 stands physiques que l’équipe rencontrera le 26 mai à Paris, chaque stand de partenaire ayant préparé un petit défi collectif de 30 minutes, abordable par tous.

Le rendez-vous du 26 mai au Stade Charléty

La compétition se poursuit, en physique cette fois, le 26 mai au stade Charléty. Les Olympiades impliquent la participation de 200 à 300 équipes départementales, chacune engageant les jeunes autour des 120 ateliers thématiques visant à développer leurs connaissances et leur cohésion. Ces ateliers reflètent les valeurs promues par la SMLH et l’olympisme, telles que l’excellence, l’amitié et le respect.

La 2e édition des Olympiades de la Jeunesse promet d’être un événement mémorable, offrant aux jeunes une occasion unique de se rassembler, de concourir et de célébrer l’excellence et la solidarité dans un esprit d’amitié et de respect.

Le programme comprend des temps forts : 

  • la remise de la médaille des athlètes pour la Paix à Charles Coste, doyen des médaillés olympiques et champion olympiques aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 ;
  • une conférence sous forme de table ronde avec plusieurs médaillés olympiques et paralympiques ;
  • la remise solennelle de l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur à Ryadh Sallem, champion handisport ;
  • un concert de musique classique produit par un orchestre symphonique de 30 musiciens sous la direction de la cheffe d’orchestre Aytèn Inan ;
  • une table ronde de blessés de guerre, avec des temps d’échanges prévus avec près de 800 jeunes ;
  • des prestations de parachutistes (arrivée de la coupe par les airs) ;
  • des prix (voyages, invitation à des événements, embarquement sur des bâtiments de combat, etc.) sont remis aux meilleures équipes en fin de journée par les autorités invitées.

La Société des membres de la Légion d’honneur

La Société des membres de la Légion d’honneur est une organisation française qui vise à promouvoir les valeurs de la Légion d’honneur et à encourager l’esprit de solidarité et d’entraide au sein de la société. Depuis sa création, elle s’engage à soutenir les actions en faveur de la jeunesse et de l’excellence, incarnant ainsi les principes fondamentaux de la République française.

Elle rassemble près de 40 000 adhérents, dont 2000 à l’étranger.

Pour en savoir plus https://www.smlh.fr/nos-actualites/olympiades-de-la-jeunesse-2024-1006165

« La Repenser l’État au XXIe siècle » : débat public à la Public Factory

C’est le lundi 29 avril 2024 que la Public Factory – un lieu qui vise à créer des liens entre étudiants, chercheurs et acteurs publics – recevait lors d’une soirée de présentation et de discussion les auteurs de l’ouvrage « Repenser l’État au XXIe siècle. Libertaires et pensées critiques ».

Le débat public de « Repenser l’État au XXIe siècle »

Présentation des auteurs de l’ouvrage

Le débat public sur le livre du séminaire ETAPE Repenser l’État au XXIe siècle. Libertaires et pensées critiques aura rassemblé de gauche à droite sur le plateau :

  • Philippe Zittoun, directeur de recherche en science politique au LAET (Laboratoire Aménagement Economie Transport, UMR 5593, CNRS-Université Lyon 2-ENTPE) et secrétaire général de l’Association Internationale de Politique Publique (IPPA) ;
  • Irène Pereira, professeure des universités en sciences de l’éducation et de la formation à l’ Université de Rouen Normandie, philosophe, sociologue ;
  • Philippe Corcuff, co-auteur de l’ouvrage, et professeur des universités en science politique à Sciences Po Lyon et membre du CERLIS (Centre de recherche sur les liens sociaux, Université Paris Cité/Université Sorbonne Nouvelle/CNRS, UMR 8070).

Un débat animé par Christian PAUL, comme coordonnateur de la Chaire Transformations de l’action publique. Christian Paul a exercé des responsabilités à tous les niveaux de l’action publique, dans les collectivités et au sein de l’Etat, comme ancien Ministre. Il a cofondé la 27e Région, laboratoire de transformation de l’action publique, qui a depuis plus de dix ans un rôle pionnier dans le domaine du design des politiques publiques et de l’innovation dans les territoires.

En présence et avec le soutien notamment de :

  • Martine Huyon, responsable de la Public Factory de Sciences Po Lyon ;
  • Jeanne Deveaux, chargée des partenariats et du mécénat – Fondation Sciences Po Lyon ;
  • Hélène Surrel, directrice de Sciences Po Lyon.

Ce livre collectif, réalisé par le séminaire ETAPE (Explorations Théoriques Anarchistes Pragmatistes pour l’Emancipation, co animé par Philippe Corcuff), procède à une actualisation des analyses de l’État, dans la confrontation avec des approches libertaires et des pensées critiques. L’ouvrage s’intéresse, entre autres, aux apports de Pierre Bourdieu et de Michel Foucault ainsi que des anthropologies politiques anarchistes de David Graeber et James C. Scott. Il explore aussi différents outils (décolonialisme, intersectionnalité, démocratie radicale…) et terrains (école, racismes, culture, économie sociale et solidaire…) contemporains.

n°325-326 – Comprendre et agir dans une société en mutation

Eric Séverin

Ces dernières années ont témoigné de mutations profondes dans nos sociétés : changement climatique, nouvelles formes d’organisation du travail, de pratiques de distribution et de consommation, digitalisation massive et importance stratégique des données, intrusion des nouveaux outils de communication, prise en compte de la diversité au sein des organisations et de la société, santé au travail, inégalités croissantes au sein des sociétés, interrogation sur la légitimité des formes de pouvoir, demande d’une plus grande transparence… pour ne citer que les mutations les plus visibles.


Pour les organisations, il est urgent de repenser leurs façons d’agir. La crise sanitaire amplifie le phénomène en affectant nos conditions de vie, nos pratiques de consommation et nos modes de fonctionnement dans les organisations comme dans nos domiciles, devenus lieux de travail, d’enseignement et de réunion. Nous risquons de n’être qu’au début d’un processus dont nous ne connaissons pas toutes les conséquences.

Ces modifications touchent l’ensemble des disciplines de la gestion : l’entrepreneuriat, le marketing, la finance, la stratégie, la RH…

Quelle que soit l’approche théorique (déterministe versus volontariste) ou méthodologique (qualitative et / ou quantitative) mobilisée, ou encore le niveau d’analyse étudié (exogène, endogène), les chercheurs sont toujours confrontés à la réalité complexe et protéiforme du changement.

C’est dans ce cadre que s’inscrit ce dossier spécial de La Revue des Sciences de Gestion.

Les deux premières contributions sont dans le champ disciplinaire du marketing. Justine Estarague focalise son propos autour de l’humour. S’il est difficile à appréhender, il est connu que son utilisation pertinente est un moyen d’apaiser les comportements et les situations difficiles. Face à un environnement turbulent et incertain, Justine Estarague, dans son article intitulé : « De l’humour à l’appel publicitaire humoristique », réalise une analyse détaillée de l’humour, tant dans la recherche que dans la communication, avant de mettre en lumière les différents moyens de le mobiliser. Toujours dans lechamp du marketing et de la communication, Oliviane Brodin et Jean-François Toti, dans le travail intitulé « Les détournements publicitaires militants : quels sont les effets de l’indignation morale sur la cause défendue, l’ONG impliquée et la marque objet du détournement », s’attachent aux détournements de publicités à objectif militant, en particulier via les réseaux sociaux où ils peuvent circuler largement. Les auteurs étudient les effets de ces détournements sur la cause défendue et mettent en évidence le rôle de l’indignation morale dans ces effets sur les attitudes et l’engagement, en prenant en compte la radicalité de l’association et le ton du message.

S’il est un domaine où la mutation et les changements sont prégnants, c’est bien dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Amina Rouatbi, dans son article : « Entrepreneuriat féminin et performance. Impact de la crise de la Covid-19 sur la perception de la performance auprès des femmes entrepreneures » s’attache à l’impact du Covid-19 chez les femmes entrepreneures.

Le changement est ici considéré au travers du prisme sanitaire. Cette crise questionne très largement les Sciences de Gestion. L’auteur cherche à comprendre comment les femmes définissent la performance et comment ces référentiels ont évolué avec la crise de la Covid-19.

Les résultats mettent en évidence que la crise de la Covid-19 a renforcé l’importance des critères de performance non financière pour les femmes entrepreneures, en particulier le soutien aux communautés locales dans lesquelles le projet entrepreneurial s’inscrit. Ce soutien est un facteur de résilience face aux crises. Enfin, Hadj Nekka et Soukaina Chit s’interrogent sur les nouvelles façons d’aborder le travail au travers de leur contribution intitulée : « L’espace de coworking comme dispositif au service de l’entrepreneur : quels avantages par rapport à l’accompagnement traditionnel ? ».

En effet, un des changements majeurs de notre époque tient, à tous les niveaux, dans le développement de l’accompagnement.

Les auteurs font ressortir que les espaces de coworking peuvent être des facilitateurs et des contributeurs à la réussite des projets entrepreneuriaux. Pour autant, l’accompagnement est complémentaire aux dispositifs traditionnels et certains  types d’espaces de coworking peuvent être plus efficaces que d’autres pour accompagner les entrepreneurs.

Ces différentes productions présentent un double intérêt.

Le premier est pratique. Face à un contexte de plus en plus incertain et complexe, les auteurs mettent en évidence les mutations des comportements face à des mutations fortes et toujours plus rapides. Le deuxième est scientifique, et tient dans la capacité du chercheur à circonscrire le phénomène du changement de la façon la plus complète possible.

Nous souhaitons à toutes et tous une très bonne lecture.


Le mot du Directeur de la publication : Esprit en management

Qu’il me soit permis de mettre en lumière les remarquables contributions du colloque que notre Rédacteur en Chef a organisé : Comprendre et agir dans une société en mutation. Elles ont passé tous les filtres de notre publication et s’ouvrent par l’Humour !

Avoir de l’humour c’est aussi avoir de l’esprit et le second dossier de ce numéro y fait appel également en invoquant si j’ose cette hardiesse, l’Esprit en management par quatre approches venues de tous horizons ! Cela commence d’abord par un court article de mise au point sur les métaphores, Le sens de l’engagement de quatre générations poursuit cette vie de l’esprit dans une présentation qui n’a pas manqué de rebondissements avant d’être publiée. Elle se décline ensuite par un état des lieux sur le management des talents qui se prolonge dans l’analyse des caractéristiques cognitives du conseil d’administration. Nos lecteurs anglophones trouveront en fin, dans cet idiome, même si l’article émane de chercheurs francophones une étude sur les freins au développement du jugement éthique des auditeurs dans les entreprises familiales tunisiennes.

Un tour du monde comme toujours illustre notre ligne éditoriale permanente, celle d’une science de gestion ouverte et multiculturelle.

La Banque de France et l’Union nationale des associations familiales (Unaf) signent un partenariat

L’Union nationale des associations familiales (Unaf) et la Banque de France ont renforcé ce lundi 6 mai 2024 leur coopération en faveur des personnes en difficulté financière.

De g. à d. : Mme Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf, et M. Hervé Gonsard, Directeur général des Services à l’économie et du réseau de la Banque de France

Les représentants de l’Unaf et de la Banque de France ont procédé ce lundi 6 mai à la signature d’une convention de partenariat, pour une durée de trois ans, renouvelable. Ce partenariat vise à faire converger les actions de la Banque de France et du réseau UnafUdaf pour venir en aide aux personnes en difficulté financière, notamment en les orientant vers la procédure de surendettement, en les accompagnant tout au long de la procédure, et en les informant sur leurs droits et sur les dispositifs qui peuvent améliorer leur situation : droit au compte, plafonnement des frais d’incidents bancaires, accès à l’offre clientèle fragile, microcrédit personnel, Points conseil budget, etc.

De façon concrète, la Banque de France s’engage à proposer des formations aux salariés des Unions départementales des associations familiales (Udaf) et à orienter les personnes pouvant avoir besoin d’un accompagnement budgétaire vers les Udaf.

L’Unaf, de son côté, s’engage à inciter les Udaf à informer leurs bénéficiaires sur les dispositifs gérés par la Banque de France, à transmettre à la cellule alerte inclusion de la Banque de France les éléments relatifs à des situations individuelles en cas de difficultés constatées en matière d’identification d’une situation de fragilité financière ou d’application de frais bancaires ou encore à prendre part activement à la stratégie nationale EDUCFI.

« Je me réjouis de la signature de cette convention avec l’UNAF, qui vient formaliser un travail partenarial mené, depuis de nombreuses années, entre la Banque de France et l’UNAF, au niveau national comme sur le terrain. Avec cette convention de partenariat nous allons poursuivre et amplifier nos engagements respectifs, quotidiens, notamment en informant les personnes en difficultés financières et en mettant en œuvre, à leur profit, les dispositifs d’inclusion financière. »

Hervé Gonsard, Directeur général des Services à l’économie et du réseau.

« Ce partenariat va nous permettre de mieux accompagner encore les familles surendettées ou en situation d’exclusion bancaire. En cette période où des millions de ménages vivent avec des ressources faibles ou des budgets très contraints, il est essentiel de travailler ensemble. »

Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf.

Les Udaf sont très impliquées dans la prévention et la lutte contre le surendettement.

Le surendettement est un sujet éminemment familial tant il peut avoir des conséquences sur l’ensemble du ménage. Ainsi, les représentants familiaux siègent dans 75 commissions de surendettement afin de défendre les intérêts des ménages surendettés. Dans leurs services, les Udaf accompagnent au quotidien les ménages rencontrant une difficulté financière au travers de leurs 230 Points conseils budget (PCB) et de leurs 40 services d’accompagnement au microcrédit personnel. Le réseau des Udaf est aussi le premier réseau associatif de services mandataires judiciaires à la protection des majeurs. La Banque de France, qui préside l’Observatoire de l’inclusion bancaire (OIB) dont l’Unaf est membre, et les conseils départementaux d’inclusion financière (CDIF), assure la gestion de la procédure de surendettement, du droit au compte, des fichiers d’incidents de paiement, ainsi qu’une activité d’information générale du public sur les opérations et les pratiques bancaires et d’assurance (service Info Banque Assurance).

La Banque de France est joignable au 34 14, son numéro d’appel unique ; via ses unités présentes dans chaque département et via son site Internet https://www.banque-france.fr/fr

Le retour d’une belle organisation : l’APFA

L’Association de personnes et de professionnels, (elles) francophones et francophiles dans les activités d’échange des biens et des services en enrichissant notre langue !

Après quelques années où nous cherchions, en vain, les actions pour promouvoir le français des affaires, c’est le retour de son ancien président, Jean-Marcel Lauginie[1] qui permet de ré-espérer en un français ingénieux et innovant pour la création de mots liés notamment aux techniques et technologies nouvelles dans le monde fluctuant des affaires, c’est-à-dire de l’économie et de la gestion notamment.

La Commission d’enrichissement de la langue française travaille à cette question et l’APFA en est un des relais avec la participation à la diffusion des créations comme « jeunes pousses[2] », toile mondiale, lac des données et leur moissonnage, la mercatique prospective et la proxivision, le numérique et les objets connectés ou encore, le tourisme doux et durable. Plus de 2 000 termes recommandés éclairent les échanges commerciaux dans l’espace francophone.

Prenons quelques exemples empruntés là encore à l’ALFA[3]. L’arrivée dans les ports des voitures électriques chinoises, l’acronyme anglais « ro-ro » pour roll on-roll off réapparaît après un long sommeil. Or, cet acronyme est depuis près de quarante ans remarquablement traduit par roulage défini comme une « technique de chargement ou de déchargement des navires par rampes d’accès qu’empruntent tous engins sur roues, automoteurs, tractés ou poussés » et par roulier qui est un « navire conçu pour le chargement et le déchargement par roulage »[4].

Enfin, la Commission d’Enrichissement de la Langue Française (CELF) a publié au JORF du 1er juin 2023, une recommandation pour remplacer les acronymes NIMBY (Not In My Back Yard) par NAPI (Non Au Projet Ici) et NIABY (Not In Anybody’s Back Yard) par NINA (Ni Ici et Ni Ailleurs).

Rappelons à notre caste aux affaires qui se croit élite et qui n’illustre en fait que l’ouvrage toujours actuel de Julien Benda, La Trahison des clercs (1927), que nos amis francophones, notamment québécois, veillent mieux que nous sur notre langue commune. Ce n’est pas pour rien que nous organisons notre deuxième Colloque sur la démocratie en santé, le 13 juin 2024 avec les Universités du Québec[5] !

Ainsi, une coédition de l’Office québécois de la langue française et de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, réalisée en partenariat avec le réseau des Organismes francophones de Politique et d’Aménagement Linguistique OPALE, avec la participation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ainsi que de l’Association pour Promouvoir le Français des Affaires (APFA), a permis la réunion de 529 fiches de terminologies « Au fil de 2000 termes » qui montrent l’inventivité et la vitalité de notre langue commune dans la mondialisation.

Les principales actions de l’APFA en 2024-2025

Les Pionniers de l’Observatoire du français dans le commerce (Ofc) : d’avril à janvier 2025, inscription par courriel à l’adresse : apfa.lemotdor@orange.fr

Devenus Pionniers de l’Ofc, vous participerez à la création et à l’application d’une méthode pour observer et quantifier dans le commerce :

  • l’emploi des termes recommandés par la Commission d’Enrichissement de la Langue Française (CELF) ;
  • la présence d’intrus. Un intrus est un « élément qui n’est pas à sa place dans un ensemble cohérent ». Le Nouveau LITTRÉ, Éditions Garnier, Paris 2005. Les intrus, dans notre domaine, continuent à relever essentiellement du franglais, de termes anglais ou américains, d’anglicismes, d’américanismes et d’une anglomanie périodique.

Le traitement de chaque intrus éclaire les échanges commerciaux dans la francophonie tout en évitant l’appauvrissement de la langue française

Le Mot d’Or de la francophonie 2025 de Jean-Marc Chevrot pour les élèves, les étudiantes et étudiants le mardi 18 mars 2025 de 14 heures à 15 heures, inscription à l’adresse : https://www.apfa.asso.fr/historique/motdor/motdor.htm

Le Mot d’Or de la francophonie 2025 de Jean-Marc Chevrot : La Dictée du Mot d’Or pour le grand public et les formations universitaires en FLE : https://www.apfa.asso.fr/historique/motdor/presenta/presenta.htm#grandpublic

Pour ceux qui veulent organiser l’épreuve dans leurs locaux : laisser un message à apfa01@orange.fr

35e Journée du français des affaires et des Mots d’Or de la francophonie à Paris : vendredi 21 mars 2025, inscription par courriel à l’adresse : apfa.lemotdor@orange.fr


  1. Ancien élève de l’École Normale Supérieure de l’Enseignement Technique (ENSET Cachan), J.-M. Lauginie est professeur agrégé des Techniques économiques de gestion. Il a été inspecteur pédagogique régional, inspecteur d’académie à Orléans-Tours et membre de la Commission ministérielle de terminologie économique et financière. Il est le créateur de l’A.P.F.A. en 1984, sous le patronage de la Délégation générale à la langue française et en a été président jusqu’en 2016. Il en est redevenu le président en mars 2022 avec l’objectif de mettre en œuvre un plan de quatre ans ! Rappelons que l’association a pour objectifs de faire connaître la langue des affaires, d’appliquer à celle-ci la démarche de la mercatique et de montrer que chaque langue est susceptible de traduire avec son génie propre les termes du monde des affaires. On doit à J.-M. Lauginie plusieurs ouvrages, dont Action commerciale : Enseignement technique supérieur, édition en anglais en 1982 ; Économie de l’Entreprise, tomes 1 et 2 en 1984 avec Michel Darbelet…
  2. Qui valut à notre revue son deuxième « Mot d’Or du français des affaires », pour un article écrit avec Philippe Naszályi et François Rossi : « Comment investir en Chine », (Direction et gestion des entreprises, n° 166, juillet-août 1997, pages 57-66, et n° 167, septembre-octobre 1997, pages 57-74 qui donne lieu à une conférence le 26 novembre 1998 au Ministère de l’Industrie à Paris sur « Les sociétés à parapluies chinoises », où la conclusion est toujours de pleine actualité : « La politique de la Chine est celle de la bicyclette condamnée à rouler pour ne pas tomber. Elle peut donc aller très loin » ! Tout cela est encore bien actuel au moment où la France reçoit le Président chinois ! http://www.apfa.asso.fr/
  3. LALFA N° 8, mai 2024, ISSN 2968-4358
  4. Arrêté du 28 novembre 1985, JORF du 21 décembre 1985, révisé au JORF du 22 septembre 2000.
  5. « Pouvoir d’agir des usagers en France et au Québec : partage de connaissances pour une plus grande démocratie en santé » https://culture.cnam.fr/juin/pouvoir-d-agir-des-usagers-en-france-et-au-quebec-partage-de-connaissances-pour-une-plus-grande-democratie-en-sante-1461843.kjsp. Gratuit, sur inscription auprès de sandra.bertezene@lecnam.net. Date limite des inscriptions au colloque : 10 juin 2024.

Isako : Cairn.info y prend une participation majoritaire

Shalev Vayness, ancien président et co-fondateur d’Isako, entreprise pionnière dans le domaine de la structuration et de l’enrichissement de documents, annonce avoir transmis ses parts à la société Cairn.info, plateforme dédiée à la diffusion des savoirs.

Cairn.info est un partenaire historique de Isako

« Cairn.info est un partenaire historique d’Isako. Son dynamisme et son exigence de qualité ont servi d’aiguillon à notre propre développement. Nous sommes enthousiastes à l’idée de ce rapprochement, qui va permettre à Isako de multiplier ses projets au service de l’édition, des bibliothèques et des archives », expliquent Frédéric Pierrat, directeur technique et co-fondateur, désormais en charge de la gestion quotidienne d’Isako, et Shalev Vayness.

« Depuis plus de 20 ans, nous avons pu mesurer la maîtrise technologique et le sens du service de l’équipe d’Isako », déclare Jean-Baptiste de Vathaire, co-fondateur de Cairn.info. « Avec le développement actuel des technologies d’intelligence artificielle, le coût et la qualité du traitement numérique dépendent de plus en plus de l’intégration optimale de ces technologies. Notre projet avec Isako, dont les efforts en recherche et développement ont été constants, s’inscrit parfaitement dans cette démarche ».

Thomas Parisot, co-directeur de Cairn.info, complète « Pour les services que propose Cairn.info à ses utilisateurs, ainsi qu’à ses partenaires éditeurs et bibliothécaires, ce rapprochement est gage de performance et d’innovation. A l’heure où notre développement s’accélère, notamment dans le monde francophone, le besoin de structurer et valoriser de larges corpus de publications est énorme. »

Créée en 2002, Isako est une entreprise qui dispose d’une technologie propriétaire d’analyse sémantique, de traitement automatique du langage et d’extraction intelligente de contenus. Isako réalise sur cette base des prestations de conversion dans des formats riches et divers : Word structuré, EPUB, XML, HTML, PDF Web et IAD, ALTO, METS, etc.

Une acquisition au service de la stratégie de développement de Cairn.info

L’essentiel des fonctionnalités proposées sur le portail Cairn.info concernent la version « en ligne » (HTML) des publications. Or, la version « en page » (PDF, feuilletage) regroupe 30 % des consultations les plus qualitatives, celles effectuées au sein des plus de 2.000 institutions abonnées dans 70 pays. C’est aussi celle qui rend compte de l’identité éditoriale d’une publication. Enrichir cette version, la sécuriser et la lier davantage à la version en ligne représentent sur le long terme un enjeu de fidélisation de nos utilisateurs. De nombreuses possibilités sont également ouvertes pour la synthèse vocale, l’accessibilité numérique des publications ou encore l’indexation multi-format.

Des synergies technologiques au service des éditeurs et des bibliothèques

Cairn.info et Isako s’adressent historiquement aux mêmes partenaires : les éditeurs et les bibliothèques. Les prestations réalisées par les équipes d’Isako gagneront en visibilité grâce au fort positionnement de Cairn.info dans le domaine des sciences humaines et sociales, mais aussi désormais des sciences et techniques, de la médecine et du droit. A l’heure où notre secteur fait face à de grands défis, comme la systématisation de l’accessibilité numérique du livre ou le développement de l’intelligence artificielle, cette alliance sera de nature à répondre à un besoin croissant à disposer de corpus riches et finement structurés.

Fondation de Wendel : une aide à la recherche (master 2 et doctorants)

Pour l’année universitaire 2024, la Fondation de Wendel renouvelle son programme de soutien à la recherche, destiné aux étudiants de Master 2 et aux doctorants dans les sciences humaines et sociales. Avec un intérêt prononcé pour les études historiques et économiques, les aides portent sur les projets concernant les techniques, les entreprises et plus généralement la société industrielle, Ce faisant, ce programme accorde une préférence aux projets utilisant des archives industrielles.

Ce qui est offert par la Fondation de Wendel

  • Pour les étudiants en Master 2, une aide de 1 500 € pour une année.
  • Pour les doctorants, une aide de 5 000 € par an, pouvant durer trois ans pour une candidature de première année.

Critères d’admissibilité

  • Candidature ouverte pour les étudiants de Master 2.
  • Candidature ouverte aux doctorants en première ou deuxième ou troisième année.

Dossier de candidature à constituer

  • Pour les étudiants de Master 2
    – Présentation du sujet de recherche, problématiques, sources envisagées et bibliographie provisoire.
    – Curriculum Vitae.
    – Avis du directeur de recherche.
    • Pour les doctorants
      – Présentation du projet de thèse, problématiques et sources à consulter.
      – Calendrier de réalisation.
      – Curriculum Vitae.
      – Avis du directeur de recherche.

        Dates clés

        Le dossier complet doit être soumis avant le 15 octobre 2024. Les dossiers doivent être envoyés exclusivement sous format électronique aux deux adresses suivantes :
        Académie François Bourdon : contact@afbourdon.com
        Fondation de Wendel : contacts@fondationwendel.eu

        Pour toute information complémentaire, contactez l’ACADEMIE FRANCOIS BOURDON, par téléphone, par mail ou sur le site Internet  : https://www.afbourdon.com/soutien-a-la-recherche/bourses-detude-de-la-fondation-wendel/

        Pacte mondial de l’ONU – Réseau France ; vers une transformation profonde des modèles d’affaires des entreprises

        Florent Menegaux, Président du Groupe Michelin depuis 2019 et à la tête de 132 000 collaborateurs, a dévoilé les nouvelles orientations stratégiques pour les six prochaines années du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France. Il a mis en avant le rôle crucial de cette initiative volontaire à un moment où la réglementation sur la responsabilité sociétale des entreprises se renforce en Europe. L’initiative « Forward Faster », lancée à mi-parcours de l’Agenda 2030, vise à inciter les entreprises à prendre des actions concrètes autour de priorités telles que le salaire décent, l’égalité des sexes, le climat, l’eau et le financement des ODD.

        Croissance continue du Réseau France du Pacte mondial de l’ONU

        Avec 2 030 adhérents à la fin de 2023, dont 324 nouveaux, le réseau français du Pacte mondial de l’ONU connaît une expansion significative. Il a renforcé son offre de services et sa dynamique territoriale grâce à ses entreprises ambassadrices, proposant plus de 40 espaces d’échanges d’expertises à travers la France. De plus, le réseau a augmenté sa visibilité internationale en participant à plus de 20 événements de grande envergure, dont la COP28.

        Le rôle des entreprises dans un monde fragmenté

        L’Assemblée générale du Pacte a été suivie par une table ronde sur le rôle des entreprises dans un monde fragmenté. Parmi les participants figuraient Florent Menegaux, Estelle Brachlianoff (Directrice générale de Veolia), Philippe Dessertine (Professeur des Universités et Président du Comité 21), et Anne-Catherine Husson-Traore (Directrice générale de Novethic) en tant que modératrice. Les discussions ont porté sur les défis actuels des entreprises, leur rôle en temps de crise géopolitique et les leviers d’action disponibles, ainsi que la transformation des chaînes de valeur.

        Enjeux géopolitiques et perspectives

        Aujourd’hui, les entreprises doivent naviguer dans un contexte de forte instabilité géopolitique, avec des visions limitées à 3-5 ans. Florent Menegaux a souligné que le Pacte mondial de l’ONU offre des fondamentaux stables nécessaires à cette navigation. « Le Pacte mondial est un outil de transformation profonde de l’entreprise. Cette transformation est possible et nécessaire, car le monde évolue rapidement, » a-t-il déclaré.

        Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France, sous la direction de Florent Menegaux et avec le soutien des collaborateurs de Michelin, s’efforce de guider les entreprises dans une transition essentielle face aux défis actuels et futurs.

        L’Université d’Angers lance « UA Podcasts » : une nouvelle plateforme audio pour la communauté universitaire

        L’Université d’Angers (UA) vient de lancer « UA Podcasts », une nouvelle plateforme dédiée aux productions audio de sa communauté universitaire. Cette initiative rassemble des podcasts sur des thèmes variés tels que l’insertion professionnelle, la recherche, les conférences et l’histoire de l’établissement.

        Le podcast, un média en expansion

        Le podcast, un média en pleine expansion, connaît une croissance continue en nombre d’auditeurs et en temps d’écoute, surtout depuis la pandémie de Covid-19. Face à cette popularité grandissante, l’Université d’Angers a vu émerger de nombreuses séries de podcasts, créées par des étudiants, des enseignants-chercheurs et divers services de l’UA.

        Parmi les productions, le Service universitaire d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle (Suio-Ip) propose des entretiens avec des experts en coaching et en ressources humaines, destinés à aider les futurs diplômés dans leur début de carrière. D’un autre style, les « Navettes sonores » explorent la francophonie avec des créations musicales originales de David Rousseau et du groupe amateur Le Labo sonore de l’UA.

        La plateforme UA Podcasts offre un point d’entrée unique pour ces contenus diversifiés. Les utilisateurs peuvent y accéder à des séries historiques marquant les 50 ans de l’établissement, à des conférences d’invités prestigieux, ainsi qu’à une sélection de « podcasts amis » traitant de l’actualité de l’UA ou en lien avec ses activités.

        Accessibilité et diffusion

        Avec une soixantaine de podcasts disponibles dès son lancement, UA Podcasts promet un enrichissement régulier de son contenu. L’accessibilité est une priorité, chaque podcast étant accompagné d’une transcription écrite des échanges audios. Hébergés sur le site de l’UA, les fichiers sont également accessibles sur des plateformes majeures comme Spotify et Deezer, assurant une large diffusion.

        UA Podcasts représente ainsi une nouvelle ressource précieuse pour la communauté universitaire angevine, facilitant l’accès à une riche diversité de contenus audio.

        Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises – Édition 2024

        Le Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises, porté par la Fondation d’entreprise Maison de Salins, a pour objectif de mettre en valeur les travaux de recherche inédits en histoire des entreprises et, par-delà, d’éclairer le monde des entreprises. Il concerne les thèses et mémoires d’habilitation à diriger des recherches (HDR) traitant d’une problématique propre à l’histoire des entreprises du XIXe au XXIe siècle.

        Le Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises distingue un travail remarquable

        Tous les champs et types de recherche en histoire des entreprises sont couverts, qu’il s’agisse de monographies, d’histoires de branches, de produits ou de services, de biographies d’entrepreneurs ou d’histoires de groupes sociaux liés à l’entreprise. Le Prix s’attache à distinguer un travail remarquable par la pertinence et l’originalité de sa problématique, la solidité des sources et de la méthode ainsi que la qualité de l’écriture. Le jury est composé de personnalités du Crédit Agricole, de la presse, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

        Un Prix est de 6 000 €

        Le montant du Prix est de 6 000 euros qui seront partagés de la manière suivante : 3 000 euros pour le lauréat et 3 000 euros d’aide à l’édition du manuscrit primé. Comme pour les années précédentes, le travail primé par le jury sera proposé pour publication dans la série « Entreprises » qui s’inscrit dans la collection « Perspectives historiques » des Presses Universitaires François Rabelais qui offrent un cadre éditorial aux manuscrits lauréats du Prix. Si le lauréat est déjà engagé auprès d’un autre éditeur lors de sa participation au Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises, la subvention de 3 000 euros pour l’édition devient caduque. Par ailleurs, le lauréat sera accompagné par un tuteur éditorial afin d’assurer le passage du travail primé à un ouvrage publiable.

        L’édition 2024 du Prix concerne les thèses et les mémoires inédits d’habilitation à diriger des recherches soutenus entre le 15 juillet 2023 et le 15 juillet 2024.

        Doté d’une forte culture entrepreneuriale, le Groupe Crédit Agricole est un partenaire de longue date des entreprises par le biais des Caisses régionales, de Crédit Agricole S.A. et de ses filiales, notamment Crédit Agricole CIB et LCL. Le Crédit Agricole souhaite donc promouvoir la recherche de haut niveau en histoire des entreprises grâce au Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises, porté par la Fondation d’entreprise Maison de Salins et son partenaire, la revue Entreprises et Histoire.

        Pour participer au Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises, édition 2024

        Le dossier de candidature doit comporter les éléments suivants :

        • La thèse de doctorat ou le mémoire d’habilitation à diriger des recherches rédigé en français. Les thèses en cotutelle internationale sont admises. Dans le cas où la langue n’en serait pas le français, il est nécessaire d’y joindre le résumé long en français qu’exige la cotutelle.
        • Le rapport de soutenance (qui peut être transmis dans un second temps s’il n’est pas encore parvenu au candidat).
        • Une présentation d’une page maximum dans laquelle le candidat expliquera l’intérêt de publier son travail.

        Le dossier complet est à adresser à Pascal Pénot (pascal.penot@credit-agricolesa.fr), sous forme numérique de préférence, jusqu’au 16 juillet 2024.

        Au cas où ce travail serait également présenté à un autre prix, ou si un projet de publication est déjà en cours, il est nécessaire de l’indiquer.

        Actualité du bidonnage ou comment le Ministre de l’Économie assoit les fondements de sa politique

        À partir de 137 réponses d’entreprise suite à ce que la Direction générale des Entreprises (DGE) appelle « une vaste consultation en ligne des entreprises, tous secteurs confondus » le Ministre de l’Économie en a tiré des conclusions sur ce qu’attendraient les entreprises françaises des politiques européennes[1] ?

        Pour relativiser l’enthousiasme de Bercy, précisons que dans la version 2023, l’INSEE estime à plus de 4,5 millions d’entreprises en France, rien dans les secteurs marchands non agricoles et non financiers[2].

        C’est dire qu’avec 137 réponses[3] seulement dans cette enquête menée de mi-novembre à mi-décembre 2023, on se situe dans une absence totale de représentativité, même si aux 16 questions ouvertes, les 137 répondants ont fait 1 300 propositions ! Cela équivaut à un échantillon de 0,01 % !

        Même le pire des sondeurs pour chaîne de télévision d’information en continue la moins sourcilleuse, n’oseraient présenter des conclusions péremptoires sur un tel échantillon.

        Mais rien ne peut empêcher le Ministre des Finances que rien n’arrête en matière de communication d’entrainer les fonctionnaires de la DGE de son ministère à s’associer de tels résultats sans aucune déontologie. C’est sans doute ce qu’exprime Thomas Courbe, directeur général des Entreprises lors de la présentation lorsque dans un langage technocratique à nul autre pareil, déclare que : « cette consultation aura mis en évidence une grande variété de points de vue, représentative de la diversité des entreprises répondantes (et pas des autres donc ! N.D.L.R.), mais également des tendances et préoccupations qui sont souvent convergentes. Les positions recueillies, rarement contradictoires, sont cohérentes avec les priorités de la DGE : autonomie stratégique, transition écologique, simplification, soutien à l’offre et régulation du numérique. » Le plus simple donc est bien de partir des présupposés des fonctionnaires de Bercy et de faire ratifier par un échantillon non représentatif ! On lirait presque un rapport de l’IFRAP présenté par Agnès Verdier-Molinié, « la voix de son maître » !

        Mais parce que « le Chef » est pro-européen et que la campagne des élections européennes approche, abandonnant la plume du romancier, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique s’enthousiasme que : « la consultation menée par la DGE confirme l’attente d’une Europe qui simplifie et qui protège nos entreprises. » et d’ajouter encore : « je souhaite que les attentes exprimées par les entreprises soient prises en compte dans le programme de travail de la prochaine Commission ».

        Par-delà cette pantalonnade qui ne peut malgré tout qu’inquiéter sur le bien-fondé des politiques économiques publiques adossées à de tels fondements, on s’arrêtera à cet aveu du communiqué de Bercy : « Au terme d’une mandature riche de la Commission européenne (l’encensoir indispensable

        N.D.L.R.), les entreprises répondantes témoignent d’une certaine lassitude et de confusion face aux politiques européennes et aux changements de réglementations, perçues comme vectrices de nouvelles charges administratives ou d’obstacles au développement commercial. » Et cette inflation bureaucratique a eu pour effet qu’ « au cours des cinq dernières années, 76% des entreprises ont eu recours à des ressources nouvelles (recrutement, conseil…) pour se mettre en conformité avec les dernières règlementations, notamment la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et le règlement général sur la protection des données (RGPD). »

        L’on ne peut alors que s’inquiéter que le Premier Ministre ait confié à Berçy le soin de prendre les mesures de simplification administrative en faveur des entreprises !

        Qu’on se rassure, mais l’est-ce bien ? André Vallini, secrétaire d’État à la réforme territoriale dans un gouvernement Valls, n’avait pas hésité à annoncer que la pitoyable (reconnue comme telle depuis) loi NOTRE permettrait « des économies d’échelles et des suppressions de doublons » … « de 12 à 25 milliards d’euros par an[4] ». Le bidonnage sans vergogne est donc toujours d’actualité !


        1. Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, 12 mars 2024, communiqué n°1623, presse.dge@finances.gouv.fr
        2. https://www.insee.fr/fr/statistiques/7678574?sommaire=7681078
        3. 51 fédérations et 86 entreprises dont environ 40 PME et ETI, https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/en-pratique/Consultations-publiques/20240411_dge_priorites-europeennes_analyse-consultation.pdf. On notera que les 51 fédérations si elles représentent officiellement des entreprises sont constituées de salariés qui ne sont en rien des entrepreneurs ou des chefs d’entreprise !
        4. https://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2014/05/08/10001-20140508ARTFIG00194-andre-vallini-de-12-a-25-milliards-de-gain-grace-a-la-reforme-territoriale.php

        Colloque 2024 : Pouvoir d’agir des usagers en France et au Québec : partage de connaissances pour une plus grande démocratie en santé

        Appel à communication du colloque : « Pouvoir d’agir des usagers en France et au Québec : partage de connaissances pour une plus grande démocratie en santé »

        Le colloque aura lieu en ligne sur ZOOM
        le jeudi 13 juin de 14h00 à 18h30

        • 14h00-16h00 : plénière
        • 16h00-18h30 : ateliers

        La Revue des Sciences de Gestion, la chaire de Gestion des services de santé du Conservatoire National des Arts et Métiers et le laboratoire LIRSA (EA4603) proposent une nouvelle édition du colloque « Démocratie en Santé ». 

        Cette deuxième rencontre – qui fait suite à une première édition « Démocratie en santé et pouvoir d’agir en santé » en juin 2023 – réunira cette fois des spécialistes des pratiques québécoises et françaises, afin de mieux comprendre les apports et les limites des initiatives développées des deux côtés de l’Atlantique, mais également afin de partager les résultats d’expérimentations et de programmes de recherche impliquant des patients-partenaires.

        L’objectif reste de promouvoir une discussion interdisciplinaire et d’alimenter de nouvelles pistes de réflexion pour tous les acteurs de la démocratie en santé : usagers, professionnels, représentants des tutelles, chercheurs, etc.

        Cet appel à communications appelle des travaux, notamment sur :

        • le statut des patients-partenaires : du bénévolat au salariat ? Quels choix ? Pour quelles conséquences ?
        • accorder une place croissante aux proches dans le système de santé et les parcours de soins : quelles limites données par la règlementation ? Quels atouts pour les soins et l’accompagnement des personnes ? 
        • les patients-partenaires au sein des équipes de soignants : quels impacts sur l’organisation du travail, les rôle et les missions des professionnels ?
        • pouvoir d’agir des usagers : quel apprentissage organisationnel au sein des établissements ? Quelle gestion des connaissances au sein des équipes ?
        • démocratie en santé et pouvoir d’agir des usagers : où en est vraiment la transformation épistémique ?
        • pouvoir d’agir des professionnels : une attente forte de la part des équipes ? Une nécessité pour garantir le pouvoir d’agir des usagers ?
        • le pouvoir d’agir et la e-santé : le pouvoir d’agir est-il un levier d’expérimentation, d’adoption et de déploiement des outils de la e-santé ?

        Cette liste n’est pas exhaustive, les propositions qui apporteraient une contribution qui ne s’inscrirait pas dans l’un des axes proposés seront examinées avec la plus grande attention.

        Deux types d’article peuvent être proposés 

        • Articles académiques. Ils pourront se fonder sur des études empiriques tout autant que déboucher sur des approches pluridisciplinaires. Leur pertinence sera appréciée au regard de l’apport académique et de l’apport managérial.
        • Témoignages. Cette dimension ouverte se fondera sur une expérience individuelle ou collective mais ne se contentera pas d’une forme narrative, elle devra inclure une problématisation débouchant sur des pistes éventuelles de solution ou de recherche.

        Modalités de soumission

        MODALITÉS DE SOUMISSION des communications au colloque et sélection des articles pour un numéro spécial de la revue des sciences de gestion

        • Remise des résumés pour le colloque : 15 avril 2024
        • Retours aux auteurs : 2 mai 2024
        • Date limite des inscriptions au colloque : 15 mai 2024
        • Remise de la version intégrale de l’article (50.000 signes espaces compris, bibliographie, schémas, figures, tableaux compris) :
        • Publication du numéro spécial de La Revue des Sciences de Gestion : juin 2025
        • Possibilité d’un ouvrage collectif en complément

        Adresse de contact : colloque@larsg.fr

        Comité d’organisation

        • Sandra BERTENEZE, Professeur, titulaire de la Chaire de Gestion des Services de Santé · Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
        • Jean-Désiré MBAYE, secrétaire général adjoint de la Rédaction de La Revue des Sciences de Gestion
        • Philippe NASZÁLYI, Professeur émérite HDR, Directeur de La Revue des Sciences de Gestion.
        • Yves SOULABAIL, Professeur-Chercheur en gestion à l’ISTEC Business School – Paris, Vice-président de l’Académie des sciences commerciales

        Droits des femmes 

        Pour la Journée internationale des droits des femmes, l’Université Lumière Lyon 2 offre une programmation scientifique et culturelle ouverte à tous, illustrant son engagement continu tout au long de l’année autour de trois thèmes.

        Engagement et médiation culturelle

        Enjeu central de l’université, la promotion des droits des femmes imprègne toutes ses missions. L’exposition « Liberté, égalité, sororité : femmes révolutionnaires en lutte (XVIIIe-XXIe siècle) », issue du master Genre, Littératures, Cultures, explore cette thématique du 4 au 8 mars. Destinée à voyager à travers la région et au-delà, elle met en lumière les revendications féminines à travers les âges.

        Programmation culturelle engagée

        Le service culturel propose le 5 mars la projection du film « Les hirondelles de Kaboul », éclairant la condition des femmes afghanes, et le 7 mars la pièce « Qu’y-a-t-il de pire qu’une femme ? ». Les associations étudiantes animent des stands et ateliers, tandis que le café de la Maison de l’étudiant.e organise une discussion sur l’endométriose.

        Recherche et sensibilisation

        Les enseignantes-chercheuses du pôle Genre partagent leurs recherches, comme Marianne Thivend avec sa conférence au musée Gadagne le 6 mars sur les femmes engagées à Lyon, et Cécile Favre lors des journées « Filles, maths et informatique ». En parallèle, une rencontre sur les stéréotypes de genre dans le milieu universitaire est prévue le 5 mars, accompagnée d’une exposition d’illustrations de Fanny Vella sur tous les campus jusqu’au 19 mars.

        ► Retrouver l’ensemble des événements proposés à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2024

        MINERVE, un programme de l’Université Lumière Lyon 2 pour donner une dimension internationale à sa licence

        Le Programme MINERVE de l’Université Lumière Lyon 2 propose aux étudiants de licence des cours en allemand, espagnol, italien et anglais, préparant une mobilité internationale. En trois ans, ils se spécialisent en droit, sciences sociales ou humanités, et obtiennent un diplôme mentionnant « Programme International MINERVE », ouvrant la voie à des carrières internationales.

        Un programme international pour les étudiants de licence

        Avec le Programme MINERVE, l’Université Lumière Lyon 2 offre à ses étudiants de licence l’opportunité de donner une dimension internationale à leurs études à Lyon. Ce parcours ambitieux propose des enseignements disciplinaires dans trois langues au choix : l’allemand, l’espagnol ou l’italien, tout en permettant d’approfondir les compétences en anglais. De plus, MINERVE prépare les étudiants à une mobilité d’études en Europe ou à l’international. 16 licences de l’université sont associées à ce programme.

        Fonctionnement du programme MINERVE

        MINERVE fonctionne comme une unité d’enseignement (UE) intégrée à la licence de l’étudiant. En première année, les cours portent sur la société, la culture et la langue du pays choisi. En deuxième et troisième années, selon leur parcours, les étudiants sont orientés vers l’une des filières du programme : droit, sciences sociales ou humanités. Les filières droit et sciences sociales sont disponibles dans les trois langues, tandis que la filière humanités, actuellement en italien, sera également accessible en espagnol à partir de la rentrée 2024. Les cours sont dispensés par des professeurs d’universités européennes partenaires. Le programme propose également des conférences en anglais sur l’actualité européenne et des projets journalistiques ou radiophoniques.

        Perspectives et avantages du programme

        À la fin de leur troisième année, les étudiants reçoivent un diplôme de licence mentionnant « Programme International MINERVE » et la langue choisie. Ils peuvent ensuite s’orienter vers des masters à vocation internationale, comme le master Études Européennes et Internationales ou le double master LEA Commerce international (en partenariat avec l’Université de Bergame) proposés par l’Université Lumière Lyon 2. Le Programme International MINERVE constitue un atout pour ceux qui aspirent à des carrières européennes et internationales.

        ► Plus d’informations sur le programme MINERVE
        ► L’équipe MINERVE est disponible tout au long de l’année pour répondre aux questions des étudiantes et étudiants : minerve@univ-lyon2.fr

        Première revue francophone de management – Revue gestion REVUE GESTION Revues de Gestion