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Existe-t-il une histoire de la pensée managériale méditerranéenne ? [Appel à com]

Depuis sa création en 1965, La Revue des Sciences de Gestion s’attache à documenter, analyser et transmettre les évolutions de la pensée managériale dans toute sa diversité. Fidèle à sa vocation originelle – offrir un espace scientifique ouvert, pluraliste et international pour comprendre les pratiques de gestion dans leurs contextes sociaux, économiques et institutionnels – la revue a toujours accordé une importance particulière à l’histoire des idées gestionnaires et à l’étude des traditions intellectuelles qui ont contribué à structurer le champ.

Depuis les travaux de l’historien Fernand Braudel (1949), l’histoire se spatialise et ne se comprend plus uniquement via une vision séquentielle des événements, mais comme une mise en évidence de permanences (Ibid., 1967). Bien avant l’institutionnalisation universitaire des sciences de gestion au XXe siècle, l’espace méditerranéen peut être analysé comme un champ historique de production de rationalités organisationnelles, au sens où s’y sont élaborées, testées et diffusées des formes spécifiques de coordination, de gouvernement économique et d’action collective. Ports, compagnies commerciales, entreprises industrielles, grands travaux d’infrastructure, dispositifs coloniaux et formes de gouvernement économique ont produit, dès le XIXe siècle, des modes de rationalisation de l’action collective qui préfigurent les sciences administratives et managériales contemporaines. La Méditerranée peut ainsi être envisagée non seulement comme un espace géographique, mais comme une matrice historique de production et de circulation des savoirs de gestion.

Dans cette perspective, la question de l’existence d’une histoire de la pensée managériale méditerranéenne invite à revisiter, dans une perspective historiographique et épistémologique, les contributions de précurseurs francophones des sciences administratives et économiques du XIXe siècle, notamment issus des courants saint-simoniens et libéraux (Chevalier, [1832], 2006). Leurs réflexions sur l’organisation des entreprises, des infrastructures et des territoires — qu’il s’agisse de systèmes de communication, de circulation, de production ou de colonisation — ont contribué à penser la Méditerranée comme un espace économique intégré, structuré par des dispositifs organisationnels complexes. Ces travaux, souvent situés aux frontières de l’économie politique, de l’ingénierie et de l’administration, constituent un socle encore peu exploré de la pensée managériale.

Ces premières élaborations intellectuelles trouvent des prolongements institutionnels au XXe siècle, notamment dans certains pôles universitaires du sud de la France et des autres rives méditerranéennes. À la suite de la 5e journée d’histoire de la pensée managériale tenue en avril 2025 à Aix-en-Provence, plusieurs communications ont mis en évidence l’existence d’un écosystème de recherche riche et durable en sciences de gestion, voire d’une pensée managériale ancrée territorialement. Dans l’espace aixois et marseillais, la création du premier IAE français il y a plus de 70 ans, l’émergence du CRET-LOG comme laboratoire pionnier de la pensée logistique (Rouquet, 2023), ou encore l’empreinte de figures majeures ayant contribué à façonner des courants de pensée reconnus au niveau national et international comme Jean-Louis Le Moigne au niveau de la pensée complexe et des systèmes (Amabile et al., 2018 ; Bidan et Schmitt, 2024) ou Pierre Eiglier pour la gestion des services (Bowen, 2023), font écho à l’inscription plus large de ces travaux dans l’espace méditerranéen, entendu comme un lieu de circulation des idées, des méthodes et des pratiques managériales.

Dans cette optique, l’existence de plusieurs pôles de recherche en sciences de gestion sur les différentes rives de la Méditerranée, porteurs de traditions universitaires distinctes, invite à formuler l’hypothèse d’une histoire méditerranéenne de la pensée managériale, en résonnance avec les travaux italiens sur la pensée méridienne de l’italien Franco Cassano (1998). En effet, de nombreuses recherches dans les champs de l’entrepreneuriat (Marchesnay et al, 2006 ; (Paturel, 2010 ; 2016) ont souligné des stratégies (Aliouat, 2018) et des modes d’action spécifiques dans des contextes marqués par l’incertitude, l’instabilité ou encore la rareté des ressources, en particulier en méditerranée[1]. Par exemple, les recherches menées sur les terrains d’Afrique du Nord, du Proche-Orient ou du sud de l’Europe mettent ainsi en évidence des formes d’organisation et de décision adaptées à des environnements qualifiés d’« hostiles », dans lesquels les acteurs développent des conventions spécifiques, des stratégies hybrides voire d’ubiquité (Wahidi, 2012) ou des formes d’entrepreneuriat transnational, tissés au gré des récits d’immigration (Mahfouz et Levy-Tadjine, 2025). Ces travaux interrogent les cadres d’analyse dominants des sciences de gestion et invitent à un décentrement théorique, méthodologique et épistémologique au sein de la discipline.

Dans cette continuité, l’écriture d’une histoire de la pensée managériale en contexte méditerranéen conduit également à interroger son articulation historique avec les projets coloniaux et postcoloniaux, notamment en Afrique du Nord. Les dispositifs administratifs, entrepreneuriaux et infrastructurels mis en œuvre dans ces contextes ont contribué à la production de savoirs gestionnaires tout en soulevant des enjeux politiques, éthiques et épistémologiques majeurs. Ces enjeux nourrissent aujourd’hui les approches décoloniales de l’histoire de la pensée managériale, encore peu développées (Passant, 2025), qu’elles s’inscrivent ou non dans le courant des Critical Management Studies (Agulhon et Müller, 2024).

Par ailleurs, certains travaux issus de l’espace méditerranéen ont acquis une portée théorique dépassant leur contexte d’origine, à l’image des recherches sur l’entrepreneuriat et en marketing. Ainsi, les travaux libanais sur la résilience en contexte polycrises (Badran et Sleiman, 2024) et l’antifragilité (Taleb, 2012) font aujourd’hui écho sur d’autres rives (Frimousse, 2022 ; Frimousse, 2019). Dans le cas des entrepreneurs libanais implantés en Afrique, Levy-Tadjine et Dzaka (2016) montraient ainsi la nécessité de changer de cadre d’analyse pour analyser leur démarche stratégique. Parallèlement, une invitation analogue au décentrement est aussi faite en marketing pour appréhender les pratiques locales de RSE et analyser les réalités et les comportements des acteurs méditerranéens. Alors que les initiatives RSE sont souvent présentées comme le produit d’un contexte industriel et post-industriel occidental importé tel quel dans le reste du monde (Jamali et al., 2020), le travail de Koudri et Djedidi (2022) sur les PME algériennes montre que la RSE s’enracine dans des valeurs culturelles et éthiques locales. Les auteurs mettent également en évidence des formes discrètes de RSE, qui s’écartent de leur conception dominante comme outil de communication et de valorisation de l’image de marque, telle qu’elle est décrite dans la littérature consacrée aux contextes européens et nord-américains.

Dans ce cadre, ce numéro spécial de La Revue des Sciences de Gestion vise à accueillir des contributions d’histoire de la pensée managériale (Poivret, 2017, 2018, Marco et Poivret, 2022, Marco, Pesqueux et Poivret, 2025) s’inscrivant dans une démarche explicitement théorisée.

Les travaux attendus pourront notamment :

  • analyser l’histoire des centres de recherche, des institutions académiques et des écoles de pensée en sciences de gestion situés dans l’espace méditerranéen ;
  • revisiter les contributions de précurseurs des sciences administratives, économiques et managériales, en particulier aux XIXe et XXe siècles ;
  • étudier des lieux-objets emblématiques (ports, canaux, détroits, infrastructures logistiques, compagnies concessionnaires) comme dispositifs organisationnels et managériaux et comme inspirateur de pensée gestionnaire spécifique à ces objets;
  • mobiliser des archives écrites ou orales dans une perspective historiographique ou critique ;
  • articuler l’analyse historique à une réflexion théorique sur la production, la circulation et la légitimation des savoirs en gestion ;
  • interroger les enjeux coloniaux, postcoloniaux et décoloniaux de l’histoire de la pensée managériale.

[1] Voir aussi le document que rédigea Michel Marchesnay à l’occasion de la soutenance de sa 6e thèse en 2006, disponible sur https://mrm.edu.umontpellier.fr/files/2016/01/M.MARCHESNAY-direction-de-these.pdf

Modalités de soumission

Rédacteurs en chef

Sophie Agulhon sophie.agulhon.1@univ-amu.fr
et Cédric Poivret cedric.poivret@univ-eiffel.fr

Langues acceptées : français ou anglais.

Types de contributions : articles de recherche originaux (méthodologie historique, historiographique ou critique), études de cas documentées, approches théoriques ancrées dans l’histoire des idées, analyses comparatives.

Longueur des articles : de 8.000 à 10.000 mots, conformément aux standards de la revue (bibliographie incluse), voir https://larsg.fr/consignes-aux-auteurs

Processus d’évaluation : triple évaluation en double anonymat, conformément aux standards de La Revue des Sciences de Gestion.

Calendrier

  • Soumission des articles complets : 30/06/2026
  • Retour aux auteurs : 31/07/2026
  • Publication prévue : 1er numéro 2027 (janv.-fév.)

Normes éditoriales : les manuscrits devront respecter les consignes de rédaction et les styles bibliographiques de La Revue des Sciences de Gestion.

Bibliographie

  • Agulhon, S., Mueller, T. (2024), From housewife’s expertise to the women’s movement: Empowerment through scientific management during the progressive era. Organization, 0(0), 1-26.
  • Aliouat, B. (2018), En hommage à Robert Paturel : L’art de la persuasion en sciences de gestion. La Revue des Sciences de Gestion, 289290(1‑2), 131‑132. https://doi.org/10.3917/rsg.289.0131
  • Amabile S., Meissonier R., Pénéranda A. (2018), J.-L. Le Moigne, Pionnier de l’ingénierie des systèmes d’information organisationnels, in Walsh I., Kalika M., Dominguez-Pery C. (coord.), Les grands auteurs en Système d’Information, EMS Editions, Caen, 370-189.
  • Badran, J. et Sleiman, A. E. H. (2024), L’articulation entre légalité, légitimité et éthique pour une résilience durable des micros, petites et moyennes entreprises au Liban. La Revue des Sciences de Gestion, 330(6), 45‑61. https://doi.org/10.3917/rsg.330.0045
  • Bidan, M. et Schmitt, C. (2024), Sur les pas de Jean-Louis Le Moigne. Projectics / Proyéctica / Projectique, 37(1), 3‑4. https://doi.org/10.3917/proj.037.0003
  • Bowen D., (2023), A tribute to Dr Pierre Eiglier: a service field founder with timeless service wisdom, Journal of Service Management, 34, 1, 2023, 1-9.
  • Braudel F., (1949), La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l’époque de Philippe II, Armand Colin, Paris, 400 p.
  • Braudel F., (2022), Civilisation matérielle, économie et capitalisme, Armand Colin, Paris, 512 p.
  • Cassano, F. (1998), La pensée méridienne, Editions de l’Aube, La Tour-d’Aigues, 110 p.
  • Chevalier, M. ([1832], 2006), Système de la Méditerranée. Éditions Fayard, Paris, 96 p.
  • Frimousse, S. (2022), Guide de l’antifragilité. Domptez l’imprévisible et l’incertain. EMS Editions, Caen, 160 p.
  • Frimousse, S. (2019), Quand l’Afrique s’éveillera… le management tremblera ! La Revue des Sciences de Gestion, 2019/5 (N° 299-300), 125-132.
  • Jamali, D., Jain, T., Samara, G. et Zoghbi, E. (2020), “How institutions affect CSR practices in the Middle East and North Africa : A critical review”. Journal of World Business, 55(5), 101127. https://doi.org/10.1016/j.jwb.2020.101127
  • Koudri, H. et Djedidi, A. (2022), “Social Responsibility Discretion in Algeria : A Case of Local Brands”. In K. Ogunyemi, O. Ogunyemi et A. Anozie (Éds.), Responsible Management in Africa, Volume 2 : Ethical Work and Sustainability. Emerald Publishing Limited. https://doi.org/10.1108/978-1-80382-493-220221006
  • Lévy-Tadjine, T. et Dzaka-Kikouta, T. (2016), Faut-il changer de modèle(s) et de cadres d’analyse pour appréhender l’entrepreneuriat en Afrique ? Revue internationale des sciences de l’organisation, 2(2), 15‑39. https://doi.org/10.3917/riso.002.0015
  • Mahfouz, S. et Lévy-Tadjine, T. (2025), L’entrepreneuriat, une alternative à l’émigration des jeunes libanais. Management & Avenir, 145(1), 19‑41. https://doi.org/10.3917/mav.145.0019
  • Marchesnay M., Julien P.-A. (1988), La petite entreprise, Principes d’économie et de gestion, Vuibert, Paris.
  • Marchesnay M., Chabchoub Kammoun S., Ellouze Karray H., (2006), Y-a-t-il un entrepreneuriat méditerranéen, Revue française de gestion, 7, 166, 101-118.
  • Marco L., Pesqueux Y., Poivret C., (2025), L’histoire de la pensée managériale, Son histoire, nationale et américaine, et son futur probable en France, Revue française de gestion,3, 322, 11-26.
  • Marco L., Poivret C. (2022). Histoire de la Pensée Gestionnaire, Edi Gestion, Castres.
  • Passant A.-J.-G, (2025), Vers une histoire plus coloniale de la pensée managériale, Revue Française de Gestion, 3, 322, p.129-151.
  • Paturel, R., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers la mise en œuvre d’une démarche d’intelligence économique pour l’artisanat en Région PACA. Management & Avenir, 40(10), 158‑172. https://doi.org/10.3917/mav.040.0158
  • Paturel, R., & Maalel, I. (2016). La performance des structures tunisiennes d’accompagnement des créateurs d’entreprises. Recherches en Sciences de Gestion, 113(2), 63‑88. https://doi.org/10.3917/resg.113.0063
  • Poivret C. (2017). « Quelques réflexions sur l’histoire de la pensée managériale française (I) », Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels- RIPCO, HS, p. 297-326.
  • Poivret C. (2018). « Quelques réflexions sur l’histoire de la pensée managériale française (II)», Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportement sorganisationnels – RIPCO, vol. XXIV, n° 57, p. 275-295
  • Rouquet A., 2023, La naissance de la pensée sur la logistique d’entreprise en France, Logistique & Management, 31:3, 115-133.

revue Mondes en Développement : appel à contribution pour le n° 215/3

Revue francophone à comité de lecture fondée en 1973 par François Perroux (Collège de France), Mondes en développement publie au plan international des contributions en français ou, pour certaines, en anglais. Elle s’intéresse aux différents modes et trajectoires de développement des pays dans le monde, selon des valeurs humaines (économie des ressources humaines, éthique du développement…), économiques (coopérations, mondialisation, sous-développement et pauvreté, dynamiques migratoires…), sectorielles et techniques (industrialisation, agriculture, transferts de technologies…), financières (financement du développement, dette, microfinance…). Une attention particulière est accordée aux enjeux institutionnels (gouvernance) et de la société civile dans une perspective de développement durable.

Pour son n° 215/3 de 2026, la revue Mondes en Développement propose un thème : “Emploi du temps, travail domestique et care” Rédacteurs en chef invités : Jacques Charmes et Philippe Adair. Cet appel est ouvert jusqu’au 1er avril 2026.

Appel à contribution

La mesure de l’emploi du temps des femmes et des hommes et la prise en compte du travail domestique ne sont pas des préoccupations nouvelles. Les travaux de Stanislav Strumilin (1925) sur les ouvriers de l’Union soviétique dans les années 1920, puis de Sorokin (1937, 1939) aux États-Unis, sans même revenir jusqu’à Frédéric Le Play (1855) et ses travaux sur les ouvriers européens, avaient posé les jalons d’une tradition d’enquêtes sur l’emploi du temps qui prirent leur essor dès la fin des années 1960 en Europe (Szalai, 1972) et connurent une accélération et une extension à l’ensemble des régions du monde suite à la Conférence de Beijing qui en fit une des recommandations de sa Plate-Forme d’Action en 1995. On compte aujourd’hui plus d’une centaine de pays à avoir réalisé de telles enquêtes à l’échelle nationale dont la moitié les ont renouvelées au moins une fois (près de 280 enquêtes ont été recensées) (Charmes, 2021, 2025). Les tâches domestiques ont également été considérées comme un véritable travail depuis longtemps (Le Play, 1855 ; Marshall, 1909) et ce n’est que la naissance de la Comptabilité Nationale dans l’après-guerre et la nécessité de pouvoir apprécier la valeur marchande des activités productives qui conduisirent à leur exclusion afin de limiter le recours à des mesures par voie d’imputation, alors que les recensements de population ne s’étaient pas tenus à une telle exclusion (Folbre 1991). Dès 1934, les travaux de Margaret Reid (1934), puis ceux de Gary Becker avec sa Théorie sur l’allocation du temps (1965) et son Traité sur la Famille (1981), et plus récemment de Marylin Waring (1988 ; 1999) remettaient l’accent sur l’importance du travail domestique que le rapport Stiglitz, Sen et Fitoussi (2009) devait pointer comme l’une des lacunes dans la mesure du PIB et du bien-être. Lors de sa révision en 2008, et de nouveau en 2025, le Système de Comptabilité Nationale (SCN) préconisait l’élaboration de comptes satellites de la production domestique et le calcul d’un PIB étendu. Fleurirent alors de nombreuses estimations de la production domestique en proportion du PIB, mais ce n’est que plus récemment que des versions élargies des comptes nationaux et du PIB ont vu le jour avec des méthodologies standardisées (UNECE 2017).

Cependant, les utilisations et les analyses des enquêtes sur l’emploi du temps ne se cantonnent pas au seul travail domestique : le temps consacré aux loisirs, à la sociabilité et aux soins personnels a toujours représenté un centre d’intérêt pour les sociologues (Gershuny, 2000), les études de santé publique (Voir les articles publiés dans le BMC Public Health sur l’impact de l’utilisation du temps sur la santé de certaines catégories de personnes : jeunes, adultes, personnes âgées), les spécialistes des media (nombre d’heures passées à l’écoute ou devant les écrans, et créneaux d’écoute) et les approches environnementales (temps consacré à la production d’énergie et au traitement des déchets (Fajzel et al., 2023), certains de ces aspects ayant même précédé l’intérêt pour le travail domestique non rémunéré.

Il n’en demeure pas moins que le travail domestique et de soins, qui retombe de façon disproportionnée sur les femmes, est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux obstacles limitant l’accès de celles-ci au marché du travail, le responsable du caractère épisodique ou partiel de leur participation économique, et par voie de conséquence une limite à leur autonomisation. On ne compte plus le nombre des travaux sur la pauvreté en temps (« time poverty ») (Zacharias, 2011 ; Zacharias et al., 2012), la féminisation de la pauvreté (Chant, 2006), les inégalités de genre dans le partage du travail domestique et de soins (Antonopoulos and Hirway, 2010 ; Hirway, 2017) qui viennent alimenter la réflexion en amont de la stratégie dite des 3 Rs (Reconnaître-Réduire-Redistribuer) (Elson, 2017).

Plus récemment deux rapports phares de l’Organisation Internationale du Travail sur le travail et les travailleurs des soins (Addati et al., 2018), ou sur les soins dans le cadre du travail (Addati et al., 2022) ont suscité la réalisation de nombreuses études sur l’économie des soins dans les diverses régions du monde : voir par exemple UN Women-ERF, 2020 pour la région MENA ou Donehower, 2025 pour l’Asie et ECLAC-UN-ILO, 2025 pour l’Amérique Latine). En étendant la réflexion aux travailleurs des soins dans le secteur économique, ces rapports ont élargi la stratégie des 3Rs à deux dimensions supplémentaires (Rémunérer-Représenter) pour rendre compte du fait que ces travailleurs – non rémunérés dans la sphère domestique – le sont aussi très mal dans la sphère marchande et que les un(e)s et les autres doivent être mieux représentés afin de faire entendre leurs voix et revendications de la part des pouvoirs publics.

La littérature francophone sur ces sujets est relativement ancienne (Fouquet et Chadeau, 1981 ; Goldschmidt-Clermont, 1982 ; Roy, 2009 et 2012 ; le numéro de la revue française de socio-économie consacré à la question en 2008 ; plus récemment Chassoulier et al., 2023 pour un panorama sur le secteur des soins en France) ou mal connue au milieu des innombrables travaux anglo-saxons et il est apparu souhaitable d’y consacrer un numéro thématique de la revue Mondes en Développement.

Les articles soumis pourront relever de diverses disciplines (anthropologie, économie, géographie, psychologie, santé publique, sociologie) et traiter – dans une perspective de genre – diverses thématiques parmi lesquelles :

  • Pauvreté en temps et féminisation de la pauvreté
  • Racines des inégalités de genre sur le marché du travail
  • Répartition du travail domestique et de soins au sein des ménages
  • Normes sociales, patriarcat et division du travail au sein de la sphère domestique
  • Dimensions et structures de l’économie des soins et impact des politiques au niveau local, national, régional
  • Politiques de reconnaissance, de réduction et de redistribution du travail domestique et de soins
  • Emploi du temps et questions de santé et de bien-être
  • Impact des chocs exogènes (pandémie du COVID-19, hyperinflation, dévaluation) sur l’emploi du temps et le travail domestique et de soins
  • Travailleurs domestiques rémunérés
  • Travailleurs rémunérés du secteur des soins (éducation, santé, travail social)

Cette liste ne se veut pas exhaustive et toutes les propositions entrant dans le champ défini seront examinées.

Cet appel est ouvert à tout type de méthodes : réflexions théoriques, analyse macro, méso ou micro, études de cas, production d’indicateurs, analyses statistiques, études expérimentales dont RCT, analyse comparative ou monographie etc…

Critères de sélection : pertinence thématique, pertinence du champ, originalité de la démarche, clarté de l’argumentation, pertinence des résultats.

Instructions aux auteurs

L’auteur·trice atteste que sa proposition d’article n’a pas été publiée par ailleurs et ne fait pas l’objet d’une soumission à une autre revue. L’avis du Comité de lecture conditionne la publication de tout article. La proposition d’article anonymisée fait l’objet d’un avis de recevabilité puis, s’il est positif, de rapports anonymes par deux referees.

  • Le texte est transmis en fichier word par mail. Le volume de référence est de 50 000 signes (espaces inclus), y compris les résumés, les notes, la bibliographie, les annexes, les tableaux et graphiques. Le texte, en style normal, est aligné à gauche, sans retrait de paragraphe, sans césure, sans puce, ni numéro. Il est composé en garamond 11, espace simple, sans marge.
  • Les résumés en français et en anglais (avec titre traduit) ne dépassent pas 1 000 caractères (espaces inclus). Ils sont accompagnés de mots-clés (français et anglais, 7 au maximum) et de la classification JEL (5 références au maximum).
  • Les parties et sous-parties sont numérotées (1., 1.1, 1.1.1, …). L’introduction et la conclusion ne sont pas numérotées.
  • Les tableaux, graphiques, schémas et cartes mesurent au maximum 11,5 cm en largeur ; leur emplacement dans le texte est précisé. Ils sont présentés, ainsi que les formules mathématiques, sous word, éventuellement au format image, et ne sont pas scannés. Leur lisibilité est testée sur un tirage papier.
  • Le titre de l’article, prénom et nom de l’auteur, titre, institution, adresse électronique, adresse postale personnelle (pour l’envoi du numéro), sont mentionnés.
  • Les notes de bas de page sont numérotées par ordre croissant en chiffres arabes en times new roman normal 9.
  • Dans le texte, les références d’auteurs sont précisées des plus récentes aux plus anciennes, avec les pages des citations (Perroux, 1981, 47).
  • À leur première utilisation, les sigles et acronymes sont développés.
  • La bibliographie est établie en garamond 10, par ordre alphabétique des seules références mobilisées dans le texte, pour un auteur, de l’année la plus récente à la plus ancienne, sous la forme suivante :

La reproduction et la traduction des articles sont soumises à l’accord préalable des éditions De Boeck. La source est indiquée et un exemplaire est communiqué à la rédaction.

Format des contributions

La proposition de contribution est soumise en fichier Word par mail aux adresses suivantes : jacques.charmes@yahoo.com ; adair@u-pec.fr

Références

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CDEFM : les perspectives pour 2026

Ce 29 janvier, les perspectives de la CDEFM pour 2026 était présentées par Vincenzo Vinzi, Directeur Général de l’ESSEC et Stéphanie Lavigne, Directrice Générale de TBS Education.

Vincenzo Vinzi, respectivement président par intérim, et Stéphanie Lavigne, vice-présidente de la CDEFM, viennent d’organiser conjointement une conférence de presse de présentation de l’organisation et ses perspectives en ce début 2026. La Conférence des Directeurs des Écoles Françaises de Management regroupe à ce jour 37 écoles, près de 180.000 étudiants, dont 1/3 en alternance, 4.000 professeurs et 10.000 collaborateurs.

Vincenzo Vinzi, président, et Stéphanie Lavigne, vice-présidente de la CDEFM
Vincenzo Vinzi, président, et Stéphanie Lavigne, vice-présidente de la CDEFM, dans les locaux de l’ESSEC Business School, à Puteaux.

Les membres de la CDEFM présentent un positionnement international compétitif malgré des risques

En premier lieu Vincenzo Vinzi aura décrit la position des meilleures écoles de commerce comme un véritable « miracle à la française”. Alors qu’elles permettent un accès aux grandes écoles de commerce avec des frais d’inscription globalement plus faibles que leurs concurrentes internationales, la CDEFM fait le tour de force de placer 26 écoles dans la tranche des 100 meilleures inscrites dans le classement du Financial Times de 2025, comme le confirme un communiqué de Campus France.

  • Ceci-dit, il faut constater – en premier lieu – une fuite paradoxale d’étudiants français justement vers l’international. Il existe en effet un effet délétère à ce jour lié au calendrier de Parcoursup qui donne aux étudiants des réponses trop tardives sur leur choix définitifs d’inscription dans les établissements scolaires français alors que les places dans les écoles étrangères se clôturent par anticipation. Un processus contre-productif qui amène trop souvent les étudiants nationaux à préférer la sécurisation d’une place hors de nos frontières.
    Bien entendu, il faudrait avancer la date des résultats selon les représentants de la CDEFM. Des échanges avec le Ministère à ce propos seraient d’ailleurs bien avancés.
  • En second lieu, sur les 37 écoles de la conférence, 23 écoles s’ouvrent aux classes préparatoires. La réputation historique des grandes écoles en France est d’ailleurs un marqueur important de cette filière. Pourtant, lors de la dernière rentrée, quatorze d’entre-elles n’ont pu remplir les effectifs attendus. C’est que la concurrence internationale s’intensifie. Historiquement centré autour du Top 10 des écoles, il faut noter aujourd’hui un resserrement notable du choix des familles pour  le Top 5 des établissements triplement accrédités (AMBA, EQUIS, AACSB).
    « Une des cinq premières sinon rien… » deviendrait une attitude souvent constatée selon les propos de Stéphanie Lavigne. En tout cas, « rien en France » faut-il préciser si les étudiants concernés par ce choix n’obtenaient de place dans le quinté !

On comprend mieux la compagne “Prépare-toi” #PREPARETOI initiée dès 2024, visant à mettre en exergue le passage en classe préparatoire – pour valoriser ces étudiants diplômés des Grandes Écoles Françaises de Management ayant emprunté cette filière – par la délivrance de deux nouveaux certificats : un « Certificates of Liberal Arts » et un autre dit « of Humanities » délivré par la CDEFM. Le but est autant de signaler aux entreprises ce passage dans une filière spécifique, pour ne pas dire élitiste, avec une vision dite « higher order thinking skills » visant également à répondre aux attentes de l’Association des professeurs des classes préparatoires (APHEC) face aux formations bac +2 diplômantes qui prennent du terrain.

Une double difficulté pour les établissements qui cherchent à ouvrir les recrutements

Au-delà de cette sélection des profils dans une valorisation des « habiletés supérieures de la pensée », il ne faut pas oublier la masse de la cohorte. 64% des étudiants en école de commerce ne seraient jamais venus s’il n’y avait pas eu d’apprentissage et 27% y sont boursiers, selon une étude CDEFM réalisée auprès de 7.445 étudiants et publiée en novembre 2024. 48% de ces mêmes étudiants travaillent, dont 90% dans des entreprises françaises. 1/3 sont des internationaux et les 3/4 souhaitent vivre en France. C’est donc bien la valeur d’une culture transmise que la plupart des étudiants viennent finalement chercher en France, dans une sorte de « pollinisation croisée des cultures » évoque Vincenzo Vinzi, lui-même né à Capri (Italie). C’est pourquoi ce dernier aspire à ce que les problématiques de délivrance des visas puissent se solutionner grâce à une simplification des processus et un accroissement des offres d’hébergement autour des campus. Une mise en « valeur républicaine » précise-t-il, avant d’évoquer les partenaires Campus France et le label « Bienvenue en France » ainsi que les Ministères de référence.

Pourtant, la rédaction de LaRSG s’est étonnée du fait que certaines écoles de la CDEFM s’écartent de l’esprit qui prévaut à l’article premier de la Constitution française intitulé « De la souveraineté » qui stipule que la langue de la République est le français. Qu’il s’agisse des enseignements ou du site internet, 100% est parfois en anglais ! Lorsque la question est posée, Stéphanie Lavigne précise que certaines écoles ont effectivement développé des programmes « Full English » pour ceux des étudiants qui veulent s’inscrire dans des carrières internationales. Il n’en reste pas moins que l’ESCP est financée, pour partie, par des cotisations prises sur les entreprises du tissu économique parisien, alors que l’établissement n’affiche plus Paris comme raison d’être de son acronyme. [source]

« La langue ne doit pas présenter une barrière » indique Vincenzo Vinzi, et il y a « risque de se couper de talents », même si « chaque école fait sa stratégie » complète Stéphanie Lavigne.

Une course à la certification perpétuelle

Alors qu’une unification des critères de qualité serait souhaitée par le président de la CDEFM en évoquant les organismes de certification, autant nationale qu’internationale, Vincenzo Vinzi a exprimé le souhait que la certification « Qualiopi » – considérée aujourd’hui comme un gage de qualité des prestataires d’actions de formation et d’apprentissage – puisse subir une montée du label vers une version complémentaire Qualiopi +.

Rendue obligatoire depuis le 1er janvier 2022 pour les organismes de formation souhaitant bénéficier des fonds publics et mutualisés, Qualiopi se verrait adjoindre une nouvelle certification cette fois obligatoire pour renforcer les exigences sur les méthodes pédagogiques. En perspective, de nouveaux dispositifs de contrôle pédagogique de l’apprentissage seraient envisagés alors que la certification actuelle ne mesure directement ni l’impact ni l’efficacité de l’enseignement.

À n’en pas douter, une sur-législation entrainement de nouveaux coûts pour les écoles qui se répercuterons inévitablement. Les frais des programmes grandes écoles (PGE) ayant augmenté de 84% depuis 2011, passant d’environ 25 918 € à 47 728 €, et continuent de croître de 5 % par an (source TF1).

Le mot de la fin pour la CDEFM

Vincenzo Vinzi et Stéphanie Lavigne n’ont exprimé aucun avis sur l’émancipation du CNRS des accès du Web of Science (Clarivate) et l’impact pouvant être induit sur les écoles membres de la CDEFM.

Programme du colloque 2025 : Démocratie en santé et pouvoir d’agir des usagers

Programme du colloque 2025 : Démocratie en santé et pouvoir d’agir des usagers
Pouvoir d’agir des usagers en Europe, en Amérique, en Afrique… Partager les savoirs pour une plus grande démocratie en santé

Les Rencontres de la chaire de Gestion des services de santé du Cnam, le laboratoire Lirsa (EA4603), et la Revue des Sciences de Gestion s’associent pour organiser la 3e édition du colloque “Démocratie en santé et pouvoir d’agir des usagers”.

Cette rencontre, qui s’inscrit au cœur des célébrations des 60 ans de la revue à Marrakech, rassemblera des experts, chercheurs et praticiens issus de différents continents.

Après avoir exploré les dynamiques en Europe en 2023, puis en Europe et au Québec 2024, le colloque 2025 propose d’élargir la réflexion à l’Afrique et aux autres régions du Monde.

Organisé par Sandra Bertezene, professeure du Cnam titulaire de la chaire de Gestion des services de santé, dans le cadre de la mission de diffusion de la culture scientifique du Cnam (avec le Laboratoire interdisciplinaire en sciences de l’action – Lirsa).

Ce cycle de conférences-débats complète les enseignements de l’équipe pédagogique nationale Santé-Solidarité et s’adresse à tous.


PROGRAMME

10h30 – 12h30 | Conférence – Démocratie en santé et pouvoir d’agir dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux et les projets territoriaux de santé mentale: paroles d’usagers et de dirigeants

  • Pauline MAISANI, directrice générale adjointe du Groupe Hospitalier Universitaire Sorbonne, directrice de la Pitié Salpêtrière
  • Gérard ABRAHAM, usager expert auprès de la Haute Autorité de santé (HAS), représentant des Usagers au sein Groupe Hospitalier Artois-ternois, représentant des usagers au sein de la maison des usagers du Centre Hospitalier de Lens
  • Claire VINCENT, directrice adjointe, Groupe Hospitalier Artois-Ternois, Centre Hospitalier d’Arras
  • Christos PANAGIOTOPOULOS, directeur, appui au projet d’établissement, innovation et transformation, coordinateur, Projet Territorial de Santé Mentale Seine-Saint-Denis

14h – 17h | Ateliers – La démocratie en santé et le pouvoir d’agir des usagers: retours d’expérience, témoignages et résultats de recherche

Atelier 1 – Pouvoir d’agir des professionnels et des patients: partenariat de soin, expérience patient, co-design, collaboration et autonomie des soignants, etc.


Proposition d’une feuille de route pour développer le partenariat en santé en France
Célia BOURGEAC, étudiante double diplôme Pharmacie et Sciences Po Master Affaires européennes
Pierre-Alexis PASCO, étudiant en master Carrières Publiques à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence


Le Label « Partenaires en santé »: un dispositif innovant visant à reconnaître, accompagner et évaluer les pratiques de partenariat dans les milieux de santé et de services sociaux du Québec
Geneviève DAVID, Centre d’excellence sur le partenariat avec les patients et le public (CEPPP), Centre de recherche du CHUM (CRCHUM)


Le statut des patients partenaires: du bénévolat au salariat? Quelle stratégie managériale?
Sofiane CHERFI, chargé de cours à l’IESEG et HEI école d’ingénieurs


Les facteurs de l’apprentissage organisationnel dans le cadre de l’expérience patient: expérimentation au sein d’un hôpital public français
François KOUKOUI, médecin cardiologue, chef de pôle Santé publique et Soins de suite et de réadaptation, Centre Hospitalier Sud Francilien


Vers un renforcement de l’autonomie et du pouvoir d’agir des cadres paramédicaux?
Marc-Antoine JACOB, maître de conférences en Sciences de gestion, Conservatoire national des arts et métiers, laboratoire Lirsa


Démocratie en santé et santé au travail
Nicole MISSIAMENOU, fondatrice et ambassadrice de WPSI Consulting Group SAS

Atelier 2 – Numérique, art et démocratie en santé dans les territoires


Les réseaux sociaux, levier du pouvoir d’agir des patients atteints de syndromes post-infectieux? Une comparaison internationale
Christine Noël Lemaitre, MCF HDR Aix Marseille Université, UR 892 Laboratoire de théorie du droit LTD, chercheur associée au LIR3S UMR 7366 Unibourgogne
et Didier Chabanet, directeur de la Recherche, IDRAC Business School Lyon, chercheur au laboratoire Triangle de l’ENS Lyon


Axel, un accélérateur industriel né d’une intervention syndicale et citoyenne – associer salariés, chercheurs, soignants et patients à l’élaboration des technologies de santé
Michel PERNET, journaliste
et Franck PERRIN, cadre technique chez Trixell-Thales


La contribution des chatbots médicaux au développement du pouvoir d’agir des patients en France, au Maroc, en Tunisie
Mohamed Anouar LAHOUIJ, enseignant en Sciences de l’information et de la communication, Université de Strasbourg
et Widiane FERCHAKHI, maître de conférences en Sciences de gestion, Université de Haute Alsace, laboratoire Greco


Le laboratoire émotionnel, une expérience sur les liens entre santé, culture et citoyenneté
Viviane JAUFFRET SERON, comédienne et dramathérapeute accréditée, élève au Cnam master Innovation entreprise et société

Alice ANBERREE, enseignante-chercheuse en sciences des organisations, Cnam, laboratoire Lirsa

Thierry CHARLOIS, chargé de l’action citoyenne et du comité d’orientation, Théâtre de la Concorde


Rose Tangos: une pièce de théâtre nourrie de l’expérience du parcours de patientes ayant un cancer du sein
Christelle JOUANNAUD, oncologue, Institut GODINOT
et Véronique et BATTEUX, patiente partenaire et référente en rétablissement en cancérologie


Gouverner la santé avec les usagers: le cas néo-aquitain
Oumaima OMARI HARAKE, doctorante en Sciences de Gestion, Université de Poitiers, Laboratoire CEREGE

Atelier 3 – Pouvoir d’agir et démocratie en santé dans les secteurs sanitaire, social et médico-social


La participation des usagers au prisme des politiques d’organisation du champ de l’autonomie: l’exemple de la transformation de l’offre médico-sociale en France
Loïc ANDRIEN, chercheur associé, chaire Transformation des organisations et du travail, Sciences Po Paris


Freins et limites de l’application des principes juridiques garantissant le pouvoir d’agir et la citoyenneté des résidents au sein des Ehpad
Kiara CHEGAI, responsable projet-formation, Fondation Médéric Alzheimer


Analyse des impacts du Comité de Vie Sociale (CVS) et de la Commission des Menus sur les soins et la gouvernance des ESMS: cas d’un Ehpad et d’une Résidence Autonomie
PASSE Edmond, enseignant à l’EDC Paris Business School


Parole d’usagers en santé mentale
Franck PEINAUD, administrateur et bénévole, Fédération nationale des associations d’usagers en santé mentale (FNAPSY)


Du consultatif au décisionnel: évaluer le co-design comme levier du pouvoir d’agir des usagers dans la gouvernance hospitalière
Sarah GOURDINE, directrice des ressources matérielle, Établissement Public de Santé Mentale de la Guadeloupe


Le dossier de soins: au fondement de la qualité des soins et du pouvoir d’agir des usagers en Tunisie
Sonia BEN HADJ HASSEN, professeure, École des sciences infirmières de Kairouan

17h | Conclusion

  • Philippe NASZÁLYI, directeur de La Revue des Sciences de Gestion, professeur des Universités honoraire, président de la Conférence de Territoire puis du Conseil Territorial de Santé de l’Essonne (2013–2022)
  • Sandra BERTEZENE, professeure du Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire de Gestion des services de santé, Laboratoire Lirsa

Programme des Rendez-vous du Management de Marrakech 2025

Le comité d’organisation de la 3e édition du congrès International « Les Rendez-vous du Management de Marrakech », des 10 – 11-12 décembre 2025, organisé par l’Université Hassan 1er et la Faculté d’Economie et de Gestion de Settat, a le plaisir de vous présenter le programme de l’événement qui débutera au Théâtre MEYDENE (M Avenue) à Marrakech, à partir de 14h.

Cette édition traite une problématique majeure au centre des préoccupations nationales et internationales : « Travailler plus ? Travailler moins ? ou Travailler autrement ? »

Pour apporter un éclairage pertinent et approfondi, des intervenants représentant des institutions mondiales seront présents pendant 3 jours pour animer des activités d’intérêt majeur.

KEYNOTE SPEAKERS – 10 décembre : 14h30, Meydene

Hicham EL BAYED – Faculté d’Economie et de Gestion, Université Hassan 1er
Philippe NASZALYI – Directeur de La Revue des Sciences de Gestion
Ewen LEMOINE – Fondateur El Conseil & Formation
Houda BARAKATE – Directrice Générale EFE- Maroc
Ibrahima FALL – Directeur de l’Institut du Travail Réel

MASTER CLASS – 11 décembre : 08h30, M TECH – HR Days

Amine ROSSAFI – Directeur exécutif de l’Académie de l’EFE
Kaoutar MANERA – Country Human Resources Director chez Hilton
Eric LE DELEY – Directeur Génrale Délégué Adadémique Montpellier Business School
Thomas DENAYER – Directeur de communication Cliniques Universitaires Saint-Luc Université Catholique de Louvain-Bruxelles
Larbi SAFAA – Enseignant-chercheur Université Cadi Ayyade

FORMATION DOCTORALE – 12 décembre : 08h30, M TECH

Yves SOULABAIL – Secrétaire général de La Revue des Sciences de Gestion – Enseignant-chercheur Istec Business School Paris
Eric SEVERIN – Université de Lille
Jérôme BARAY – Vice-président de Le Mans Université
Daniel BRETONÈS – Directeur de la revue Vie & Sciences de l’Entreprise

Encyclopédie des communautés et des pratiques communautaires

(Presses universitaires Paris-Saclay — Label Maturation MSH Paris-Saclay)
Appel à contributions
Jusqu’au 15 septembre 2025

Le projet

L’Encyclopédie des communautés et des pratiques communautaires a pour ambition de participer à une meilleure compréhension des manifestations de la créativité sociale passées et présentes des individus pour s’organiser collectivement dans un objectif général d’émancipation des individus et des groupes.

La communauté, telle que nous la définissons, est constituée d’un groupe de personnes qui partagent un but, un intérêt ou un bien commun et qui établissent des relations sociales privilégiées entre elles. Ces communautés imaginent des règles pour réaliser le but fixé, défendre l’intérêt protégé, gérer et conserver un bien commun.

L’Encyclopédie des communautés et des pratiques communautaires a vocation à rassembler des contributions qui viennent soit de l’expérience pratique, soit de réflexions théoriques, dès lors qu’elles aident à mieux comprendre les communautés telles que nous les avons définies. La méthode retenue permet un dialogue entre approche empirique et approche théorique qui s’enrichissent chacune au contact de l’autre.

Le choix de la forme encyclopédique est motivé par le souhait d’offrir un ouvrage scientifique de référence, pluridisciplinaire, en accès libre et en constante évolution. Le projet de l’Encyclopédie des communautés et des pratiques communautaires est né en 2018 et a fait l’objet de colloques et de publications intermédiaires. Il nous est apparu comme une évidence que l’encyclopédie soit en accès libre, qu’elle puisse s’enrichir au fil de l’eau, qu’elle soit animée par un collectif et enfin, qu’elle fasse communauté.

Soutenue par la MSH Paris-Saclay depuis ses débuts, l’Encyclopédie des communautés et des pratiques communautaires est un des projets pilotes de la plateforme éditoriale de publication en science ouverte des presses universitaires de l’Université Paris-Saclay (modèle diamant) qui sera disponible à compter de janvier 2026.

En 2025 des extraits choisis de l’encyclopédie ont été publiés en édition diamant (Encyclopédie des communautés et pratiques communautaires : extraits choisis, M. Clément-Fontaine et G. Gidrol-Mistral [dir.] et al., Université Paris-Saclay, 2025, 978-2-9597054-0-3.10.52983/JAQH5207, hal-04893685).

Les contributions sont publiées sous une licence permettant la reproduction libre (et gratuite) sans modification, sous réserve de mention du nom des auteurs et autrices.

Des suggestions de questions auxquelles répondre

Thème 1 : Les critères des communautés

  • 1) Un intérêt communautaire : la communauté met en œuvre un intérêt supérieur aux intérêts individuels de ses membres et à la somme des intérêts individuels. L’intérêt communautaire précède-t-il la communauté qui se met en place dans le but de le protéger ou est-ce la communauté qui fait émerger l’intérêt communautaire ? Existe-t-il une gradation de l’intérêt communautaire (plural, collectif, public, commun, général) ?
    Les exemples des fiducies d’utilité sociale (Québec), des fondations (France) ou des Charitable Trust (Canada — Angleterre), mais aussi les expériences qui ne s’appuient pas forcément sur une structure légale ou qui trouvent leurs sources dans d’autres traditions juridiques permettront d’illustrer ces enjeux.
  • 2) Un territoire commun : la communauté s’établit-elle nécessairement sur un territoire délimité qui l’accueille, que cet espace soit foncier ou immatériel (plate-forme numérique) ? Les exemples de l’environnement ou du savoir témoignent de cet éclatement à travers la notion d’écosystème ou de biens communs de la connaissance.
  • 3) Une mise en commun : la communauté se caractérise par une mise en jouissance commune. Ce partage de jouissance interroge également la fluidité des entrées et des sorties dans la communauté. Le type de communauté (fermées ou poreuses, exclusives ou inclusives) comme la nature des biens communs (matériels et rivaux, immatériels et non rivaux) ont-ils un impact sur la jouissance commune ? Les cohabitats ou les productions intellectuelles collaboratives soulèvent ce type de questionnement.

Thème 2 : Les formes communautaires

La notion de communauté est rétive à s’inscrire dans une seule forme connue. Il n’existe pas un cadre d’organisation de la communauté, mais une pluralité de modèles, certains inscrits dans le droit, d’autres non. Quel rapport les communautés entretiennent avec des formes et concepts connus ? On peut penser à la personnalité morale ou aux formes historiques, tels les communautés villageoises du Moyen-Âge, le compagnonnage à travers les siècles, l’associationisme, le mutualisme, le coopérativisme ou encore le syndicalisme. Proposent-elles des modèles qu’il serait judicieux de formaliser ?

Thème 3 : L’organisation communautaire

  • 1) La genèse d’une communauté : la communauté repose nécessairement sur une démarche privée qui peut coexister, voire concurrencer, les organisations publiques.
    Quelle est la force de la volonté initiatrice ? Quelles places respectives des personnes privées et des personnes publiques ? Quelles sont les interactions de la communauté avec l’extérieur (les autres organisations, publiques ou privées notamment) ?
  • 2) Les règles de fonctionnement : les communautés développent des règles de fonctionnement qui mettent en place des pratiques communautaires. Ces règles ad hoc servent la poursuite de l’intérêt communautaire. À force de répétition, ces usages ontils un effet obligatoire ? Créent-ils des règles normatives au-delà de la communauté ?
    Comment ces règles sont formalisées, et si elles le sont, quels mécanismes sont mis en place pour les faire respecter ? Enfin, ces règles et mécanismes sont-ils source de droit ?

Thème 4 : Les communautés : humains, choses et autres entités

La communauté est-elle une forme d’organisation exclusivement humaine ou peut-elle inclure d’autres entités ?

Comité éditorial

– Mélanie Clément-Fontaine, Professeure de droit privé, Université Paris-Saclay, UVSQ, DANTE
– Gaële Gidrol-Mistral, Professeuse de droit privé, Université du Québec à Montréal, GRDP.

Comité scientifique

Mélanie Clément-Fontaine, Gaële Gidrol-Mistral, David Hiez (Professeur de droit privé à l’université du Luxembourg), Nicolas Jullien (Professeur d’économie, IMT Atlantique), Liliana Mitkova (Professeure de gestion, Université de Paris-Saclay, Ivry), Garance Navarro Ugé (Docteure en droit public, UP1/EHESS), Pierre-Yves Verkindt (Professeur de droit privé émérite, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne).

Informations pratiques : comment contribuer

Conditions éditoriales

Chaque proposition de contribution fait l’objet d’une évaluation par le comité éditorial pour juger de son adéquation avec l’objet de l’encyclopédie.

Les propositions complètement rédigées sont évaluées par le comité scientifique ; ce comité scientifique pourra s’appuyer sur des évaluateurs extérieurs pour ce faire.

Modalités de soumission

Une première série de notices a été écrite et est disponible ici : https://hal.science/hal-04893685v1

Calendrier pour la publication de janvier 2026

– Envoi des propositions de contribution (thème et résumé de 3000 signes maximum) avant le 15 septembre à l’adresse suivante : encyclopedie_pratiques_communautaires_ceedi@groupes.renater.fr ;
– Envoi des contributions avant le 3 novembre ;
– Dernière lecture avant le 10 décembre ;
– Publication des nouvelles notices en janvier 2026.

Nature des contributions

– Un thème unique par contribution
– Contenu scientifique et ton libre : l’auteur ou l’autrice est invitée à faire état d’une pensée originale avec en introduction un état de la littérature et des principales thèses en présence. La consigne est inapplicable au récit d’expérience.
– Langue : la contribution peut être faite en français, espagnol ou anglais ; l’ambition est de publier tous les travaux dans les trois langues.
– Longueur : 20 000 à 30 000 signes.
– Les contributions devront être accompagnées de :

• Un résumé synthétique de 1000 signes maximum présentant l’idée maîtresse et son articulation avec l’ensemble de l’encyclopédie (le résumé pourra être revu par le comité éditorial)

• Une liste de 3 à 5 mots-clés qui seront utilisés pour naviguer dans les thèmes de l’encyclopédie et entre les contributions.

• Bibliographie des références utilisées dans le texte.

• Éventuellement une liste de 3 à 5 références pour permettre au lecteur ou à la lectrice d’aller plus loin sur le thème de la contribution (notamment vos écrits à l’origine de la contribution).

  • Les auteurs et autrices sont invitées à lier leur contribution aux autres contributions.
  • Les contributions devront absolument respecter les règles de formatage de l’encyclopédie (voir ci-après).

Règles de formatage

– Les contributions devront utiliser une feuille de style (les titres au format titre, etc.)
– Les références sont présentées en respectant les principes et le style UQAMAPA : nom d’auteur et d’autrice, année dans le texte, référence complète en fin de document. Voir les consignes détaillées ici : https://style-apa.uqam.ca/ en français, et ici : https://uqam-bib.on.worldcat.org/oclc/1124961103 en anglais.

Contact

encyclopedie_pratiques_communautaires_ceedi@groupes.renater.fr

Les Rendez-vous du Management de Marrakech 2024 : l’IA au cœur des débats

Les Rendez-vous du Management de Marrakech (RMM) – deuxième édition – se sont tenus du 11 au 13 décembre 2024. Ils ont réuni chercheurs, professionnels et décideurs autour des enjeux de l’intelligence artificielle (IA) pour les organisations. Ce rendez-vous – permis grâce au soutien de l’université Hassan 1er et HEEC Marrrakech, et avec le concours important du Groupe Oliviers Santé – a ainsi marqué un tournant dans la réflexion sur l’impact de l’IA dans le monde des organisations au Maroc et à l’international. La Revue des Sciences de Gestion, partenaire depuis la première édition et présente tout au long de l’événement, a été soutenue à cette occasion par la venue depuis Paris des représentants de l’Istec Business School et de la revue Management & Sciences Sociales.

Les Rendez-vous du Management de Marrakech 2024 : lieu de formation

L’événement s’est ouvert par deux formations – sur toute la journée du 11 décembre – destinées à renforcer la capacité des doctorants.

  • La première axée sur ce qui doit entrer en ligne de compte pour publier dans les grandes revues scientifiques. Elle a été animée, en matinée, par Yves Soulabail, secrétaire général de La Revue des Sciences de Gestion et enseignant-chercheur au sein de l’Istec Business School Paris. Délivrée dans les locaux d’HEEC Marrakech, elle a donné les clefs ouvrant les possibilités de publication dans les revues de gestion de premier plan en insistants sur les stratégies à mettre en œuvre.

À cette occasion, Yves Soulabail n’a pas manqué d’insister sur la nécessaire méfiance qu’il faut avoir envers de nombreuses revues prédatrices exploitant la méconnaissance des jeunes chercheurs. Il a d’ailleurs présenté les outils mis à disposition sur le site internet de la revue pour se protéger de ce phénomène.

Yves Soulabail Les Rendez-vous du Management de Marrakech (RMM)
Yves Soulabail ouvre Les Rendez-vous du Management de Marrakech (RMM)
  • La seconde formation, dirigée par Adil Cherkaoui, professeur HDR et directeur adjoint du LAREDGO, a permis aux participants de mieux comprendre les techniques de constitution d’une revue de littérature systématique, outil essentiel pour tout chercheur en management.
Le professeur Adil Cherkaoui
Le professeur Adil Cherkaoui

RMM 2024 : une réflexion sur IA générative comme accélérateur de l’innovation et de la digitalisation des organisations

Les RMM 2024, dès le lendemain – le mercredi 12 décembre – remplissaient les 400 places de l’auditorium du théâtre Meydene, en plein cœur du nouveau quartier de « M Avenue Marrakech », à l’ouest de la ville. S’y retrouvaient les professionnels, les enseignants et chercheurs et les très nombreux doctorants intéressés par l’IA.

auditorium du théâtre Meydene, en plein cœur du nouveau quartier de « M Avenue Marrakech »
De g. à d. : Amine Rossafi (directeur exécutif de l’académie de l’EFE), le Pr. Hicham El Bayed (directeur du CIOCE de l’université Hassan 1er), la Dr. Yousr Ben Hammadi Sanchez (directrice @2D-MED), le Pr Khalid Sadiqi (coordonnateur du Master MRH et directeur adjoint du laboratoire LRMD de l’université Hassan 1er), le Pr. Mohamed Lharoual (Université Cadi Ayyad) et la Pr. Fedwa Jebli (Université Internationale de Rabat).

Auditorium du théâtre Meydene, en plein cœur du nouveau quartier de « M Avenue Marrakech »

En organisateur principal des RMM, qu’il a institué en 2023, le Professeur Nabil Ouarsafi, de l’université Hassan 1er ouvrait la conférence plénière suivi par :

  • le Pr. Belaid Bougadir, président de l’Université Cadi Ayyad ;
  • le Pr. Abdelatif Moukrim, président de l’Université Hassan 1er ;
  • le Pr. Moulay Ahmed Lamrani, président de l’École HEEC ;
  • le Dr. Elmaati Errachiq, p.d.-g. du Groupe Oliviers Santé ;
  • le Pr. Jamal Zahi, doyen de la Faculté d’Économie et de Gestion de Settat ;
  • et le Pr. Éric Le Deley, doyen de l’ISTEC Business School Paris.
Les Rendez-vous du Management de Marrakech 2024
De g. à d. sur la photo : le Pr. Nabil Ouarsafi (université Hassan 1er), le Pr. Éric Le Deley (doyen de l’ISTEC Business School Paris), le Pr. Salah El Kortobi (vice-président de l’université Cadi Ayyad), le Pr. Hicham Jekki (vice doyen de la Faculté d’Economie et de Gestion de l’université Hassan 1er), le Dr. Rabi Toufiki (directeur médical de l’Hôpital Privé Les Oliviers Al Yasmine) au nom du Pr. Abdelatif Moukrim et au pupitre le Pr. Moulay Ahmed Lamrani (Président de l’École HEEC.
Les Rendez-vous du Management de Marrakech 2024

Le rôle d’une « IA générative et nouvel accélérateur de l’innovation et de la digitalisation des organisations » a été le cœur des interventions des participants de la table ronde qui aura suivi. Cette dernière, animée par le Professeur Hicham EL Bayed, directeur du Centre d’Information, d’Orientation et de Carrière de l’Étudiant (CIOCE) de l’Université Hassan 1er, et chroniqueur sur Atlantic Radio, a rassemblé :

  • M. Abdellatif El Rhadouini, comme représentant de Mme Imane Belmaati, directrice générale de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), établissement public marocain placé sous la tutelle de l’État ;
  • le Pr. Ibrahima Fall, président de Hommes & Décisions et fondateur de l’Institut du travail réel ;
  • la Professeure des Universités, Bérangère Lauren Szostak, de l’ISM-IAE de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (implanté au sein de l’Université de Paris-Saclay), ainsi que directrice du Laboratoire de Recherche en Management (LAREQUOI) ;
  • et le Professeur Mustapha Chagdali de l’Enseignement Supérieur à l’ISIT, un psycho-sociologue membre de la Société Marocaine de Psychologie.
conférence Les Rendez-vous du Management de Marrakech
La table ronde des Les Rendez-vous du Management de Marrakech

Cela a donné l’occasion, grâce à des débats fructueux, de mettre en lumière les opportunités comme les défis posés par cette technologie émergente dans le contexte managérial non seulement marocain mais aussi international.

L’Université Cadi Ayyad, partenaire des RMM2024, au cœur du débat sur IA et recherche/enseignement

En matinée de la dernière journée, les participants se sont retrouvés dans la magnifique salle du centre de conférences de l’Université Cadi Ayyad que préside le Professeur Blaïd Bougadir.

La thématique du matin était, bien entendu, l’intégration de l’IA mais cette fois dans l’enseignement et la recherche en management. Des intervenants venus de plusieurs horizons et pays différents apportaient des éclairages complémentaires, enrichissant le débat qui avait attiré une assistance nombreuse.

C’est le professeur Nabil Ouarsafi de l’Université Hassan 1er qui menait habilement les débats et passait la parole aux intervenants de ce carrefour d’échanges avec :

  • le Professeur Adil Berrazzouk, un enseignant-chercheur à HEEC Marrakech ;
  • le Professeur Philippe Naszályi, directeur de La Revue des Sciences de Gestion (LaRSG) ;
  • le Professeur Abdelmounim Belalia, directeur général de l’Université Mundiapolis de Casablanca ;
  • le Docteur Amine Rossafi, directeur exécutif de l’Académie de l’EFE, Maroc Academy, une entreprise sociale affiliée à EFE-Maroc (la fondation marocaine de l’éducation) ;
  • le Professeur Djadou Tanoh Pascald, directeur pédagogique de Vatel ;
  • ainsi que le Docteur Abdelhaq Mouhtaj, enseignant-chercheur et ancien directeur de l’Institut Supérieur International de Tourisme de Tanger (ISITT).
RMM2024
RMM2024

En fin de matinée, une Master Class, sur le schéma d’une conférence pour les professionnels de santé a permis de nourrir des échanges avec la salle. M. Thomas Denayer, directeur de communication des Cliniques Universitaires Saint-Luc et de l’Université Catholique de Louvain (Bruxelles) et Mme Yosr Benhamadi Sanchez, experte en management hospitalier et en gestion des risques pour le Cabinet 2D-MED ont déployé leurs expériences pour nourrir les interventions des participants.

Ces deux interventions ont été complétées et animées par la culture du professeur honoraire Mohamed Hamidi, de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Marrakech, membre particulièrement actif au sein de la société civile et auprès des associations savantes traitant des questions de santé au Maroc.

RMM 2024 : Des ateliers de méthodologie de recherche pour les doctorants

Toujours à la suite de cette matinée de ce vendredi 13 décembre, des sessions parallèles ont été organisées jusqu’à 18 heures. Vu le nombre des participants, ce n’est pas moins de 18 ateliers pratiques rassemblant 119 doctorants qui ont dû être organisés.

Ces sessions parallèles ont exploré en profondeur divers aspects de l’IA dans le management grâce à l’implication d’un pool d’enseignants chercheurs, à l’exemple de celui sur les études de cas augmentés par l’IA tenu par Mme Dominique Baruel Bencherqui, la directrice de la recherche à l’ISTEC Business School et chercheuse au Prism Sorbonne de l’Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne.

Tous ces ateliers ont ainsi permis aux jeunes participants d’approfondir leur pratique face à 54 professeurs aguerris, leur permettant de progresser dans leurs travaux de recherche et méthodologie.

RMM 2024 : une grande occasion de « networking » autour de l’IA

Les Rendez-vous du Management de Marrakech 2024 se sont imposés comme un carrefour d’échanges incontournable pour comprendre et anticiper les mutations induites par l’IA dans le monde des organisations. Les RMM 2024 ont non seulement permis d’appréhender l’état des lieux des avancées actuelles, mais également esquissé des pistes pour l’avenir du management dans un monde de plus en plus façonné par l’intelligence artificielle.

Les RMM 2024 ont offert, dans ce sens, une plateforme de réflexion approfondie de grande valeur sur les opportunités et les défis de l’IA dans le management. Les discussions ont abordé des questions éthiques cruciales, telles que la protection de la vie privée, la transparence des algorithmes et l’équité dans la prise de décision assistée par IA.

L’impact sur les pratiques managériales a été examiné sous tous les angles, de la prise de décision stratégique à la gestion opérationnelle quotidienne… Les participants ont notamment exploré comment l’IA pourrait redéfinir les rôles de leadership, transformer les processus organisationnels et influencer la culture d’entreprise.

La transformation du travail induite a été un sujet central, avec des débats sur l’évolution des compétences requises et la nécessité d’une formation continue face à l’automatisation croissante.

Les RMM sont désormais le rendez-vous incontournable de la pensée managériale francophone !

Le Pr. Nabil Ouarsafi et le Pr. Eric Le Deley
Le Pr. Nabil Ouarsafi, organisateur principal des RMM, et le Pr. Eric Le Deley, doyen de l’Istec Business School Paris

XXIVe Rencontres du RIUESS 2025

Les rencontres du RIUESS se tiendront à l’Université Lumière Lyon 2, du 26 au 28 mai 2025 sur la thématique de « L’ESS au Travail ! ».

La date limite pour soumettre les intentions de communication est fixée au lundi 9 décembre 2024.

Les thèmes de XXIVe Rencontres du RIUESS

Les communications devront s’inscrire dans un des cinq axes thématiques suivants :

  • Travailler et employer : frontières, sens et modes de gestion
  • Emanciper ou dominer : questionner le travail d’inclusion de l’ESS
  • Transformer par l’innovation, la coopération et le financement
  • Résister : travail politique et de légitimation
  • Enquêter : le travail de recherche dans/sur l’ESS comme un objet

Pour soumettre une proposition et en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel : https://riuess2025.sciencesconf.org/

Co-organisateurs : La Chaire ESS de Lyon 2, le laboratoire Coactis Laboratoire Coactis, le laboratoire Triangle, le Centre Max Weber, Sciences Po Lyon, l’Université Jean Monnet Saint-Etienne, l’École des Mines de Saint-Étienne.

Vincenzo Vinzi nouveau président de la CDEFM

Vincenzo Vinzi, le Directeur Général de l’ESSEC et le Président par intérim de la CDEFM, a été finalement élu comme Président de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises de Management (CDEFM) pour une durée de trois ans.

Vincenzo Vinzi élu pour trois années

C’est à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire réunie de 12 novembre 2024 que les membres de la CDEFM ont exprimés leurs votes.

Stéphanie Lavigne, Directrice Générale de TBS Education, accompagnera Vincenzo Vinzi en tant que Vice-présidente sur toute la durée du mandat.

La vision de Vincenzo Vinzi

Vincenzo Vinzi a présenté à cette occasion sa vision pour la mandature à venir ainsi que les trois principaux objectifs qui guideront la stratégie de la Conférence : le renforcement d’une gouvernance collégiale, agile et efficace, une influence accrue dans l’écosystème de l’enseignement supérieur, et des travaux et livrables axés sur nos thématiques prioritaires.

Pour mener à bien ce projet, la CDEFM se concentrera sur quatre priorités stratégiques :

  • la défense du modèle des Grandes Écoles de management en France et à l’international,
  • la promotion de la filière des classes préparatoires,
  • le renforcement des liens avec les entreprises, de toute taille et dans tous les territoires ainsi que la défense de l’apprentissage
  • et, enfin, la promotion de la diversité dans tous les cursus.

À travers cette feuille de route, la CDEFM se donne pour mission de consolider et de promouvoir un modèle d’enseignement supérieur français d’excellence résolument tourné vers l’avenir, en apportant des réponses innovantes aux défis de la société et en défendant les intérêts des écoles de management.

Un mot de Vincenzo Vinzi et de Stéphanie Lavigne

« Je remercie très chaleureusement mes pairs au sein de la CDEFM pour la confiance qu’ils m’ont accordé en m’élisant à la Présidence de la Conférence. Plus que jamais nos Grandes écoles de management doivent avancer ensemble pour défendre et promouvoir nos valeurs d’excellence et d’inclusivité, amplifier notre attractivité, notre impact et notre rayonnement, et permettre ainsi de répondre aux grands enjeux d’aujourd’hui et de demain. » a déclaré Vincenzo Vinzi.

« Je suis heureuse et honorée d’accompagner Vincenzo, et plus largement les Grandes écoles de la CDEFM, dans ce projet ambitieux qui témoigne de notre volonté de placer les écoles de management au cœur des transformations positives de notre société. Je m’engagerai avec détermination pour que l’excellence de nos écoles continue de briller en France et dans le monde » a ajouté Stéphanie Lavigne.

L’Association Française d’Histoire Économique (AFHé) attribue plusieurs bourses à de jeunes chercheurs

L’Association Française d’Histoire Économique (AFHé) attribue chaque année plusieurs bourses à de jeunes chercheurs.

Pour une mission de dépouillement en archives

Deux allocations de recherche d’un montant de 1 000 euros chacune sont attribuées pour financer une mission de dépouillement en archives. Elles portent le nom de “Bourse Ernest-Labrousse”, à la mémoire du premier président de l’association AFHé.

Toute personne inscrite en Master 2 et en doctorat, en France ou dans un pays francophone, et travaillant sur un sujet d’histoire économique, sans restriction de période, peut candidater. Elle doit être membre de l’AFHé.

Vous trouverez plus de précisions pour la bourse Ernest-Labrousse sur ce lien : afhe.hypotheses.org/22392

Pour une participation à un colloque ou une conférence à l’étranger

Deux allocations de recherche d’un montant de 800 euros chacune sont attribuées pour financer une participation à un colloque ou une conférence à l’étranger. Elles portent le nom de “Bourse Pierre-Léon”, à la mémoire du deuxième président de l’association AFHé.

Toute personne inscrite en doctorat ou déjà docteur en France ou dans un pays francophone, et travaillant sur un sujet d’histoire économique, sans restriction de période, peut candidater. Elle doit être membre de l’AFHé.

Vous trouverez plus de précisions pour la bourse Pierre-Léon sur ce lien : afhe.hypotheses.org/22409


Les dossiers de candidature aux bourses Ernest-Labrousse et Pierre-Léon doivent parvenir au secrétariat de l’AFHE pour le 15 octobre 2024 : afhe.secretariat@gmail.com

Les attentes des consommateurs martiniquais d’une production agricole locale saine

Dans le cadre d’une conférence sera traité le thème des attentes des consommateurs martiniquais d’une production agricole locale saine : les enseignements du projet ECOPHYTO-PUMAT, le jeudi 12 septembre 2024 de 8h à 12h30 (heure Martinique) à distance via un lien ZOOM.

Consommer et produire une alimentation saine est-il foncièrement souhaité par les martiniquais ? Convient-il de développer sur le territoire martiniquais une production certifiée sans pesticides ? Et si c’est souhaitable par quels moyens développer ce type de production ? Ces questions ont été traitées par le programme PUMAT qui s’est déployé depuis 2021 en réponse à un appel à projets Ecophyto 2.

La conférence organisée a pour objet de présenter les résultats obtenus mais aussi d’en débattre avec les citoyens et les parties prenantes pour analyser le champ des possibles.

Organisé par le Faculté de Droit et d’économie, Pôle Schoelcher, Martinique
Université des Antilles, Amphi F. Fanon

Coordination

  • Philippe BANCE
    Professeur émérite des universités en économie à l’université des Antilles et membre du l’UMR CNRS-UA PHEEAC, il a publié plusieurs dizaines d’articles dans des revues référencées et dirigé dix ouvrages, consacrés notamment à l’action publique, à la gouvernance des organisations publiques, aux perspectives de changement de paradigme de l’action collective, à l’économie sociale et solidaire, aux conseils citoyens. Il est vice-président du Centre international de Recherche et d’Information en Economie Publique, Sociale et Coopérative (CIRIEC, section française) et membre du Conseil d’Administration de l’Association française d’économie politique (AFEP).
  • Angélique CHASSY
    Elle est professeure associée en économie à l’EM Normandie. Ses recherches portent sur la gestion publique, l’évaluation de l’impact économique, le consentement à payer, la gouvernance multiniveaux, le bien public, la prise de décision publique, l’analyse des coûts et des avantages, les politiques publiques et la participation citoyenne Le thème central de la recherche est la jonction de l’économie publique et la participation citoyenne. Ses travaux en cours portent sur la santé et l’intelligence artificielle, les modèles économiques des structures de l’Economie Sociale et Solidaire et le cadre juridique des Conseils de Citoyens. Elle est membre du Conseil d’Administration du Centre international de Recherche et d’Information en Economie Publique, Sociale et Coopérative (CIRIEC).
  • Laurent PARROT
    Il est responsable du projet ECOPHYTO PUMAT financé par l’Office Français de la Biodiversité. Chercheur économiste de formation au CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique et le Développement), il est spécialiste des filières fruits et légumes aux Antilles, en Afrique subsaharienne et dans l’Océan Indien. Ses travaux portent sur les conditions de la production au sein des exploitations agricoles ainsi que sur le rôle des filières dans la transition écologique. Il est également membre du Comité Scientifique d’Orientation « Recherche et Innovation » (CSO R&I) en charge de la mise en œuvre du plan Ecophyto II+ et de son axe Recherche-Innovation.

8h-8h45 – Discours inauguraux

  • Karine GALY
    Elle est Vice-Doyenne de la FDE, Maître de conférences Habilitée à diriger les Recherches, en droit public à l’Université des Antilles. Après des études à l’Université des Antilles et de la Guyane, elle y fut chargée de Travaux dirigés et ATER et soutint en 2006 une thèse de doctorat sur la « Contribution à l’étude de l’imprégnation progressive du régionalisme par les droits de l’homme. L’exemple du régionalisme américain ». Elle est actuellement responsable du Master de droit, Membre du PHEEAC (UMR CNRS 8053), et co-dirige une équipe sur le développement dans l’espace Amérique Latine-Caraïbe (RIGODEV). Elle est membre de la Société Française du Droit International, et de l’Association des Juristes en Droit des Outre-Mer, notamment.
  • Jean-Raphaël GROS-DESORMEAUX
    Il est géographe, directeur du PHEEAC. Il possède une expérience en sciences de la conservation, spécialisé en géomatique appliquée. Ces activités de recherche concernent les sciences de la conservation de la biodiversité qu’il cherche à appréhender selon une démarche originale interdisciplinaire et transverse. De la Caraïbe à l’Amazonie, son objectif principal est de comprendre les choix de préservation de la biodiversité en fonction des connaissances en écologie, de leurs modalités d’appropriation par les différents acteurs (populations locales, gestionnaires, organisations) et de leurs modes de gouvernance dans les interactions « hommes-milieux ». Il est président du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Martinique et vice-président du Centre Régional d’Information Géographique “GéoMartinique”.

Séance Plénière

8h45- 9h45 – « Les enjeux du développement d’une production alimentaire locale et saine »
présentation Laurent Parrot et échanges avec la salle.

9h45-10h – Pause-Café

10h-11h – « Les attentes des consommateurs martiniquais pour des tomates locales certifiées sans pesticides : résultats et portée générique de l’enquête consommation », présentation Philippe Bance et Angélique Chassy et échanges avec la salle.

Table ronde

Le rôle des parties prenantes dans la perspective du déploiement d’une production maraichère locale et saine en Martinique

11h à 12h – Animé par Justin DANIEL

  • Justin DANIEL
    Il est professeur de science politique à l’Université des Antilles (UA), Faculté de droit et d’économie de la Martinique. Spécialiste de la Caraïbe et de l’outre-mer français, il est Vice-président du Comité de pilotage scientifique national (CPSN) dans le cadre du plan chlordécone IV. Membre actif de plusieurs réseaux professionnels dans la Caraïbe, ses recherches actuelles portent sur les territoires non-indépendants de la région et le fonctionnement de l’Etat dans les territoires périphériques de la République française. Parallèlement, il s’intéresse aux problèmes de gouvernance et aux politiques publiques en matière de développement durable et de biodiversité, en particulier dans les territoires de la Caraïbe.

Questionnement de la table ronde : Comment se rapprocher des objectifs de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ? Comment concilier pouvoir d’achat et alimentation saine ? Comment rendre compatible rémunération du producteur et pouvoir d’achat du consommateur ? Quels dispositifs de politique publique seraient adaptés au déploiement d’une production saine en Martinique ?

Intervenants

  • Olivier CAREME
    Il est ingénieur réseaux à la Chambre d’Agriculture de Martinique, responsable d’un réseau de références en diversification végétale. Il travaille sur l’élaboration et l’analyse des coûts de production. il est également responsable d’un réseau de fermes volontaires pour la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Il anime également des formations en agroécologie pour les agriculteurs, les apprenants, les techniciens et les ingénieurs agricoles.
  • Josiane DOS-PELAGE
    Elle est médecin pédiatre diplômée de médecine environnementale, présidente de l’association médicale de sauvegarde de l’environnement et de la santé. L’AMSES a contribué en 2013-2015 à l’interdiction de l’épandage aérien de produits fongicides perturbateurs endocriniens et cancérigènes dans les bananeraies et continue à s’investir pour la mise sur le marché de produits de consommation dénués de toute trace de chlordécone dont la dangerosité pour le cerveau et la fertilité est connue depuis longtemps. A publié en 2016 dans la revue Elsevier un article sur le rôle des pesticides dans les cancers du sein et de la prostate.

Clôture de la conférence

12h à 12h30

  • Nicaise MONROSE
    Conseiller Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, il est en charge de l’Agriculture et de l’alimentation et Maire de la Mairie de Sainte Luce.

Cette conférence « PUMAT », est réalisée avec le soutien financier de l’OFB dans le cadre de l’Appel de Propositions à Recherches « Les approches globales pour limiter l’utilisation des produits phytopharmaceutiques : Coupler le préventif et le curatif au sein des filières, des agriculteurs jusqu’aux consommateurs » lancé dans le cadre du plan Écophyto II+ et co-piloté par les ministères de la transition écologique, de l’agriculture et de l’alimentation, des solidarités et de la santé et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

https://univ-antilles-fr.zoom.us/meeting/register/tJIvduysqT8pGNSPvxDgMcAqZptRlO7oEEj-

Disparition de André Straus, un pont entre historiens et économistes

André Straus, directeur de recherche émérite au CNRS, a disparu accidentellement le 9 août 2024. Il restera présent dans la communauté scientifique à la fois par ses travaux sur l’histoire du financement de l’économie française au XXe siècle et par le rôle de pont qu’il a joué entre les historiens et les économistes. Nul de tous ceux qui l’ont connu en France n’oubliera l’amitié, l’humour, la chaleur personnelle et le dynamisme qui ont été sa marque de fabrique et qu’il a prodigués avec générosité. Ce sera aussi le cas de nombreux membres des congrès mondiaux d’histoire économique (WEHC) dont il ne manquait jamais les réunions quadriennales puis triennales et où il avait noué des relations durables. Ayant été tous deux associés à certaines de ses activités, nous souhaitons ici présenter toutes les dimensions de son parcours.

Sa double formation avait été la base de sa spécificité et de son itinéraire professionnel. Membre d’une famille de trois enfants, né en 1948 d’un père pédiatre reconnu pour ses travaux sur la maltraitance des enfants et d’une mère professeure de musique, il avait passé d’abord une maîtrise de mathématiques avant de se convertir à l’histoire. Agrégé d’histoire en 1977, il avait enseigné 5 ans en lycée, à Harfleur, Champigny, Joinville le Pont. Puis, ayant élaboré un projet de thèse d’Etat sous la direction de Jean Bouvier, professeur à Paris 1, il a été recruté en 1982 comme chargé de recherche au CNRS, affecté à l’Institut d’histoire économique et sociale de Paris 1, devenu en 1997 un des pôles de l’UMR Institutions et dynamiques historiques de l’économie (IDHE, titre ensuite élargi à la société : IDHE.S). Ayant soutenu sa thèse d’Etat en 2006 sous la direction d’Alain Plessis, il a été promu directeur de recherche. En 2019 il avait obtenu l’éméritat.

Recherche

André Straus (il avait changé la graphie familiale Strauss) avait lui-même défini ses orientations dans son résumé de thèse de 2006 :
« Il s’agit d’une thèse d’Etat sur travaux. On peut les regrouper sous trois principales rubriques :

1) L’inscription de la conjoncture dans l’espace (ils concernent les mouvements longs de l’industrie lainière et l’appréhension de la conjoncture à partir de la démographie des entreprises).

2) Le financement de l’économie du financement de l’Etat au financement des entreprises (ils traitent des emprunts d’Etat et de leurs rapports avec le marché financier, de l’évolution comparée des modes de financement et des systèmes financiers des pays industrialisés, du financement des entreprises françaises dans la deuxième moitié du XXe siècle ainsi que du financement de l’industrie électrique ; ils envisagent aussi sous cet angle la question de la gouvernance des entreprises).

3) Les institutions financières (ces études envisagent l’histoire des marchés financiers, des banques et de l’assurance, et traitent aussi des rapports entre l’Etat et le système financier). » Au fil du temps il a ainsi occupé un large spectre de recherche de l’échelle macroéconomique à la microéconomie, étudiant la conjoncture comme les structures des économies, mêlant histoire quantitative et travail d’archive comme histoire orale et ne rechignant pas à l’histoire comparée et à la dimension internationale des recherches.

Il est devenu pionnier dans l’étude de certaines branches de l’histoire économique : la finance, la monnaie, l’assurance. En histoire financière, il s’est fait connaître par ses travaux précurseurs sur les emprunts d’Etat, sur le financement des entreprises, la Bourse, le secteur bancaire puis à partir des années 1990 celui de l’assurance.

Un enseignant impliqué

Chercheur CNRS, André Straus a aussi été très actif en assurant des enseignements dans deux établissements de formation à la statistique : l’École nationale de la statistique et d’analyse économique (ENSAE), l’Ecole nationale supérieure de la statistique et de l’information (ENSAI), et à l’École normale supérieure, et surtout à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il a lancé en 2008 un parcours d’histoire économique au sein de l’UFR d’économie. Destiné aux étudiants de master, cet enseignement a contribué pendant une dizaine d’années à familiariser les étudiants en économie au travail sur archives et à la démarche méthodologique des historiens.
Toujours généreux de son savoir pour les étudiants, il a dirigé et co-dirigé plusieurs thèses d’économie à dimension historique. Ajoutons qu’il avait été membre de jurys de concours : pour l’agrégation de sciences sociales et l’entrée à HEC.

Une place à part dans le monde académique

André Straus a préparé une génération d’économistes à la fameuse leçon de 24 heures de l’agrégation de sciences économiques. Il était également chercheur associé au laboratoire PHARE (Philosophie, Histoire et analyse des représentations économiques) de l’Université Paris 1 créé en 2001, au sein duquel il aimait dialoguer avec les historiens de la pensée et les philosophes économistes.

C’était aussi un homme du collectif. Par la transmission des apports de la génération précédente : il a co-organisé un volume d’hommage à son maître Jean Bouvier, qui fut un vrai livre et auquel ce dernier collabora abondamment ; ensuite il a participé à l’organisation des mélanges à la mémoire de l’historien russe Valerij I. Bovykin (parus à Moscou en 2001) ; enfin il a dialogué de nombreuses années avec Maurice Lévy-Leboyer et, après sa disparition, co-organisé la journée consacrée à l’œuvre de celui-ci à l’Université de Paris Nanterre en 2015. Par les revues : il a contribué au lancement de la revue Histoire et mesure en 1986, en est resté membre du comité de rédaction, devenant même un temps responsable de la rédaction ; il a été longtemps membre du comité de rédaction de la revue Risques fondée par Denis Kessler ; il a publié six articles dans la revue Entreprises et Histoire. Par la participation à des opérations ou des comités de travail historique avec des entreprises : cela a été le cas avec le Crédit Lyonnais, où il a codirigé avec Roger Nougaret une collection de 5 volumes d’archives économiques du Crédit Lyonnais confiés chacun à un universitaire (Les entreprises aéronautiques françaises, 1909-1945, 1996 ; Cinquante ans d’industrie cinématographique, 1906-1956, 1996 ; Rhône-Alpes, terre d’industries à la Belle Epoque, 1899-1914, 1998 ; L’industrie automobile, 1905-1971 et a été l’un des codirecteurs du volume de référence Le Crédit lyonnais, 1863-1986. Études historiques (Genève, Droz, 2003) ; de même, il a été membre actif du Conseil scientifique de la Mission historique de la Banque de France ; à partir de 2004 il a été la cheville ouvrière du Comité scientifique pour l’histoire de l’assurance créé par la Fédération française des sociétés d’assurances et a réalisé pour elle de substantielles archives orales.

Un historien de plain-pied dans la société

Pour autant la vie d’André Straus a eu d’autres dimensions que les activités scientifiques et enseignantes. A 20 ans en 1968, il adhère intellectuellement au trotskysme sans faire partie d’aucun groupe ; tout en sympathisant avec Voix Ouvrière, il devient l’un des principaux animateurs d’un petit groupe d’élèves de grandes écoles dont l’action était orientée vers l’éducation socialiste des jeunes futurs ouvriers, élèves de lycées d’enseignement professionnels (LEP), le « Court-circuit ». Il est membre de Lutte Ouvrière dès la première heure. Plus tard, il participe à la rédaction d’un bulletin orienté vers les jeunes de banlieue, « Cinquième Zone ». Il rejoint à cet égard son grand cousin, Robert Jablon, juif allemand qui avait été membre de l’opposition communiste dans les années trente avant d’exercer après-guerre les fonctions de banquier en France, chez les Rothschild.

Il a voulu comprendre le fonctionnement du ministère de l’Economie et des Finances. Il a été admis comme auditeur au Cycle des hautes études de développement économique de l’IGPDE et membre de sa deuxième promotion (2004-2005).

Il a exercé des activités dans deux domaines des sciences dites dures : consultant au CEA (protection contre les rayonnement non ionisants), et co-créateur d’une entreprise de biotechnologie.
En définitive, André Straus était un chercheur qui mêlait modestie et haute exigence envers lui-même et envers les autres, généreux de son temps pour les étudiants, toujours prêt à discuter et spéculer avec ses collègues à ouvrir de nouveaux champs de recherche.

Une réunion de sa famille, ses amis et ses collègues aura lieu en septembre à Paris. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et pensons plus particulièrement à son épouse Valérie.

Laure Quennouëlle-Corre et Patrick Fridenson

Sélection bibliographique

Patrick Fridenson et André Straus (dir.), Le capitalisme français (XIXe-XXe siècle). Blocages et dynamismes d’une croissance, Paris, Fayard, 1987.
André Straus (dir.), « Assurance et sociétés industrielles », Risques, n° 31 juillet-septembre 1997.
Robert Jablon, Laure Quennouëlle-Corre, André Straus, Politique et finance à travers l’Europe du XXsiècle. Entretiens avec Robert Jablon, Bruxelles, Peter Lang, 2009.
Laure Quennouëlle-Corre et André Straus (dir.), Financer les entreprises face aux mutations économiques du XXesiècle, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2009.

Les écoles de la CDEFM favorisent les étudiants et la défense de leur modèle d’excellence

Les écoles de la CDEFM () poursuivent leur politique d’augmentation du nombre d’inscrits. Depuis trois ans, les écoles soutiennent ainsi leur modèle d’excellence via les classes préparatoires.

Une augmentation du nombre de places

Les écoles de la CDEFM s’engagent à limiter l’augmentation du nombre de places ouvertes pour leurs établissements à 15 maximum pour les concours BCE et Ecricome 2025 (concours ECG).

Le cas des admissions sur titre 2025

Concernant les concours des Admissions sur titre 2025, toutes les écoles membres de la CDEFM communiqueront selon un calendrier identique les résultats aux étudiants :

  • embargo sur les résultats des concours et/ou études de dossiers du 11 janvier 2025 au 10 février 2025
  • publication des admissions le mardi 11 février 2025, date identique pour toutes les écoles
  • affectations, inscriptions et demandes d’acompte à compter du mercredi 12 février 2025
  • embargo sur les résultats des concours et/ou études de dossiers du 10 mai 2025 au 9 juin 2025
  • publication des admissions le mardi 10 juin 2025, date commune pour tous
  • affectations, inscriptions et demandes d’acompte à compter du mercredi 11 juin 2025

En dehors de ces périodes, les écoles pourront communiquer leurs résultats aux étudiants selon les besoins.

Des allocations de recherche proposées par la Mission historique de la Banque de France


Chaque année
, la Mission historique de la Banque de France propose des allocations de recherche. Ces allocations de recherche sont ainsi attribuées à des étudiants régulièrement inscrits en master 1 ou 2, en thèse ou en année post-doctorale et relevant des disciplines suivantes : histoire, sociologie, sciences politiques, sciences économiques, droit et gestion.

Montants

Ces allocations, d’une durée d’un an, renouvelables, sont d’un montant de 1 800 euros et 3 600 euros. Ces sommes sont imposables. Elles sont versées en deux fois selon le calendrier suivant :

  • Master : 900 euros à l’issue du vote des membres du conseil scientifique de la Mission historique [CSMH], 900 euros en fin d’année universitaire sur présentation du relevé de notes, du procès-verbal de soutenance et / ou du mémoire ;
  • Thèse : 1 800 euros à l’issue du vote des membres du CSMH, 1 800 euros en fin d’année universitaire sur présentation d’un état des recherches et des premiers résultats obtenus au cours de l’année écoulée ;
  • Année post-doctorale : 1 800 euros à l’issue du vote des membres du CSMH, 1 800 euros en fin d’année universitaire sur présentation d’un état des recherches et des premiers résultats obtenus au cours de l’année écoulée.

Critères de sélection des dossiers

Les sujets de recherche devront revêtir une dimension historique et comporteront une exploitation précise des sources d’histoire de la Banque de France, conjointement à l’exploitation de toute autre source pouvant nourrir le sujet.

Les travaux s’ordonnent autour de trois pôles :

  • Histoire de la banque centrale, de sa place et de son rôle, y compris international, dans le domaine de l’histoire de la monnaie, du crédit et du change ;
  • Histoire de la Banque de France et de l’économie, de son action de banque commerciale, notamment à travers l’histoire de ses succursales dans leurs rapports avec les agents économiques locaux ;
  • Histoire des personnels de la Banque de France, de la politique sociale et de l’évolution des structures de l’entreprise.

La mise en valeur scientifique des fonds d’archives de la Banque de France ainsi que l’animation de la recherche historique sont principalement assurées par Michel Margairaz, professeur émérite à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et par Olivier Feiertag, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Délai

Le lien qui suit permet de consulter le règlement des allocations de bourse et la fiche de renseignements à compléter.

La date limite de candidature est fixée au 29 novembre 2024.

Contact auprès de la Mission historique de la Banque de France

Pour tous renseignements supplémentaires, contactez l’adresse suivante : 1069-historique-ut@banque-france.fr