Chiffrer pour déchiffrer les empires et dominer le monde : les statistiques coloniales des anciens empires aux XIXe et XXe siècles seront évoquées le 15 juin 2020 à Paris-Bercy, au sein du Ministères économiques et financiers.
Académie
royale des Sciences d’Outre-Mer, IGPDE,
Société française de statistiques (bureau histoire)
Emmanuelle Sibeud, Université Paris 8, IDHE.S UMR CNRS 8533
Béatrice Touchelay, Université de Lille, IRHiS UMR CNRS 8529
Les interprétations économétriques des effets de la domination coloniale
au XIXe et au XXe siècle fondées sur les statistiques coloniales et les
recherches qui interrogent les interactions entre les institutions
internationales, les empires coloniaux et les populations colonisées, suscitent
un intérêt renouvelé pour la production statistique impériale. Celle-ci reste
pourtant mal connue. Le premier objectif de cet atelier est d’approfondir la
réflexion et les connaissances sur les liens entre les statistiques produites
en situation coloniale et à l’échelle impériale et la domination à partir de
questions concrètes et d’études précisément situées. Quelles sont les pratiques
statistiques des empires coloniaux du XIXe et du XXe siècle ? Comment
ceux-ci forment-ils leurs statisticiens ? Qui participe à la collecte des
données et quels sont les objets de prédilection de celle-ci ? De
quelle(s) manière(s) cette production statistique construit-elle du lien ou, à
l’inverse, marginalise-t-elle et exclue-t-elle certains groupes ? Quel(s)
rôle(s) joue-elle dans les territoires colonisés ? Quelle est la
contribution de ces pratiques impériales à la généralisation des statistiques à
l’échelle du monde depuis deux siècles ?
La
discussion s’appuiera sur la présentation de recherches inédites analysant le
rôle joué par les statistiques coloniales à différents moments (conquête des
territoires, transformations des rapports de domination, mobilisation des
populations et des ressources au moment des guerres, des crises, politiques
de coopération) et interrogeant de façon critique leur capacité à influencer,
sinon à guider les décisions. Les communications pourront être proposées en
français ou en anglais. Une publication de cette première journée est envisagée
sous forme de dossier dans une revue.
L’atelierest ouvert à toute proposition contribuant à mieux
appréhender le rôle des statisSTLS tiques comme outil de connaissance, de
gouvernement et de domination et à expliquer comment les statistiques ont été
imposées parmi les critères essentiels de la hiérarchie des nations et en quoi
elles influencent leur développement.
De façon
pragmatique, cette journée voudrait :
dresser un premier état des connaissances disponibles sur la fabrication, les usages et les effets des statistiques, sur leur contribution à la formation, puis aux transformations des empires ;
examiner quelles sont les sources disponibles et celles qu’il faudrait mobiliser pour développer les recherches sur les pratiques et les usages statistiques dans les empires coloniaux ;
suggérer, et autant que possible tester, des approches permettant de croiser le point de vue des dominants, des dominés et des organisations internationales de façon à analyser ce que les statistiques nous apprennent des modes de gouvernements des territoires colonisés.
Elles
doivent contenir : le titre de la communication et un résumé d’une
vingtaine de lignes, un bref CV de l’auteur.e (1 page). Les frais de transports
et de séjour à Paris seront à la charge des intervenants, une aide pourra
cependant être proposée à ceux ou celles qui ne disposent pas d’un soutien
institutionnel.
Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France
Par son service de formation continue, l’Université de Corse propose des parcours spécifiques pour des professionnels, préprofessionnels, personnes en reconversion ou demandeurs d’emploi. Son ambition : décliner territorialement la mission de formation continue des universités en apportant des réponses aux besoins, attentes et demandes de formation issues du territoire.
Depuis une vingtaine d’années, l’Université de Corse assure le déploiement
de parcours de formation auprès d’un public de préprofessionnels,
professionnels, personnes en reconversion ou demandeurs d’emploi. Son service
commun de la formation continue travaille avec un réseau de partenaires afin de
bâtir des contenus pédagogiques répondant à des attentes bien spécifiques.
« Notre service a vocation à servir et à anticiper les besoins des
acteurs du territoire, explique Cécile Riolacci, directrice du service
commun de la formation continue de l’Université de Corse. Il effectue, en ce
sens, un travail d’innovation permanente en adaptant notre carte de formations
pour permettre la construction de nouvelles compétences et proposer des
perspectives d’enrichissement aux professionnels ».
Depuis 2001, 4750 parcours de formation continue ont été réalisés au
service commun de la formation continue et ont débouché sur l’obtention de
diplômes nationaux, diplômes d’université (D.U.), en donnant une place
identifiée aux procédures de validation des acquis. Les équipes pédagogiques de
l’Université de Corse ont ainsi permis d’accompagner des centaines de projets,
de valoriser des expériences, d’élargir des domaines de compétences et de
certifier par des diplômes de l’enseignement supérieur. Leur coeur de
cible : des femmes et des hommes, salariés, ou en recherche d’emploi, qui
souhaitent reprendre des études pour accéder à de nouvelles opportunités dans leur
secteur d’activité, se reconvertir, affirmer leur identité professionnelle ou
adosser un projet sur les apports d’une formation labellisée. De ce point de
vue, l’engagement du service commun de la formation continue est fondé sur
l’écoute, l’analyse des demandes et des situations, la recherche de
solutions : conseil et accompagnement en amont et pendant les parcours de
formation auprès de ces différents profils.
Partie prenante de l’ancrage de l’Université de Corse dans son territoire,
l’offre variée portée et gérée par le service commun de la formation continue
couvre différents champs et s’adapte aux besoins exprimés dans une visée de
professionnalisation et d’enrichissement collectif territorial. Bon nombre de
parcours sont d’ailleurs directement issus de ce lien étroit entre les campus
et les acteurs économiques et institutionnels du territoire. À titre d’exemple,
l’Université de Corse a ouvert en 2017 un D.U. « Gestion des ports de
plaisance et environnement » dans le cadre de la formation continue.
Issu d’une réflexion menée entre un gestionnaire de port insulaire et l’Office
de l’Environnement de la Corse (OEC), le projet validé par l’Université a
bénéficié d’un partenariat financier et technique avec ce même office. Le
parcours de formation, inédit, vise à proposer des compétences nouvelles afin
de répondre aux évolutions des activités et métiers des ports de plaisance.
Désormais conçus comme des équipements structurants sur le littoral, ceux-ci
représentent en effet de nouveaux enjeux tant au plan environnemental que
sécuritaire, qui ne se limitent plus à des considérations nautiques et
économiques. « La gestion d’un port de plaisance implique des
compétences très larges et jusqu’alors aucune formation ne s’adressait à
l’ensemble de ces fonctions, précisent les responsables pédagogiques du
D.U. C’est pourquoi nous avons bâti ce parcours, enrichi de la participation
d’experts et de professionnels afin d’avoir des enseignements au plus proche de
la réalité du terrain ».
Autre exemple, celui du D.U. « Des
vignes aux verres ». Axé sur les valorisations techniques,
culturelles et territoriales, ce parcours dédié au monde du vin s’adresse à un
public très varié, allant des professionnels des métiers du vin à la
gastronomie, en passant par le commerce et les acteurs du tourisme. Son
objectif : favoriser l’émergence de projets reliant les activités
viticoles à d’autres activités en prise directe avec les identités du
territoire. Laurence Marion en a fait l’expérience. Responsable de caveau
depuis 2013 au domaine Alzipratu, en Balagne, cette mère de famille en
reconversion a suivi ce parcours en 2016 après plusieurs années passées dans la
restauration. La formation lui a permis de certifier des compétences et
d’acquérir de nouvelles connaissances pour parfaire son expérience
professionnelle. « La formation a été bénéfique pour étendre mon
savoir-faire à des domaines comme la sommellerie, l’œnologie et la valorisation
touristique, considère Laurence Marion. Le D.U. m’a, par exemple, permis
de bâtir un projet oenotouristique afin de diversifier les activités du domaine
».
Dans le même esprit, bon nombre de parcours ont été pensés
« sur-mesure » par le service commun de la formation continue de
l’Université de Corse, afin d’être toujours plus en phase avec les besoins des
acteurs locaux. En 2016, un nouveau D.U. intitulé « Crises et catastrophes ; management des
secours et des soins » a ainsi fait suite à des actions de
formation antérieures portant sur les risques, soins et secours. Ce parcours a
été réalisé avec un ensemble de partenaires labellisés, dont notamment l’Unité
d’instruction et d’intervention de la sécurité civile N°5 (UIISC 5) située à
Corte. Son ambition : développer une culture du risque en Corse afin de
travailler sur les moyens de prévention et d’action à mobiliser pour répondre
aux enjeux de sécurité liés à l’insularité, en intégrant plusieurs domaines de
risques, tels que les risques naturels, sur lesquels travaillent des équipes
d’enseignants chercheurs de l’Université.
Cette logique d’une offre de formation ancrée dans le territoire comprend
également la recherche de parcours de formation diplômants conduisant à la
construction de compétences multisectorielles. L’exemple récent de la création
d’un D.U. consacré à l’intelligence
économique en témoigne : financé par la Collectivité de Corse, ce
parcours diplômant proposé depuis 2016 s’inscrit dans une logique de soutien au
développement économique de l’île par le biais d’un transfert de savoir envers
tous les acteurs de ce développement, étudiants comme chefs d’entreprises et
référents de services institutionnels. Sa vocation : fournir de nouveaux
outils de gouvernance pour les décideurs locaux, aussi bien politiques
qu’économiques, ce qui est le fondement du partenariat démarré en 2018 avec
l’Agence de Développement Économique de la Corse (ADEC) pour le rayonnement du
D.U. « Intelligence économique ». « Le fil directeur de cette formation
est de proposer des méthodes et des techniques d’expertise nécessaires aux
mises en valeur du territoire, rappelle Cécile Riolacci. L’intérêt de
l’intelligence économique est de s’inscrire parfaitement dans nos
objectifs : aider les actuels et futurs acteurs à imaginer collectivement
et concrètement l’avenir, et anticiper le développement de demain ».
Les
formations proposées par le Service commun de la Formation continue de
l’Université de Corse
DAEU “Baccalauréat de la 2e
chance” : Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) (Niveau
IV)
Diplôme d’Université – Crises
et Catastrophes – Management des Secours et des Soins (Niveau II)
Diplôme d’Université –
Introduction aux pratiques comportementales et cognitives (Niveau
II)
L’Université Paris-Saclay et la Commission franco-américaine Fulbright ont conclu un accord pour la mise en place d’un nouveau programme de bourses de mobilité à destination des doctorants de l’Université Paris-Saclay et des doctorants américains.
L’Université Paris-Saclay associée à la Commission franco-américaine Fulbright
L’Université Paris-Saclay s’est
associée à la Commission franco-américaine Fulbright pour financer
conjointement la mobilité des doctorants français et américains souhaitant
effectuer des séjours de recherche aux Etats-Unis ou à l’Université
Paris-Saclay. Le programme, intitulé « Fulbright-Université Paris-Saclay »,
prévoit l’attribution de trois bourses entrantes et trois bourses sortantes par
an, d’un montant de $1 500 à 2 000 par mois, pour des séjours allant jusqu’à 12
mois de mobilité. Les candidats issus de tous les domaines de recherche sont
éligibles à une bourse et les premières mobilités sont attendues pour la rentrée
universitaire 2020-2021.
S’inscrivant dans la stratégie
de renforcement de la mobilité doctorale de l’Université Paris-Saclay avec les
Etats-Unis, ce nouveau dispositif a pour ambition d’intensifier les
coopérations scientifiques et universitaires franco-américaines.
Le programme Fulbright compte
plus de 380 000 anciens à travers le monde, parmi lesquels 60 Prix Nobel. La
Commission franco-américaine administre ce prestigieux programme entre la
France et les Etats-Unis depuis 70 ans et compte plus de 20 000 lauréats des
deux pays. L’Université Paris-Saclay est l’une des rares universités françaises
à avoir un programme de ce type avec la Commission franco-américaine Fulbright.
Le
lancement du programme a eu lieu le lundi 25 novembre 2019 à l’Université
Paris-Saclay, en présence de la Présidente de l’Université, Sylvie Retailleau
et d’Arnaud Roujou de Boubée, Directeur exécutif de la Commission
franco-américaine Fulbright.
Déjà multi-accréditée EQUIS, AACSB et AMBA, SKEMA obtient le tout nouveau label mondial « EFMD Accredited Programme » pour son Global Executive MBA.
Le
Global EMBA de SKEMA est un programme premium pour cadres dirigeants qui mixe
distanciel et présentiel (« blended learning »). Pour la partie résidentielle,
les participants bénéficient des différentes implantations internationales de
l’école : campus de Belo Horizonte (Brésil), mais également Suzhou (Chine) et
dès 2021 Le Cap (Afrique du Sud) en complément du campus de Lille. Offrant
également la possibilité d’un double diplôme avec la prestigieuse université
chinoise de FUDAN, plusieurs grandes entreprises mondiales en font un levier de
développement managérial pour leurs hauts potentiels.
L’équipe d’auditeurs de l’EFMD a souligné que ce programme certes « jeune » (le programme a été lancé en 2014) développe tous les atouts du modèle « glocal » de SKEMA : dimension multiculturelle unique grâce aux 7 campus, compréhension des enjeux de globalisation et de digitalisation de l’économie – et enfin internationalisation de la cohorte tout comme du parcours et des contenus du cursus.
Le campus de SKEMA Business School à Suzhou en Chineoù se déroule l’un des séminaires résidentiels du Global EMBA
Un programme d’accompagnement pour un monde en transformation
Le Global
EMBA est un programme dédié aux cadres qui veulent gagner en compétences managériales
et bénéficier d’une expérience unique dans un environnement multiculturel orienté
vers la gestion de projets innovants, le développement d’entreprise ou la
transformation de projets dans un monde global, incertain, complexe et
volatile. Il bénéficie de l’expertise de la faculté de SKEMA qui conjugue
excellence académique et connaissance du monde de l’entreprise.
Le
programme offre ainsi une pédagogie adaptée qui mixe modules d’apprentissage à
distance (e- learning, webinaires) et séminaires intensifs favorisant
l’interactivité ainsi que le juste équilibre entre vie professionnelle et vie
personnelle.
Au
cap de ses 10 ans, SKEMA arbore déjà les labels internationaux de référence que
sont pour les business schools EQUIS, AACSB et AMBA auxquels s’ajoute désormais
« EFMD Accredited Programme ».
Pour
Eric Cornuel, Directeur Général de l’EFMD : « Avec EFMD Accredited
Programme, nous permettonsàuneinstitutiondemettrelefocussurundesesprogrammesqu’ellejugeparticulièrement stratégique. Nous sommes heureux
que SKEMA soit l’une des 2 premières écoles en France à s’être engagée en
pionnière dans cette nouvelle démarche pour son Executive MBA».
Et pour Alice
Guilhon, Directrice Générale de SKEMA : « Décrocher aujourd’hui cette
nouvelle accréditation est le résultat de la mobilisation de l’ensemble des
équipes. Cette toute nouvelle reconnaissance internationale par l’EFMD vient
encore renforcer la visibilité de SKEMA à l’échelle mondiale, saluer
l’excellence de notre pédagogie et nous conforter dans nos choix d’une
stratégie globale différenciatrice ».
L’ESSEC Business
School conclut un partenariat avec Fung Institute of Engineering Leadership de
UC Berkeley College of Engineering et propose désormais à ses étudiants un
double diplôme avec l’université californienne de renommée internationale. Ce
cursus débouche sur l’obtention à la fois du diplôme de l’ESSEC et du Master of
Engineering de UC Berkeley.
Ouvert aux étudiants
du programme Grande école, du Master en Finance et du Master in Data Sciences
& Business Analytics (ESSEC & CentraleSupélec), ce partenariat
permettra à des étudiants ayant des connaissances scientifiques préalables, si
admis dans le programme, de suivre le Master of Engineering de l’UC Berkeley au
cours de leur dernière année de scolarité avec un transfert de crédits pour le
diplôme de l’ESSEC.
Les étudiants
intéressés qui postuleront au programme recevront un accompagnement
personnalisé afin de constituer leur dossier de candidature et, une fois admis
par UC Berkeley, pourront bénéficier d’une réduction sur les frais de
scolarité. Une bourse est en effet octroyée dans le cadre de ce partenariat,
tandis que les étudiants restent éligibles aux autres bourses du programme du
Master of Engineering.
Cette formation
permettra pour les étudiants ESSEC de bénéficier d’une nouvelle approche
transdisciplinaire et complémentaire management-ingénieur avec un contenu de
programme à Berkeley qui comprendra des bootcamps de leadership, une
spécialisation technique ainsi qu’une expérience projet.
« Dans un
contexte international où l’on observe que les profils polyvalents sont
particulièrement appréciés et de plus en plus recherchés, cette offre est vraie
opportunité afin de former des leaders qui repensent le monde d’aujourd’hui et
de demain »,
ajoute Felix Papier, directeur général adjoint en charge des programmes pré
expérience à l’ESSEC.
Cette double formation
offre des opportunités de carrière accrues, en particulier aux Etats-Unis et
dans la Silicon Valley. A l’obtention du diplôme, un permis de séjour de 2 ans
aux Etats-Unis pourra être accordé.
L’ICD, école de commerce et de marketing du Groupe IGS lance sa 3e éditionet sa 1re Master Class 2019-2020 sur la convergence numérique : « Diffuser les savoirs, à travers l’art numérique, le cinétisme et l’abstraction » avec Lélia Mordoch, galeriste à Paris et à Miami, chevalier des arts et des lettres, membre du comité professionnel des galeries d’art. L’école ICD accompagne ses étudiants dans la compréhension de l’univers digital, et les enjeux d’innover. L’événement aura lieu le jeudi 14 novembre à 17h sur le campus Groupe IGS Paris*.
“Les galeries
sont des vampires qui sucent le sang des artistes. En fait, nous ne sommes pas
des vampires mais des passeurs.” Adepte de la diffusion des savoirs,
la galeriste Lélia Mordoch revendique un œil souverain sur les œuvres
contemporaines. “Vendre cela fait plaisir, d’abord pour l’artiste qui y
voit une reconnaissance du public et de son travail, et puis cela permet de
boucler le mois.” Loin d’être la Nosferatu des foires d’art
contemporain, elle fait découvrir très tôt les œuvres du GRAV, groupe de
recherche d’art visuel, cinétisme, mobiles, jeux de lumières à travers les
œuvres de Horacio Garcia Rossi, François Morellet, Jean-Pierre Yvaral, Sobrino.
Géométrie et abstraction sont de mise … Plus récemment, elle expose l’art
digital de Miguel Chevalier, et les installations numériques de Pia Myrvold.
Lélia Mordoch s’est longtemps demandé si l’angoisse était soluble dans l’art.
Elle en a fait son credo, partageant son temps entre sa galerie de la rue
Mazarine à Paris, et sa galerie de North Miami, où elle coule des jours
ensoleillés passées les fêtes de Thanksgiving. “A Miami, l’art échappe aux
frontières grâce au cosmopolite de la ville, où se mélangent les savoirs.”
C’est que depuis plusieurs années, Miami est la vitrine des échanges entre les
pays, avec des artistes venus du monde entier, et entre les disciplines
-design, art contemporain, video art, photographie, musique, architecture… Une
porosité stimulante, à l’image du casting que fait Lélia Mordoch lorsqu’elle
rencontre des artistes de Taïwan, du Japon, d’Espagne, Italie, Argentine,
Israël, Roumanie, Pologne, Royaume-Uni, et décide d’exposer leurs œuvres.
A l’heure où Amazon diffuse
des œuvres d’art virtuelles, et où Google crée des applications où l’on télécharge
une image et des algorithmes affichent des œuvres du monde entier, Lélia Mordoch ira à la rencontre des
étudiants de l’école ICD, futurs commerciaux, managers et start-uppers. Elle
fera le point sur le poids économique de l’art digital dans la sphère de l’art
contemporain. Outre
l’organisation de 135 expositions, et de 120 participations à des foires en
France et à l’étranger, elle dévoilera son « business model ».
Bio express
En 1989, Lélia
Mordoch ouvre sa première galerie à Paris, dans le quartier de Saint-Germain
des Prés à Paris. Deux ans plus tard, elle commence à exposer de l’art abstrait
à ART BASEL MIAMI. L’exposition « Couleur Lumière » des œuvres
d’Horacio Garcia Rossi, la conduit à faire connaître le GRAV, Groupe de
Recherche d’Art Visuel, cinétisme, du grand public, en 1999. Dix ans plus tard
elle inaugure une deuxième galerie Lélia Mordoch à Miami (Etats-Unis). En 2009,
elle est à Art Paris, avec l’exposition « la peau des autres ». En
2018, elle présente au Grand Palais les œuvres de Miguel Chevalier dans le
cadre de l’exposition « Artistes et Robots. »
La master class sera animée par
Romain-Zerbib, enseignant-chercheur en stratégie à l’ICD, et directeur de la
revue management et Data science. Un cycle imaginé par Claudine Farrugia-Tayar,
journaliste, dans le cadre de son documentaire sur la convergence numérique, et
Axelle Guilmault Groupe IGS.
Ce cycle de master
classes aborde les transformations de la culture à l’ère numérique, en surfant
sur l’art digital, les jeux vidéo, la réalité virtuelle, les effets spéciaux
(vfx), le marketing du luxe, et le e-sport, tout en abordant leurs
“business model” respectifs dans le cadre de l’école ICD.
*Campus Groupe IGS, 12, rue Alexandre Parodi, 75010
Paris. M°
Jaurès/Louis Blanc.
L’ESSEC Business School se hisse dans le top 3 mondial des meilleurs Masters in Management selon le ranking du Financial Times qui vient d’être publié. Une performance qui atteste une fois de plus de l’excellence de l’un de ses programmes phares qui se classe ex-aequo avec la London Business School.
Le Financial Times a
publié, le lundi 28 octobre, son palmarès 2019 des “Masters in
Management”. Ce classement de référence reconnaît le programme Grande
Ecole (Master in Management) de l’ESSEC Business School comme l’un des
meilleurs dans le monde. En effet, l’ESSEC se classe au 3e rang, ex-aequo
avec la London Business School, gagnant une place par rapport à 2018.
Le salaire des diplômés de l’ESSEC figure parmi les plus élevés trois ans après l’obtention du diplôme, tant en termes de salaire pondéré (99 967 $) que d’augmentation de salaire moyen (71%). Son service des carrières a été classé 10e et 89% de ses anciens élèves considèrent que le programme leur a permis d’atteindre leurs objectifs.
Felix Papier, Directeur du programme et Doyen des programmes de pré-expérience déclare : « Nos étudiants, professeurs et équipes ont contribué ensemble à faire du programme de Master in Management un programme innovant, d’un excellent niveau académique, préparant les futurs chefs d’entreprise à développer les solides compétences et l’esprit d’ouverture qui feront leur succès. Notre objectif est de donner un sens au leadership de demain dans un monde en mutation. »
Vincenzo Espositio
Vinzi, Directeur Général de l’ESSEC Business School, ajoute : « Les programmes de Master in Management
ont une longue tradition en France, mais au fil des années, nous avons vu ces
programmes adoptés par des établissements de tout premier plan en dehors de
l’hexagone . Notre excellent résultat illustre à quel point l’ESSEC Business
School reste fidèle à ses racines françaises tout en devenant l’une des premières
écoles avec un impact global. »
Repenser l’innovation et la technologie comme moteurs d’un monde meilleur pour et par l’humain: tel est l’objet de la Chaire Good In Tech, dont le lancement se déroule jeudi 12 septembre 2019. Elle est portée par Christine Balagué, professeure à Institut Mines-Télécom Business School, et par Marie-Laure Salles-Djelic, Professeure Doyenne de l’Ecole du Management et de l’Innovation de Sciences-Po, en partenariat avec Télécom Paris et Télécom SudParis. Cette Chaire est soutenue par 5 entreprises engagées sur le numérique responsable: AG2R LA MONDIALE, GROUPE AFNOR, CGI, DANONE, FABERNOVEL et SYCOMORE AM.
Logo de la nouvelle chaire Good in Tech
Le développement de technologies responsables pour le bien des humains
L’innovation numérique est source
d’innovation et de progrès dans de nombreux secteurs économiques, mais elle
peut potentiellement impacter négativement l’individu, le citoyen, la société.
Les objectifs principaux la Chaire sont à la fois de créer de nouvelles connaissances sur les enjeux des technologies responsables et éthiques, et de contribuer à la diffusion de ces connaissances dans des registres académiques et pédagogiques mais aussi auprès des entreprises, des décideurs et régulateurs et du grand public. Les questions explorées seront les suivantes :
Comment réconcilier innovation technologique et société durable et responsable (i.e. au service de l’humanité) ?
Comment concevoir des technologies responsables qui génèrent de la confiance ?
Comment développer une vision optimiste des technologies du futur, associées à un impact positif pour l’humain et la société ?
Comment modifier nos politiques publiques pour encourager un tel infléchissement de la révolution digitale ?
Comment déployer un leadership européen sur le développement d’un tel modèle, conjuguant durabilité, responsabilité et confiance au cœur de la technologie et alternatif aux modèles américains et chinois ?
Ces objectifs seront poursuivis dans
les travaux qui seront menés autour des quatre axes
Innovation numérique responsable : quelles mesures ? Qu’entend-t-on par innovation numérique responsable ? Comment identifier ses dimensions et développer des métriques ? Comment l’intégrer dans la responsabilité sociale numérique des entreprises ?
Comment développer des technologies «responsables by design» ? Comment éviter les biais liés aux données ? Comment développer des technologies « responsables by design » plus explicables, redevables, équitables et respectant la régulation sur les données personnelles ?
Réinventer les futurs: Quelle société pour demain dans un monde numérique ? Comment réinventer les futurs dans une perspective fidèle aux Lumières, de préservation du principe d’égalité appliqué au monde connecté ?
Gouvernance de l’innovation et des technologies responsables: Quels sont les mécanismes de gouvernance de l’innovation numérique responsable ? Quels sont les niveaux pertinents de cette gouvernance : mondiale, nationale, entreprise ?
Développer les interactions autour de l’innovation numérique responsable
La Chaire Good In Tech vise à créer
et à développer un écosystème d’interactions entre la recherche, les entreprises,
les étudiants des deux Institutions académiques partenaires, la société civile
et les décideurs politiques, afin de sensibiliser tous les acteurs à ce nouveau
paradigme sur les technologies et l’innovation numérique responsables.
La Chaire développera également des
partenariats internationaux, en particulier européens, pour porter de manière
coordonnée les enjeux d’innovation numérique responsable.
Enfin, la Chaire Good In Tech
ambitionne de porter les résultats de ses travaux et des débats structurés et
multi-parties prenantes, qu’elle organisera au niveau des instances politiques
nationales et européennes, avec pour objectif d’infléchir les politiques
publiques.
Les bénéfices du partenariat Institut Mines-Télécom / Sciences Po
Le
partenariat entre Institut Mines-Télécom Business School et ses écoles
partenaires (Telecom Paris et Télécom SudParis) et L’Ecole de Management et
d’Innovation de Sciences Po permet de mener des recherches interdisciplinaires
sur les enjeux des technologies éthiques et responsables, fondées sur la
complémentarité des disciplines scientifiques des chercheurs des deux
institutions : Sciences Humaines et Sociales, Science informatique,
Sciences de l’ingénieur. La collaboration des deux institutions académiques de
renom permettra également de porter les résultats des travaux auprès des
décideurs, au niveau national comme européen.
Les recherches au sein de la chaire Good in Tech
Deux
séminaires académiques ont été organisés par la Chaire autour des technologies
« responsables by design » (8 avril 2019) et de l’innovation
numérique responsable (7 mai 2019).
Les articles de recherche et travaux académiques sont à suivre sur le site de la Chaire www.goodintech.org
Les 13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS), organisées par SFER-INRA-CIRAD, auront lieu à Bordeaux les 12 et 13 décembre 2019.
Appel à Communication des JRSS
Les 13e journées de recherches en sciences sociales
SFER–INRA-CIRAD se dérouleront les jeudi 12 et vendredi 13 décembre 2019 à
Bordeaux. Ces journées constituent un important rassemblement de la communauté
scientifique francophone en sciences économiques, humaines et sociales, qui
travaille dans les domaines de l’agriculture, l’alimentation, l’environnement,
les territoires ruraux ou littoraux, la pêche et les forêts.
La société et les acteurs politiques ont des choix cruciaux à faire
pour l’avenir dans ces domaines qui touchent à la compétitivité économique, à
la sécurité alimentaire, au changement climatique, à la gestion des ressources
naturelles, et à l’aménagement du territoire. Notre responsabilité est
d’éclairer les décideurs et d’accompagner les acteurs de la société impliqués
dans les changements à entreprendre. Pour cela, les débats scientifiques au
sein de notre communauté sont nécessaires pour ouvrir des pistes de recherche
originales, produire des idées et des solutions innovantes pour demain, aussi
bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud.
Toute contribution originale de recherche (économie, gestion,
sociologie, science politique, droit, géographie, histoire, anthropologie,
etc.) n’ayant fait l’objet d’aucune publication, en français ou en anglais, est
bienvenue. Une place particulière sera réservée aux jeunes chercheurs et aux
doctorants.
Modalités de propositions de communication
Seules les propositions de papier intégral, même provisoire, en
français ou en anglais déposés sur la plateforme seront examinées.
Date limite de réception des propositions de communication : reportée au 12 septembre 2019 à 18h00
Évolution des marchés et internationalisation
des entreprises.
Partenariat avec 3 revues
Lors du dépôt de leur contribution, les auteurs pourront indiquer leur
souhait de soumettre leur article à l’une des revues partenaire des JRSS :
Économie rurale
Review
of agricultural, food and environmental studies
Cahiers agricultures
Leur papier fera alors l’objet, en parallèle du processus de sélection
aux JRSS, d’une première relecture anticipée par le comité éditorial de la
revue ciblée selon sa procédure habituelle.
Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Marie BOUTRY (BSA), Nathalie
CORADE (BSA), Bernard DEL’HOMME (BSA), Armelle GOMEZ (BSA), Stéphanie PERES
(BSA), Andy SMITH (Sciences Po Bordeaux), Frédéric ZAHM (IRSTEA/INRA)
La 8e école d’été d’histoire économique se réunira à Suse, en Italie (province de Turnin les 26, 27 et 28 août 2019. Les séances auront lieu à l’Archivio Diocesano à partir de 9h00 le lundi 26 août. La thématique retenue cette année est : “Entreprendre dans les économies medievales et modernes. innover, risquer, organiser”.
Affiche du colloque
La 8e école d’été d’histoire économique se réunira à Suse
(Piémont, Italie) les 26, 27 et 28 août 2019. La thématique retenue cette
année, « Entreprendre dans les économies médiévales et modernes : innover,
risquer, organiser », insistera sur la liaison entre les innovations
techniques et l’action économique. Entreprendre signifie en effet agir sur le
réel et, à cette fin, implique de mobiliser des compétences, des savoirs, des
techniques et de les mettre à la preuve de la vie économique.
Ce thème, « Entreprendre dans les économies médiévales et modernes :
innover, risquer, organiser », permettra de poursuivre et d’approfondir
celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la
pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité, l’organisation
du travail, les écritures de l’économie[1][1]
Institutions partenaires
L’école d’été d’histoire économique rassemblera des chercheurs, des
enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, et des doctorants de
toutes nationalités. Les institutions partenaires sont l’Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne, l’Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès, l’EPHE, les
Archives Nationales (Paris) et le CNRS. Les laboratoires impliqués sont les
suivants : LAMOP (UMR 8589, Paris 1/CNRS), FRAMESPA (UMR 5136, Toulouse
2/CNRS), SAPRAT (EA 4116 EPHE), IDHES (UMR 8533 Paris 1/CNRS). La manifestation
reçoit également l’appui financier du LabEx HASTEC (Histoire et Anthropologie
des Savoirs, des Techniques et des Croyances) et se déroulera sous le patronage
de l’Association Française d’Histoire économique (AFHé).
La nature du thème implique, outre la mobilisation d’historiens médiévistes
et modernistes, la présence d’économistes et de sociologues spécialisés dans
l’étude de la vie économique. La méthode proposée est de faire présenter une
série d’exposés par des spécialistes et de les mettre en débat. Le but
poursuivi est d’approfondir nos connaissances et nos réflexions sur ces
matières et de permettre à des doctorants ou à des postdoctorants de s’associer
à ces travaux par une participation active. La partition des
doctorants/postdoctorants prendra la forme d’exposés sur leurs propres travaux
et de prises de paroles dans le débat suivant les interventions.
Thématique de la session
2019
Entreprendre dans les économies medievales
et modernes
innover, risquer, organiser
Entreprendre ne peut se concevoir sans un arrière-plan de compétences et de
techniques. Le Moyen Âge a beaucoup entrepris et su innover. Si le secteur
agraire a longtemps connu une sorte de stase technologique, il a cependant
toujours eu à sa disposition les moyens matériels et organisationnels de sa
croissance et a pu par conséquent mener des entreprises de plus ou moins grande
taille qui ont assuré l’augmentation globale de la production et de la
richesse. La question de la mobilisation du stock technique disponible a permis
aux agents de multiplier les constructions d’infrastructures de toute taille,
souvent d’importance vitale. Édifier un moulin suppose, par exemple, de
maîtriser les problèmes du foncier, ceux de l’hydraulique, ainsi que la
métallurgie nécessaire à la mise en place et à l’entretien des engrenages.
L’opération, au total, n’est pas compliquée, mais elle est complexe dans le
détail de sa réalisation. Elle suppose aussi que des risques soient assumés.
Risque du crédit souvent nécessaire à la réalisation d’infrastructures même de
petite taille. Risque aussi de la perte, si l’affaire n’est pas bien menée ou
pensée.
D’autres opérations supposent également de savoir mobiliser et risquer pour
réussir. Les opérations de peuplement, par exemple, entraînent des prises de
risque financier souvent considérable, même durant le haut Moyen Âge. Il faut
souvent procéder à des emprunts sur gage foncier pour couvrir l’investissement
que constitue l’ouverture d’un nouveau terroir, la construction des habitations
paysannes et des fortifications nécessaires à leur mise en sûreté et à
l’affirmation du pouvoir seigneurial. L’entreprise de peuplement amène les
seigneurs, d’autre part, à user de leur prestige pour convaincre ou de leur
force pour contraindre : les conditions concrètes des déplacements de
population, même sur de courtes distances sont, elles aussi parfois
compliquées. Si l’entreprise agraire médiévale passe par l’utilisation des
instruments de domination et de pouvoir que sont les seigneuries, elles ne
s’affranchissent cependant pas des règles qui amènent ou non à la réussite
d’une opération et l’incompétence du seigneur autant que les difficultés
matérielles peuvent être cause d’échecs et de matérialisation des risques. Les
défrichements organisés selon des opérations de grand style peuvent être
abandonnés. Les villages de fondation ne pas connaître l’expansion que les
seigneurs espéraient. Dans ces domaines, au demeurant, les actions
individuelles, souvent subreptices, font de la prise d’initiative individuelle
un facteur de changement économique et favorisent l’accroissement de la
production.
Le monde artisanal, de son côté, connaît une organisation structurée qui ne
se limite pas à l’encadrement juridique, moral et religieux que proposent les
corporations. Les ateliers sont de véritables entreprises dont la logique
économique peut être retracée. Le monde de la métallurgie a ainsi fait l’objet
ces dernières années d’enquêtes novatrices qui montrent quelles sont les
logiques à l’œuvre en matière d’organisation du travail et en matière
d’utilisation des innovations. Les moulines du xve
siècle, qui combinent un dispositif de soufflerie et un moulin à battre sont,
en Catalogne, un très bel exemple de ce qu’est une entreprise de la fin du
Moyen Âge et du début de l’époque moderne : un instrument de production,
identifié par le nom de son propriétaire et la qualité de ses produits. Les
dépouillements systématiques des registres de notaires ont permis, de plus, de
cerner assez précisément les identités sociales des agents, montrant que les
propriétaires de moulines avaient parfois une formation intellectuelle non
négligeable (l’un d’eux était apothicaire) et qu’ils maîtrisaient parfaitement
aussi, depuis, leurs villages, les circuits financiers, de même que les
techniques de maniement de l’argent, nécessaires à leur activité.
Entreprendre, dans ces cas, signifie élaborer des objets identifiables par
leurs propriétés et dont la valorisation se fait aisément. Les ateliers
proposent, en fonction des savoir-faire et de la nature des minerais des
produits de qualité différente. Il a fallu pour cela raffiner des procédés de
fabrication déjà sophistiqués afin de parvenir à fabriquer les objets demandés
par un marché exigeant, mais surtout segmenté et éclaté en fonction des besoins
spécifiques de chaque activité ou de chaque localité. La petite taille des
unités de production dont chacune correspond peu ou prou à une entreprise
correspond à l’état de ce marché. Des remarques analogues peuvent être faites pour
le textile médiéval, ou pour toute autre branche d’activité devant allier des
compétences, des tours de main mais aussi des capitaux et des réseaux.
Entreprendre, dans ces conditions, c’est mettre en valeur tous ces éléments.
Cela implique aussi la mobilisation des réseaux familiaux et clientélaires,
l’échange, né et développé autour des produits, échappant souvent aux règles du
marché mais recoupant aussi des préoccupations non directement économiques.
Entreprendre, c’est aussi organiser des activités à grande échelle. Le
commerce à longue distance est ainsi le vecteur d’innovations techniques de
première importance. Son activité repose sur les progrès de la navigation et
donc sur les modifications intervenues dans la construction navale. Elle repose
aussi sur la mobilisation de formes juridiques particulières, celles des
associations commerciales qui vont des ententes les plus simples, comme celles
de la commenda, aux formes les plus
sophistiquées qui organisent la vie des grandes compagnies, de leur formation à
leur dissolution. L’action de l’entrepreneur passe donc aussi par l’invention
et l’utilisation de formes juridiques qui permettent de rassembler des capitaux
afin de promouvoir une activité et de programmer la répartition des bénéfices
ainsi que le partage des risques qui, au Moyen Âge, sont considérables. Des
formes documentaires neuves apparaissent et se perfectionnent autour de ces
activités, et en particulier les comptabilités, qu’elles soient strictement
analytiques ou qu’elles reposent sur une capacité mathématique importante
commSTLS e le sont les comptabilités à partie double, apparues au xve siècle, sans que leur
usage soit jamais généralisé dans l’activité commerciale.
Ces entreprises sont désormais mieux connues grâce à l’attention portée aux
correspondances commerciales qui, à la fin du Moyen Âge et durant l’époque
moderne, documentent la matérialité même de la vie des bureaux comme elles
éclairent la nature et les modalités des échanges, les négociations qui ont
lieu autour des prix, les vérifications de poids des marchandises, l’estimation
des pertes et des coulages, bref tout ce qui fait le quotidien de la vie
commerçante. Les grandes firmes internationales, comme celle de Francesco di
Marco Datini, qui ont des représentants et des boutiques dans tout le bassin
méditerranéen, tiennent par la multiplication des courriers. Cela suppose un
personnel compétent, toujours à la recherche d’informations de toute nature,
susceptibles de guider les choix du patron qu’est Datini ou de rendre compte ou
d’expliquer ceux effectués par les facteurs répartis dans un très vaste espace.
Le réseau de correspondance qui naît et se développe alors, d’une densité tout
à fait remarquable, est une nouveauté : il mobilise des formes d’écriture
particulières et inaugure une communication éloignée des formes documentaires
très sophistiquées des correspondances officielles, qu’elles relèvent de l’État
ou de l’Église. Elles donnent à voir un monde grouillant, dont la novellistique
italienne du xive
siècle, qu’il s’agisse des textes de Boccace ou de ceux Sercambi, a donné un
aperçu extraordinaire. Le monde de l’entreprise commerciale et le monde de la
haute culture ou celui des humanistes sont en rapport l’un avec l’autre et ce
rapport donne à l’action économique une saveur particulière propre à la fin du
Moyen Âge sans doute et aux débuts de l’époque moderne.
D’autres formes d’entreprise très spectaculaires requièrent des prodiges
d’organisation. Il en est ainsi du travail de la mine, spécialement en contexte
colonial à l’époque moderne. L’extraction de l’argent du Potosi, par exemple,
et son transport jusqu’en Espagne entraînent une activité matérielle
considérable, la construction d’une infrastructure, le recours au travail forcé
des Indiens et l’organisation d’un transport toujours périlleux et de toute
façon délicat à mettre en œuvre. À une autre échelle, et avec des valeurs
moindres, l’économie de transhumance pose des problèmes de logistique
considérables. Elle pose également la question du rapport entre l’entreprise
privée qu’est l’élevage et le public, puisqu’il faut parcourir des distances
importantes et, pour cela, utiliser les routes et les chemins qui, eux,
relèvent d’une gestion publique. La question de l’affectation des espaces de
pâturage implique les autorités de l’État comme elle implique aussi les
communautés humaines auxquels ils appartiennent. La question de la réunion et
de la gestion des capitaux nécessaires à l’organisation du déplacement de
troupeaux de plusieurs milliers de têtes, qu’il s’agisse de moutons, de bovins
ou de chevaux n’est pas de facile résolution et fait passer l’élevage du stade
d’une économie largement informelle et ne nécessitant pas l’apport d’un capital
particulier à une économie d’entreprise mobilisant d’importants capitaux ainsi
que différents métiers, complémentaires les uns des autres et ayant besoin pour
exister d’un rapport stable à l’État, caractérisé par des droits d’usage sur
l’espace public et ses infrastructures et s’appuyant sur les biens communs
produits par l’État, à savoir la justice et la sécurité.
Enfin, entreprendre suppose aussi d’assumer le risque de l’échec. Celui-ci
se marque matériellement dans le territoire par l’abandon, celui de sites
d’habitat mal choisis ou celui de sites industriels lorsque cesse l’activité.
L’échec se marque aussi par la faillite, qui est l’un des problèmes de droit
commercial les plus importants et les plus complexes qui soient. La faillite
est également une question d’ordre politique et social, parce qu’elle est un
des modes de régulation de la vie économique et des conflits qui traversent les
élites sociales, comme dans la Florence du xive
siècle, où les faillites des grandes compagnies des Bardi et des Peruzzi
apparaissent comme éléments d’un système économique qui intègre la disparition
et la liquidation dans ses paramètres de fonctionnement. Le risque et la perte
font partie intégrante de la vie économique. Ce ne sont pas seulement des
accidents mais aussi des moments normaux, voire attendus dans des processus de
régulation.
Le fait d’entreprendre afin d’agir sur son environnement et de produire,
d’échanger et de transformer des biens, a une histoire. Celle-ci part des
actions individuelles, non formalisées, comme les défrichements subreptices
opérés aux dépens de la forêt seigneuriale, et culmine avec les grandes
institutions commerciales ou industrielles de la fin du Moyen Âge et de
l’époque moderne, qui sont, elles de véritables entreprises au sens où
l’entendent les économistes.
L’étude de cette évolution, qui oblige à multiplier les angles d’approche
et à considérer différents niveaux d’organisation et d’institutions comme elle
oblige aussi à considérer la capacité des sociétés anciennes à lier techniques,
innovations et prise de risques, a été puissamment renouvelée ces dernières
années à la fois par l’histoire des techniques mais aussi par celle des
entreprises comme du travail. C’est de ce renouvellement que nous voudrions
discuter lors de la 8e école d’été d’histoire économique.
C’est pourquoi nous envisageons une école d’été comportant six sessions de
leçons, entrecoupées d’études de cas présentées par les doctorants et
postdoctorants. D’autre part, la documentation produite par les entreprises
sera mise en valeur dans un atelier dirigé par deux conservateurs des Archives
Nationales afin que la question de la documentation et des sources puisse être
abordée.
1. L’historiographie
médiévale et moderne
2. Le point de vue des
économistes et des sociologues
3. Entreprendre :
figures et réseaux
4. Entreprendre :
investir, risquer, financer
5. Innover et organiser
une entreprise
6. Présentation de deux
fonds des Archives Nationales
Depuis 2010, la FNEGE réunit les Associations Académiques en Sciences de gestion en un Collège Scientifique dans le but de classer les publications scientifiques. Cette liste des revues scientifiques est retenue de façon unanime par le groupe de ces Associations, avec la volonté partagée d’obtenir une catégorisation qui soit le reflet le plus exact possible de la spécificité des sciences de gestion. Ce classement est revue tous les trois ans. En voici la dernière version.
La Revue des Sciences de Gestion renouvelée dans le classement
LaRSG perpétue sa position au sein du classement des revues de Sciences de Gestion avec cette édition FNEGE 2019.
Pour connaître les autres indexations de LaRSG, une page est spécialement destinée aux chercheurs de la communauté scientifique.
Cnam incubateur lance cette année sa troisième e édition du Prix des femmes entrepreneures. Avec pour objectif de récompenser le dynamisme des femmes créatrices d’entreprises, ce concours, totalement gratuit, est ouvert depuis le 15 avril 2019. Les femmes porteuses d’un projet, ou ayant créé leur structure en France, ont d’ailleurs jusqu’au 13 juin 2019 pour candidater. Il faut faire vite…
CNAM INCUBATEUR
Lorsque le Cnam incubateur propose d’incuber
Les projets présentés se doivent d’être innovants et de receler un fort potentiel de croissance au niveau national ou international. Les candidates présélectionnées seront auditionnées par un comité de sélection. Les critères d’évaluation reposent sur la base du profil de l’équipe fondatrice, de la présentation, du potentiel de développement et du caractère novateur du projet.
Deux
lauréates seront récompensées par le Prix des femmes entrepreneures Cnam
Incubateur 2019, lors de la cérémonie de remise des prix le mercredi 19 juin
2019. Elles bénéficieront d’une incubation en résidence fixe d’une durée de six
mois pour le projet retenu. Cet accompagnement comprend des rendez-vous
privilégiés avec des mentors et des expert·e·s juridiques et financiers, des
ateliers thématiques, un accès à un espace de travail, à des salles de réunion
et à l’espace BtoB.
Banque
Populaire soutient le Cnam Incubateur et la création d’entreprise. Sabine
Calba, directeur du développement des Banques Populaires, sera la présidente
d’honneur du jury du Prix des femmes entrepreneures 2019.
Pour
participer, il suffit de télécharger le dossier de candidature sur le site du
Cnam incubateur : http://www.cnam-incubateur.fr/ et l’envoyer complété par voie
électronique au plus tard le 13 juin 2019 à 17h à l’adresse suivante : incubateur@cnam.fr
Sophie Mougard, directrice de l’École des Ponts ParisTech, a nommé Roger Frank référent à l’intégrité scientifique de l’École. Roger Frank est professeur honoraire de l’École des Ponts ParisTech et directeur de recherche émérite au Laboratoire Navier (équipe géotechnique – Cermes).
Pour la déontologie scientifique et à l’intégrité scientifique
L’École des Ponts ParisTech attache depuis toujours la plus grande importance à la déontologie scientifique et à l’intégrité scientifique. À cet égard, elle a récemment adhéré à la Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche du 26 janvier 2015, élaborée par le CNRS et de nombreux autres organismes de recherche français.
Déclinée en sept
principes, la charte a pour objet « d’expliciter les critères d’une démarche
scientifique rigoureuse et intègre, applicable notamment dans le cadre de tous
les partenariats nationaux et internationaux ». Les sept principes d’intégrité précisés sont les
suivants :
respect des dispositifs législatifs et réglementaires
;
fiabilité du travail de recherche ;
communication ;
responsabilité dans le travail collectif ;
impartialité et indépendance dans l’évaluation et
l’expertise ;
travaux collaboratifs et cumul d’activités ;
formation.
L’École des Ponts ParisTech estime ainsi nécessaire de nommer un référent à l’intégrité scientifique afin d’aider à la mise en œuvre de la charte et à la résolution d’éventuels problèmes relevant de cette intégrité. L’intégrité scientifique doit concerner tous les acteurs impliqués dans les activités de recherche de l’École : chercheurs, doctorants, ingénieurs, techniciens, personnels de soutien et d’appui. Pour l’École, il s’agit non seulement de donner du crédit à sa production scientifique, mais également d’assurer un rapport de confiance entre elle, ses chercheurs et la société.
Qui est Roger Frank ?
Roger Frank a consacré toute sa carrière aux Ponts et Chaussées (au Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, le LCPC, puis à l’École des Ponts ParisTech), où il a notamment mené des recherches sur les essais en place en géotechnique et le calcul des fondations. Il a dirigé le Centre d’enseignement et de recherche en mécanique des sols (CERMES, centre commun ENPC-LCPC) de 1992 à 2002. De 1998 à 2004, il a présidé le Comité européen en charge de l’Eurocode 7 « Calcul géotechnique ». Roger Frank a notamment reçu le prestigieux prix De Beer Award du Groupement belge de mécanique des sols pour la période 2009-2013, « destiné à récompenser un ingénieur hors pair qui a apporté des contributions importantes aux aspects théoriques, expérimentaux et de conception dans les domaines de la mécanique des sols et de la géotechnique ».
De 2013 à 2016, il a été membre extérieur élu du Conseil d’Établissement de l’Université Nationale Technique d’Athènes (NTUA). De 2013 à 2017, il fut le président de la Société internationale de mécanique des sols et de géotechnique.
La transformation numérique désigne le processus qui conduit une entreprise à intégrer les technologies digitales dans l’ensemble de ses activités dans le but de renforcer sa performance. Il s’agit d’une démarche centrée sur la donnée qui repose significativement sur l’exploitation d’un ensemble d’algorithmes plus ou moins sophistiqués. La finalité étant de favoriser l’acquisition de nouveaux prospects, de faciliter leur transformation en clients, et de garantir leur fidélité grâce à une exploitation optimale et augmentée des différentes fonctions de l’entreprise (marketing, supply chain, finance, RH, etc.).
Une transformation réussie est en effet censée garantir une organisation cohérente et « intelligente » capable de prévenir l’attrition d’un client, d’anticiper les attentes d’un prospect, d’élaborer une offre dédiée, etc. Les potentiels sont nombreux et ce, qu’elle que soit le maillon de la chaîne de valeur concerné. Amazon n’a-t-il pas déposé en 2013 un brevet lui permettant d’acheminer un colis avant même que son « acheteur » ait passé commande ?
Appel à contributions coordonné par José ALLOUCHE – Professeur (émérite) des Universités, IAE/Sorbonne Graduate Business School – Paris 1 Panthéon Sorbonne Directeur scientifique de la Chaire RGCI/Responsabilité Globale Capital Immatériel
On retrouve aussi l’emploi de robots conversationnels, véritables majordomes 2.0, dans le but de garantir une disponibilité permanente. L’avantage est double, d’un côté l’utilisateur est informé en temps réel, de l’autre l’entreprise accède à un gisement de commentaires, véritable mine d’or marketing, qui permet de raffiner le fonctionnement et l’offre de l’organisation. Résultat, le rêve d’une offre entièrement personnalisée est désormais envisageable. L’algorithme de recommandation Netflix repose par exemple sur une connaissance approfondie de ses utilisateurs. Même l’illustration de la jaquette du film suggéré est adaptée en fonction du parcours de l’abonné ciblé. La plateforme recense, pour ce faire, pas moins de 80 000 micro-genres et 2000 « communauté de goût ». Netflix exploite par ailleurs les données massives dans le but d’élaborer des offres nouvelles. Les datascientist de l’entreprise californienne ont par exemple pu identifier que les internautes qui apprécieraient un remake d’une série britannique des années 90, aimaient également les films de David Fincher et l’acteur Kevin Spacey : c’est ainsi qu’ « House of Cards » est né. Le succès commercial de cette série iconique étant notamment gagé sur la compilation schématique de ces trois observations. La transformation numérique est sans nul doute un levier inédit d’opportunités stratégiques.
Il importe cependant de noter que si la transformation numérique revêt de nombreux avantages, il s’agit néanmoins d’une démarche complexe. Qui n’a jamais été confronté à un chatbot aux performances désespérantes ? A une publicité supposément personnalisée qui « tombe à l’eau » ? Par ailleurs, la transformation digitale entraine un bouleversement organisationnel majeur (désilotage, collaborations adhoc, etc.) et suscite de nombreux séismes à l’échelle du marché (disparition des barrières spatiales et temporelles, redistribution des modes d’intermédiation, etc.). Les acteurs historiques se voient en conséquence confrontés à de nouveaux entrants « data natives » qui redéfinissent les frontières du marché et les business models traditionnels. Les acteurs en place doivent ainsi faire face à la prolifération de plates-formes numériques qui les contournent en mettant directement en relation prestataires et demandeurs. A ce propos, Brian Chesky, directeur d’Airbnb, tweetait : « Marriott veut proposer 30 000 chambres de plus cette année. Nous les ajouterons en deux semaines ». Airbnb est en effet le premier acteur mondial de l’hôtellerie alors qu’il ne possède pas un seul hôtel. Qui aurait pu imaginer, il y a seulement 10 ans, une telle configuration ? Le risque qu’une entreprise perde pied en raison d’une modification des règles du jeu portée par le digital concerne désormais toutes les organisations. Entre opportunités et menaces, la transformation digitale est un enjeu fondamental qui revêt de nombreuses problématiques complexes, et ce tant au niveau opérationnel que stratégique.
C’est pourquoi le GReMOG/Groupe de Recherche en Management des Organisations Globalisées, laboratoire de recherche de l’Ecole PPA, en partenariat avec La Revue des Sciences de Gestion (La RSG) et Management & Data Science (MDS), organise le 24 Janvier 2020 une journée de recherche et d’études consacrée à la digitalisation de la vie économique et en particulier, à la transformation digitale de l’entreprise. Au cours de la journée, des chercheurs, des experts et des chefs d’entreprises auront l’occasion de s’interroger sur les évolutions et tendances de fond de la digitalisation de l’entreprise, dans ses aspects managériaux, marketing et stratégiques.
Les papiers présentés peuvent prendre la forme de résultats d’études et d’expérimentation, de recherches en cours ou d’états de l’art dans les domaines suivants :
Digitalisation et Marketing – Big Data et connaissance client – Fidélisation/Churn – Marketing prédictif – Transparence des algorithmes
Digitalisation et Communication – Communication digitale et medias sociaux – Communautés de marque – Contenus personnalisés
Digitalisation et RH – Transformation digitale et enjeux organisationnels – Le recrutement prédictif – Big data et diversité
Digitalisation et Stratégie d’entreprise – La digitalisation comme levier concurrentiel – L’impact de la digitalisation sur la gouvernance des entreprises – Le nouveau monde vs l’ancien monde : évolution des jeux d’acteurs au sein des filières
Procédure d’évaluation des papiers
Les participations soumises à cette journée de recherche devront être adressées par courrier électronique à Monsieur José Allouche (jose.allouche@orange.fr).
15 octobre 2019 : Proposition d’un article, étude de cas ou avis d’expert (consignes aux auteurs)
15 novembre 2019 : Notification aux auteurs
15 décembre 2019 : Proposition de la version finale
Management & Data Science est une revue scientifique de l’AIM, en open access, qui analyse l’impact du big data et de la transformation digitale sur le management (Stratégie, Marketing, Ressources Humaines, etc.).
15 décembre 2019 : Proposition de la version finale
Depuis plus de cinquante ans, La Revue des Sciences de Gestion vise à offrir une tribune à des recherches originales et innovantes en gestion. Sans se limiter à une thématique, sans exclusivité disciplinaire, sans parti-pris méthodologique, La RSG, est une revue indépendante, internationale, généraliste et innovante.
Première revue francophone de management – Revue gestion REVUE GESTION Revues de Gestion