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Bertrand Urien nouveau Président de l’Association Française du Marketing 

Bertrand Urien a été élu Président de l’Association Française de Marketing, le jeudi 19 mai, par les adhérents de l’association réunis en Assemblée générale dans le cadre de leur 32e congrès annuel qui se déroule cette année à Lyon.

Qui est Bertrand Urien ?

bertrand urien afmDocteur en Sciences de Gestion de l’Université de Rennes 1, Bertrand Urien est Professeur de Marketing, agrégé des Universités, à l’IAE de Bretagne Occidentale. Directeur du laboratoire de recherche en Gestion « ICI » pendant 12 ans, il a été Vice-Président de l’Université de Bretagne Occidentale (dédié à la recherche en Sciences Humaines), avant de s’investir pleinement dans les activités de l’Association Française de Marketing.  Après avoir piloté l’organisation du congrès de l’AFM à Brest, en 2012, il a progressivement occupé les fonctions de Vice-Président Recherche, Secrétaire-Délégué général, Premier Vice-Président de cette association, avant d’en devenir le Président.

Ses recherches portent principalement sur l’impact du rapport au temps, à la mort et au vieillissement sur les comportements de consommation. Il s’intéresse actuellement à l’impact du deuil et aux pratiques de legs chez les personnes âgées.
Il a publié des articles scientifiques dans plusieurs revues de recherche telles que Recherche et Applications en Marketing, Journal of Business Research, Psychology and Marketing, Décisions Marketing, Revue Française de Gestion, Revue Sciences de Gestion, Journal of Macromarketing, Time and Society. Il est également co-auteur de deux ouvrages collectifs : “Comprendre le consommateur âgé, nouveaux enjeux et  perspectives” (en collaboration avec Denis Guiot, 2012) et « Don et pratiques caritatives », (en collaboration avec Michelle Bergadaà et Marine Le Gall-Ely, 2011).

Qu’est-ce que l’Association Française du Marketing ?

L’association française du marketing (afm), rassemble près de 700 adhérents individuels et institutionnels : entreprises et établissements d’enseignement supérieur, écoles et universités.

Sa mission consiste depuis plus de trente ans, à stimuler, diffuser et valoriser le savoir scientifique en marketing. 30 ans de recherche, rigueur, découvertes, débats, rencontres et partage entre les enseignants chercheurs, doctorants et professionnels du marketing.

Un programme d’actions dédié au savoir scientifique en marketing

Dans son mandat de deux ans, Bertrand Urien souhaite poursuivre les missions de l’afm,  déjà lancés par son prédécesseur Pierre Volle, Professeur de marketing à Dauphine (Paris), qui s’est attaché à consolider la dimension internationale de l’association : stimuler, diffuser, valoriser le savoir scientifique en marketing.

Plusieurs axes d’actions :

  • 1) l’AFM : un incubateur d’innovations marketing
    L’échange entre les chercheurs est au cœur du projet de son nouveau président. Au-delà des actions traditionnelles de l’association à pérenniser, la mise en place de communautés thématiques de recherche devrait alimenter les réflexions des chercheurs. Par exemple, un groupe d’intérêt sur le marketing de la santé devrait voir le jour pour stimuler la création de connaissances permettant de sensibiliser les citoyens sur des sujets aussi importants que la prévention de l’obésité, la lutte contre l’alcoolisme ou le tabagisme…
    Partant du constat que les innovations scientifiques se réalisent davantage à la frontière des disciplines qu’en leur sein, l’ouverture à d’autres disciplines (Histoire, Sociologie, Philosophie etc..) est également à l’ordre du jour.
  • 2) Diffuser la recherche en marketing
    Pour assurer la diffusion des recherches francophones en marketing, l’afm édite deux revues RAM (Recherche et applications en marketing) et DM (Décisions Marketing). La priorité de la nouvelle équipe sera de consolider la place de ces revues dans les classements nationaux et internationaux pour permettre la reconnaissance académique de la recherche française en marketing.
  • 3) Être davantage présent dans l’espace public
    Pour assurer la valorisation des recherches françaises en marketing auprès du grand public, l’afm se fixe comme objectif de refondre son site internet, avec davantage de contenus, visuels et témoignages, d’avoir également une présence accrue dans les médias et les réseaux sociaux et de poursuivre ses rencontres nationales et en région. Ces actions devraient permettre de faire en sorte que les résultats des travaux soient mieux connus et plus utiles pour la société au sens large. « J’aimerais également que les journalistes aient davantage l’idée de solliciter les chercheurs en marketing lorsqu’il s’agit d’avoir un regard d’expert sur des sujets de consommation en général. Ils ont une voix à faire entendre ! »

L’Assemblée Générale de l’afm (Association Française du Marketing) qui s’est tenue le 19 mai, a procédé au renouvellement partiel de son Conseil d’Administration. En voici la composition :

  • Membres élus pour 2014-2018

BECHEUR Amina, Université Paris-Est
BESSON Madeleine, Telecom EM
BREE Joël, Université de Caen
CEGARRA Jean-Jack, Université de Lyon
CHAMARD Camille, Université de Pau
CHUMPITAZ Rubens, IESEG
DARPY Denis, Université Paris-Dauphine
FOURNIER Christophe, Université de Montpellier
GALAN Jean-Philippe, Université de Toulouse
GOLLETY Mathilde, Université d’Evry
JALLAT Frédéric, ESCP Europe
LAURENT Gilles, HEC
LE NAGARD Emmanuelle, ESSEC
LEHU Jean Marc, Université Paris 1
LICHTLE Marie-Christine, Université de Montpellier
MACE Sandrine, ESCP Europe
MULHBACHER Hans, Université d’Innsbrück
PINSON Christian, INSEAD
PONCIN Ingrid, Université Catholique de Louvain
RIEUNIER Sophie, IAE Paris
TISSIER-DESBORDES Elisabeth, ESCP Europe
VEG SALA Nathalie, Université de Paris Ouest
VERNETTE Eric, Université de Toulouse 1
VOLLE Pierre, Université Paris Dauphine

  • Membres élus pour 2016-2020

BERTRANDIAS Laurent, Université Toulouse 1 Capitole
CAPELLI Sonia, Université Jean Moulin Lyon 3
FLECK Nathalie, Université du Mans
FOSSE-GOMEZ Marie-Hélène, Université de Lille 2
GAVARD-PERRET Marie-Laure, Université de Grenoble Pierre Mendès France
GOTTELAND David, Grenoble Ecole de Management
HELME-GUIZON Agnès, Université Grenoble Alpes
HERRMANN Jean-Luc, Université de Lorraine
KORCHIA Michaël, Bordeaux Ecole de Management
LLOSA Sylvie, Université Aix Marseille 3
MICHEL Géraldine, IAE Paris
NGOALA Gilles, Université de Montpellier 1
PRIM-ALLAZ Isabelle, Université Lumière Lyon 2
SABADIE William, Université Jean Moulin Lyon 3
URIEN Bertrand, Université de Bretagne Occidentale
WALLISER Bjorn, Université de Lorraine
ZOUAGHI Sondes, Université de Cergy-Pontoise

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Chargés d’enseignement : la vérité sur la situation

Vérifications faites par le SNESUP-FSU : la ministre a menti aux représentants de la Nation et aux chargés d’enseignement.

Selon un communiqué du SNESUP-FSU que nous avons reçu à la rédaction et que nous diffusion en intégralité : “Dans le dernier bilan social consacré à l’enseignement supérieur et la recherche (celui de 2013/2014), on cherchera en vain des données relatives aux chargés d’enseignement autres qu’une vague estimation de leur nombre : « environ 135 000 ». Malgré les demandes répétées du SNESUP-FSU, le ministère ne montre aucune velléité de mieux connaître cette population hétérogène et d’identifier les abus de recours à ces « sous-contractuels », en toute contradiction avec les propos de Najat Vallaud-Belkacem à l’Assemblée nationale le 17 février dernier : « S’agissant de la précarité des personnels, nous travaillons avec les organisations syndicales à un agenda social. Tous les sujets sont abordés, aucun n’est mis sous le tapis ! ».
Or , début avril, ses représentants au sein du groupe de travail de l’agenda social dédié à la responsabilité sociale de l’employeur, ont exclu toute mise en place d’indicateurs communs aux bilans sociaux de l’ensemble des établissements de l’ESR. En dépit du constat de l’hétérogénéité des outils de mesure, de leur caractère lacunaire particulièrement criant concernant l’emploi scientifique et les conditions de travail, le ministère a fait sienne la position défendue bec et ongles par la CPU qui entend laisser le choix des indicateurs à chaque établissement.
Mais c’est au Sénat l’an dernier que la duplicité de la ministre envers les chargés d’enseignement a atteint des sommets. Le SNESUP-FSU a du faire appel à la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour en obtenir la preuve. Lors de la séance du 7 avril 2015, une question d’un sénateur suscitait les affirmations suivantes de François Rebsamen, représentant la ministre :
« Il est inacceptable que les vacataires attendent parfois plusieurs mois le paiement des heures qu’ils ont effectuées ».
« Le Gouvernement est attentif à la situation des agents temporaires vacataires de l’enseignement supérieur ».
« A la demande de Madame la ministre, les services du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche rappellent régulièrement aux établissements que le paiement des heures de vacation doit être effectué mensuellement, à la suite du service fait, et accompagné d’une fiche de paie correspondante».
Dans un courrier de décembre, notre syndicat a demandé communication des rappels réguliers du ministère aux établissements. La « langue de bois » de la directrice générale des ressources humaines du ministère nous a conduit à saisir la CADA. L’avis de cette instance mentionne que « la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a informé la commission que les documents sollicités n’existaient pas » !
Le SNESUP-FSU dénonce une communication gouvernementale sur le dialogue social qui n’hésite pas à recourir au mensonge assumé vis-à-vis des élus du peuple, dans le but de masquer le mépris des partenaires sociaux et la réalité d’une politique de régression sociale.”
snesup chargés d'enseignement

Auto-entrepreneurs : 30% encore actifs 3 ans après

Trois ans après leur immatriculation, seuls 30 % des auto-entrepreneurs inscrits au premier semestre 2010 sont toujours actifs sous ce régime selon l’INSEE.

Plus de disparition chez les auto-entrepreneurs

Parmi les 62 % qui ont réellement démarré une activité, 49 % sont pérennes à trois ans, soit beaucoup moins que les créateurs d’entreprises individuelles classiques de la même génération (62 %). Les auto-entrepreneurs ayant démarré en activité principale sont davantage pérennes à trois ans (52 %) que ceux ayant débuté en activité de complément (45 %). Toutefois, pour près d’un tiers des premiers, l’activité principale au démarrage devient une simple source de revenu d’appoint quelques années plus tard.
Comme pour les créateurs individuels classiques, la pérennité dépend beaucoup du secteur d’activité. C’est dans la santé humaine-action sociale qu’elle est la plus élevée (71 %). À l’opposé, elle est plus faible dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (45 %), le commerce (46 %) et la construction (50 %), qui concentrent pourtant plus de la moitié des immatriculations de 2010. De plus, la pérennité s’accroît fortement avec l’âge de l’auto-entrepreneur, passant de 40 % avant 30 ans à 55 % au-delà de 50 ans.

insee auto-entrepreneurs

J’entreprends, le MOOC qui facilite l’entrepreneuriat en Tunisie

Un nouveau MOOC intitulé « J’entreprends » visant à développer l’esprit d’entrepreneuriat est en préparation en Tunisie et devrait débuter avec une mise en ligne dès l’été 2016 sous l’adresse www.moocy.tn (nous ferons un article sur LaRSG.fr pour indiquer la mise en ligne du service).

J’entreprends : la promesse d’indépendance entrepreneuriale à distance

Que l’on soit porteur d’un projet d’entreprise, en attente des compétences nécessaires à la réalisation d’un plan d’affaires ou désireux d’obtenir un soutien dans le cadre d’un accompagnement distant partout dans le monde ces questions restent les mêmes, que l’on soit en France, en Europe ou pour le cas d’espèce en Tunisie.

Cette idée simple, Mohamed Ben Saâd, a décidé de la faire sienne pour initier un projet ambitieux de MOOC francophone dans le domaine de l’entrepreneuriat. Dès l’origine du projet, il a décidé de réunir autour de lui une équipe d’enseignants-chercheurs en sciences de gestion tunisiens – dont LaRSG connait depuis longtemps les compétences indéniables.

Des soutiens de taille

Comme le précise Mohamed Ben Saâd, co-fondateur de Tunisie Université Numérique : “sur Internet, le monde est petit”, mais à grand projet, grands soutiens. C’est le cas avec l’appuis d’Estim Université – une école privée Tunisienne – complété par l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sousse, qui pourraient faire décoller le projet avec un vivier envisagé de près de 8.000 inscrits dès la première session.

Cette facilité technique permet également d’envisager d’autres partenariats , notamment par le soutien de programmes d’aides internationaux au développement qui sont attendus d’ici peu notamment en raison de l’accompagnement des porteurs de projets proposé gratuitement, comme du soutien déjà affirmé des autorités gouvernementales tunisiennes en la personne de Noomen Fehri, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, qui précisait d’ailleurs fin avril à African Manager : « L’école numérique est le meilleur moyen pour assurer l’égalité des chances ».

Un projet – en tout état de cause – qui pourrait inspirer l’Agence France Entrepreneurs.

Les premiers MOOCs attendus

Une première série de MOOC (Massive Open Online Courses, que l’on peut traduire par « cours en ligne ouvert et massif ») sont actuellement en préparation – sous forme d’un programme e-learning complet sous l’appellation ombrelle “J’entreprends” :

  • Mon projet, comment le protéger de l’idée à la réalisation
    Ce MOOC a pour objectif d’expliquer les différentes démarches à suivre afin de protéger son projet ainsi que les principes fondamentaux du droit des affaires.
  • Plan d’affaires pour les non-financiers
    Ce MOOC a pour objectif l’accompagnement des porteurs de projet au niveau de l’élaboration de leurs plans d’affaires et comportera deux grands volets : l’étude financière et la stratégie marketing.
  • Intelligence émotionnelle pour être mieux avec soi et avec les autres
    Ce MOOC explique comment acquérir l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres.
  • Stratégie d’entreprise, les grands axes
    Ce Mooc a pour objectif d’aborder les fondements de la stratégie d’entreprise afin d’aider l’apprenant dans le choix des actions menées par son entreprise.

mooc tunisie

Les premiers partenaires :

estim universite J'entreprends ecole nationale ingenieurs de sousse J'entreprends

La Fédération Nationale des Cadres Dirigeants et Supérieurs échange avec Nicolas Sarkozy

« Pour une redynamisation de l’économie et un renouveau du dialogue social »

Le 24 novembre 2015, Nicolas Sarkozy, 6e Président de la Ve République française faisait à la FNCDS l’honneur d’échanger avec ses administrateurs réunis dans le cadre prestigieux du Cercle National des Armées à Paris.

Durant une heure rythmée de partage et d’échanges intenses autour du monde de l’Entreprise, le Président Nicolas Sarkozy a évoqué avec conviction les thèmes suivants : la nécessaire rénovation du dialogue social, la culture de la négociation à développer en privilégiant le dialogue de proximité au niveau de l’entreprise voire de la branche, la place spécifique des hauts dirigeants et cadres supérieurs dans la démocratie sociale, la refondation du Code du Travail, la fiscalité de l’épargne, l’innovation à encourager dans toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles, le numérique, l’actionnariat Salariés au sein des grands groupes mais aussi à promouvoir dans le tissu des PME/ PMI, l’Europe et le Traité transatlantique.

En réponse aux questions des membres de la FNCDS et de ses partenaires, le Président Nicolas Sarkozy a développé une « vision volontariste de changement » pour le pays. Dans ce paysage en mouvement perpétuel, la FNCDS est légitime à avoir toute sa place dans le pluralisme du dialogue social. Pour redynamiser l’économie, le Président Sarkozy place l’entreprise au cœur de la croissance, « facteur d’innovation et de création collective », très encadrée par la loi et alourdie par la jurisprudence. Pour lui, il est nécessaire d’en faciliter le fonctionnement, notamment par une refonte de la fiscalité et des normes.

Pour relever ces défis majeurs pour la dynamique de la France au sein de l’Europe et dans le monde, l’entreprise joue un rôle de premier plan ; en son sein, les Cadres supérieurs et dirigeants représentent une « force de médiation et de régulation» indispensable à cette réussite.

guy salziger
Guy Salziger

« Notre pays connaît des mutations profondes et importantes à un rythme de plus en plus élevé. Son adaptation est vitale pour redonner à la France toute la place qui est la sienne dans une économie globalisée et pour retrouver enfin la croissance qui nous fera rester dans les toutes premières places mondiales. Nous avons de très nombreux atouts trop souvent oubliés dans de nombreux secteurs traditionnels et de pointe, nous avons toutes les forces vives pour permettre à la France de retrouver sa place dans cette course. La FNCDS s’inscrit dans cette dynamique et se veut être un acteur engagé pour participer activement à ce renouveau tout en veillant à préserver autant que faire se peut le juste équilibre entre les enjeux économiques et la qualité sociale ».

Guy Salziger, Président de la FNCDS

nicolas sarkozy guy salziger fncds
Guy Salzinger accueille Nicolas Sarkozy
Le mot de bienvenue

FNCDS

Le journal SPIROU spécial Fête de la science

Le journal SPIROU consacre un numéro spécial Fête de la science, bourré de surprises préparées scien-ti-fi-quement ! 

Du 7 au 11 octobre 2015, la Fête de la science accueillera, comme chaque année, plus d’un million de visiteurs dans plusieurs centaines de sites de recherche et d’expositions. Au programme : des colloques, des ateliers, des portes ouvertes… de quoi permettre au grand public de mieux comprendre la science dans tous ses domaines d’application. Afin de participer à la fête, le journal SPIROU a concocté un n° 4043 spécial Fête de la science dont le thème cette année est la lumière. Sous une couverture de Gaston (un événement en soi!) qui nous gratifie d’une nouvelle gaffe lumineuse, on retrouvera bien sûr Le Labo de Jean-Yves Duhoo avec un reportage sur la bioluminescence, Pinpin reporter qui nous emmènera à la découverte des rayons laser, mais aussi Dad, le Marsupilami, Seuls, Imbattable, Rob et encore bien d’autres héros. En supplément de ce numéro exceptionnel où l’on apprend en s’amusant, un grand poster de Pic & Zou à la découverte de l’immensité du cosmos.

SPIROU n°4043 – 7 octobre 2015 – 2,40 €

spirou fete de la science

Deloitte publie un Livre blanc sur l’entreprise agile

Ce Livre blanc fait échos aux succès des entreprises agiles aujourd’hui. Comment les grands groupes peuvent-ils s’adapter pour contrer ces challengers ? Quels sont les secteurs en pointe en termes d’agilité ? Comment mettre en place des structures organisationnelles collaboratives ?
Dans ce document, Deloitte apporte des réponses illustrées par des témoignages d’entreprises telles que SFR, la SNCF, AXA ou encore La Mutuelle Générale.

De l’utilité de l’entreprise agile

L’entreprise agile est une entreprise qui apporte des solutions concrètes et personnalisées à ses clients, qui coopère pour améliorer sa compétitivité, qui s’organise pour maîtriser le changement et l’incertitude, et, enfin, qui se nourrit de la richesse de ses collaborateurs et de son patrimoine informationnel.

« L’agilité n’est pas une simple méthode. C’est un nouvel état d’esprit, une nouvelle habilité pour s’adapter, innover, interagir » résume Sébastien Delayre, Directeur Conseil expert en Agilité d’entreprise chez Deloitte et auteur de ce Livre blanc.

De l’holacratie, le modèle organisationnel qui aplanit toute hiérarchie à la « feature team » qui consiste à créer une équipe autonome, possédant toutes les compétences pour fonctionner, le Livre blanc de Deloitte revient sur plusieurs exemples de modèles d’organisation agile. Le modèle d’organisation agile alimente également la marche vers « le bonheur au travail » en renforçant la proximité, la confiance, le sentiment d’appartenance à un groupe et la cohésion autour des valeurs et d’objectifs commun.

D’après les enseignements tirés de ce Livre blanc, la mise en place de l’agilité favorise la réduction des coûts par l’amélioration de la productivité et l’élimination des tâches à plus faible valeur ajoutée.

Basés sur la coopération, la confiance et l’intelligence collective, les principes agiles sont des réponses habiles aux enjeux d’innovation et d’adaptation auxquels sont confrontés la majorité des entreprises aujourd’hui. Face à la concurrence accrue de petites entreprises nées sous des modèles d’organisation agile et le recrutement de jeunes diplômés de la génération Y et Z, les grands groupes doivent souvent se réinventer et transformer la posture des managers intermédiaires.

Sébastien Delayre conseille les entreprises sur la mise en œuvre pratique de l’agilité au sein de leur structure : « Pour être agile, l’entreprise doit travailler parallèlement sur trois de ses principaux piliers : son modèle opérationnel, son capital humain et son patrimoine technologique. Etre agile nécessite alors de marier intelligemment les valeurs et la culture de l’entreprise avec celles de l’agilité. Ce mariage constitue la clé du succès de l’adoption d’une telle approche. Devenir une entreprise agile est gage de succès. En effet, là où les structures classiques n’arrivent à croître que de manière linéaire, nous observons que les organisations innovantes ont la capacité à croître de manière exponentielle avec le développement de leur business : parmi elles, Uber, Airbnb, Github, Atlassian, Criteo, BlaBlaCar… ».

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Nomination de Béatrice Khaiat nommée Directrice générale de Campus France

Béatrice Khaiat a été nommée samedi 18 Juillet 2015, par décret du Président de la République, Directrice générale de Campus France. Elle succède à Antoine Grassin qui occupait cette fonction depuis mai 2012.

Depuis avril 2014, Béatrice Khaiat était Directrice générale adjointe de Campus France. Béatrice Khaiat, spécialiste de l’éducation et de la mobilité internationale des étudiants, connait parfaitement l’établissement dont elle prend la direction. Présente à Edufrance dès les premières années, elle a participé à sa création et l’a dirigé de 2000 à 2006 et de 2009 à 2012.

Béatrice Khaiat a également été adjointe du Secrétaire général de la Présidence Française de l’Union européenne, de septembre 2007 à mars 2009. Elle a par ailleurs à plusieurs reprises occupé des postes dans des cabinets ministériels : chef adjointe du cabinet de Claude Allègre, puis du cabinet de Jack Lang, Ministres en charge de l’Education nationale, (1997-2000) et, plus récemment, conseillère technique au cabinet de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre (2012-2014).

Béatrice Khaiat est diplômée de l’ESCP-Europe, de l’Institut d’Etudes Politiques et de Johns Hopkins University.

Campus France est un EPIC (Etablissement Public à caractère industriel et commercial) placé sous la tutelle des ministères chargés des affaires étrangères et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Campus France a pour principales missions la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, l’accueil des étudiants en France et la gestion des boursiers des gouvernements français et étrangers.

 

La FNCD, un réseau impliqué pour changer le dialogue social

La FNCD a pour vocation d’être un lieu d’échanges, de réflexions et de propositions, un « réservoir d’intelligences » sur les sujets d’intérêts communs aux organisations membres : représentation, statut, rémunération, conseils et défenses juridiques, retraite, actionnariat et épargne salariale.

Rassemblant de nombreuses composantes, la FNCD est également représentée au sein de la FAIDER (Fédération des Associations Indépendantes de Défense des Epargnants pour la Retraite) et de l’ANSA (Association Nationale des Sociétés par Actions). Elle entretient aussi des relations étroites avec la FAS (Fédération des Actionnaires Salariés). Cette diversité : « c’est une de nos forces ».

La FNCD est la voix des dirigeants salariés pour :

  • refonder le dialogue social en élargissant le périmètre du paritarisme avec les actionnaires salariés
  • promouvoir un code de déontologie chez les partenaires sociaux, respectueux des personnes quels que soient leurs statuts.

La FNCD publie régulièrement une lettre d’information intitulée Réseau :
– Réseaux n°1 – octobre 2014
Réseaux n°2 – février 2015
– Réseaux n°3 – mars 2015

http://fncd.eu/

 

Grèce : la fin de la démocratie en Europe et le retour de la souveraineté limitée de Brejnev

Myard
Jacques Myard

Selon Jacques Myard, Député : « C’est devenu une sorte de jeu que de brocarder ces “vilains Grecs” qui auraient triché pour entrer dans la zone euro, ils n’auraient que ce qu’ils méritent et ils doivent encore se serrer la ceinture ! En réalité ce qui se passe aujourd’hui est d’une extrême gravité. Au-delà de la question propre de l’euro, l’euro groupe vient de signifier au peuple grec que la démocratie est morte, mise hors la loi en Europe !

En effet, en rompant unilatéralement les négociations avec Athènes au motif que le Premier Ministre Alexis Tsipras décide de soumettre au référendum le projet d’accord avec l’UE – Tsipras estime en effet qu’il n’a pas été élu pour imposer à son peuple de nouveaux sacrifices et que seul le peuple peut trancher – l’Eurogroupe joue tout simplement le renversement du gouvernement grec, sa chute en lui signifiant c’est comme cela, c’est à prendre pour le 30 juin, point final.

C’est tout simplement scandaleux et extrêmement dangereux de jouer ainsi la chute de Tsipras. C’est non seulement fouler au peuple la libre détermination d’un peuple fondement même de l’Europe – du moins comme ses pères fondateurs l’ont rêver – mais c’est aussi prendre le risque d’une guerre civile en Grèce, tout simplement parce-que les Grecs sont à bout et ne peuvent plus se serrer la ceinture.

Les masques sont tombés ! L’Allemagne impose son diktat et sa purge et petit toutou la France la suit ! Berlin réinvente la fameuse doctrine de la souveraineté limitée de ce champion de la démocratie qu’était Brejnev, on croit rêver !

L’Europe, par dogmatisme, soumise à l’oligarchie technocratique totalement aveugle aux réalités entre dans une zone de risques tout azimut.

Vouloir la chute du gouvernement d’Athènes, et croire qu’un nouveau gouvernement puisse imposer de nouveaux sacrifices au peuple grec pour rembourser ceux-là mêmes qui ont mis la Grèce en faillite relève tout simplement du délire !

La Grèce sortira de la zone euro, il n’y a pas d’autre solution. Elle dévaluera, elle retrouvera alors de la compétitivité et les créanciers devront rééchelonner sa dette à long terme et petit à petit elle retrouvera de la croissance ! C’est le seul moyen pour les créanciers de la Grèce de récupérer à l’avenir une partie de leurs créances !

Ce scenario ne peut pas plaire aux eurobéats qui voient leur monde s’écrouler, ils préfèrent sacrifier les peuples sur l’autel vaniteux de leur utopie. Mais ils oublient que la colère des peuples peut être terrible ! »

Marie FRANQUEZA présidente de la Fédération Régionale des Industries Agro-Alimentaires

Lors de sa réunion du 12 juin dernier, le Conseil d’Administration de la FRIAA a élu pour Présidente, Marie FRANQUEZA, dirigeante de la Conserverie au Bec Fin, située à Cogolin dans le Var. Marie FRANQUEZA est une fidèle porte-parole de la gastronomie provençale à travers le monde. Sa cuisine gourmande vous entraîne au coeur de la Provence.

Marie FRANQUEZA cultive à la fois Provençalité et Modernité :

  • Les traditions, elle les défend au travers de ses produits, une large gamme de spécialités régionales : rouille, aïoli, anchoïade, tapenade, saussoun, sauces tomates, ratatouille de Provence… mais surtout des soupes élaborées dans le plus pur respect des recettes provençales : Soupe de poissons, au pistou, bouillabaisse, … Ces spécialités culinaires sont réalisées de manière artisanale à partir de produits frais du terroir. Que ce soit pour les légumes ou les poissons, Marie FRANQUEZA s’attache à travailler en partenariat étroit avec les pêcheurs du Golfe de Saint-Tropez d’une part et les agriculteurs régionaux d’autre part.
  • Son entreprise, créée en 1991, elle la met au service de la création et de la découverte, pour une traduction moderne du régime alimentaire méditerranéen. Issus de recettes originales, ces produits s’adressent à une clientèle au palais averti : Soupe de Marrons de Collobrières, Gaspacho, Soupe de Langoustines, Confit de figues noires de Solliès-Pont.… Située au pied des collines du massif des Maures, la Conserverie au Bec Fin n’a pas manqué d’intégrer une offre agro-touristique, en mettant en avant l’authenticité de ses produits.
Marie FRANQUEZA
Marie FRANQUEZA

Marie FRANQUEZA est non seulement l’ambassadrice de l’art de vivre en Provence, mais aussi une Femme de Réseaux. Cela se traduit par un engagement de longue date, au sein de l’association des Femmes Chefs d’Entreprises, dont elle est la Présidente Fondatrice de la délégation du Golfe de Saint-Tropez, mais aussi à l’Union Patronale du Var et à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var. En tant qu’acteur totalement baigné dans le tissu économique local, prendre en main la destinée du tissu agroalimentaire régional prend aujourd’hui tout son sens.

Sa stratégie est résolument tournée vers le dynamisme collectif, vers une mise en relation des PME régionales pour renforcer leurs activités, allant de la participation unie sur les salons professionnels jusqu’à la mutualisation de leurs forces. Elle ne manquera pas de s’appuyer sur les atouts exceptionnels de notre Région : son attractivité et sa notoriété.

(*) La Fédération Régionale des Industries Agro-Alimentaires (FRIAA) de Provence Alpes Côte d’Azur fédère plus de 200 entreprises sur ce territoire et favorise le développement du tissu alimentaire régional par un travail en réseau et une offre de services de proximité. En Provence Alpes Côte d’Azur, l’agroalimentaire est un secteur industriel majeur, avec un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros, dont un quart à l’export, et 37 000 salariés. La FRIAA est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, des collectivités territoriales et des médias sur les sujets liés à l’alimentaire en PACA.

www.friaapaca.com

 

friaa

Une aristocratie financière internationale favorisée par des élus de gauche et de droite

marc-chesney-de-la-grande-guerre-a-la-crise-permanente« Les marchés financiers et les grandes banques ont atteint une taille, une complexité et un degré d’opacité particulièrement inquiétants, qui leur permet d’accroître encore plus leur pouvoir. » C’est le vice­-directeur du département Banque et finance de l’Université de Zurich, auparavant professeur de finance à HEC Paris qui le dit.
Dans son ouvrage-­manifeste « De la grande Guerre à la crise permanente, La montée en puissance de l’aristocratie financière et l’échec de la démocratie », qui paraît cette semaine, Marc Chesney déclare que la crise financière de 2007 n’est toujours pas terminée. Il expose les causes à l’origine de cette situation et dénonce le rôle accru de la financiarisation de l’économie et la montée en puissance de l’aristocratie financière.

« Au niveau international, les dirigeants élus, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’appliquent le plus souvent qu’une seule et même politique économique, celle qui répond aux intérêts de l’aristocratie financière, et qui ne fait qu’accentuer la crise et assombrir les perspectives d’avenir : il est paradoxal qu’une petite minorité de la population mondiale soit en situation d’imposer sa volonté à l’ensemble de la société » accuse l’auteur. En appelant à une moralisation de la finance, Marc Chesney dénonce certains états de fait, comme le renflouement des grandes banques par le contribuable, les bonus astronomiques perçus par leurs directeurs. Il propose aussi des solutions simples et concrètes, comme l’introduction d’une taxe sur toutes les transactions électroniques, qui permettrait de fortement réduire les impôts actuels, ou la mise en place d’un processus de certification des produits financiers, pour assainir les marchés afin d’investir et financer la création d’emplois. Une démarche nécessaire, selon l’auteur, car pour lui, « aujourd’hui, c’est au nom de la satisfaction de marchés financiers, qui par nature demeurent insatisfaits, que les générations actuelles souffrent », et notamment du chômage.

Un succès en Suisse alémanique

Paru en allemand en 2014, l’ouvrage a déjà rencontré un franc succès. Qualifié de « véritable polar financier » par Helmut Hubacher, dans la Schweizer Illustrierte, il est présenté comme une lecture incontournable par la NZZ am Sonntag : « Voici quelques propositions libérales, invitant les acteurs de la finance-casino à revenir sur le chemin de la vertu (…). Dans ce petit livre, Chesney a condensé sa pensée fondamentale de manière si compréhensible qu’on peut le lire sans connaissance préalable (…). Un livre que tous les politiciens démocratiquement élus devraient considérer comme une lecture obligatoire ».

L’auteur
Marc Chesney est professeur à l’Université de Zurich après l’avoir été à HEC Paris, où il a aussi été doyen associé. Depuis de nombreuses années il développe une analyse critique du secteur financier. Marc Chesney est membre de Finance Watch (www.finance-watch.org) et de Contrepoint.

Jean-Paul Betbeze dit “Attention : risque de krach obligataire devant !”

JP_Betbeze“7 mai 2015 : la France emprunte à 10 ans à 0,83 %, 6 mai à 0,84 %, 4 mai à 0,65 %. Pas de quoi s’affoler, me direz-vous ! Sauf qu’elle empruntait à 0,26 % le 20 avril 2015. Faut-il alors s’inquiéter d’une hausse d’un demi-pourcent, 0,57 % pour être précis ? Sauf s’il s’agit en fait d’une hausse de 220 % en quinze jours. Sauf que nous revoilà au 11 décembre 2014. Sauf que nous avons perdu 5 mois de baisse en 15 jours. Comment comprendre ce retournement si fort et si violent ? Faut-il s’en inquiéter ?

taux sur dette

Oui, il faut s’en inquiéter. Il faut accélérer les réformes pour soutenir la croissance. Même si la hausse ne se poursuit pas à ce rythme, grâce pour une bonne part à la BCE, un signal a été donné par les marchés : les taux ont trop baissé, dans une valse à 4 temps.

  1. Au début, les taux d’intérêt baissent « normalement ». L’économie va mal. L’épargne est abondante et inquiète. Elle ne veut pas prendre de risque et va vers les meilleures signatures d’Etats et d’entreprises. Beaucoup d’épargne et pas de risque : sir, les taux baissent !
  2. Cette baisse « normale » ne suffit même pas à enclencher la reprise. Les banques centrales américaine, anglaise, japonaise baissent alors leurs taux courts à zéro, puis interviennent sur les taux longs. Chose exceptionnelle, elles achètent des bons du trésor. Tous les taux baissent alors. La situation s’améliore, mais très lentement.
  3. Devant la fragilité de cette situation, Ben Bernanke et Janet Yellen jouent les prolongations pour monter les taux courts. Leur crainte : une forte remontée des taux longs, un krach qui ferait plonger la bourse et replonger l’économie. Nous en sommes toujours là : dans ces fragilités et ces prolongations. L’économie américaine croît à 2,3 %, le taux de chômage est à 5,4 %, mais l’inflation est à zéro ! Ce miracle, ou plutôt cette anomalie, s’explique un peu par le dollar fort et le pétrole bas, surtout par des salaires en faible hausse. Les qualifications moyennes sont sous pression devant ce monde plus exigeant des big data et des réseaux, les chômeurs de longue durée quittent le marché du travail. Pour avancer plus, il faut que les profits montent encore pour former plus et mieux.
  4. Les taux se mettent à « trop baisser » avec l’entrée en lice de la Banque centrale européenne. C’est inévitable : elle vient juste d’avoir le feu vert légal et doit agir vite et fort pour empêcher la déflation et faire repartir la machine. Elle se met alors à acheter les bons du trésor de la zone euro. 60 milliards d’euros par mois, c’est beaucoup, d’autant plus que ceci ne concerne que les bons disponibles à la vente ! Donc ce ne sont ni ceux des fonds souverains (qui entendent garder leurs positions) ni ceux des banques et des assurances (qui doivent les conserver pour raison réglementaire). Voilà donc un marché offreur réduit de moitié, donc des taux qui baissent très fort et très vite devant la puissance d’achat de la BCE. Les Etats adorent cette situation. Ils se bousculent pour obtenir cette épargne qui les paye pour leur prêter. Jusqu’au moment où « trop peu c’est trop peu » ! Un placement allemand ne se passe pas bien. Les marchés se réveillent. Ils se disent que les hausses de taux courts viendront bientôt aux Etats-Unis. En attendant, ils peuvent y investir à long terme à 2%. Et voilà qu’on apprend que les nouvelles économiques européennes sont meilleures ! La volte-face est immédiate.

Comment vivre cette période où les taux remontent ? D’abord, tandis que les Etats-Unis temporisent pour monter leurs taux courts, il nous faut demander à la BCE d’aller plus directement en besogne. Plus directement, c’est acheter des obligations d’entreprises pour faire baisser plus vite les taux dans les entreprises, autrement dit faire monter plus vite les profits. Il s’agit de se renforcer avant la hausse qui viendra des Etats-Unis.
Surtout, les Etats, France en premier, doivent comprendre que le temps béni des « économies budgétaires par la baisse des taux » est fini. Il faut entrer dans le dur des réformes, réduire la dépense publique en modernisant et simplifiant les structures, augmenter la rentabilité des entreprises pour leur permettre d’investir en équipements et en capital humain. La Grèce n’explique ni n’excuse tout. Le krach obligataire qui nous fait si peur aura lieu si on ne comprend pas ce qui se passe et pire – si on n’agit pas.”

Betbeze Conseil

 

Direction des Achats : l’ère de la réduction des coûts comme principal objectif est révolue

Dans un monde de plus en plus marqué par l’hyper concurrence, les directeurs achats jouent plus que jamais un rôle clé dans la compétitivité de l’entreprise. Deloitte publie la 4e édition de son étude annuelle mondiale auprès des Directions Achats (DA), conduite en collaboration avec Odgers Berndtson. L’enquête, effectuée sur un panel de 239 Directeurs Achats et Directeurs Généraux de 25 pays du monde entier, met en lumière les priorités de la profession pour les mois à venir.

  • Management : Près de 50% des Directeurs Achats participent à la croissance de l’entreprise, notamment grâce à leur participation dans les opérations de fusions et acquisitions, de développement de nouveaux produits en recherchant notamment des innovations auprès des fournisseurs
  • Talents : 57% des Directeurs Achats estiment que les compétences des acheteurs doivent être renforcées pour mener à bien la stratégie d’achat définie
  • Risques : 77% des Directeurs Achats ont mis en place des programmes de gestion des risques fournisseurs avec des méthodes de pré-qualification, d’évaluation de performance, de suivi de la dépendance économique et de développement fournisseurs
  • Technologie : 65% des Directeurs Achats investissent dans des solutions Achats de plus en plus collaboratives en interne et avec les fournisseurs (portails fournisseurs).

« Si la réduction des coûts reste stratégique, elle n’est plus l’unique objectif; la participation à la croissance de l’entreprise, la gestion de la conformité, le recrutement de nouveaux talents, la reconfiguration des relations fournisseurs et la gestion des risques sont des chantiers tout aussi importants. », commente Magali Testard, Associée Responsable Conseil en Achats et Supply Chain chez Deloitte.

Un engagement de plus en plus fort dans la chaîne de valeur

La contribution des directeurs achats (DA) à la stratégie de l’entreprise progresse d’année en année, ils interviennent dorénavant à de multiples niveaux de la chaine de valeur. La collaboration entre les DA et les autres directions de l’entreprise s’est aussi renforcée : 97% des DA déclarent travailler activement avec le Directeur Financier, le Directeur Général (92%) ainsi qu’avec les Directeurs de l’Information et d’Exploitation (73%). Le DA travaille désormais à la croissance de l’entreprise, en s’impliquant dans les opérations de croissance externe, de M&A, mais aussi dans le processus d’innovation et le développement produit. Ainsi, les Directions Achats vont devoir changer leur façon d’opérer, différencier les activités qui relèvent du stratégique, du tactique, du transactionnel, et s’orienter vers des réflexions d’externalisation d’activités « non-core » comme la gestion des commandes fournisseurs (Purchase-To-Pay), des achats de classe C, voire certaines catégories d’achats généraux.

Le suivi et le développement des fournisseurs pour anticiper et gérer les risques

La perception du risque est en forte hausse. Environ 25% des directeurs interrogés se sentent concernés par les risques géopolitiques (7% en 2013). En Europe, le marché plus incertain et volatile en fait une question plus prégnante qu’aux Etats-Unis. Parallèlement, leur appétit pour le risque est plus fort, entretenu par de forts objectifs de croissance.

Concernant la gestion des risques, la première démarche des DA se situe au niveau des risques matière, d’approvisionnement et de dépendance économique.

La reconfiguration des relations avec les fournisseurs et le renforcement du maillage de tout l’écosystème s’imposent pour faire face à ses risques. On voit ainsi apparaître des programmes de développement fournisseurs et d’open innovation, instaurant alors une relation plus forte, dépassant la simple collaboration commerciale.

Un recours nécessaire à la technologie

Le modèle opératoire des achats doit changer, une évolution qui passera par plus de technologies et le développement d’espace de collaboration avec à la fois les prescripteurs et les fournisseurs.

Les DA souhaitent investir dans la technologie, mais sont souvent retenus par les défis de l’intégration. Près des deux tiers des Directions Achat investissent dans des portails de fournisseurs, alors que 17% travaillent avec des partenaires pour offrir des outils de collaboration. D’autre part, seules 6% des Directions Achat disent s’intéresser aux réseaux sociaux.

Une nouvelle approche de l’acquisition de technologie est nécessaire afin de permettre au service achats de maitriser son ampleur et sa complexité et obtenir une plus grande valeur dans les prestations d’achats.

La course aux talents, un enjeu de premier plan

Enfin, 57% des Directeurs Achats estiment que les compétences des acheteurs doivent être renforcées pour mener à bien la stratégie d’achat définie, notamment les soft skills comme le leadership, la capacité à influencer, la communication ou encore la construction de relations.

Enfin, les Directeurs Achats souhaitent  renforcer les compétences de sourcing de l’innovation par un pool de talents dédiés.

 « L’acheteur aujourd’hui doit avoir un esprit de start-up, d’entrepreneur, capable de fédérer, et devenir un véritable partenaire privilégié des autres directions. », conclut Magali Testard, Associée Conseil responsable Achats et supply chain chez Deloitte.

deloitte carr