Description
par Hicham Meghouar et Soukaina El Idrissi
Cet article analyse la performance boursière à court terme des opérations de fusions-acquisitions réalisées au Maroc entre 2008 et 2020. Ce contexte présente plusieurs caractéristiques particulières : l’entrée en vigueur en 2008 du premier Code national de gouvernance des entreprises, la présence d’entreprises familiales parmi les sociétés acquéreuses et la participation, dans certains conseils d’administration, de personnalités issues de la sphère politique. À partir d’une étude d’événement, les résultats mettent en évidence une création de valeur à court terme au bénéfice des entreprises acquéreuses. Ils montrent également que la qualité de la gouvernance et l’expérience acquise en matière de fusions acquisitions sont associées a une meilleure performance boursière, tandis que la présence de personnalités politiques au sein du conseil d’administration exerce un effet défavorable. Les tests de robustesse indiquent, en outre, que le caractère familial de l’entreprise est associe à une performance boursière plus faible, que la formation des dirigeants contribue positivement à cette performance et que la taille du conseil d’administration ainsi que le rendement des actifs n’ont pas d’effet statistiquement significatif.
Mots-clés : fusions-acquisitions ; étude d’événement ; rendement anormal ; performance boursière ; gouvernance d’entreprise ; marché émergent.

