« Les citations Google Scholar, c’est dépassé. » La phrase, lapidaire, est de Maria Mercanti-Guérin, maître de conférences HDR en marketing digital et intelligence artificielle à l’IAE de Paris-Sorbonne et auteure de La Revue des Sciences de Gestion. Elle ne vise pas à disqualifier un outil devenu incontournable depuis vingt ans, mais à rappeler une évidence trop souvent ignorée : dans un web dominé par les moteurs conversationnels (ChatGPT, Perplexity, Gemini, Google AI Mode), la visibilité d’un chercheur ne se mesure plus uniquement en nombre de citations ou en index h mais plus simplement en référencement sémantique.
Comment dépasser le fameux Google Scholar ?
Être cité, oui — mais être cité par qui, dans quel contexte, et surtout : être trouvé par quoi ? Lorsque étudiants, journalistes, décideurs ou pairs interrogent directement une IA pour obtenir une synthèse, ce qui compte n’est plus seulement d’avoir publié, mais d’être présent, correctement référencé, et activement mobilisé par ces nouveaux intermédiaires du savoir. C’est à cette réalité que Maria Mercanti-Guérin invite la communauté des sciences de gestion à se confronter, en proposant un outil concret, gratuit et éthique pour auditer et améliorer sa propre visibilité digitale.
Un outil éthique et accessible de visibilité académique
Conçu pour être éthique, l’outil est gratuit, ne collecte aucune donnée personnelle, garantissant ainsi une démarche conforme aux exigences universitaires et au respect de la vie privée.
33 questions, 6 piliers : identité numérique et entités, contenus ouverts, autorité académique, présence réellement testée dans les IA, diffusion média, empreinte web et en sortie, un score, un radar et un plan d’action classé par priorité.
👉 https://mariamercantiguerin.com/calculateur-visibilite-sur-les-ia-enseignant-chercheur/
Pour les sciences de gestion : un appel à l’adaptation pour favoriser le référencement sémantique
Pour les chercheurs en sciences de gestion, cette évolution invite à repenser leurs stratégies de diffusion : multiplier les formats (articles, tribunes, synthèses, supports pédagogiques), optimiser le référencement sémantique, et surtout, penser la publication comme un écosystème numérique vivant, où chaque contenu peut être activé, cité, ou synthétisé par une IA.
« Être visible n’est plus de la coquetterie académique », insiste Maria Mercanti-Guérin. La visibilité digitale devient un levier d’impact, de reconnaissance, et de transformation de la pratique scientifique.
À propos de Maria Mercanti-Guérin
Maria Mercanti-Guérin est maître de conférences HDR et spécialiste des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle générative. Elle est également créatrice d’outils pédagogiques et méthodologiques destinés aux enseignants-chercheurs.
Elle a rédigé plusieurs articles pour La Revue des Sciences de Gestion