n°336 Lien entre structure de la maturité de la dette des entreprises et présence de femmes dans leur conseil d’administration lorsque la loi en impose un quota. Cas de la France

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Description

par Zeinab Ghamloush

En France, la relation entre les femmes administratrices et la maturité de la dette pourrait être modifiée, suite à l’adoption des lois imposant des quotas de genre au sein des conseils d’administration. Nous trouvons que depuis l’introduction en France de la loi imposant des quotas de genre, les femmes administratrices sont associées à une diminution de la maturité de la dette, et cette association est plus prononcée dans les entreprises ayant un faible niveau d’endettement et une faible qualité de gouvernance.

En outre, dans les entreprises affectées par le premier quota de femmes (20 %), les administratrices n’ont aucun impact sur la maturité de la dette, alors que dans celles affectées par le deuxième quota de femmes (40 %), les administratrices correspondent à une diminution de la maturité de la dette qui est particulièrement liée a la proportion de femmes administratrices indépendantes.

Ces résultats suggèrent que la loi sur les quotas de genre en France encourage les entreprises a nommer davantage de femmes administratrices indépendantes, susceptibles d’affirmer leur légitimité et de renforcer le contrôle du conseil d’administration, ce qui se traduit par un recours accru à la dette à court terme en tant que mécanisme de gouvernance.

Mots-clés : gouvernance d’entreprise, maturité de la dette, femmes administratrices, loi sur les quotas de genre, théorie de l’agence