Archives de catégorie : La recherche et écoles

Les mardis de l’innovation

Formation ouverte et gratuite à l’excellence en innovation

Les Mardis de l’innovation reprennent le 16 octobre. La séance est consacrée au rôle du scientifique dans la dynamique d’innovation et le progrès, avec comme invité Cédric Villani, directeur de l’Institut Henri Poincaré, médaille Fields de Mathématiques.

Pour cette 12e année, les Mardis de l’Innovation se déroulent au grand amphithéâtre de l’ENSAM, Art & Métiers ParisTech, 155 boulevard de l’Hôpital, Paris 13e.

Les Mardis de l’Innovation sont un cours gratuit inter établissements ouvert aux élèves en fin de formation de toutes les universités, grandes écoles et écoles professionnelles, ainsi qu’à tous les professionnels de l’innovation : responsables de l’innovation, de la R&D, du marketing, de marques, directeurs et chefs de projets, chercheurs, designers, créateurs, réalisateurs, entrepreneurs …

Le but des Mardis de l’innovation est de diffuser une culture partagée de l’innovation et le retour d’expérience des entreprises et organisations les plus innovantes.

Les Mardis de l’Innovation sont structurés en 2 modules :

« Culture de l’innovation » (au premier semestre)

« Stratégies de mise en œuvre de l’innovation » (au second semestre)

Le format ouvert inter-établissements, inter-entreprises, inter-organisations inter générationnel et international vise à faciliter le maillage des multiples talents nécessaires à l’innovation.

Au cours des onze dernières années, les Mardis de l’Innovation ont réalisé près de 350 conférences, accueilli 280 témoignages d’entreprises et organisations parmi les plus innovantes au monde. Ils ont été suivis par plus de 12 000 auditeurs et ont permis la formation de plus de 800 professionnels.

Les séances sont également disponibles en ligne sur la chaîne vidéo des mardis de l’Innovation.

Pour la rentrée 2012 -2013, avec toujours le principe de la gratuité des cours, de nombreuses améliorations sont
introduites, notamment :

– amphi plus grand : 800 places permettant d’accueillir plus d’élèves (notamment promotions complètes de filières d’écoles et universités) et d’auditeurs professionnels.

– accès plus facile avec délivrance d’une carte d’auditeur facilitant l’inscription

– structuration des cours en modules pour en faciliter le suivi et l’intégration des contenus dans les parcours de formation des établissements d’enseignement

Dates des cours : les mardis soir, d’octobre à février, de 18h15 à 20h45

Lieu : Grand amphithéâtre de l’ENSAM, Arts & Métiers ParisTech 155, boulevard de l’Hôpital (Métros : Place d’Italie et Campo Formio)

Professeur responsable : Marc Giget

Prix d’histoire économique

Le prix d’histoire économique « AFHE BNP Paribas » récompense deux docteurs de haut niveau ayant soutenu une thèse en sciences humaines et sociales dans le champ de l’histoire économique, rédigée en langue française et sur des objets pouvant relever des périodes antique, médiévale, moderne ou contemporaine.
Modalités d’attribution : le prix récompense deux thèses de doctorat soutenues entre le 1er juillet 2011 et le 31 décembre 2012 pour l’édition 2013. Le montant du prix est de 4 000 euros par thèse récompensée. Les candidats doivent être membres de l’AFHE et à jour de cotisation le jour du dépôt de leur candidature.
Pour les candidats non encore membres de l’AFHE, la procédure d’adhésion est disponible en ligne à l’adresse suivante : http://afhe.hypotheses.org/42. La réception par le secrétaire général de la fiche d’adhésion et de son paiement à réception du dossier de candidature est acceptée.

Constitution du dossier
Pour s’inscrire, le docteur doit faire acte de candidature entre le 11 avril et le 10 mai 2013, en envoyant au secrétaire général de l’AFHE un dossier qui comprendra les éléments suivants :
– le formulaire de candidature dûment rempli (en version papier ou électronique téléchargeable sur le site de l’AFHE) ;
– un résumé de la thèse entre 10 000 et 20 000 signes (en version papier ou électronique) ;
– le rapport de soutenance ou une pièce équivalente ou à défaut justificative pour les thèses soutenues hors de France (en version papier ou électronique),
par exemple une copie du diplôme ;
– un curriculum vitae (en version électronique) ;
– un exemplaire de la thèse sous format PDF sur un CD, un DVD, une clé USB ou une adresse Web dédiée. L’AFHE s’engage à ne pas diffuser la version électronique.

Adresse d’envoi des pièces
nicomar[at] univ-perp [point] fr

Adresse postale : Nicolas Marty, Secrétaire général AFHE, Faculté Lettres et sciences Humaines, 52 avenue Paul Alduy, 66 860 Perpignan cedex.

Assemblée nationale : Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur la gestion des programmes d’investissements d’avenir

Audition ouverte à
la presse

sur la gestion des
programmes d’investissements d’avenir

relevant de la mission
Recherche et enseignement supérieur

 

Mardi 8 avril
2014

La mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de la
commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, présidée par M. Alain Claeys (SRC, Vienne) et M. Olivier Carré (UMP, Loiret), poursuit ses auditions sur le
thème de la gestion des programmes d’investissements d’avenir relevant de la mission Recherche et enseignement supérieur. Les rapporteurs sur ce sujet sont M.
Alain CLAEYS (SRC, Vienne) et M. Patrick HETZEL (UMP, Bas-Rhin).

La mission entendra, mardi
8 avril 2014, en présence des journalistes :

 

Mme Pascale
Briand
, directrice générale de
l’Agence nationale de recherche (ANR).


fromantin assemblee nationale

« Investissements d’avenir, mais idées du passé » dixit le SNESUP

Selon un message du SNESUP : « Cher-e camarade,

En annonçant le 9 juillet une nouvelle vague de financements dans le cadre des « investissements d’avenir », Jean-Marc Ayrault
traduit les engagements de campagne de François Hollande.
Le gouvernement actuel poursuit l’½uvre de déstructuration du tissu universitaire. Le Premier ministre le confirme, en déclarant que ce nouveau PIA « obéira aux principes d’engagement par le
Commissariat Général aux Investissements et ses opérateurs qui garantissent la qualité de l’investissement (mise en compétition, sélectivité, analyse indépendante, caractère transformant ou
innovant du projet, retour sur investissement) ». Il ajoute que « Les dépenses du nouveau PIA monteront progressivement en puissance et prendront le relais du Programme d’Investissements d’Avenir
(PIA)1 dont les investissements décéléreront à partir de 2016 ». Ainsi, 3,65 milliards (sur les 12 consacrés à ce deuxième PIA) seront pour « Recherche et Universités ». Jean-Marc Ayrault se
livre à un véritable panégyrique du PIA, le qualifiant d’ « outil remarquable » qui « obéit à une méthodologie rigoureuse », qui « exerce un puissant levier sur les collectivités et les
financeurs privés puisqu’il intervient pour 20 % à 30 % en moyenne dans le financement des projets ».
Belle opération de communication, alors qu’en réalité le PIA1 n’a fait l’objet d’aucun bilan quant à ses effets sur la qualité de la recherche française. Comme pour le PIA1, la différence entre
les sommes impressionnantes annoncées et la réalité du terrain est flagrante : les 3,65 milliards sont en fait un capital dont seuls les dividendes viendront
in finealimenter les laboratoires, soit environ 100 millions d’euros par an. Malgré l’affichage, cette somme est dérisoire face
aux 5,8 milliards, échappant aux recettes de l’État, que ce gouvernement a décidé de consacrer au Crédit Impôt Recherche, pourtant vivement critiqué (voir notamment le rapport de la Cour des
comptes de 2008 à ce sujet). Ce dispositif ne remplace pas la création d’emplois statutaires, dont la recherche et l’enseignement supérieur ont besoin.
A l’heure où les postes au CNRS permettront, au mieux, de remplacer les départs en retraite et où les gels de postes sont légion dans les universités (au moins 300 postes de plus cette année), ce
PIA2 est en opposition complète avec la conception de la recherche que nous portons. Il s’inscrit dans la politique de généralisation de la recherche sur projets. Outre la perte de temps
colossale que constituent la course aux projets et la rédaction des demandes, ce type de financement réduit les thématiques sur une petite minorité de laboratoires concentrant l’essentiel des
financements. La résolution de problèmes complexes ne se programme pas.
Le SNESUP condamne cette conception de la recherche, engagée par la loi Pacte Recherche et par les Initiatives d’Excellence. Elle pousse à la spécialisation thématique des établissements,
concentre les financements sur quelques pôles au détriment des autres champs territoriaux de la recherche, fragilise le lien Formation-Recherche, exacerbe les logiques de concurrence à l’opposé
de la coopération entre équipes. Il réclame une réattribution massive de ces crédits pour financer majoritairement par crédits récurrents la recherche publique, en respectant le maillage
territorial des formations et de la recherche.
Fraternellement,

Claudine Kahane et Marc Neveu
Co-secrétaires généraux »

SNESUP

Forum ATENA : Principe d’innovation : quelle définition, sur quels fondements

L’Atelier Innovation de Forum ATENA vous invite à ses travaux, le mardi 4 mars de 18h à 20h+, sur
le thème « Principe d’innovation : quelle définition, sur quels fondements« 

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L’affirmation d’un principe d’innovation, première étape d’un consensus politique sur l’innovation
?

L’OPECST (office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques), a confirmé son intention de
tenir, le jeudi 5 juin 2014, à l’Assemblée Nationale, une journée d’audition d’un panel de personnalités sur ce sujet​, dont Mme Lauvergeon sera tête de liste.

Le Forum sur les Politiques Publiques d’Innovation (FPI, créé à l’initiative de la Commission Innovation du Forum
Atena) a été retenu pour contribuer à l’organisation de cette journée puis à la rédaction du rapport et des recommandations qui en découleront. 

A long terme, cela peut conduire à une proposition de loi qui vienne équilibrer le principe de précaution. A tout
le moins, cela ouvre la route à une charte de l’innovation qui pourrait servir de base à un consensus politique sur l’innovation.

Quel serait un bon Principe d’Innovation ? Quels en seraient les fondements? Quelle en serait la charte
fondatrice ? Voulez vous contribuer à cette réflexion ?

Patrice Noailles
+ 336 07 43 16 92

Laurent Guyot-Sionnest
+336 74 19 91 33


Restaurant « Le Coup d’Etat »
164 Rue Saint Honoré
75001 Paris

Moyens d’accès :
– Métro : l.1 (Louvre-Rivoli)

Inscription

L’accès est libre, sur inscription préalable. Merci de vous inscrire directement en ligne ou par retour de mail (en précisant vos coordonnées).

 

Pour tout renseignement : deleguefa@forumatena.org


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Emmanuel Ethis élu Président de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

Le premier conseil de gestion
de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse s’est tenu ce jour. Emmanuel Ethis, Président de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, a été élu Président de la
Fondation pour un mandat de 4 ans. Les personnalités qualifiées, les donateurs ainsi que les membres du bureau ont été désignés pour une même durée.
La fondation vise à la fois à collecter des ressources nouvelles pour soutenir l’Université dans l’accomplissement de ses missions et à rapprocher
l’Université du monde socio-économique à travers la promotion d’une culture d’ouverture et d’échange avec les entreprises et les acteurs sociaux et politiques autour de ses deux axes identitaires
:
• Agro&Sciences
• Culture, Patrimoines et Sociétés
numériques


Pierre Bergé, Président de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Président d’Honneur de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse et Marie-Josée Roig pour la Ville
d’Avignon en sont les membres fondateurs. Grâce à leur soutien, la Fondation a pu constituer une dotation initiale de 1 M€. Les financements des projets débuteront à l’automne.

Historique Fondation :
– 24 juin 2009 : le Conseil d’Administration de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse décide de la création de la fondation universitaire
– Janvier 2010 : lancement officiel de la Fondation avec un engagement de Pierre Bergé (500 000€)
– Novembre 2011 : engagement de la Ville d’Avignon (500 000€)
– 26 novembre 2012 : réunion des membres Fondateurs
– 28 février 2013 : vote à l’unanimité des statuts de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse en Conseil d’Administration de l’Université d’Avignon et des Pays de
Vaucluse
– 26 juin 2013 : 1ère réunion du Conseil de Gestion, élection d’Emmanuel Ethis en tant que Président de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

 www.univ-avignon.fr


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16e Prix d’histoire François Bourdon

Prix Techniques, entreprises et société industrielle attribué par l’Académie François Bourdon et la Fondation Arts et Métiers

Appel à candidature

Ce prix annuel concerne les travaux à caractère historique de l’ensemble des champs disciplinaires des Sciences Humaines et Sociales. Il porte sur les techniques, les entreprises et plus généralement la société industrielle à l’époque contemporaine. Il est divisé en deux catégories. La première dotée d’un prix unique de 1500 euros couronne un ouvrage, le manuscrit original d’une HDR ou une thèse publié ou soutenu entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013.
La seconde catégorie spéciale « jeunes chercheurs » récompense, avec son prix unique de 750 euros, un mémoire ayant été soutenu entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013.
Pour s’inscrire le candidat doit envoyer, à l’Académie François Bourdon, son écrit en deux exemplaires en version papier, ou en un fichier PDF avant le 31 janvier 2014 accompagné de son curriculum vitae en version électronique.
(Pour les écrits envoyés sous format papier, un seul exemplaire sera restitué au candidat.)

Adresse d’envoi des écrits :
Kharaba.afb@wanadoo.fr

Académie François Bourdon
Cour du Manège-Château de la Verrerie
BP 60031
71201 Le Creusot Cedex

Ivan Kharaba
Directeur
Académie François Bourdon
Cour du Manège-Château de la Verrerie
BP 60031
71201 Le Creusot Cedex
Tél. : 03 85 80 81 51
www.afbourdon.com

Discours de François Hollande à Strasbourg : accélération des restructurations universitaires…

Information reprise d’une communication SNESUP : « Intervenant à
l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires de Strasbourg, à l’occasion de son déplacement à Strasbourg sur le thème de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), le président
de la République a dessiné des perspectives à court terme.

Au-delà du choix symbolique de la ville de Strasbourg, de sa dimension européenne, de la qualité scientifique des
recherches de l’Université de Strasbourg, la recomposition territoriale est au centre du discours de F. Hollande. Au détour d’une interpellation des élus de la région Alsace, le président a
révélé l’un des pans de la prochaine loi de décentralisation. Les universités, la recherche pourraient prochainement faire explicitement partie des « domaines de compétences directes »
des Régions. Mettant au centre de son dispositif les métropoles, comme maillons nécessaires au développement économique, indissociable de la formation et de la recherche, il choisit d’accélérer
la restructuration tant des territoires que de l’université et de la recherche publique.
Si l’enseignement supérieur et la recherche sont présentés comme épargnés dans les 50Md€ de coupes budgétaires dans les services publics « pour aider les entreprises », on peut craindre
que ces annonces creusent des inégalités à la fois entre les établissements et également entre les territoires, inégalités qu’il conviendrait au contraire de réduire d’urgence.
En précisant le lancement du deuxième plan d’investissement d’avenir, et une pléthore de nouveaux appels à projets soumis à un jury international, le président de la République se réapproprie une
méthode, initiée par le gouvernement précédent, et vivement rejetée par la communauté scientifique. Elle a créé de profondes fractures au sein des établissements, des équipes et des personnels.
En distinguant les établissements à « dimension mondiale » de ceux « de taille régionale », il remet en selle le modèle d’un ESR à deux vitesses. Le maintien du Crédit Impôt
Recherche « élargi », toujours plus attractif pour les entreprises, dont le contrôle est perçu comme « tatillon », continue de priver le Service Public d’ESR des ressources
dont il a besoin.
« L’excellence attire l’excellence » dit le président de la République : que dire du devenir de ceux –très majoritaires- qui ne seront pas retenus, de ces collèges universitaires
dont on tait le nom, de leurs liens avec la recherche…
Au centre de cette intervention, l’attractivité (internationale, de chercheurs, d’étudiants…) est omniprésente. « Tout ne se résume pas à la taille [des structures] ». Malgré les
précautions d’usage, la masse critique figure désormais comme un enjeu incontournable. La recomposition sous forme de COMUE ou d’établissements fusionnés dotés d’antennes sous tutelle, pouvant
contractualiser directement avec l’Etat voit son calendrier accéléré. « En juillet 2014, tout doit être prêt». Comment, dans de telles conditions, les acteurs de l’ESR, pourraient ils se
consacrer sereinement à leurs missions ? Comment croire un seul instant aux « ressources sécurisées dans le temps » quand les universités sont frappées par l’austérité et que
s’annoncerait une année blanche pour l’emploi scientifique au CNRS? Et enfin, comment croire, avec de tels calendriers, à une volonté de concertation, à l’heure où le suffrage indirect est par
ailleurs poussé un peu partout ?
L’obligation de concentration inscrite dans la loi ESR est concrétisée par la carotte du plan d’investissement d’avenir et le bâton de la
« relégation » en collège universitaire, selon un plan de restructuration qui oublie le maillage territorial des formations. Formations que d’ailleurs le président a souverainement
ignorées, ne prononçant « enseignement supérieur » qu’une fois en fin de discours. Il est par ailleurs frappant de noter que ce discours s’est déroulé dans une université qui, toute
excellente, internationale et fusionnée qu’elle soit, se trouve dans une situation budgétaire fort précaire. Après le vote difficile de son budget (avec un mois de retard), le rectorat a exigé
une réduction de 20% en 2014 des budgets de ses composantes, services et laboratoires. Nous saurons rappeler que le Service Public d’Enseignement Supérieur et de Recherche nécessite vraiment un
changement de politique, de paradigme et de discours. »

SNESUP

Pour plusieurs organisations syndicales, l’austérité étrangle les universités et les organismes de recherche

Communiqué intersyndical de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Selon une information que nous avons reçu à la rédaction : « Le désengagement de l’Etat se traduit par de nombreux gels et suppressions de postes dans les universités et les organismes.
Toutes les catégories de personnels sont concernées, enseignants-chercheurs, chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, techniciens, administratifs. De nombreux contrats de CDD ne sont pas
renouvelés, malgré les besoins. Le gouvernement sacrifie l’avenir des jeunes qui ne pourront plus postuler aux postes supprimés ou gelés. Les témoignages sur les difficultés budgétaires qui
remontent de toutes les universités mettent notamment en question le passage aux Responsabilités et Compétences Elargies et les Partenariats Public/Privé. Certains établissements n’échappent
qu’in extremis à une situation de cessation de paiement. Partout, au motif de sauver les formations, les seuils d’encadrement des étudiants sont relevés, on fait pression sur les collègues pour
effectuer gratuitement des heures complémentaires ou transformer les heures de cours en heures de TD, on recherche les économies d’échelle dans tous les secteurs. Les étudiants en sont les
premières victimes.

Dans les organismes, avec un budget recherche pour 2014 annoncé encore une fois en baisse, on ne renouvelle au
mieux qu’une partie des départs. Certains comme l’IRSTEA annoncent une année 2014 sans aucun recrutement, l’IRD prévoit seulement 8 postes au concours chercheurs et aucun en ITA, et le CEA un
plan de réduction du nombre de personnels. Tous évoquent des années 2015 et 2016 catastrophiques.
Dans ce contexte de pénurie, les cas de souffrance au travail se multiplient. La mise en place de la loi Fioraso et des communautés d’universités et d’établissements, souvent accompagnée de
fusions d’universités, menées au pas de charge, conduiront à des réorganisations et des regroupements de services qui risquent d’aggraver encore les conditions de travail et réduire l’emploi
C’est dans ce contexte aussi que se préparent des modifications statutaires qui maintiennent la possibilité de modulation des services pour les enseignants-chercheurs. Dans ces conditions, le
Service public d’Enseignement supérieur et de Recherche n’a plus les moyens d’assurer la qualité de ses missions, au service du plus grand nombre.
En outre, avec le gel du point d’indice depuis 3 ans et le nombre de promotions en baisse, le pouvoir d’achat des personnels titulaires et précaires régresse et nombre d’entre eux, notamment les
catégories C et B, sont en voie de paupérisation. La précarité n’est nullement résorbée et peut atteindre 30 à 40 % de l’effectif de certains laboratoires et services.
Il est urgent que la gestion des personnels et de la masse salariale de l’enseignement supérieur revienne au niveau ministériel et que de véritables augmentations des budgets récurrents soient
consenties Cela implique notamment de revenir en profondeur sur la logique du Crédit d’Impôt Recherche, véritable niche fiscale, qui sert aujourd’hui surtout à financer des intérêts privés par
des stratégies de contournement fiscal, avant que de servir l’intérêt général. Une telle mesure permettrait de dégager des recettes budgétaires à même de financer le service public et son
développement.
Il est temps de réagir !
Les organisations soussignées s’adressent solennellement au gouvernement pour qu’il donne immédiatement aux établissements les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.
Les organisations soussignées s’opposent aux mesures d’austérité mises en ½uvre dans les établissements et appellent les personnels des universités et des organismes de recherche à intervenir
collectivement pour s’opposer à toutes les mesures d’austérité budgétaire qui seront présentées dans les conseils d’administration qui vont se tenir ces prochains jours. Assemblées Générales,
rassemblements, pétitions, motions, refus de vote ou vote contre les budgets, journées « fac morte ou université en lutte », information à la presse et au public … . Les formes d’action sont
multiples et doivent être décidées localement.
Au-delà des initiatives locales indispensables, les organisations appellent à une journée nationale d’action et de grève dans les établissements, laboratoires, formations et services
:
contre
l’austérité : pas de suppression d’emplois et arrêt des gels de postes, pour un abondement de la masse salariale permettant de couvrir toutes les dépenses de personnel et des crédits récurrents
permettant le fonctionnement des universités et des organismes de recherche,
retour à une gestion nationale et ministérielle des personnels et de la masse salariale des établissements d’enseignement
supérieur,
pour
l’amélioration du pouvoir d’achat de tous et le développement de l’emploi. Il faut notamment la création d’un nombre de postes suffisants pour qu’une réelle possibilité d’intégration soit offerte
aux personnels précaires,
pour revenir sur les réformes de l’ESR mises en ½uvre depuis 2005 ( loi Pacte pour la Recherche, loi sur les Libertés et les
Responsabilités des Universités, loi du 22 juillet 2013 relative à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche….) ,

Le jeudi 12 décembre 2013 : Manifestation à Paris en direction du MESR et en régions en direction des
préfectures ou des rectorats et des délégations d’organismes »


Les organisations signataires
:
CGT (SNTRS, INRA, FERC-Sup), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), UNSA (SNPTES, SUP-recherche),
Solidaires (SUD-Recherche-EPST, SUD-Education), FO (SNPREES)

Réconcilier doctorat et entreprises

La CDEFI lance un parcours de formation qui permet aux doctorants d’acquérir les
compétences nécessaires à leur intégration en entreprise

Le monde de l’enseignement supérieur fait depuis longtemps le constat que le doctorat manque de reconnaissance et
de valeur dans le monde professionnel français. C’est pour répondre à ce problème que la CDEFI a conçu, avec l’accord du MESR, un parcours de formation pour les doctorants, appelé «
compétences pour l’entreprise »
. Ce parcours, destiné à favoriser l’insertion professionnelle des doctorants, vise donc à leur transmettre un certain nombre de compétences attendues par
les entreprises, et validées par un certificat de réussite.

Cette formation sera suivie dans les écoles d’ingénieurs, qui par leur gouvernance, leurs formateurs, leurs
contacts étroits avec les entreprises, paraissent dans le monde de l’enseignement supérieur les mieux placées pour délivrer un savoir-faire entrepreneurial. Tout en constituant une formation
solide, « compétences pour l’entreprise » est un parcours souple qui demeure sans incidence sur l’organisation académique du doctorat. Pour le mettre en œuvre, les écoles d’ingénieurs doivent se
mettre en relation avec les écoles doctorales dans un processus qui doit se faire en bonne intelligence avec le directeur de thèse de l’étudiant concerné.

La participation au parcours « Compétences pour l’entreprise » repose sur le volontariat et s’adresse de
préférence aux doctorants en deuxième année de thèse.
La CDEFI tient à souligner que le sens de ce
dispositif est de s’ouvrir à d’autres disciplines que celles qui sont directement en rapport avec l’ingénierie.

Ce parcours, entièrement gratuit, a été conçu sur la base de deux années d’expérimentation dans neuf écoles
d’ingénieurs. Les retours d’expérience de terrain fournis par les écoles ont permis d’élaborer un référentiel, qui s’est enrichi des recommandations du comité de suivi paritaire – industriels et
enseignants – mis en place par la CDEFI pour évaluer l’expérimentation.

 

La CDEFI est aujourd’hui très heureuse de présenter un projet abouti permettant aux écoles d’ingénieurs de
partager leur expérience dans la formation entrepreneuriale au niveau du doctorat, en valorisant un grade qui le mérite et en créant de nouvelles collaborations dans l’enseignement
supérieur.


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L’innovation, un moteur essentiel pour l’avenir pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

Selon un communiqué de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques que nous reprenons intégralement : « Bruno
Sido
, sénateur, (UMP, Haute-Marne) président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
(OPECST), et Jean-Yves Le Déaut, député, (SRC, Meurthe-et-Moselle), premier vice-président, saluent la qualité du rapport de la Commission « Innovation 2030 » présidée par Anne Lauvergeon. Cette
réflexion a parfaitement cerné les domaines dans lesquels la France possède un véritable potentiel pour réussir des innovations majeures. Cela est vital pour notre pays, car nous avons manqué le
train des grands tournants technologiques des 20 dernières années : numérique et communication, biotechnologies, énergies renouvelables et écotechnologies. Ce sont les Allemands ou les Danois qui
fabriquent des éoliennes, les Américains ou les Coréens des tablettes numériques ou des robots chirurgicaux, les Chinois ou les Japonais des panneaux photovoltaïques…

Les conclusions de la Commission font écho à celles du rapport de l’OPECST d’octobre 2009 dressant un premier
bilan du principe de précaution, ou encore à celles du rapport de l’OPECST de janvier 2012 soulignant combien l’innovation est primordiale : « C’est un moteur essentiel du progrès, de la
compétitivité, de la croissance. Elle doit placer le citoyen au centre de cette dynamique pour être acceptée par la société toute entière… Car innover, c’est changer et changer, c’est
risquer.
» [1]

Anne Lauvergeon indique clairement le besoin d’un effort particulier sur les technologies de rupture et notamment
sur le stockage de l’énergie. Elle rejoint ainsi l’analyse du rapport de l’OPECST sur « La transition énergétique » publié par Bruno Sido et Jean-Yves Le Déaut en septembre 2013, où ceux-ci
montrent que nous n’atteindrons pas les objectifs que nous nous sommes assignés pour 2025 sans progrès sur le stockage de l’énergie. Ses autres propositions, notamment sur la mutation verte de la
chimie, sur le rôle de l’innovation dans la médecine de demain, sur l’utilisation des ressources naturelles et leur recyclage, sur la valorisation des données informatiques et l’amélioration de
nos capacités en cyberdéfense, constituent des défis majeurs.

L’innovation nécessite « d’anticiper sur le marché, de soutenir les technologies émergentes pour être les
premiers à commercialiser un produit ou procédé susceptible d’être développé
»1. Anne Lauvergeon propose d’en inscrire le principe dans le préambule
de la Constitution, en contrepoint du principe de précaution, et de confier à l’OPECST l’évaluation de sa prise en compte dans les politiques publiques.

Le rapport de Fleur Pellerin, attendu en novembre, devra notamment indiquer comment soutenir les secteurs
stratégiques en favorisant des écosystèmes propices à l’innovation, en adaptant la réglementation et la fiscalité, en mobilisant les financements, et en développant la commande publique.

Au-delà des propositions de la Commission « Innovation 2030 », l’OPECST se félicite aussi du fait qu’Anne
Lauvergeon prévoit d’organiser un concours d’innovation pour soutenir la R&D dans les technologies de rupture.

__________________________

 

[1] Rapport au nom de l’OPECST sur «
L’innovation à l’épreuve des peurs et des risques » par Jean-Yves Le Déaut et Claude Birraux (janvier 2012).

Audition sur la gestion des programmes d’investissements d’avenir relevant de la mission Recherche et enseignement supérieur

Mission
d’évaluation et de contrôle (MEC)

La mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire,
présidée par M. Alain Claeys
(SRC, Vienne) et M. OlivierCarré (UMP, Loiret), poursuit ses auditions ouvertes à la presse sur le thème de la gestion des programmes d’investissements d’avenir relevant de la mission Recherche et enseignement supérieur.
Les rapporteurs sur ce sujet sont M. Alain CLAEYS (SRC, Vienne) et M. Patrick HETZEL (UMP, Bas-Rhin).

La mission entendra mardi
22 avril 2014 :

A 15 heures : M. Bernard BIGOT,
administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (CEA)

A 16 heures : M. Jean-Charles HOURCADE,
directeur général de France Brevets


fromantin assemblee nationale

Lancement de deux nouveaux appels à projets destinés à soutenir l’entrepreneuriat innovant et l’innovation industrielle des PME valdoisiennes

Le Conseil général du Val d’Oise mène une politique volontariste en matière de développement économique qui vise à soutenir le
développement de nos entreprises, et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME-PMI) et ainsi la création 
d’emplois pour les valdoisiens.

Les axes principaux de cette politique sont :
– le soutien à l’innovation de nos PME-PMI
– le soutien à la création
d’entreprises et en particulier à l’entrepreneuriat innovant
– ainsi qu’une action forte en matière d’attractivité
économique au plan national et international

L’innovation est en effet le principal facteur de compétitivité et de développement des entreprises et du
territoire. C’est pourquoi le département a investi près de 7 millions d’euros ces huit dernières années pour soutenir les projets d’innovation des entreprises et acteurs académiques valdoisiens
dans le cadre des pôles de compétitivité.

En outre, en décembre 2011, le Conseil général à décidé de déployer une action renforcée de soutien à
l’innovation et à la recherche et développement de nos PME-PMI, se matérialisant notamment par la mise en oeuvre d’une deuxième phase de Val d’Oise Technopole, qui permet de structurer et
d’animer l’écosystème de l’innovation valdoisien, de rapprocher les PME des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Dans la continuité du travail engagé ces dernières années, il est proposé de lancer à compter du 3 mars
2014 deux nouveaux appels à projets : « Val d’Oise Amorcage » et « Val d’Oise Innovation Industrielle ». Le premier est destiné à soutenir l’entrepreneuriat innovant et le
second à soutenir les projets d’innovation industrielle des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI) valdoisiennes.

Ces appels à projets ont pour objectifs de :
– soutenir la croissance du tissu industriel et des emplois,

favoriser l’ancrage sur le département de projets à fort potentiel,
– renforcer l’attractivité économique du Val
d’Oise

 

Grâce à ces deux appels à projets, le Conseil général met tout en oeuvre pour la réussite des entreprises
du territoire valdoisien.

 

Val d’Oise amorçage

Pourquoi ?
200
entreprises innovantes sont créées chaque année dans le val d’Oise. Mais la création d’une entreprise et son incubation sont des périodes sensibles. Pour la soutenir, le Conseil général met en
place un nouveau dispositif de financement et d’accompagnement, Val d’Oise amorçage.

Pour qui ?
Val
d’Oise Amorçage pourra soutenir des projets dès la phase de pré-incubation, c’est-à-dire avant la création, mais aussi dans les premières années qui suivent la création de l’entreprise avec
également une aide spécifique pour la réalisation de prototypes, une étape indispensable avant la commercialisation d’un produit. Les entreprises doivent être hébergées dans un incubateur ou une
pépinière labellisés par le Département.

Pour quel type de projet ?
L es projets d’innovation menés par les porteurs de projets en phase de pré-incubation (ante-création), jusqu’à 15000 € de subvention : l’aide
est destinée à soutenir les porteurs de projets (personnes physiques) qui souhaitent évaluer l’opportunité de créer une entreprise.
-> L’objectif est de les aider à maturer leur projet et à en valider le concept sur les plans technique, économique et juridique
;
-> Les projets innovants des entreprises de moins de deux ans hébergées en incubateur ou en pépinière (post création), jusqu’à 30000 € de
subvention : l’aide est destinée à soutenir les jeunes entreprises cherchant à transformer un concept ou une idée de projet en un véritable projet d’innovation en soutenant les travaux permettant
de valider sa faisabilité ;
-> Les projets de réalisation de prototypes de leur produit ou service
menés par les jeunes entreprises valdoisiennes en pépinière, jusqu’à 30000 € de subvention.

Comment ?
L’appel
à projets Val d’Oise amorçage est ouvert à compter du 3 mars et jusqu’au 31 décembre 2014. Les dossiers sont déposés auprès du Conseil général qui les instruit avec l’appui de BPI France, du
centre francilien de l’innovation et de l’ACCET Val d’Oise Technopole. La sélection des projets sera effectuée par un comité d’experts présidé par le Conseil général. 
L’enveloppe annuelle est de 200000 € pour 2014, permettant de soutenir une quinzaine de projets d’entreprises.

 

Un million d’euros pour l’innovation industrielle

Pourquoi ?
Le
Conseil général lance un appel à projets, doté d’un million d’euros, pour financer les projets d’innovation 
des petites
et moyennes entreprises, en soutenant leurs dépenses de R & D (Recherche et Développement). Cette démarche doit permettre la création d’emplois à haute valeur ajoutée dans nos
entreprises.
L’appel à projets vise à favoriser les collaborations entre entreprises et établissements
d’enseignement 
supérieur ; le pôle supérieur valdoisien compte actuellement plus de 25 000 étudiants et 35 laboratoires
de recherche.

Pour qui ?
Il
concerne les filières identifiées comme prioritaires dans les CDT (contrats de développement territorial) du Grand Paris : l’intelligence embarquée, les bio-industries, les nouveaux matériaux, la
création numérique…
Il correspond aux marchés de la mobilité durable (aéronautique, automobile, logistique), de la
cosmétique-santé, du numérique et télécoms, de la sécurité, du tourisme, des énergies durables et éco-industries.

Comment ?
L’appel
à projets est ouvert à compter du 3 mars et jusqu’au 16 juin 2014. Les dossiers sont déposés auprès du Conseil général qui les instruit avec l’appui de ses partenaires dont les pôles de
compétitivité concernés. 
La sélection des projets sera effectuée par un comité d’experts, présidé par le Conseil
général. 
L’enveloppe est de 1000000 € pour 2014.

 

Conseil général du Val d’Oise
2
avenue du Parc
CS 20201 CERGY
95032 Cergy-Pontoise Cedex

 

www.valdoise.fr


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Bernard Ramanantsoa présente le dernier ouvrage de Jean-Pierre Bouchez : L’économie du savoir

Présentation du livre :
« L’économie du savoir de Jean-Pierre Bouchez est ce qu’il convient d’appeler une somme. Pour la première fois depuis longtemps un auteur prend le risque de dépasser les discours idéologiques sur
l’économie du savoir en proposant plusieurs mises en perspective de ce qui n’est resté trop longtemps qu’une abstraction.
Pour cela Jean-Pierre Bouchez nous invite d’abord à une « promenade » dans l’enchaînement historique des processus de création, de
production, et d’usage du savoir. On découvre ainsi que le savoir se confond en quelque sorte avec l’histoire de l’humanité, on s’en doutait : il fallait l’illustrer. Voilà qui est
fait.
Mais ce livre, et c’est là sa force, n’est pas seulement un livre d’histoire. C’est également un ouvrage original de
sociologie critique. S’intéressant en particulier au rôle de l’innovation et de la connaissance dans l’économie post-industrielle, il met en exergue de façon renouvelée l’impact géographique de
l’économie de la connaissance. Très intéressant est en particulier son propos sur l’articulation entre le savoir, les finances et les
technologies de l’intellect.
Très originale et, à mes yeux, très
pertinente, est aussi cette reprise du concept sociologique de « grandeur » pour mieux expliquer comment s’articulent le monde des savants et celui des artistes dans cette nouvelle
économie où il nous faut autant de rigueur que de créativité. Enfin, sous une forme de feu d’artifice, on appréciera qu’un consultant ose sortir des sentiers battus pour nous montrer les effets
pervers d’une marchandisation sans précédent du savoir : penser la privatisation du savoir n’est pas le moindre défi de ce livre.
Ancien DRH, devenu aujourd’hui consultant et chercheur, Jean-Pierre Bouchez, on l’aura compris, réussit dans ce livre une rare
performance : proposer au lecteur une véritable démarche de recherche pour analyser un phénomène contemporain extraordinairement complexe et instable dont on ne parle, que de façon
parcellaire ou lapidaire, alors qu’il devrait déjà être au cœur de la stratégie des entreprises. »

Bernard Ramanantsoa
Directeur Général d’HEC Paris

 

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