Description
par Benji Darius et Marie-Noëlle Albert
Le présent article explore la notion de reconnaissance au sein des organisations haïtiennes en examinant l’impact des facteurs culturels, socio-économiques et politiques sur sa mise en pratique et sa valorisation.
L’originalité de cette étude demeure dans le fait que la notion de reconnaissance au travail n’a encore été étudiée dans le cadre contextuel d’un pays comme Haïti, reliant ainsi des facteurs qui n’ont pas encore été traités ensemble. En utilisant une démarche autopraxéographique basée sur le témoignage de l’une des co-auteures, l’étude révèle les défis auxquels sont confrontés les travailleurs haïtiens, comme l’influence de croyances ou de mœurs culturelles sur la culture organisationnelle ou la difficulté à satisfaire leurs besoins fondamentaux, qui conséquemment relèguent la reconnaissance au second plan. Par ailleurs, en dépit des défis, au terme du travail, l’article propose des perspectives contextuelles novatrices, comme l’adoption d’un leadership de proximité ou la prise en compte des besoins psychologiques, pour bénéficier de la pleine efficacité du concept de reconnaissance dans la transformation du milieu organisationnel haïtien.
Mots-clés : reconnaissance au travail, contexte socio-économique, politique et culturel, Haïti, relation d’échange, travailleurs pauvres

